22 mai 2013
24 mai : le Conseil de l'Europe vient faire la promotion du genre à Paris
Lu sur le blog de Jeanne Smits :
Michel Janva"Un communiqué de presse du Conseil de l’Europe annonce une réunion de Commission sur l’égalité et la non-discrimination dans ses bureaux parisiens du COE, 55 avenue Kleber, toute la journée.
On attend à cette occasion l’adoption de l’avant-projet de résolution sur la lutte contre « la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et sur l’identité de genre », dont le rapporteur, Håkon Haugli, socialiste et norvégien, présentera l’ultime mouture."
Posté le 22 mai 2013 à 21h48 | Lien permanent
Et pendant ce temps à Stockholm
Cela fait 3 nuit que des émeutes font rage, dans une douzaine de banlieues de Stockholm en Suède. Ces émeutes auraient comme point de départ la mort d'un homme de 69 ans à Husby, abattu par des policiers, alors qu'il les menaçait avec une machette. Ces violences ont relancé les débats quant à la mauvaise intégration des immigrés dans le pays.
A propos de machette, un militaire de Londres aurait été tué à la machette par deux assaillants qui auraient prononcé le cri de «Allah Akbar». Les deux individus ont ensuite été blessés par des tirs de la police et emmenés dans un hôpital, l'un dans un état grave. La police a trouvé sur les lieux «un nombre important d'armes», des couteaux et au moins une arme à feu. Scotland Yard a été alerté en début d'après-midi par des témoins de l'attaque.
Michel JanvaPosté le 22 mai 2013 à 21h43 | Lien permanent
Noyon : la mairie annule par un arrêté son arrêté
Lu ici :
"Après avoir pris un arrêté d’interdiction de diffuser des tracts contre le projet Taubira, et suite à l’action courageuse menée par des militants du collectif (référé liberté), la mairie de Noyon vient, ce jour, de prendre un arrêté AUTORISANT la distribution de tract sur la voie publique sur le marché communal.
L’arrêté municipal 2013-150 de la mairie de Noyon est donc annulé et remplacé par l’arrêté 2013-154 en date du 22 mai 2013.
Il vous est donc permis partout en France et même à Noyon d’appeler à la mobilisation contre la loi Taubira, pour la grande manifestation qui se tiendra le dimanche 26 mai 2013 à Paris."
Il arrête, mais nous ne lâchons rien.
Michel JanvaPosté le 22 mai 2013 à 21h34 | Lien permanent | Commentaires (6)
543 atteintes aux sites religieux chrétiens en France en 2012
Par une question écrite publiée le jour de Noël 2012, le député Marc Le Fur, député des Côtes d’Armor, interrogeait le Ministre de l’Intérieur sur le nombre d’actes antichrétiens recensés en France en comparaison avec les actes antijuifs ou antimusulmans. Le 16 avril, M. Valls, Ministre de l’Intérieur, a répondu qu’en 2012, on avait compté 667 atteintes à de sites religieux dont
- 543 pour les sites chrétiens (édifices religieux : 352 ; sépultures : 191),
- 40 pour les sites israélites (édifices religieux : 31 ; sépultures : 9)
- 84 pour les sites musulmans (édifices religieux : 83 ; sépultures : 1).
Le Ministre admet également que « le bilan 2012 des atteintes aux sites chrétiens (édifices religieux et sépultures) marque une légère augmentation du nombre des actes commis par rapport à l'année précédente : 543 en 2012 au lieu de 527 en 2011, soit + 3 %. »
Michel JanvaPosté le 22 mai 2013 à 21h30 | Lien permanent | Commentaires (2)
Fougères ne lâche rien
Opération banderole sur l’A84 entre Caen et Rennes :
Michel JanvaPosté le 22 mai 2013 à 21h16 | Lien permanent
"Nous devons tous être des évangélisateurs surtout par notre vie"
Le Pape François a consacré la catéchèse de l’audience générale à l’Esprit Saint,
Michel Janva"sans lequel l’Eglise ne pourrait vivre et réaliser la mission que Jésus nous a confié, celle d’aller et de faire des disciples de tous les peuples. Cette mission ne concerne pas seulement quelques uns, c’est aussi la mienne, la tienne, la nôtre. Nous devons tous être des évangélisateurs surtout par notre vie... C’est pourquoi, nous devons nous ouvrir sans peur à l’action de l’Esprit Saint... A la Pentecôte, l’Esprit Saint fit sortir d’eux-mêmes les apôtres et les transforma en annonciateurs des grandes œuvres de Dieu...que chacun entendait dans sa propre langue. Il y a ici un premier effet important de l’action de l’Esprit Saint...l’unité, la communion... La confusion des langues, comme à Babel, est dépassée parce qu’aujourd’hui règne l’ouverture à Dieu et aux autres, qui mène à l’annonce de la Parole de Dieu avec un langage que tous comprennent, celui de l’amour que l’Esprit répand dans les cœurs... Qu'est-ce que je fais dans ma vie? Je divise en faisant des commentaires, en critiquant, avec des commérages, avec envie?
Le deuxième effet de l’Esprit Saint est le courage qu’il m’inspire pour annoncer franchement la nouveauté de l’Evangile, à haute voix, en tout temps et lieu. Et cela, bien appuyé sur la prière, sans laquelle toute action reste vide et l’action manque d’âme puisqu’elle n’est pas animée par l’Esprit... Evangéliser, annoncer Jésus, est réjouissant, tandis que l'égoïsme nous rend tristes et amers".
"Une Eglise qui évangélise doit toujours partir de la prière, en demandant, comme les apôtres dans le cénacle, le feu de l’Esprit Saint. Seule une relation fidèle et intense avec Dieu permet de ne pas rester enfermé et d’annoncer avec courage l’Evangile".
Posté le 22 mai 2013 à 18h47 | Lien permanent
Grenoblois recherchent messe sur Paris dimanche avant la manif (Add.)
Merci de répondre dans les commentaires à cet appel :
Add. 18h20 : Un prêtre arrivant de Province propose de célébrer une messe pour ce groupe. Voir dans les commentaires. Il lui faudrait une église. Lahire"Nous sommes 1000 Grenoblois recherchant une messe à partir de 11h15 Dimanche à Paris. Des Parisiens pourraient-ils nous aider à trouver? En l'état actuel de nos recherches, soit les messes sont trop tôt soit les églises trop petites. Il aurait été bien que des messes spéciales soient organisées et que les éventuels événements paroissiaux soient reportés si possible.
En cette fête des mères (peut-elle la dernière), l'urgence est à se donner à fond pour qu'un maximum de monde vienne manifester contre la scélérate loi Taubira. Les provinciaux se bougent.
Un grand merci par avance aux Parisiens et à leurs prêtres de nous accueillir".
Posté le 22 mai 2013 à 17h53 | Lien permanent | Commentaires (23)
Aucun législateur n’a le droit de modifier la nature humaine
Christian Vanneste appelle à manifester dimanche :
Michel Janva"[...] L’honneur et le bon sens commandent une attitude plus cohérente qui conduit à participer au rassemblement du 26 Mai sans arrière pensée aucune. L’honneur de ceux qui organisent ce mouvement exige qu’ils maintiennent leur engagement initial à l’égard de centaines de milliers de Français et de Françaises qui se sont mobilisés parce qu’ils ont senti que cette loi touchait à l’essentiel, à notre civilisation, à la conception humaniste et cartésienne que la France se fait de l’Humanité. Si certains y ajoutent les principes de leur foi, il faut le respecter et constater qu’un Etat sectaire n’hésite pas à blesser les spiritualités présentes en France. Mais c’est avant tout le bon sens, dont notre philosophe national disait qu’il »était la chose du monde la mieux partagée » qui est chamboulé avec une légèreté irresponsable qui ne sévit d’ailleurs pas qu’en France.
Le bon sens nous enseigne d’abord que ceux qui font de l’économie l’essentiel de la politique confondent la fin et les moyens. Certes, il est préférable de jouir d’une économie sans dette ni déficit, sans chômeurs ni assistés, avec de la croissance et des excédents commerciaux, mais ces objectifs visent d’abord à assurer une relative prospérité matérielle. L’essentiel est ailleurs : dans le bonheur qu’il y a à vivre ensemble au sein de familles les plus stables qu’il soit possible au sein desquelles les enfants reçoivent éducation et protection jusqu’à ce qu’ils puissent, à leur tour fonder des familles et, peut-être un jour venir en aide à leurs parents vieillissants. Le tourbillon de l’individualisme hédoniste est séducteur, mais il commence par détruire la famille au nom d’une liberté apparente et d’un présent éphémère, et finit par ôter à la société entière le sens de la communauté et du long terme. La multiplication des divorces, des situations alternatives au mariage, des mères célibataires, et maintenant des unions unisexes rend les individus plus fragiles et dépendants. L’écart entre ceux dont les moyens permettent l’existence hors-sol et ceux qui subissent l’abandon et la solitude ou l’assistance liberticide s’accroit. Une société anomique est une société malheureuse qui n’a plus la cohésion ni la motivation nécessaires pour réaliser des performances économiques.
[...] L’objectif de la manifestation du 26 Mai doit être de rappeler clairement, qu’à nos yeux, aucun gouvernement, aucun législateur n’avaient le droit de modifier la nature humaine, fut-ce avec la complicité aveugle du Conseil Constitutionnel. C’est pourquoi il doit être clairement établi que cette loi puisse être déclarée nulle et non avenue, dans sa totalité, n’en déplaise aux carriéristes politiques qui sévissent à l’UMP. La revendication doit être l’exigence d’un référendum qui permettrait de poser vraiment la question, et de réserver la réponse au seul législateur dont les erreurs sont légitimes : le Peuple !"
