03 février 2012
Législatives : liste des candidats investis par l'UMP
La liste est ici. On constate que, parmi les 3 députés UMP ayant obtenu la mention Très Bien dans notre bilan (Christian Vanneste ; Christian Ménard ; Jacques Remiller), il n'en reste plus qu'un : Christian Vanneste.
Parmi les 8 députés UMP ayant eu la mention Bien, 3 ont disparu : Etienne Pinte, Hervé Mariton et Jean Ueberschlag.
Michel JanvaPosté le 3 février 2012 à 10h31 | Lien permanent | Commentaires (2)
Gender et avortement : la Grande Loge Féminine de France en veut encore
Lu sur Gènéthique :
"Le 2 février 2012 à Paris, Denise Oberlin, Grande maîtresse de la Grande Loge Féminine de France, s’est adressé aux candidats à l’élection présidentielle, réclamant notamment le vote d’une loi antisexiste, l’obligation d’un module de formation sur le genre et le maintien et le développement des structures permettant l’IVG."
De son côté, la Fondation Lejeune publie deux excellents manuels de survie sur la bioéthique (version enrichie : télécharger) et sur le genre (télécharger)
Michel JanvaPosté le 3 février 2012 à 10h13 | Lien permanent | Commentaires (0)
Respectez les cimetières
Trouvé sur twitter :
Michel JanvaPosté le 3 février 2012 à 09h46 | Lien permanent | Commentaires (0)
Un proviseur de l'enseignement public rejoint le hors-contrat
Jean Sudriès, professeur agrégé de géographie, a été principal de collège puis proviseur pendant trente ans. Il travaille aujourd’hui à l’ouverture d’un collège hors-contrat à Saint-Étienne :
Michel Janva"J’ai assumé d’importantes responsabilités, gérant des établissements comptant plus d’une centaine de professeurs. J’ai aimé mon métier mais j’ai toujours été choqué par le manque de liberté qui caractérisait la direction d’un établissement public. Cette réalité s’est en outre aggravée ces quinze dernières années. Le triomphe de l’informatique dans la gestion des ressources et des hommes a été l’occasion de rogner sur les pouvoirs des directeurs, de remplacer des choix et arbitrages humains par des automatismes bureaucratiques. Année après année, la direction d’établissement est devenue de plus en plus paperassière et administrative. Le rapport avec le métier lui-même – l’enseignement – s’est fortement distendu. J’ai géré des dotations globales horaires d’un établissement scolaire comme finalement j’aurais pu le faire d’un hôpital. Plus récemment, le manque de moyens a conduit les directeurs à concentrer tous leurs efforts sur le maintien du service avec une dotation en heures postes et en heures supplémentaires calculée au plus juste. Aujourd’hui, dans le public, les moyens sont devenus réellement insuffisants et les tracasseries administratives rendent le quotidien pénible. Le service rendu aux élèves est revu à la baisse année après année. [...]
L’expression de service public d’éducation est hélas largement vidée de son sens aujourd’hui. Obnubilé par des considérations technocratiques et gestionnaires, le chef d’établissement n’a pas le loisir de focaliser ses efforts sur l’amélioration du service des usagers, à savoir des élèves et de leurs parents. En pratique, « service public » rime avec la fonctionnarisation des mentalités. A l’Éducation nationale, on est assez loin de l’idée d’une « qualité orientée client ». Le bien des enfants est présupposé, il n’est que rarement pris pour pierre de touche d’une décision.
Ainsi, en participant à la fondation d’un établissement indépendant au service du public, j’ai aujourd’hui le sentiment de participer tout autant si ce n’est davantage au service public d’enseignement : je cherche à satisfaire au mieux les attentes légitimes des parents et à tout faire concourir au bien des enfants.
Quels sont les pouvoirs que vous auriez voulu avoir et que vous n’aviez pas ou pas suffisamment dans les établissements publics que vous dirigiez ?
Le proviseur ne choisit pas ses professeurs : ils sont affectés au terme d’un mouvement national (devenu depuis peu académique) Il ne peut ni proposer ni refuser une nomination de professeur. Le chef d’établissement a donc fort peu de pouvoir sur les professeurs et n’intervient qu’à la marge sur leur progression de carrière (notation ou entretien administratif).
Le proviseur ne choisit pas davantage ses élèves. L’affectation des élèves en seconde est décidée par l’inspecteur d’académie ; le renvoi d’un élève ne peut être décidé qu’après un conseil de discipline : la procédure en est si lourde qu’on ne peut y avoir recours que dans les cas les plus graves. On imagine l’étendue du problème dans les établissements difficiles. [...]