Posté le 22 mai 2013 à 17h49 | Lien permanent
La Manif pour Tous est déjà un mouvement politique
Guillaume Bernard analyse le mouvement né de La Manif pour Tous dans Atlantico. Extraits :
Michel Janva"Il s’agit déjà d’un mouvement politique. C’est une simplification de croire que la politique se résume à la concurrence électorale entre les partis ; la politique, c’est aussi (et peut-être surtout) ce qui précède et ce qui suit les élections, en particulier le lobbying. Le mouvement de « La manif pour tous » est né de la conjonction de plusieurs organisations aux sensibilités diverses qui avaient, bien entendu, en leur sein des militants, mais finalement assez peu nombreux. La nouveauté de ce mouvement, c’est que des militants sont nés à cette occasion : des jeunes (étudiants pour la plupart) ont commencé leur apprentissage politique, des pères et mères de famille, dans la force de l’âge, qui étaient jusqu’à présent très dociles, se sont mis à manifester. Le débat sur le mariage homo a politisé des personnes (essentiellement issues des classes moyennes) pour qui le militantisme était étranger. Cela n’aura peut-être pas d’impact immédiat, mais cela laissera des traces : une « conscience politique » est en train de naître au sein de la « France silencieuse ». [...]
Or, les hommes politiques, de gauche bien entendu, mais aussi de droite (quand ils déclarent ne pas avoir l’intention de revenir sur les dispositions récemment votées alors même qu’ils s’y sont opposés) ne comprennent pas la réalité du mouvement de fond actuel dont « La manif pour tous » est l’un des symptômes : ils interprètent l’opposition au mariage homo comme une émotion réactionnaire (quelque peu épidermique) qui s’émoussera avec le temps. Dans le fonds, ils sont soit prisonniers soit persuadés de la légitimité du « sinistrisme » qui a fonctionné pendant deux siècles. Ils analysent donc ce mouvement populaire comme une simple droitisation, une radicalisation d’une partie de la droite sous la pression encore conquérante des idées de gauche. Or, quand les militants anti-mariage homo disent « On ne lâche rien ! » (qu’ils en aient ou non aujourd’hui les moyens est une autre question), cela signifie qu’ils ne sont pas seulement en opposition ou sur la défensive, mais qu’ils opposent un modèle de société à un autre, qu’ils entendent reconquérir le terrain perdu. Ce mouvement semble relever de ce que j’ai appelé le « dextrogysme », c’est-à-dire que (grosso modo depuis la chute du mur de Berlin et les attentats du 11-Septembre) les nouvelles tendances politiques apparaissent par la droite de l’échiquier politique, indépendamment des partis classés à droite. Si l’idée du « mouvement dextrogyre » se révèle exacte, ce qui est apparu au grand jour avec « La manif pour tous » n’est pas prêt de disparaître et continuera d’exister sous une forme ou une autre. [...]
En elle-même et dans l’état actuel des choses, « La manif pour tous » ne paraît, a priori, pas vraiment armée pour devenir un parti politique. En revanche, dans sa globalité, ce mouvement a théoriquement la capacité de devenir un lobby (dans le domaine des mœurs et de la bioéthique) pour faire battre ou élire un candidat, pour faire avancer dans l’opinion et dans les assemblées ses positions et propositions. Cet objectif là paraît atteignable. Si les catholiques veulent peser en politique, ils doivent, d’une part, ne pas se sanctuariser eux-mêmes (en cautionnant d’ailleurs le communautarisme) et, d’autre part, cesser d’être un électorat captif pour devenir un électorat flottant (mais ceci nécessiterait d’autres développements)."
Posté le 22 mai 2013 à 17h34 | Lien permanent | Commentaires (9)
La réponse de la ville de Noyon à son arrêté
Face aux nombreuses critiques faisant suite à l'interdiction de distribbuer des tracts, la mairie de Noyon tente de se justifier :
"La Ville de Noyon souhaite répondre au questionnement de certains concernant l’arrêté municipal n° 2013-153 du 17 mai 2013. Questionnement qui a été parfois formulé de manière virulente et agressive notamment auprès des agents territoriaux de la Ville de Noyon, ce que nous ne pouvons que déplorer et dénoncer. Il convient de préciser le cadre dans lequel cette décision a été prise. La Ville de Noyon a été sollicitée par courrier le 6 mai 2013 par le collectif LMPT de l’Oise pour demander « l’autorisation d’être présent sur le marché » de la ville le samedi matin, « dans le but de mieux faire connaître l’association », demande à laquelle nous avions répondu favorablement à l’organisateur le 7 mai. La Ville met tout en œuvre pour garantir le bon déroulement du marché et la tranquillité des visiteurs et des marchands. C’est pourquoi en général, la distribution de tracts sur celui-ci n’est autorisée que pour ce qui concerne l’associatif, la solidarité, l’humanitaire et les tracts électoraux pendant les périodes autorisées, et ce, en organisant les moyens nécessaires pour que ces distributions se déroulent au mieux. Cependant, la veille, le vendredi 17 mai 2013 après-midi, nous prenons connaissance du tract destiné à être distribué le lendemain matin : celui-ci ne correspond pas à la demande initiale (pour rappel : « document informatif destiné à présenter l’association »).
Au vu des événements récents liés à un sujet qui divise l’opinion, à la nécessité de mettre en place un dispositif préventif adapté et le peu de temps dont nous disposions pour l’organiser, nous avons jugé préférable de ne pas autoriser la distribution demandée sur le marché afin que celui-ci ne soit pas le théâtre de possibles perturbations. Nous en avons averti tout de suite l’organisateur afin qu’il prenne ses dispositions et celui-ci n’a pas émis de difficultés ou de réserves, nous lui avons par ailleurs garanti la possibilité de distribuer les tracts sur les pare-brises des véhicules, en dehors du périmètre du marché. Noyon est une ville où la liberté d’expression est respectée et encouragée. Les élus ont rencontré l’organisateur ce mercredi matin afin de définir avec lui une prochaine distribution de tracts dans les meilleures conditions."
Maintenons donc la pression :
Téléphone 03 4444 93 36 36 ou 03 44 93 36 18 - E-mail : cab1@noyon.fr ou acceuil@noyon.fr
Michel JanvaPosté le 22 mai 2013 à 17h27 | Lien permanent | Commentaires (9)
Deux gays «mariés» accusés de viols avec tortures par cinq enfants
Lu sur Nouvelles de France :
"Cela se passe aux États-Unis, à Glastonbury dans l’État du Connecticut. George Harasz, 49 ans, et Douglas Wirth, 45 ans, deux hommes « mariés » ensemble vont avoir à répondre devant la justice des accusations de pédophilie, viols et tortures formulées à leur encontre par des garçons entre cinq et seize ans qu’ils ont adoptés. [Lire la suite]"
Comment disent-ils déjà ? Ah oui : padamalgam, padamalgam...
Michel JanvaPosté le 22 mai 2013 à 17h23 | Lien permanent
Nouvelle profanation à Notre-Dame de Paris
Une Femen, accompagnée de journalistes et de photographes, s’est dénudée à l’endroit même où Dominique Venner s’est suicidé hier. Elle a brandi un pistolet, bras tendu, avant de le mettre dans sa bouche. Sur son corps était écrit : « May fascism rest in hell » : Puisse le fascisme reposer en enfer.
Elle a été interpellée par la police sur le parvis de la cathédrale (photos).
Le ministre ne s'est pas déplacé.
Michel JanvaPosté le 22 mai 2013 à 17h18 | Lien permanent
La Manif pour Tous, ce sera tous les ans s'il le faut
Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif pour Tous, déclare aux Nouvelles de France à propos de la grande manifestation du 26 mai :
Michel Janva"Notre objectif est que le projet de loi Taubira soit retiré, nous sommes là pour ça. Dans un deuxième temps, c’est également une manière de montrer notre force et notre détermination. Enfin, nous luttons également contre les conséquences inévitables de cette loi, à savoir la PMA, la GPA ainsi que la banalisation de la théorie du genre. [...] Nous n’allons pas nous arrêter là. Nous envisageons ainsi d’organiser une université d’été dans la deuxième semaine du mois de septembre. Nous continuerons bien évidement. les Français sont impliqués, leurs initiatives le montre. Nous poursuivrons tous ensemble.
Les manifestations et les actions de grande ampleur vont-elles se poursuive ? Par exemple dans un an ou avant l’élection présidentielle, envisagez-vous de pouvoir, à nouveau, appeler à manifester ?
Oui, c’est tout à fait plausible, nous pourrons également manifester dans un an si nécessaire. La loi peut être retirée à tout moment, sans qu’elle soit rétroactive. Les personnes mariées ne pourront pas être démariées pour autant. La chose est d’autant plus envisageable si nous assistons à un changement de majorité d’ici quelques années. C’est une loi aberrante qui nie la complémentarité homme-femme, nécessaire au mariage et à la famille. Il faut donc la retirer.
Nadine Morano vient de dire que le retrait de cette loi ne serait « pas une priorité » en 2017. Qu’en pensez-vous ?
À nous de montrer que c’est une priorité, notamment pour les prochaines élections.
On a vu certains députés UMP ou UDI prendre la parole au micro à l’occasion des manifestations. Pourquoi n’a-t-on pas entendu également les députés issus du Front national ?
La Manif pour Tous n’est absolument pas partisane. Nous avons quelques élus UMP tels qu’Hervé Mariton ou Bruno Retailleau qui ont été très engagés dans la bataille parlementaire, ils ont donc pris la parole dans certains rassemblementS. Concernant le Front national, nous n’avons pas eu de demande de prise de parole et Marine Le Pen n’a pas appelé à se rendre aux manifestations que nous avons organisées. Le 26 mai en revanche, il n’y aura pas d’homme politique qui interviendra au micro. [...]"
Posté le 22 mai 2013 à 17h14 | Lien permanent
Pas de séparation de la franc-maçonnerie et de l'Etat
Lu dans L'Express :
Michel Janva"les maires de La Rochelle, de Rochefort, de Châtelaillon-Plage et de Montendre sont francs-maçons. Et, derrière eux, nombre d'élus. De quoi éclairer la vie politique locale d'un nouveau jour. [...]
Le maire (PS) de La Rochelle se plaît à l'employer quand, en privé, il est questionné sur son appartenance maçonnique. Il n'aura désormais plus besoin de louvoyer - contacté à maintes reprises, Maxime Bono n'a pas jugé utile de répondre à nos demandes. L'Express est en mesure de révéler que le premier magistrat est membre de l'atelier rochelais République et laïcité du Grand Orient de France (GODF), réputé pour accueillir des frères de gauche. "Une loge 100% socialiste, jure un ancien vénérable de la Grande Loge nationale française (GLNF). On n'y entre pas sans avoir sa carte flanquée du poing et de la rose." L'affirmation est excessive: lors des tenues, l'atelier s'ouvre à d'autres obédiences et n'exclut pas les frères marqués à droite.
Jean-Louis Léonard pourrait en témoigner... s'il acceptait de se dévoiler. L'ancien député (UMP) de la Charente-Maritime, actuel maire de Châtelaillon-Plage, était en effet présent le jour de l'initiation de Maxime Bono. Maçon assidu depuis vingt ans, il est membre de L'Accord parfait (GLF) de Rochefort. Le couple Bono-Léonard? Adversaires politiques à la ville, frères de sang dans le secret des loges... [...]
Au pied des barres HLM de la cité du Petit-Marseille, à Rochefort, l'atelier la Démocratie, du GODF, inaugure ce 16 juin 2011 son nouveau "saint des saints". Devant un parterre de frères trois-points médusés, deux hommes se donnent spontanément l'accolade (le baiser maçonnique) : Jean-Louis Léonard, déjà cité, et le maire... socialiste de Rochefort, Bernard Grasset. Tous les deux ont été députés de la Charente-Maritime dans la même circonscription (Léonard a succédé à Grasset). Adversaires implacables devant les électeurs, les voilà comme les deux doigts de la main en coulisse... [...]"
Posté le 22 mai 2013 à 14h09 | Lien permanent
L'Islande ne veut plus entrer dans l'UE
Le chef du parti de l’indépendance,arrivé en tête aux législatives , a confirmé que l’Islande n’était plus candidate à l’adhésion à l’Union européenne. Environ la moitié des chapitres de négociations avec l’UE avaient été conclus.
Michel JanvaPosté le 22 mai 2013 à 13h51 | Lien permanent
Cotisation "couples de même sexe" chez les Amis de Nicolas Sarkozy
Dans l'Express de ce jour :
Michel JanvaPosté le 22 mai 2013 à 13h38 | Lien permanent
Et après le 26 mai ?
Extraits d'un article de Me Trémolet dans Présent :
Michel Janva"Pour ma part, il me semble que la première chose à faire, c’est de la réussir, cette manif, de la réussir en nombre, et en qualité. Et jusqu’au 26 au soir, rien est gagné.
Comme elle est pour tous, et que donc chacun apporte sa contribution, à cinq jours de l’échéance, voici la mienne.
1. – « En toutes choses, il faut d’abord considérer la fin. » Le but de cette manif est le rejet de la loi Taubira. Le Conseil constitutionnel s’est prononcé. Le président a décidé qu’il promulguait. Tout est perdu ? Non. Tout est clair. Maintenant, c’est l’épreuve de force. Non seulement on ne lâche rien, mais toutes les énergies sont lâchées.
J’achetais, l’autre jour, un nouvel antivol pour ce vélo qui ne me quitte plus et m’est bien utile, particulièrement dans les manifs. Comme je soupesais un modèle qui m’apparaissait décidément bien lourd, je dis au vendeur : au moins, celui-là, il est invulnérable. A quoi il me répondit, en souriant : face aux voleurs, monsieur, rien n’est invulnérable. La résistance de monsieur Hollande à la voix du peuple est semblable à cet antivol. Elle semble assise sur un soc invincible : les institutions, le vote des assemblées, la complicité des grands médias… jusqu’au moment où une force plus forte que toutes ces fictions légales et figurations de mots et d’images fait enfin triompher la réalité. Et le voleur emporte la bicyclette.
Car ce qui est devant nous est moins solide qu’un bon antivol en métal bien trempé. Les institutions, qui sont par nature une fiction ; la loi, expression de la volonté générale ; la volonté générale exprimée souvent par les élus ; les élus censés être les représentants de toute la nation, le président élu par une minorité d’électeurs censé être le président de la république, c’est-à-dire le défenseur du bien commun – la chose publique – tout cela ne tient que si tout le monde y croit… ou, plus modestement, que personne ne le mette véritablement en cause. C’est ainsi, et, même si cela marche mal, mieux vaut encore le garder que connaître pire. Mieux vaut le mal qu’on connaît que celui qu’on appréhende, etc., mais lorsque, tout à coup, la coupe est si pleine qu’elle déborde, que l’évidence élémentaire de la chose publique n’est plus assurée, et que le peuple en colère est dans la rue, ces constructions de juristes apparaissent pour ce qu’elles sont : des abstractions. Le citoyen, désabusé, devient agnostique, voire incroyant.
Cela fait longtemps que notre « religion démocratique » a perdu ses fervents, ses apôtres. Il ne lui reste plus que des défenseurs intéressés : ceux qui en profitent en vivant de l’argent public, et la masse des « croyants sociologiques » qui, empêtrés dans l’habitude et ayant beaucoup mieux à faire toute la journée que de réfléchir au meilleur régime possible, acceptent celui qui est en place. Tout cela est bien faible… Si mon vendeur avait conclu sa petite démonstration par un « en somme, l’efficacité de cet antivol dépend de l’impression qu’il fait au voleur potentiel… », je ne donnerais pas cher de ma si précieuse monture à deux roues.
2. – Mais le 26 mai ne sera, probablement, qu’un très fort coup d’épaule et la porte de la liberté, du renouveau ne s’ouvrira que dans les temps qui suivent. Pourquoi ? Parce que si nous savons très précisément ce que nous ne voulons pas, nous ne savons pas encore clairement ce que nous voulons. Si nous étions certains – par millions – que, derrière l’écroulement de ce système fatigué mais malfaisant, il y avait la prairie fraîche et joyeuse d’un vrai printemps français, rien ne résisterait à notre enthousiasme. Et, c’est tout de suite que, par-dessus les barbelés et autre clôture fictive, nous sauterions dans cette nouvelle terre, en criant, comme Jeanne, « Tout est nôtre ! ».
3. – Dès lors la question centrale de l’après 26 mai est : qui nous donnera cet enthousiasme ? Qui dessinera, non pas le rêve, mais l’esquisse de cette réalité nouvelle, des traits rajeunis et souriants de la France qui vient ? Qui ? La réponse est dans la question, comme elle est dans la journée du 26 mai. Qui ? Eh bien, nous ! Nous ! Vous et moi ! Chacun des participants… pas un autre… pas un maître, pas un soi-disant homme providentiel, pas un parti, surtout pas ! Et encore moins un candidat, quel qu’il soit ! Le neuf, c’est nous ! Nous, réunis à Paris, pour la fête des mères, et la fête des familles. Nous, en prenant conscience, dans notre compagnonnage de rues, de qui nous sommes, et que nous sommes, nous, le peuple de France. [...]
4. – La première fois que j’ai rencontré, de façon sérieuse, le Prince de la Maison de France, il m’avait dit : « Nous autres, les rois, nous avons le temps avec nous. » Je n’ai pas oublié cette formule. Je nous l’applique aussi, avec une évidence encore plus forte. « Nous autres, les peuples, nous avons le temps avec nous. » Pourquoi ? Parce que nous sommes des familles… et que les familles épousent le temps, le fécondent, et, par là le transcendent. Un député, un président, une assemblée, c’est élu à cinq ans, qui déjà ne sont plus que quatre. Une famille compte par génération – vingt-cinq ans – et déjà, en plusieurs générations. Qui a le temps est plus riche que celui qui a l’argent.
En politique, celui qui a le temps a tout. Prenons le temps, sans précipitation mais sans aucun retard… hâtons-nous lentement ! Mais hâtons-nous ! Allons-y à cette manifestation, comme on va à une fête. Allons-y à cette fête, comme on va joyeusement, en bande, à de vrais repas de noces. La loi est promulguée ! On s’assied, tranquillement, sur cette promulgation. Loi-fiction, loi-bidon. Ce qui se passera, alors, sera au-dessus encore de ce que nous imaginons. Et après, nous pourrons commencer à parler sérieusement du 27 mai."
Posté le 22 mai 2013 à 13h18 | Lien permanent
Pour dimanche, devenez bénévole de la Manif pour tous !