Le proviseur ne peut ni fixer les vacances scolaires propres à son établissement, ni intervenir sur la durée des journées d’étude ni moduler le nombre d’heures à enseigner par matière, ni moduler le programme au regard du niveau ou des besoins spécifiques de la classe concernée. [...]
Quant aux choix pédagogiques de l’établissement, le proviseur n’y peut mais. J’ai par exemple toujours été hostile à la mode de l’apprentissage thématique qui ne permet pas aux jeunes d’assimiler la chronologie, de comprendre ce qu’est la continuité historique et géographique. [...]"
Posté le 3 février 2012 à 09h25 | Lien permanent | Commentaires (0)
Le «fichier des gens honnêtes» : tous fichés pour votre sécurité!
Lu ici :
"Les députés ont adopté mercredi soir en petit comité un texte prévoyant la création d’un fichier répertoriant les empreintes digitales de 45 à 50 millions de Français -voire, à terme, de la quasi-totalité de la population. L’objectif: lutter contre l’usurpation d’identité, «un véritable fléau» selon le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, présent au moment du vote. Ce grand fichier d’empreintes digitales ne sera d’ailleurs consultable que dans le but de retrouver une personne suspectée d’usurpation d’identité.
Mettre un nom sur une empreinte, quel qu’en soit le propriétaire
Mais le texte fait grincer beaucoup de dents, certains parlementaires se demandant pour quels autres usages le fichier finira par être exploité. Pour de nombreux élus, la création d’un tel fichier représente un premier pas vers un fichage général de la population et une consultation de plus en plus systématique d’une base de données permettant d’identifier n’importe quel citoyen à partir de ses empreintes digitales. Le texte a d’ailleurs provoqué de nombreux débats parlementaires: mercredi soir, il passait pour la troisième fois devant les députés".
Ou encore ici :
"En juillet dernier, j'ai posté un texte sur ce site dont le titre était : Tous fichés à 15 ans : la loi votée dans l'indifférence générale. Or, même si la loi a été votée début juillet, par (je m'en étrangle encore) ONZE députés, le post a été lu par près 179014 personnes (au moment où j'écris). Il y a manifestement plus de lecteurs du Plus que de députés qui s'intéressent à cette loi. Depuis juillet, elle a poursuivi son chemin qui, comme il est normal pour une loi, l'a mené de l'Assemblée Nationale au Palais du Luxembourg (le Sénat)".
Lire les analyses ici, ici ou là sur le juteux marché de la biométrie. Et pendant ce temps, le Français accepte sans broncher...
LahirePosté le 3 février 2012 à 08h02 | Lien permanent | Commentaires (3)
Flash mob sur le parvis de la cathédrale ND de Paris
Flash mob géant, organisé sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris, par 600 religieux et religieuses afin de célébrer la journée de la vie consacrée hier :
Michel Janva
Posté le 3 février 2012 à 07h58 | Lien permanent | Commentaires (13)
Les figurants de l'Elysée
Lors d'une visite de Nicolas Sarkozy sur un chantier dans l'Essonne hier, l'Élysée a fait venir des ouvriers en plus pour faire de la figuration. Plusieurs dizaines de personnes, n'appartenant pas au chantier, seraient ainsi venues en plus de la soixantaine d'ouvriers. Et tandis que le chantier était fermé pour cause de température glaciale, les ouvriers et les figurants auraient été priés de faire semblant de travailler devant la presse. Dès la fin de la visite, ils sont rentrés chez eux. La communication de l'Elysée se défend ainsi :
Michel Janva"Nous avons simplement voulu donner la possibilité d'être présents, à tous ceux qui ont, par le passé, ou auraient à l'avenir à travailler sur ce chantier".
Posté le 3 février 2012 à 07h52 | Lien permanent | Commentaires (3)
Christine Boutin s'associe à Marine Le Pen
... concernant la requête sur les parrainages, devant le Conseil Constitutionnel.
Michel JanvaPosté le 3 février 2012 à 07h48 | Lien permanent | Commentaires (1)
Présidentielle : le débat oublié
Ivan Rioufol met en garde contre la campagne présidentielle :
Michel Janva
"Se méfier des illusions d'optique : la bipolarisation, qui oppose à nouveau l'UMP au PS sur fond de courbes, de taxes et d'avis d'experts, masque l'autre débat qui fait causer la France silencieuse sur sa propre place dans son propre pays. Ils sont nombreux à ne pas se reconnaître dans les programmes aseptisés qui font croire que les financiers sont la cause de nos maux et que seul le prix de l'essence nous tourmente. Gauche et droite ne rendent pas compte de la masse de ceux qui vivent mal les bouleversements causés par trente ans d'oubli de soi et de saccages de l'État-nation [...]."