L'organisation recherche encore des volontaires. N'hésitez pas!
LahirePosté le 22 mai 2013 à 12h54 | Lien permanent | Commentaires (1)
Pèlerinage de Chartres 2013 - Sermon du Père de Saint Laumer
Le sermon du dimanche est en ligne. Extrait :
Michel Janva
"Aujourd’hui, la famille est l’objet d’un combat titanesque, car elle est vitale pour la civilisation et pour la foi. C’est toujours le même combat apocalyptique du Dragon contre la femme, des puissances du mal contre le Christ, de l’orgueil diabolique contre le dessein du Créateur. Depuis quelques siècles, ce combat s’est accentué à travers des idéologies qui veulent affranchir totalement l’homme de Dieu et créer une humanité nouvelle. La famille est le grand obstacle au projet révolutionnaire, car elle est le lieu de l’apprentissage de la liberté, du respect de la nature humaine créée par Dieu, du véritable amour.
La famille est le rempart contre le totalitarisme et le mensonge. Elle est nécessaire au développement de l’homme, condition de sa vraie liberté. D’où le cri de la Révolution : « Familles, je vous hais ! » (André Gide). « Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents, ils appartiennent à l’Etat », disait récemment une élue socialiste (Laurence Rossignol, sur France 2). Contre ce totalitarisme jacobin, le pape Léon XIII affirmait : « il est dans l’ordre que ni l’individu ni la famille ne soient absorbés par l’Etat. » (Rerum novarum).
« Familles, je vous aime ! », disent au contraire Dieu et l’Eglise. Dieu lui-même a voulu naître, grandir au sein d’une famille, la Sainte Famille ! Le Fils de Dieu a vécu 30 ans de vie cachée, humble, priante et laborieuse. Trente ans, c’est l’âge de notre pèlerinage de chrétienté !
Nous avons à résister aux forces du mal : par une résistance spirituelle et par une veille active. Ne pactisons jamais avec le mensonge et le mal. Et n’oublions pas que, sans Dieu, nous ne pourrons rien faire. « Si le Seigneur ne bâtit la maison, c’est en vain que travaillent les bâtisseurs. » (Ps 126). Appuyons-nous donc en premier lieu sur les armes spirituelles : la prière (spécialement celle du chapelet, le Rosaire, que Notre-Dame nous a demandé avec tant d’insistance de réciter chaque jour), le jeûne, la pénitence. Je vous incite à participer à l’excellente initiative de l’association « tous en prière », qui organise une journée de jeûne et de prière, vendredi prochain, pour soutenir notre combat sur le plan politique et social. Soyons remplis d’espérance, car nous serons certainement vainqueurs. Comme le dit Notre-Seigneur dans l’évangile de ce jour, « il vient le prince de ce monde, et contre moi, il ne peut rien. »"
Posté le 22 mai 2013 à 12h46 | Lien permanent
Moscou veut punir les atteintes à la religion
Les députés russes ont fait un pas vers l'adoption d'une loi punissant de peines de prison ceux qui ont offensé les sentiments religieux.
Cette proposition de loi a été lancée suite au scandale provoqué par les Pussy Riot, qui avaient interprété une chanson dans la cathédrale orthodoxe de Moscou.
Michel JanvaPosté le 22 mai 2013 à 12h41 | Lien permanent
Peltier, presque seul contre tous
Le bureau politique de l'UMP, ce matin, a tourné à la mise en accusation de Guillaume Peltier. Laurent Wauquiez aurait même demandé son exclusion du parti. Le crime de lèse-Nathalie de Peltier a consisté a afficher sa préférence, à Paris, pour des candidats qui défendent la famille. Cette quasi-unanimité des notables contre un voix opposée à la loi Taubira et à la victoire de NKM à la primaire de Paris révèle la profonde fracture idéologique qui divise ce parti entre de rares représentants qui parlent comme leurs électeurs et des politiques hors-sol qui à trois jours d'une manifestation historique préfèrent faire corps derrière une candidate qui s'est abstenue sur la loi Taubira et incarne le retour à une droite complexée de ne pas être de gauche. La droite la plus bête du monde est celle qui préfère plaire aux médias, au PS plutôt qu'à ses électeurs.
"Presque" seul, car Guillaume Peltier avait rassemblé le plus d'adhérents derrière sa motion.
Michel JanvaPosté le 22 mai 2013 à 12h35 | Lien permanent | Commentaires (40)
La Cour des Comptes critique la gestion de l'Education nationale
Dans son rapport dévoilé ce matin, la Cour des comptes brocarde le gouvernement au sujet de l'Éducation nationale, qui
«ne souffre pas d'un manque de moyens ou d'un nombre trop faible d'enseignants, mais d'une utilisation défaillante des moyens existants».
Le gouvernement a décidé d'embaucher 60.000 enseignants d'ici la fin du quinquennat. Les effectifs des enseignants du secondaire n'ont ainsi pas cessé d'augmenter entre 1993 et 2005 alors que celui des élèves diminuaient parallèlement. En dépit de ce surcroît d'enseignants par rapport aux élèves, les résultats du système éducatif français sont particulièrement inégalitaires et les résultats des enfants se dégradent lentement. La part des élèves les plus faibles s'est ainsi accrue de 26 % en lecture et de 37 % en mathématiques entre 2000 et 2009.
La Cour pointe aussi l'absence de subsidiarité : tous les postes sont considérés comme équivalents et tous les enseignants sont jugés également qualifiés pour les occuper. Ni le directeur de l'école, ni le chef d'établissement n'ont leur mot à dire. Le caractère automatique de ce système répond au mythe de l'égalité.
Comme d'habitude, ce rapport risque de terminer dans un placard.
En attendant, si la Cour des Comptes faisait un rapport sur l'école libre, nul doute que le résultat serait bien différent. Alors la liberté scolaire, c'est pour quand ?
Michel JanvaPosté le 22 mai 2013 à 11h39 | Lien permanent | Commentaires (13)
25 mai, place du Trocadéro, rassemblement contre la vivisection humaine
LAISSEZ LES VIVRE appelle tous ses amis à se joindre au rassemblement contre la vivisection humaine, samedi 25 2013 place du TROCADERO à PARIS à partir de 14 h :
"La "vivisection humaine" c'est l'expérimentation embryonnaire et l'utilisation - comme matériel de laboratoire - des embryons abandonnés issus de la Fécondation in Vitro.L'expérimentation embryonnaire sans entrave est réclamée sans relâche, pour de soi-disant travaux, par des "chercheurs" pour des motifs plus idéologiques que réellement scientifiques.
- alors que tout le monde sait que l'utilisation des cellules souches embryonnaires en thérapeutique humaine est vouée à l'échec car elles provoquent des cancers. Et qu'il existe une alternative : les cellules souches adultes reprogrammées.
- alors que la troisième loi bioéthique votée il y a juste deux ans, en 2011, interdit pour la troisième fois consécutive le principe même de l'expérimentation sur l'embryon; même si de façon très hypocrite elle l'autorise - par dérogation - pour certains laboratoires.
La vie humaine débute dès la Fécondation. Oui l'embryon - dès le premier jour - fait partie de la famille humaine.
Michel JanvaPosté le 22 mai 2013 à 11h31 | Lien permanent
25 mai : Colloque de l'Alliance royale
Avec Michel de Poncins, Yvan Blot, Olivier Tournafond et d'autres intervenants. Page spéciale :
Lahire
Posté le 22 mai 2013 à 11h11 | Lien permanent | Commentaires (5)
Mgr Marc Aillet appelle à manifester le 26 mai
Message de Mgr Aillet à ses diocésains :
Michel Janva"La vague d’opposition au mariage et à l’adoption pour tous n’a cessé de s’amplifier depuis que le Cardinal André Vingt-Trois invitait les catholiques de France à prier pour le mariage et la famille, le 15 août dernier.
Il s’agit, à n’en pas douter, d’un mouvement social unique dans la France de ces dernières décennies :
par son ampleur. Jamais les français ne s’étaient mobilisés en aussi grand nombre : 1 million le 13 janvier, et selon toute vraisemblance, 1 million 4, le 24 mars à Paris. Sans compter les manifestations régionales et les multiples rassemblements quasi quotidiens, ici ou là.
par sa diversité. Ce sont des français de toutes conditions sociales, confessions et sensibilités politiques, qui se sont mobilisés et pour qui la rue a été le creuset d’une fraternité inédite.
par son caractère intergénérationnel. Toutes les générations se sont retrouvées engagées dans le même combat : grands-parents, parents, enfants… mais aussi de très nombreux jeunes de la génération JMJ et dont l’engagement est particulièrement remarquable. Au fond, ce sont les familles qui sont descendues dans la rue pour défendre la famille, face à des décideurs qui, il faut bien le dire sans les juger pour autant, n’ont plus beaucoup l’expérience de ce qu’est le mariage ou la famille.
par son contenu. Il ne s’agissait pas de revendiquer des intérêts particuliers mais de défendre le « Bien commun » de la société, qui est tout autre chose que la somme des biens particuliers qui mettent des individus et des groupes en concurrence et provoquent des divisions – c’est bien ce que la revendication d’une ultra minorité de citoyens a engendré dans la société française ces derniers mois ; ce Bien que tous peuvent rechercher en commun, car il peut seul garantir à tous, sans exception, les droits fondamentaux de la personne humaine, tel que le droit à être reconnu comme un homme ou une femme, ou encore le droit d’un enfant, né d’un homme et d’une femme, à se référer à ses origines et à être élevé par un père et une mère.
par son caractère non institutionnel. Ce ne sont ni des partis, ni des organisations professionnelles, ni des confessions religieuses qui ont pris l’initiative d’organiser ces manifestations, même si tous sont les bienvenus : élus, militants politiques, religieux, simples citoyens etc. Jusqu’à ce jour, malgré des manœuvres évidentes, ces manifestations n’ont pu être récupérées par aucun parti politique comme si, sans nier l’engagement honnête de nombreux hommes politiques, les partis, d’ailleurs divisés sur la question, ne parvenaient plus à emporter l’adhésion des citoyens.
par son caractère pacifique et responsable. Contrairement à ce qu’on a bien voulu dire, le mouvement n’a conduit à aucun débordement de violence : ni vitrine cassée, ni voiture renversée, ni policier hospitalisé. Cette vague d’opposition a même engendré, parmi ses plus beaux fruits, le mouvement des veilleurs qui se multiplient dans de nombreuses villes de France pour manifester, dans le silence, l’écoute de textes fondamentaux et la non violence, la profondeur de leur conscience. « Je veille », disait naguère le bienheureux Jean Paul II, « cela veut dire : je m’efforce d’être un homme de conscience. Je n’étouffe pas cette conscience et je ne la déforme pas ; j’appelle le bien et le mal par leur nom, je ne les confonds pas ; j’accrois le bien en moi et j’essaie de corriger le mal, le surmontant en moi-même ». Là se trouve le prélude véritable à une action politique digne de ce nom.
par son respect des personnes. Le mouvement a été porté par une argumentation fondée en raison, qui conteste l’inscription dans la loi du mariage entre personnes de même sexe en vue d’adopter des enfants, mais n’a en aucun cas stigmatisé quiconque. Faut-il rappeler qu’il n’y a discrimination que lorsqu’ on traite différemment des personnes dont la situation est identique : or il y a une différence fondamentale entre un couple de personnes de sexes différents et un couple de personnes de même sexe, car dans un cas il peut engendrer, et dans l’autre pas. Au fait, n’y a-t-il pas une discrimination plus grande encore à réduire une personne à son orientation sexuelle ? Il n’y a pas des homosexuels, il y a des hommes et des femmes qui peuvent avoir une orientation homosexuelle, qu’ils n’ont pas nécessairement choisie, mais dont l’identité est plus large que leur orientation. Et une personne a toujours droit a être respectée : il me semble que « la manif pour tous » a toujours condamné toute forme de rejet et de violence envers une personne, en raison de son orientation sexuelle.
par l’importance de la prière qui enveloppe tout ce mouvement. S’il s’agit d’abord d’une démarche citoyenne, apolitique et aconfessionnelle, jamais les catholiques n’auront autant supplié le Seigneur publiquement, ou bien dans le secret des cloîtres et des cœurs, de venir en aide à la France en cette période troublée de son histoire.
Unique aussi et sans précédent par le traitement dont ce mouvement a bénéficié de la part des pouvoirs publics et de la grande presse :
mensonges sur les chiffres pour tenter de minimiser l’ampleur populaire du mouvement dans l’opinion publique.
silence délibéré de la plupart des grands media, se rendant ainsi complices de l’Etat et des lobbies minoritaires qui ont défendu ce projet.
répression policière disproportionnée, n’hésitant pas à faire usage de la force, voire de la violence, à l’encontre de manifestants désarmés et pacifiques.
mépris du peuple par un gouvernement qui prétend être sur le terrain et à l’écoute de la rue. C’est un peu le monde à l’envers : héritiers directs de ces étudiants qui lançaient des pavés sur les CRS en mai 68, nos ministres ne se déplacent plus sans la présence de CRS en nombre pour se protéger de groupes inoffensifs, qui n’ont pour arme que leur présence tapageuse, leurs banderoles et leur voix.
Passage en force de la loi, quand bien même l’opinion publique est en train de basculer : 56% des français interrogés par les Instituts de sondage ne sont pas favorables à la loi Taubira, ce qui la fait reposer sur un socle démocratique bien fragile. Sans aucun doute les réseaux sociaux ont permis à ce vaste mouvement populaire de faire connaître la vérité à de nombreux citoyens privés d’informations objectives.
Je tiens à le dire : la loi Taubira n’est pas juste et la manière dont elle a été imposée aux français n’est pas juste non plus. La poursuite du mouvement d’opposition est donc pleinement légitime, non seulement parce qu’il est légitime de demander l’abrogation d’une loi qui est contraire à la conscience, mais encore parce que cette loi en cache d’autres à venir inéluctablement, au nom même du principe de non discrimination qui fonde toute cette législation en France et en Europe : je veux parler de la reconnaissance de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) pour les couples de lesbiennes et de la Gestation Pour Autrui (GPA) pour les couples gays. En outre, il est évident que le mariage pour tous n’est qu’une étape vers la mise en œuvre généralisée de « l’idéologie du gender » qui est le véritable mobile de ce « changement de civilisation », comme l’attestent les programmes imposés de l’Education nationale et qui passeraient du coup presque inaperçus.
Comme citoyen, je soutiens la poursuite du mouvement et la manifestation nationale du 26 mai à Paris. Comme évêque, je ne peux, chers diocésains, qu’encourager ceux d’entre vous qui le peuvent et qui le jugent bon en conscience, à participer à cette manifestation, où je compte vous rejoindre. La manifestation reste en effet un moyen valable, dans le cadre d’une démocratie participative, pour faire entendre sa voix.
Dans la mesure où cette manifestation demeure, dans son organisation, apolitique et aconfessionnelle, pacifique et respectueuse des personnes, j’appelle donc à manifester pour :
Demander le retrait ou l’abrogation d’une loi injuste et préjudiciable, non seulement à l’intérêt de l’enfant, mais à la cohésion sociale déjà si fragilisée.
attirer l’attention de nos concitoyens sur la gravité des menaces qui pèsent sur l’avenir de notre société : généralisation de l’idéologie du gender, extension de la PMA et de la GPA aux couples homosexuels, politique familiale en régression.
encourager ceux qui se sont mobilisés durant des mois et dont l’engagement n’a pas faibli, en particulier les jeunes qui sont les cadres de la France de demain.
montrer au gouvernement, qui connaît parfaitement l’ampleur réelle de la mobilisation, que ce mouvement social est irréversible et qu’il peut devenir une force de proposition et d’action politique pour demain.
La prière demeure l’arme principale de notre combat, comme je l’ai déjà écrit en appelant à prier ensemble le chapelet durant ce mois de Marie. « Le chrétien qui prie ne prétend pas changer les plans de Dieu ni corriger ce que Dieu a prévu. Il cherche plutôt à rencontrer le Père de Jésus-Christ, lui demandant d’être présent en lui et dans son action par le secours de son Esprit » (Benoît XVI). Nous pourrons aussi nous unir à beaucoup d’autres en offrant le vendredi 24 mai une journée de jeûne et de prière.
Avec mes sentiments dévoués dans le Christ et Son Eglise"
Posté le 22 mai 2013 à 10h50 | Lien permanent
Le règne social du Christ pour tous
Extrait de l'éditorial d'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne :
Michel Janva"[...] Jusqu’à présent, la génération de ces jeunes catholiques, répondant à l’appel de la « nouvelle évangélisation », semblait se définir uniquement par un intense renouveau spirituel. Très ancrés dans la prière, fréquentant assidûment les sacrements et l’adoration eucharistique, un zèle missionnaire ardent… Il semble que ce zèle déborde désormais les frontières des chapelles et des communautés, pour promouvoir le « règne social du Christ » (encyclique Quas primas de Pie XI) dans l’ensemble de la société. Laquelle se trouvera certainement ragaillardie par ce sursaut de jeunesse et d’enthousiasme !
Car ces jeunes n’ont pas les « pudeurs » de leurs anciens, à l’endroit de cette fameuse laïcité « à la française ». Une laïcité jusqu’à présent intégrée par les catholiques eux-mêmes, et qui neutralisait la religion en la cantonnant au domaine privé. Concrètement, cet enfouissement a conduit à rogner les ailes de toutes les œuvres dites « sociales » de l’Église : hôpitaux, écoles, patronages, mouvements de jeunesse, etc. Certaines ont subsisté, mais sont souvent trop dépendantes des subsides de l’État.
La véritable nouveauté de ce mouvement, c’est ainsi la découverte que s’assumer comme catholique partout et tout le temps n’est pas un obstacle, au contraire, pour convaincre largement. Dans un monde déboussolé, c’est une force et une cohérence qui emporte la conviction, et peut changer la donne politiquement dans les années à venir, que ce soit pour la promotion d’une culture de vie, la protection de la famille et des plus faibles, ou encore la recherche d’une économie à taille humaine."
Posté le 22 mai 2013 à 10h47 | Lien permanent
23 mai : accueil de Jean-Marc Ayrault à Evreux
Visite de Jean-Marc Ayraultet Najat Vallaud-Belkacem le jeudi 23 Mai à Évreux.
RDV à 15h15 devant le commissariat de police, rue de la Rochette, 15mn avant leur arrivée prévue.
A 17h30 ,ils se rendront à pied jusqu'au Conseil Régional...