Posté le 3 février 2012 à 07h41 | Lien permanent | Commentaires (2)
La mairie de Bussy-Saint-Georges (77) lance un parc "interreligieux"
À quelques kilomètres de Disneyland, la ville de Bussy-Saint-Georges, en Seine-et-Marne, accueille un projet d’« esplanade des religions » : il regroupera deux pagodes, une mosquée, une synagogue, un centre culturel et une église évangélique.
Déjà dotés d’une église, les catholiques n’ont pas été associés au projet. Sollicité sur la pertinence du projet de la mairie – qu’il qualifie de « parc interreligieux » –, le P. Pierrick Lemaître, prêtre de la Mission de France et curé de Bussy-Saint-Georges, se montre prudent :
Michel Janva« Ce n’est pas parce qu’on met les gens à côté les uns des autres qu’ils vont se rencontrer. »
Posté le 3 février 2012 à 07h36 | Lien permanent | Commentaires (3)
Investiture de Christian Vanneste : GayLib fulmine
Et cela fait plaisir :
"GayLib manifeste son indignation, et son incompréhension face à la décision de la commission nationale d’investiture de l’UMP qui n'honore pas notre famille politique. Nous rappelons que l'UMP est porteuse des valeurs de Liberté, d'Egalité, et de Fraternité qui sont aussi celles de notre République. En investissant Christian Vanneste, la commission nationale d'investiture de l'UMP vient de commettre une double faute: Elle a commis une faute morale en investissant un candidat qui ne respecte pas ces valeurs. Elle a commis une faute politique en croyant qu’un tel candidat pourrait lui apporter la victoire. A l’inverse, cette investiture servira de repoussoir bien au-delà de Tourcoing : ce contre-exemple sera largement utilisé par nos adversaires. La victoire ne viendra jamais en reniant ce en quoi nous croyons et qui motive notre engagement politique : le combat pour les droits de l’homme. GayLib place maintenant ses derniers espoirs de sursaut républicain dans la campagne présidentielle. Nous espérons que le futur candidat saura défendre l'égalité des droits pour tous les couples de France, quels qu'ils soient, homos ou hétéros. Parce que l’égalité des droits est au coeur de notre engagement politique, GayLib forme le souhait que l’engagement du futur candidat à l’élection présidentielle vienne laver l’affront personnel fait aujourd’hui à tous les gays et les lesbiennes de France."
Sic. Voilà les exigences du lobby homosexualiste parvenues au rang de "valeurs de la République". Ce qui reste néanmoins inquiétant, c'est qu'il n'y ait que l'investiture de Christian Vanneste par l'UMP qui choque GayLib...
Michel JanvaPosté le 3 février 2012 à 07h30 | Lien permanent | Commentaires (0)
Khmmers rouges : Douch condamné à la perpétuité
Le chef de la prison de Phnom Penh à l'époque khmer rouge, où quelque 15 000 personnes ont été torturées avant d'être exécutées, a été condamné à la perpétuité.
Michel JanvaPosté le 3 février 2012 à 07h25 | Lien permanent | Commentaires (0)
La croissance des Evangéliques en France
Si le catholicisme recule en France, il n'y a pas que l'islam qui en profite. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, la communauté évangélique comptait 50 000 fidèles. Aujourd'hui, 600 000 Français pratiquent (auxquels il faut ajouter 100 000 non-pratiquants). Ils représentent un tiers des protestants Français.
Toutes les tendances de l'Eglise évangélique, historiquement marquée par de nombreux clivages, sont désormais réunies au sein d'une institution, le Conseil national des évangéliques de France (CNEF). Fin janvier, environ 850 pasteurs assistaient au congrès du CNEF, né il y a dix-huit mois. Cette communauté lance un journal, opportunément nommé Connexion, et dispose d'une véritable stratégie militante de développement. Elle vient de créer une école totalement dédiée à la formation de pasteurs implanteurs.