Michel JanvaPosté le 22 mai 2013 à 10h41 | Lien permanent
Un maire de gauche refuse d'appliquer la loi Taubira
Lu ici :
Michel Janva"Encarté au Parti socialiste depuis 1993, Alain Chanier est maire (divers gauche) de Chamblet dans l'Allier. Dès le début des débats autour du mariage pour tous, il a dit à son équipe qu'il ne célébrerait pas ces mariages."
Posté le 22 mai 2013 à 10h38 | Lien permanent
La Manif pour tous s’invite sous les fenêtres du conseil municipal de Rennes
Hedwige Baud, responsable communication de la Manif pour tous en Ille-et-Vilaine, explique :
Michel Janva"C’est une action de protestation contre la promulgation de la loi Taubira. On veut montrer qu’on ne lâche rien, jamais, jamais. Même si tout semble bouclé, pour nous, ça ne l’est pas. »
« Pour nous cette loi déclare qu’un père et un père peuvent donner un enfant, or biologiquement ce n’est pas vrai ».
Posté le 22 mai 2013 à 10h37 | Lien permanent
Un an de prison ferme pour un député socialiste
Le député socialiste des Bouches-du-Rhône Sylvie Andrieux a été condamné mercredi 22 mai par le tribunal correctionnel de Marseille à trois ans de prison dont deux avec sursis dans une affaire de détournement de fonds publics. Cette peine a été assortie d'une amende de 100.000 euros et cinq ans d'inéligibilité.
Michel JanvaPosté le 22 mai 2013 à 10h34 | Lien permanent
Manuel Valls doit interdire les appels au meurtre de chrétiens
C'est la pétition de l'Observatoire de la christianophobie.
Michel JanvaPosté le 22 mai 2013 à 09h25 | Lien permanent
24 mai : accueil de Bernard Cazeneuve à Cherbourg
Le ministre délégué au Budget, Bernard Cazeneuve, est attendu vendredi 24 mai à Cherbourg.
- A 10h il inaugurera un immeuble HLM des Cités Cherbourgeoises, rue Jacques Cartier.
- A 11h30, il devrait se rendre dans une maison de retraite de Tourlaville, dans l'agglomération cherbourgeoise pour y déjeuner en compagnie des résidents.
- A 15h30, il pourrait se rendre au chantier naval des CMN à l'occasion de la cérémonie de fin de fabrication de l'hydrolienne allemande Voith et aux côtés des responsables de GDF-Suez.
- A 17h il inaugurera le centre culturel le Totem, à Equeurdreville
- A 18h remise de la médaille de la Jeunesse et des Sports en mairie de Cherbourg.
Posté le 22 mai 2013 à 09h10 | Lien permanent
Venez découvrir la France pittoresque avec Sciences Po
Un lecteur m'envoie cette invitation qu'il a lui-même reçue par mail (cliquez pour agrandir):
LahirePosté le 22 mai 2013 à 09h09 | Lien permanent | Commentaires (8)
24 mai : concert à Meylan au profit de la Fondation Lejeune
Posté le 22 mai 2013 à 08h52 | Lien permanent
L’union est nécessaire à droite d’un point de vue de salut public
Jacques Bompard est interrogé dans Minute. Extraits :
Michel Janva
"Je ne crois pas plus à l’UMPS que je ne crois à l’UMPSFN quand le FN, comme les autres, présente un candidat contre moi. Les formules sont des leurres, souvent destinées à masquer la vacuité d’un propos ou les intentions tactiques d’une démarche politicienne. Pour moi, seuls comptent les faits. Je le dis clairement: non, la droi te et la gauche, ce n’est pas pareil. Sarkozy réélu, nous n’aurions pas le mariage homosexuel. Nous n’aurions pas non plus de menaces sur les allocations familiales. Pour au tant, je ne suis pas une dupe et je sais combien la droite parlementaire est colonisée par des individus qui, idéologiquement, sont de gauche. Je sais aussi tout le poids du mondialisme au plus haut niveau des états-majors. Mais je connais également les idées de la grande majorité des élus locaux de droite. L’union est nécessaire d’un point de vue de salut public. Pour que celle-ci soit possible, il faut qu’elle devienne nécessaire d’un point de vue politique. En d’autres termes, il faut qu’à l’intérieur du camp de la droite règne un équilibre électoral tel que, plus jamais, l’UMP ne puisse prétendre à gagner sans passer un accord avec les autres forces. Si un équilibre se met en place, alors, il faudra bien que l’UMP accepte des accords ou qu’elle explose et qu’une partie, la plus importante à mon sens, se recompose en parti conservateur, débarrassé de ses scories de gauche. La France est à droite. Il serait sain que ceux qui la représentent le soient également, même après les élections. Dans le cas contraire, la question de savoir si nous sommes vraiment en démocratie se pose."
Posté le 22 mai 2013 à 08h18 | Lien permanent
La libération du plaidoyer pédophile se fait de plus en plus à visage découvert
Lu sur Bd Voltaire :
Michel Janva"Elle s’appelle Barbara Hewson. On dit d’elle que c’est un avocat brillant. Sur son curriculum vitae, on croise la Cour européenne des droits de l’homme… Pas le genre à accepter de plaider pour des affaires de voisinage ou de divorce.
Mais dans une Angleterre encore choquée par l’affaire Jimmy Savile, star télé et accessoirement violeur de plus de 200 gosses, elle semble s’être découvert un nouvel intérêt : le plaidoyer pro-pédophilie.
En Angleterre, un pays aussi libertaire que le nôtre, où un père laisse sa jolie gamine de quinze étés dévoiler son string aux inconnus de la rue, où les distributeurs de préservatifs fleurissent dans les toilettes des collèges, la suggestion de l’avocat d’abaisser l’âge légal du consentement sexuel à treize ans semblait avoir sa place dans le tableau.
Mais où cela commence à sentir le soufre, c’est l’argumentaire qu’elle déploie : éviter « la persécution des vieillards ». Et de qualifier les abus sexuels de « délits de bas niveau ». Malin, l’avocat a compris que l’état d’esprit « évolue » et que le législatif va pouvoir lui aussi évoluer en douce.
Reste que, face au tollé provoqué, ses idées devront attendre encore un peu pour l’ultime « évolution » libertaire. Les violeurs devront se satisfaire de leurs habituels réseaux. [...]"
Posté le 22 mai 2013 à 08h13 | Lien permanent
25 mai : manifestation à Tours contre la loi Taubira
Posté le 22 mai 2013 à 08h06 | Lien permanent
Enseignement et principe de subsidiarité
Joël Hautebert, professeur d’histoire du droit à la faculté d’Angers, explique le principe de subsidiarité :
Michel Janva"Le principe de subsidiarité, exposé implicitement par Léon XIII dans Rerum novarum en 1890, a été ensuite défini par Pie XI dans l’encyclique Quadragesimo anno (§. 48) en 1931 : « De même qu’on ne peut enlever aux particuliers, pour les transférer à la communauté, les attributions dont ils sont capables de s’acquitter de leur seule initiative et par leurs propres moyens, ainsi ce serait commettre une injustice, en même temps que troubler d’une manière très dommageable l’ordre social, que de retirer aux groupements d’ordre inférieur, pour les confier à une collectivité plus vaste et d’un rang plus élevé, les fonctions qu’ils sont en mesure de remplir d’eux-mêmes. L’objet naturel de toute intervention en matière sociale est d’aider les membres du corps social, et non pas de les détruire ni de les absorber ».
Depuis, de multiples textes pontificaux ont fait allusion à la subsidiarité, aussi bien contre les effets néfastes du libéralisme que de l’étatisme. En effet, ce principe affirme d’une part la légitime autorité des familles et des corps intermédiaires face aux ingérences étatiques (et plus généralement des pouvoirs supérieurs) et d’autre part le bien-fondé des interventions des corps supérieurs en vue du bien commun (contre le libéralisme). En fonction des circonstances du temps, les textes magistériels mettent l’accent sur l’un ou l’autre aspect de ce principe, qui ramasse en une formule brève la régulation de l’intervention des diverses autorités et le sain équilibre entre les diverses structures qui composent la société, jusqu’à l’autorité supérieure qu’est l’Etat. La mesure de détermination de l’intervention d’un corps supérieur est toujours le bien commun. Le principe de subsidiarité et le bien commun sont si intimement liés, qu’une mauvaise définition du second altère nécessairement le premier.
Les déviances du principe
On peut observer deux déviances possibles du principe de subsidiarité, dont l’amalgame donne naissance à un mode de fonctionnement institutionnel répandu aujourd’hui et peu conforme au sens véritable de la subsidiarité.
La première déviance consiste à confondre subsidiarité et délégation. Cette confusion produit une inversion du principe. L’article 3B du traité de Maastricht nous fournit un très bon exemple d’interprétation erroné du principe :« Dans les domaines qui ne relèvent pas de sa compétence exclusive, la Communauté n’intervient, conformément au principe de subsidiarité, que si et dans la mesure où les objectifs de l’action envisagée ne peuvent être réalisés de manière suffisante par les Etats membres et peuvent donc, en raison des dimensions et des effets de l’action envisagée, être mieux réalisés au niveau communautaire ».
La seconde déviance consiste à envisager le principe de subsidiarité sans le Bien commun. Il devient alors un instrument de décomposition sociale, un moyen de défense d’un bien particulier au sein d’un ensemble pluraliste et composite, fonctionnant comme un contre-pouvoir.
L’amalgame des deux déviances précitées s’appuie principalement sur la substitution du bien commun par la pratique du consensus. Cette substitution se matérialise de deux manières : premièrement par la multiplication des échelons « décisionnels » qui sont autant de petites assemblées délibérantes niant au bout du compte l’autorité des corps inférieurs. Le danger bureaucratique est alors flagrant. L’article 187 du Copendium juge bon de préciser que « l’expérience atteste que la négation de la subsidiarité ou sa limitation au nom d’une prétendue démocratisation ou égalité de tous dans la société, limite et parfois même annule l’esprit de liberté et d’initiative ». Deuxièmement, l’exposé de la finalité est très flou, noyée dans un jargon lexical consensuel laissant la porte ouverte à toutes les interprétations.
Conclusion
A lecture du projet de statut de l’enseignement catholique, on est en droit de se demander si cette dernière forme de déviance du principe de subsidiarité n’est pas ici en œuvre. Etant donné que les autorités sont réduites au statut d’animateurs ou de pilotes respectant les procédures en vue de réaliser le consensus sur les « visées éducatives partagées » par tous les acteurs de la communauté, on se demande comment concrètement pourront cohabiter la « participation différenciée » des acteurs du « projet commun » et la poursuite du bien commun d’une institution qui prétend s’appuyer sur la parole du Christ et de son Eglise, surtout quand le contenu de la mission éducative de l’école demeure dans le flou le plus total."
Posté le 22 mai 2013 à 07h58 | Lien permanent
« Droitiser » la droite par des primaires
De Pierre Baudouin dans les 4 Vérités :
Michel Janva"Il semble que Nathalie Kosiusko-Morizet commence à se faire du souci pour les primaires UMP en vue des élections municipales à Paris. Tout s’annonçait pourtant merveilleusement. Le système médiatique avait décidé que « NKM » était la « bonne » candidate pour la droite parisienne, la seule capable de reprendre la capitale à la gauche. Mais voilà que ces primaires s’annoncent plus difficiles que prévu. Oh, certes, la candidate du système est toujours créditée d’un score de république bananière. À en croire un récent sondage, elle l’emporterait sur ses concurrents avec 82 % des voix ! Mais les sondages pour des primaires ne valent pas grand-chose. Et, surtout, il y a trop peu d’inscrits pour que NKM triomphe aisément. À l’heure actuelle, il y aurait moins de 10 000 inscrits, dont probablement un bon tiers d’anti-NKM résolus. Et les prochaines inscriptions ont toutes les chances d’aggraver encore la situation. À tel point que la possibilité d’une défaite de la favorite n’est désormais plus à exclure.
Kosciusko-Morizet est, en effet, une parfaite icône de la droite « convenable » pour les médias… et un parfait repoussoir pour l’immense majorité des électeurs de droite. Entre son image « bobo » et son refus de voter contre le « mariage pour tous », sa haine du Front national et son « principe de précaution », son « Grenelle de l’environnement » et son opposition à la « droitisation » de la campagne de Nicolas Sarkozy, NKM est une remarquable représentante de ces élus de droite qui cherchent à plaire à la gauche, tout en méprisant leurs électeurs. Les primaires qui devaient être une consécration s’annoncent donc plus difficiles que prévu. Il est trop tôt pour savoir si NKM l’emportera malgré tout. Mais il est certain, en tout cas, que ces primaires sont la première occasion qui s’offre aux électeurs de droite pour stopper enfin cette dérive de leurs « représentants » (qui les représentent si mal). Battre NKM lors des primaires parisiennes serait un superbe symbole – qui semble désormais à portée de main. On me dira peut-être que c’est aussi renoncer à gagner la capitale pour la droite. C’est possible, mais non certain. Si la droite gagne en 2014, elle le devra à deux choses : son unité (et NKM n’est pas la meilleure candidate pour réunir la droite parisienne) et surtout le ras-le-bol du delanoïsme. En toute hypothèse, je préfère un socialiste déclaré à une personne élue avec les voix de droite menant une politique socialiste. Ici comme ailleurs, l’original vaut toujours mieux que la copie !
Pour le moment, la question est locale. Mais, il sera de plus en plus difficile aux appareils partisans de s’opposer aux primaires. Et, plus cette pratique se répandra, plus les élus de droite devront tenir compte de leurs électeurs et moins ils pourront mener des politiques socialisantes comme ils le font depuis plus de 30 ans. « Droitiser » la droite, voilà ce que cela nous permettrait. Ce qui nous offrirait deux choses. D’abord des élus capables de réaliser enfin l’entente à droite, sans peur de ce qu’en diront « Libération », SOS Racisme ou le Parti socialiste. Et, ensuite, des élus qui ne retourneront pas leur veste dès leur élection pour faire la politique de l’adversaire. C’est encore un rêve, mais ce rêve devient réalisable. Je comprends que NKM s’inquiète!…"
Posté le 22 mai 2013 à 07h45 | Lien permanent
Rapprochement entre l'Eglise copte orthodoxe et l'Eglise catholique ?
Sa Sainteté le Pape François et le Patriarche copte orthodoxe Tawadros II se sont récemment rencontrés à Rome. Pour Mgr Anba Kyrillos William Samaan, évêque copte-catholique d’Assioutait, c'est un tournant œcuménique entre les deux Églises :
Michel Janva"Oui, on pourrait vraiment l’appeler ainsi. Le Pape Tawadros a montré dès le début qu’il souhaitait se rapprocher des autres Églises. Peu après l’élection du pape François, il a insisté pour le rencontrer le 10 mai, la date du 40ème anniversaire de la rencontre entre le Pape Paul VI et le patriarche Chenouda III. Certes, il n’est pas très facile d’obtenir rapidement une audience au Vatican. Mais on s’y est efforcé d’accéder au souhait de Tawadros. Je suis donc vraiment persuadé qu’il s’agit d’un tournant. En ce qui concerne l’œcuménisme, Tawadros est tellement différent de son prédécesseur Chenouda.
Dans quelle mesure ?
D’un côté, le patriarche copte Chenouda avait voulu rendre visite en 1973 au Pape Paul VI au Vatican. Mais de l’autre, il a rapidement pris peur que l’œcuménisme puisse troubler les fidèles et qu’ils n’accorderaient plus de valeur à leur appartenance confessionnelle. C’est pourquoi il ne voulait entretenir aucune relation avec l’Église catholique locale. La question de la reconnaissance du baptême catholique pesait particulièrement sur les relations entre les deux Églises en Égypte. Des catholiques se convertissant par exemple à l’Église copte pour pouvoir se marier doivent être rebaptisés.
Vous attendez-vous ici à ce que les choses évoluent ?
Oui. Le Pape Tawadros lui-même l’a dit. Le Pape Chenouda avait exigé un rebaptême parce que selon lui, l’unité dans la foi était une condition indispensable pour la reconnaissance du baptême catholique. Il se référait ici à l’épître aux Éphésiens, où il est question d’un seul Seigneur, d’une seule foi, d’un seul baptême. La difficulté proviendra du fait que le synode copte est toujours composé de nombreux partisans de Chenouda. Mais il y a aussi des évêques qui ne suivaient que par pure obéissance et non par conviction la ligne de Chenouda en ce qui a trait au rebaptême. Je ne peux donc pas pronostiquer s’il y aura un changement de la ligne de conduite. Mais j’ai le sentiment que la cordialité du Pape et l’ouverture d’esprit des représentants de la Curie ont positivement impressionné Tawadros et ses compagnons, dont aussi des élèves de Chenouda.
Pourrait-on dire que les problèmes que les chrétiens rencontrent actuellement en Égypte ont engendré un rapprochement œcuménique ?
Oui, très certainement. Lorsque la révolution s’est déclenchée il y a deux ans, il y a eu des consultations spontanées entre nous autres catholiques, les orthodoxes et les protestants. Nous voulions nous exprimer d’une seule voix. Sur le plan institutionnel, ce rapprochement s’est traduit dans le Conseil des Églises d’Égypte.
Pensez-vous que le rapprochement œcuménique butera au plus tard sur la question relative à la primauté du Pape ?
Non, je ne pense pas. La question de la primauté du Pape a été discutée dans les débats théologiques menés entre catholiques et membres des antiques Églises orientales. Ce qui est déterminant, c’est la pratique reconnue au cours du premier millénaire, avant le schisme entre les Églises d’Orient et d’Occident. Dans sa lettre encyclique Ut unum sint de 1995, Bienheureux Jean-Paul II avait invité les patriarches orientaux à réfléchir quel pourrait être un accomplissement du ministère pétrinien qui leur semblerait acceptable.
À l’échelle internationale, l’Église catholique et le Pape sont considérés comme instance morale. Est-ce attrayant pour une Église nationale telle que l’Église copte-orthodoxe ?
Oui, ça l’est aussi. Une Église mondiale comme l’Église catholique a évidement d’autres moyens qu’une Église uniquement nationale pour attirer l’attention sur les problèmes survenant dans un pays. L’Église copte est encouragée par la manière dont l’Église catholique s’engage en sa faveur. C’est ressorti nettement lors de la visite de Tawadros."
Posté le 22 mai 2013 à 07h40 | Lien permanent
Tours ne lâche rien
Alors que la ville de Tours tenait son conseil municipal, La Manif Pour Tous 37 a voulu se rappeler au bon souvenir du sénateur-maire Jean Germain, empêtré dans une affaire de suspicion de favoritisme lié à ses fameux "mariages chinois". L'occasion de lui rapeller que le mariage Homme+ Femme, ce n'est pas que pour les Chinois !