Michel JanvaPosté le 3 février 2012 à 07h20 | Lien permanent | Commentaires (3)
Défaut sur un million de boîtes de pilules contraceptives
Lu sur l'Evangile de la vie :
Michel Janva"Le quotidien italien Il Corriere della Sera dévoile ce scandale dans son édition du 2 février : un million de boites confectionnées vers la frontière canadienne, en 2011, portant la marque du distributeur Akrimax ont été rappelées. La maison pharmaceutique Pfizer a procédé à un rappel de ces boites. Il y aurait dans une trentaine de boites une errreur de positionnement des pilules à prendre au cours du cycle des 28 jours."
Posté le 3 février 2012 à 07h09 | Lien permanent | Commentaires (2)
Le manifeste de Liberté politique
La Fondation de Service Politique lance un manifeste à l'attention des candidats, en leur rappelantque le vote des catholiques sera déterminant :
"dans une élection qui se joue traditionnellement à 48-52% voire 49-51%, ces catholiques représentent 15% des électeurs, soit 650 000 bulletins de vote."
Le manifeste, que tout le monde peut signer, demande :
- Une économie qui soit au service de l’Homme, et non le contraire.
- Le respect de la vie, depuis la conception jusqu’au dernier souffle.
- Le droit de l’enfant à être accueilli dans un foyer naturel, par un père et une mère.
- Une éducation nationale débarrassée de son idéologie soixante-huitarde et qui favorise l’autonomie, en particulier des établissements scolaires.
- La réforme en profondeur d’une administration parmi les plus coûteuses du monde.
- Des réformes sur le logement, les retraites et la santé, qui fassent droit aux plus pauvres et aux familles.
- La liberté religieuse et la liberté de conscience.
Posté le 3 février 2012 à 07h07 | Lien permanent | Commentaires (5)
02 février 2012
Le tabou de la loi Veil
Dénoncé par Jeanne Smits dans Présent :
"Mme Boutin n’est pas la seule à en être atteinte, elle traverse tout l’échiquier politique des partis ayant pignon sur rue où l’on trouve encore en général, ou au moins chez certains, une attitude qui se voudrait « pro-vie ». C’est la schizophrénie imposée par le tabou, le tabou de la loi Veil, ainsi nommé sous mes yeux par des élus UMP personnellement et discrètement hostiles à l’avortement : s’en prendre à ce tabou, c’est accepter d’être politiquement mort.
Et tout le problème est là. A vues humaines, la trouille de ne plus exister, de ne plus pouvoir porter un projet que l’on considère – à tort ou à raison – indispensable pour sortir la France de la désespérance où elle s’enfonce, spoliée de son indépendance et de sa souveraineté, la certitude d’avoir tous les gros médias contre soi, expliquent cette pusillanimité quand il s’agit de traduire en propos et en actes politiques son choix personnel pour la vie.
Les uns et les autres disent et espèrent « instaurer des conditions favorables à l’accueil de la vie », ce qui est louable en soi et peut permettre d’espérer une lente réduction du massacre, meurtrier pour les tout-petits, suicidaire pour la nation. Cela fonctionne en Croatie, c’est vrai.
Mais rester prisonnier du tabou, c’est en même temps le légitimer, le sacraliser, le pérenniser. Par une sorte d’autocensure qu’il faut appeler par son nom. Si abominable massacre il y a, si l’on en est intimement persuadé, pourquoi s’interdire d’en hurler la réalité ? Quelles sont donc ces forces qui imposent le silence ? Où est l’urgence politique ? D’aucuns diront, non sans raison : le plus urgent est de se soustraire à ces forces qui se situent au-delà des nations et contre elles, sans quoi rien de bon ne pourra être durablement entrepris. [...]
Michel JanvaEn attendant, le massacre continue. La moyenne est de quelque 600 morts par jour : un génocide apparemment propret, aux frais du contribuable. [...] Sommes-nous dans un état totalitaire, que ce langage de vérité ne puisse être tenu ? « N’ayez pas peur ! », disait Jean-Paul II, le pape d’Evangelium Vitae, à peine élu au siège de Pierre. Pour briser le tabou de l’avortement, il faudra bien s’en souvenir."
Posté le 2 février 2012 à 20h54 | Lien permanent | Commentaires (11)
Développement durable et doctrine sociale de l'Eglise
Un colloque à Nantes le 4 février (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :
insription : colloquenantes@libertepolitique.com
Plus d'informations.
Posté le 2 février 2012 à 20h23 | Lien permanent
Hollande et la farine
Le Français sait être réactif : le site (jeu) qui fait le buzz...
LahirePosté le 2 février 2012 à 20h18 | Lien permanent | Commentaires (1)
Obamacare : paroles d'évêque
Lahire"Obama ne peut pas nous demander de violer notre conscience sur l'avortement et la contraception"
monseigneur Gregory Aymond, archevêque de la Nouvelle-Orléans (source).
Posté le 2 février 2012 à 19h50 | Lien permanent | Commentaires (1)
Liberté scolaire : ce que disent les candidats
Jeanne Smits a analysé l’état actuel des programmes des candidats à la présidence, sous l'angle de la liberté des parents concernant l'éducation de leurs enfants, 3e des principes non négociables.
Michel Janva"Seul un parti, le Parti chrétien démocrate (qui a fait collaborer le P. Yannik Bonnet, Anne Coffinier de la Fondation pour l’école, Marc Le Bris, auteur de Et vos enfants ne sauront pas lire, ni écrire à l’élaboration de son projet) affirme d’emblée ces droits des parents et le rôle subsidiaire de l’Etat en matière d’éducation, plaidant pour la liberté encadrée d’inscrire son enfant dans l’école de son choix et évoquant les « écoles indépendantes « (présentées comme n’étant pas « une fin en soi »). Le retour aux méthodes pédagogiques traditionnelles est clairement affirmé. L’instauration d’un « chèque scolaire » est précautionneusement évoquée dans le projet du PCD tandis que les propositions de Christine Boutin suggèrent de le faire fonctionner « à titre expérimental » dans une ou deux académies, le montant du bon scolaire devant y être versé directement aux établissements par l’Etat. Mais comme nous le savons Christine Boutin renoncera à se présenter si cela peut barrer la route à Marine Le Pen : « Si j’ai mes 500 signatures et qu’il y a un risque de voir Marine Le Pen au second tour, je me retirerai », a-t-elle déclaré mardi. Mais alors à quoi sert son projet ? Elle ne pense tout de même pas qu’il sera mis en œuvre par le futur Président reconnaissant ?
Le projet du Front national n’évoque pas la priorité des parents et se borne à proposer la refondation de l’école laïque et républicaine, notamment par le retour aux méthodes pédagogiques traditionnelles et au rétablissement de la discipline. Pas un mot sur l’école libre, sous contrat ou hors contrat. C’est pour le moins un point à éclaircir dans les semaines qui viennent.
Le projet de François Bayrou n’évoque pas davantage le droit des parents ni l’enseignement libre sous ou hors contrat.
Le Parti de la France n’a pas encore publié son projet en la matière.
AMEN (« Arrêtons le massacre des enfants à naître ») annonce une candidature et sa volonté de mettre en place le bon scolaire dans ses statuts mais ceux-ci restent focalisés sur quelques sujets relatifs au respect de la vie et de la famille : sympathique, mais ce n’est pas un projet politique pouvant mobiliser un électorat autre que groupusculaire. [...]"
Posté le 2 février 2012 à 19h00 | Lien permanent | Commentaires (5)
En marron c'est caca, en rose c'est bisou
C'est un peu le sens de la cartographie du web dessinée par Le Monde.
Addendum. Commentaire de Fromage+ (qui se retrouve aussi dans le caca...) :
Michel Janva"sur cette carte, la Droite est représentée …à gauche, et la Gauche …à droite. C’est parfaitement logique. À moins que les infographistes aient, consciemment ou non, réalisé une transposition géographique de la carte idéologique du monde, où l’extrême droite se situerait en Occident, la droite au Centre, et la grande tache rose socialiste à l’endroit de la défunte – mais glorieuse !– URSS.
Il y aurait sans doute plein d’analyses passionnantes à en tirer, mais comme je suis officiellement en congé, je vous laisse faire le boulot. Demandez-vous, par exemple, pourquoi la blogosphère socialiste semble si foisonnante, pourquoi les sites classés à l’extrême droite sont plus nombreux que ceux de la droite-tout-court, par quel mystère l’écologie [concept d'essence ultraconservatrice] a été kidnappée par la gauche, pourquoi l’extrême gauche n’est pas cartographiée à l’autre bout de la Gauche mais quelque part entre le Centre et le Gauche, etc."
Posté le 2 février 2012 à 18h25 | Lien permanent | Commentaires (4)
Le Planned Parenthood perd une importante source de financement
Lu sur Nouvelles de France :
"La puissante Susan G. Komen for the Cure, 365 millions de millions de dollars de levés chaque année pour lutter contre le cancer du sein, va cesser de financer Planned Parenthood, a annoncé mardi après-midi l’organisation. Immédiatement, Cécile Richards, la présidente de l’organisation qui a fait de la pratique de l’avortement un véritable business, a dénoncé « une intimidation » qu’elle a jugé « blessante » dans un entretien accordé à l’Associated Press. Dans le Washington Post, elle dénonce au passage l’« incroyable virage à droite » du Congrès.