Michel JanvaPosté le 22 mai 2013 à 07h07 | Lien permanent
21 mai 2013
Les politicards de l'UMP n'ont pas encore compris leurs électeurs
De Yves de Kerdrel dans Valeurs actuelles :
Michel Janva"Jamais le pays n’a eu autant besoin d’une droite forte. Jamais la France n’a eu autant besoin d’une opposition qui propose, qui rassemble largement et qui s’oppose durement. Jamais nous n’avons eu autant besoin de personnalités capables d’incarner non seulement l’alternance, mais surtout le sursaut, la remise sur pied d’une France abattue par une année de socialisme imbécile. Et malgré cela, à droite, c’est toujours le vide absolu, le règne des petites phrases et le choc des ambitions de canton.
[...] Mais quand donc cette droite comprendra-t-elle que ce que réclament les Français, ce n’est pas un casting de personnalités capables d’entrer à l’Élysée dans quatre ans ? Ce qu’ils réclament, ce ne sont pas des chocs d’ego, des questions d’amour-propre ou des premiers de la classe reconvertis en bateleurs de foire. Ce qu’ils réclament, c’est d’abord une droite qui s’oppose et qui le fasse avec ténacité, avec force et même avec fierté. Ils ne veulent pas de ces politiciens ou politiciennes qui, pour gagner quelques voix, s’abstiennent lors du vote du texte instaurant le mariage homosexuel. Ils ne veulent pas de ces fatwas instaurées à l’égard des électeurs du Front national, qui sont des Français tout aussi respectables qu’eux. Ils ne veulent pas de ces hommes et femmes qui font de la politique mais se désintéressent de la France et des Français. [...]
Posté le 21 mai 2013 à 22h05 | Lien permanent | Commentaires (16)
Du Pérou : La contre-révolution française est-elle en train de naître?
Traduction d'un passage de cet article en VO :
"Les socialistes gagnent leur « victoire » ... en vaincus. L’appui au gouvernement de Hollande chute de manière « inexorable “, en avril il est tombé de 25%.
1. Des racines idéologico –religieuses.
Un phénomène d’opinion nouveau et historique
Ces numéros n’indiquent pas une conjoncture économique. Ils correspondent à un phénomène d’opinion nouveau et extraordinaire qui touche profondément les esprits et se répand partout en France. C’est un état de résistance active face aux attaques révolutionnaires qui présente quatre points nouveaux :
2. Il est propulsé par des jeunes, des couples et des célibataires tant hommes que femmes.
3. Sa stratégie est innovatrice et percutante .
4. Il a un caractère irréversible".
Une traduction complète serait la bienvenue dans les commentaires.
LahirePosté le 21 mai 2013 à 22h03 | Lien permanent | Commentaires (19)
Ce soir, il y avait manif pour personne...
...à la Bastille.Ce qu'ils ont appelé "concert pour tous" fut un cuisant échec.
LahirePosté le 21 mai 2013 à 21h51 | Lien permanent | Commentaires (31)
Mgr Aubry : "une loi nulle et non avenue"
Michel JanvaPosté le 21 mai 2013 à 21h37 | Lien permanent
La loi Taubira ne sera pas une priorité de l'UMP pour 2017
C'est Nadine Morano qui l'annonce. On prend acte :
"L'ex-ministre UMP Nadine Morano a estimé aujourd'hui que si la droite revenait au pouvoir en 2017, elle aurait "largement autre chose à faire" que se pencher à nouveau sur la loi autorisant le mariage homosexuel.
Sur LCI, la déléguée de l'UMP aux élections a observé, à propos de la promulgation de ce texte : "Tant mieux pour ceux qui ont envie de se marier et pourront le faire". Mais elle a cité le cas de "Jean-Luc, un homosexuel qui m'a dit : ma priorité, c'est trouver du boulot".
Donc en 2017, en cas de victoire, "je pense qu'il ne faudra pas faire comme François Hollande et la gauche". Il faudra "se consacrer à nos priorités", d'autant qu'on "trouvera la France dans une situation dramatique". "En 2017, il y aura largement autre chose à traiter", a-t-elle insisté, incitant à ne "pas tomber dans le panneau de François Hollande, c'est-à-dire la facilité: arriver en début de quinquennat à traiter des sujets de société qui ne sont pas la priorité des Français".
Quelqu'un lui explique la raison de la manif pour tous :
"Elle manifestera cependant le 26 mai, jour d'un appel national de la "Manif pour tous", car, a-t-elle dit, "la famille est gravement en danger aujourd'hui, je ne sais pas comment les classes moyennes vont être mangées par ce gouvernement en termes de pouvoir d'achat".
Je crois qu'à l'UMP, tout le monde n'a pas tout compris. Ca peut simplifier les choix...
LahirePosté le 21 mai 2013 à 21h36 | Lien permanent | Commentaires (33)
9 juin : Conférence-dédicace à Guer (Morbihan)
Aujourd'hui, c'est la fête du héros de ce roman de Henri de Montalban, ancien officier de carrière, aujourd’hui magistrat, marié et père de sept enfants dont deux au ciel. Celui-ci présente son livre "essai politique ou fiction". Tout un programme :
Lahire"En 2012, la France a célébré le 600e anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc qui fit sacrer le Roi de France Charles VII à Reims. La même année le Portail Royal de la cathédrale Saint André de Bordeaux a été restauré ainsi que son contrefort de Gramont. Mais en 2012 la Restauration Monarchique a échoué.
Qu’en sera-t-il le 4 juin 2017, dimanche de la Pentecôte et fête de sainte Clotilde, à qui la France doit son baptême ?
En tout cas en 2060, la France va mal, très mal. En 2111, la situation est la même. Ni pire, ni meilleure finalement qu’en …2012. C’est alors qu’un terrible tremblement de terre, à l’autre bout du monde, dans une ancienne « colonie » française, l’île de Saint Benoît, va faire plus d’un million de morts. Constantin, ambassadeur de la République française à Saint-Benoît, son épouse Marie-Anne, et leurs enfants vont être projetés au coeur d’une aventure qui va changer le cours de l’Histoire de France, de l’Histoire de l’Europe et de la Francophonie. Cette épopée sera marquée par les valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité, et les vertus de Foi, d’Espérance et de Charité.
Un roman qui parcourt l’Histoire de France, du baptême de Clovis en 496, jusqu’aux années… 2170 !
« A lire absolument. On ne le quitte plus des mains jusqu'à la fin ! C'est époustouflant, admirablement bien écrit, une très grande richesse de faits historiques et un très beau témoignage d'Amour. »
Posté le 21 mai 2013 à 21h22 | Lien permanent | Commentaires (3)
Les affiches de la manifestation du 26 mai
Michel JanvaPosté le 21 mai 2013 à 21h07 | Lien permanent
A Notre-Dame après la mort de Dominique Venner : Messe de réparation et Veillée pour la Vie maintenue
Communiqué important du diocèse de Paris :
Lahire"Le mardi 21 mai aux alentours de 16h, un homme s’est suicidé par arme à feu à l’intérieur de la cathédrale.
Le personnel de la cathédrale a tenté de réanimer la personne avant l’intervention rapide des secours.
La cathédrale, fort fréquentée à cette heure de la journée, a été évacuée pour faciliter l’intervention des pompiers et des policiers.
Comme il est d’usage en tels cas, une messe de réparation a été célébrée par Monseigneur Jérôme Beau, évêque auxiliaire de Paris, en présence de Monseigneur Patrick Jacquin, recteur-archiprêtre, de prêtres de la cathédrale et de quelques fidèles dont des membres du personnel.
La veillée pour la Vie, prévue ce jour à 20h30, est maintenue".
Posté le 21 mai 2013 à 20h15 | Lien permanent | Commentaires (49)
L'Eglise catholique est persécutée
et les évêques dénoncent des actes « inhumains et honteux » et accusent les autorités d’inertie. Cela se passe en Tanzanie :
Lahire"L'Eglise catholique tanzanienne, dans une déclaration lue aux fidèles durant la messe du dimanche 19 mai, se dit persécutée par un groupe de musulmans et accuse le gouvernement d'inertie à l’égard de ceux qui la menacent ou l'attaquent.
Ce texte de la conférence épiscopale fait suite à l'attentat qui a fait trois morts et une soixantaine de blessés le 5 mai dernier parmi les fidèles à l'église Saint-Joseph-Le-Travailleur d'Olasiti, à Arusha (nord). Moins de cinq mois auparavant, le jour de Noël, un prêtre catholique avait été abattu devant son église dans l'archipel de Zanzibar.
« Divers signes précurseurs avaient annoncé ces actes inhumains, sauvages, honteux et indignes de notre pays », affirment les évêques en citant dépliants, tracts, articles de journaux ou émissions de radio « menaçant l'église et ses responsables ».
« Ces attaques s'inscrivent sans doute dans le cadre de ces maux planifiés par ceux-là qui ne veulent pas du bien à l'église », déclare la conférence épiscopale.
Selon le texte, des musulmans ont déclaré lors d'une réunion le 15 janvier 2011à Dar-es-Salaam, la capitale économique, que le pays était « dirigé de façon chrétienne ». Le groupe a même demandé, selon le texte, « la fermeture de la représentation du Vatican », en Tanzanie.
« Ce qui est très pénible pour nous, c'est que notre gouvernement n'a jamais condamné les revendications et les accusations de ces gens-là, pas plus qu'il ne les a arrêtés », poursuit les évêques dans leur déclaration écrite en swahili" (suite).
Posté le 21 mai 2013 à 20h08 | Lien permanent | Commentaires (2)