Car celui-ci a ouvert une enquête sur Planned Parenthood, grâce au sénateur républicain de Floride Cliff Stearns et à la pression des organisations « pro-vie ». Or, les statuts de Komen lui interdisent de financer des organisations faisant l’objet d’une enquête du législateur. En l’espèce, est actuellement vérifiée l’utilisation des fonds fédéraux alloués à Planned Parenthood.
La décision qui fait grand bruit n’est sans doute pas étrangère à l’arrivée au sein de Komen de Karen Handel (vice-présidente senior pour les politiques publiques). Candidate républicaine malheureuse à la gouvernance de l’État de Géorgie soutenue par Sarah Palin en 2010, elle ne cachait alors pas son opposition au financement public de Planned Parenthood… [...]
En 2011, Komen avait donné, via ses filiales installées dans les États, 680 000 dollars à Planned Parenthood, contre 580 000 en 2010."
Vous pouvez envoyer un courriel à la Fondation Komen pour la remercier d'avoir retiré son soutien financier au Planning Familial news@komen.org (en anglais : « Thanks for defunding Parenthood ».
Michel JanvaPosté le 2 février 2012 à 18h03 | Lien permanent | Commentaires (3)
Demander à l’Etat de fixer un salaire minimum est une erreur
De Jean Rouvière dans Présent de jeudi :
Michel Janva"Baisser le coût du travail est une nécessité, mais la fixation du salaire ne devrait pas revenir à l’Etat. Mgr Freppel (1827-1891), évêque d’Angers et très actif pour promouvoir la doctrine sociale de l’Eglise, insistait sur la non-intervention de l’Etat en la matière : « Faire déterminer par la puissance publique la proportion entre les bénéfices et les salaires, qu’est-ce autre chose, sinon livrer à l’Etat, avec la liberté individuelle, toute la vie économique d’un pays ».
Demander à l’Etat de fixer un salaire minimum est, d’un point de vue économique, une erreur, car le salaire minimum en son principe revient à ne pas prendre en compte les inégalités de fait : âge, compétences, pénibilité du travail. Mgr Freppel insistait sur le caractère contractuel, donc personnel, qui doit lier l’employeur et l’employé : « Le travail de l’ouvrier, comme celui du patron, est d’ordre purement privé. Le contrat qui les lie l’un à l’autre est un contrat personnel, d’homme à homme, de particulier à particulier, et dans lequel les pouvoirs publics n’ont rien à voir, si ce n’est pour faire respecter la justice et la morale. »
Les papes, à l’époque contemporaine, ont exhorté les employeurs à donner un « juste salaire », qui a complété, plus que corrigé, l’idée du salaire comme résultant d’un contrat. Cette notion de « juste salaire » contredit aussi la revendication syndicaliste du « toujours plus ».
Donner un juste salaire ne consiste pas à s’en tenir au salaire défini par le contrat initial. Ce n’est pas non plus donner à tous le même salaire, ni non plus un salaire qui augmente sans cesse de manière mécanique. Le juste salaire tient compte des conditions du travail accompli (durée, compétences mises en œuvre, pénibilité), mais aussi de la situation personnelle de l’employé (célibataire ou chargé de famille) et de la situation de l’entreprise (bénéfices ou non, etc.). Pie XI, dans l’encyclique Quadragesimo anno (1931), exposait clairement la chose :
«Il serait injuste d’exiger des chefs d’entreprise qu’ils versent des salaires exagérés, qu’ils ne pourraient supporter sans courir à la ruine et entraîner les travailleurs avec eux dans le désastre. Assurément, si par son indolence, sa négligence, ou parce qu’elle n’a pas un suffisant souci du progrès économique et technique, l’entreprise réalise de moindres profits, elle ne peut se prévaloir de cette circonstance comme d’une raison légitime pour réduire le salaire des ouvriers. Mais si, d’autre part, les ressources lui manquent pour allouer à ses employés une équitable rémunération, soit qu’elle succombe elle-même sous le fardeau de charges injustifiées, soit qu’elle doive écouler ses produits à des prix injustement déprimés, ceux qui la réduisent à cette extrémité se rendent coupables d’une criante iniquité, car c’est par leur faute que les ouvriers sont privés de la rémunération qui leur est due, lorsque, sous l’empire de la nécessité, ils acceptent des salaires inférieurs à ce qu’ils étaient en droit de réclamer.»"
Posté le 2 février 2012 à 17h45 | Lien permanent | Commentaires (12)
La multiplication des divorces, une forme de polygamie
Le Cardinal André Vingt-Trois a été interrogé dans La Vie. Extraits :
Michel Janva"Dans le programme du candidat socialiste figure la légalisation de l’euthanasie et du mariage homosexuel, ce qui entre en choc frontal avec le magistère catholique. Qu’en dites-vous ?
L’euthanasie ou l’union homosexuelle entrent en choc frontal, pas seulement avec le magistère catholique, mais aussi avec une conception générale de l’existence humaine. Sur ces sujets, le magistère catholique fait valoir une longue tradition de sagesse. Nous ne défendons pas des bastions propres, des idées dont nous aurions l’exclusivité. Nous appelons nos contemporains à se poser les questions fondamentales pour leur avenir, et à réaliser que tout n’est pas bon pour l’homme et ne contribue pas au bien commun.
Cela oblige-t-il les catholiques à ne pas voter pour François Hollande ?
Nous n’entrerons jamais dans une forme de prédétermination confessionnelle des votes. Les évêques de France ont établi un texte en vue des élections, qu’ils ont publié en octobre dernier. Ils y donnent les éléments nécessaires au discernement. Les électeurs sont responsables de leur vote en conscience. Par ailleurs, ces projets ne sont pas l’exclusivité du parti socialiste. D’autres partis sont concernés, chacun peut le voir. [...]
La laïcité n’est-elle pas invoquée pour museler les acteurs des religions, dès qu’ils s’expriment de façon critique ?
Ce qui me paraît malsain, c’est le procédé qui consiste à récuser les questions ou les débats en discréditant les interlocuteurs pour des raisons religieuses ou morales. Certains sont pour la démocratie mais voudraient que les idées de leurs interlocuteurs correspondent à leurs points de vue. Mais alors, ce n’est plus la démocratie. Autre exemple, l’expression artistique. On peut produire n’importe quoi sans que personne ne bronche, au nom de la liberté de création… Et, au nom de cette même liberté de création, ceux qui, professant des croyances bien définies, critiquent ces productions se trouvent censurés ! Il ne faut pas que la laïcité se fasse au prix de l’interdiction faite aux religions d’exprimer ce qu’elles croient, sous réserve du respect de l’ordre public, naturellement. [...]
Où est le progrès ? En matière sociétale, ne sommes-nous pas dans une phase de régression sur beaucoup de sujets ? Prenons l’exemple du couple. Est-ce que nous n’étions pas arrivés à un véritable progrès, notamment grâce au christianisme, par rapport à ce qui se vivait dans des temps reculés ? N’est-il pas meilleur que les gens se marient librement plutôt que sous la contrainte ? La monogamie n’est-elle pas un progrès par rapport à la polygamie antique ? Or, la multiplication des divorces et l’éclatement des familles ne sont-ils pas une forme de polygamie qui ne dit pas son nom ? Ils nous ramènent pratiquement à des temps où l’éducation reposait sur la mère seule. On connaît bien les conséquences malheureuses de cette situation pour les enfants (difficultés scolaires, adaptation sociale, etc.), mais on ne veut pas le reconnaître. [...]"
Posté le 2 février 2012 à 15h45 | Lien permanent
Un exorcisme pratiqué par Benoît XVI [Add]
Dans un livre à paraître en Italie, co-écrit avec le vaticaniste Paolo Rodari, don Amorth, un prêtre exorciste dont les livres ont aussi été publiés en France, raconte un rite d'exorcisme pratiqué par le Saint-Père au cours d'une audience générale en mai 2009 :
"C'est mercredi, jour de l'audience générale. Les fidèles sont venus de partout dans le monde. Du fond de la place arrive un groupe de quatre personnes. Deux femmes et deux jeunes hommes. Les femmes sont deux de mes assistantes. Elles m'aident au cours des exorcismes, prient pour moi et pour les possédés, et les assistent autant que possible, dans leur long et difficile chemin de libération. Les deux jeunes hommes sont deux possédés. Personne ne le sait. Les seuls à le savoir, ce sont eux et les deux femmes qui les «escorteent». Quand sonnent 10 heures, de l'arc des cloches, le portail à côté de la basilique du Vatican, arrive une jeep blanche. Dedans, trois hommes. Un chauffeur, le Pape debout et, assis à ses côtés, son secrétaire privé, Mgr Georg Gänswein. Les deux femmes se tournent vers Giovanni et Marco. Instinctivement, elles les soutiennent par les bras. Tous deux, en effet, commencent à avoir des comportements étranges. Giovanni tremble, et claque des dents. Les deux femmes comprennent que quelqu'un est en train d'agir dans le corps de Giovanni et de Marco. Quelqu'un qui, au fur et à mesure que les minutes passent, se montre de plus en plus agité.
...
Le pape descend de la jeep et salue les personnes placées dans les premières rangées. Giovanni et Marco, ensemble, commencent à hurler. Ils s'allongent sur le sol en hurlant. Ils hurlent."Sainteté, sainteté, nous sommes là!" crie au pape l'une des deux femmes qui tente d'attirer son attention. Benoît XVI se tourne, mais ne s'approche pas. Il voit les deux femmes et il voit les deux jeunes hommes par terre criant, tremblant, bavant, hors d'eux. Il voit le regard de haine des deux hommes. Un regard dirigé vers lui. Le pape ne perd pas son calme. Il regarde de loin. Il lève un bras et les bénit tous les quatre. Pour les deux possédés, c'est un choc furieux. Un coup de fouet asséné sur tout le corps. Tant et si bien qu'ils retombent 3 mètres plus loin, claqués au sol. A présent, ils ne crient plus. Mais ils pleurent, pleurent, pleurent. Ils pleurent durant l'audience entière. Puis, quand le Pape s'en va, ils rentrent en eux-mêmes. Ils retournent en eux-mêmes. Et ne se souviennent de rien."
Add : le bureau de presse du Saint-Siège dément.
Michel JanvaPosté le 2 février 2012 à 14h41 | Lien permanent | Commentaires (9)
Vers des matchs de football joués à huis-clos
Suite aux 74 morts et 1000 blessés à l'issue d'un match de football en Egypte, Maroun Charbel écrit dans Présent :
Michel Janva"Les réactions sont, bien évidemment, nombreuses et certains accusent même les fidèles de Hosny Moubarak et de l’ancien régime d’avoir mis le feu aux poudres. Impossible à vérifier. Il nous est impossible de quantifier la « force de frappe » des derniers fidèles de Moubarak. Au Liban aucun match de football, match de championnat comme match amical, ne se joue autrement qu’à huis clos de crainte de voir les gradins s’enflammer. La plupart de nos clubs de foot sont réputés proches de tel ou tel autre parti ou communauté. Je ne sais pas si les Egyptiens pourraient subir une telle privation…"
Posté le 2 février 2012 à 13h58 | Lien permanent | Commentaires (2)
En l'honneur de Jeanne, fleurissons ses monuments
Michel JanvaPosté le 2 février 2012 à 13h46 | Lien permanent
Un avortement à 9 mois, c'est possible avec l'IMG
Extrait d'un article de Pierre-Olivier Arduin dans La Nef :
Michel Janva"Une enquête de terrain conduite au sein d’un grand centre hospitalier de province révèle que l’interruption médicale de grossesse (IMG), bien que légale depuis plus de 35 ans, est vécue comme « un geste à la limite du tolérable » par des médecins et des sages-femmes qui en approuvent pourtant le principe et l’effectuent régulièrement dans leurs services respectifs.
L’IMG peut être pratiquée à tout moment de la grossesse et jusqu’au dernier jour avant la naissance si deux médecins membres d’une équipe pluridisciplinaire attestent, soit que « la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la femme », soit qu’il existe « une forte probabilité que l’enfant à naître soit atteint d’une affection d’une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic » (Art. L. 2213-1 CSP). En fait, le terme d’IMG désigne imparfaitement un acte que la loi qualifie d’« interruption volontaire de grossesse pour motif médical ». Jusqu’en 1975, l’avortement dit thérapeutique n’était exceptionnellement admis que s’il était le seul moyen de sauver la vie de la mère. Depuis l’adoption de la loi Veil, l’interruption de grossesse procède de la volonté de la mère et dans le cas de l’IMG de son jugement personnel sur le handicap de l’enfant qu’elle attend. Informée de l’état pathologique du fœtus, c’est en effet elle qui fait la demande d’avortement auprès d’un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal. [...]
L’avortement est d’autant plus ressenti par les soignants « comme un acte à la limite du tolérable » que lorsque la grossesse a dépassé 24 semaines le médecin est contraint d’effectuer un geste actif de fœticide intra utero pour empêcher la naissance d’un enfant vivant qui ne peut être légalement euthanasié. Le sentiment de transgression est également très présent lorsque l’enfant n’est pas affecté d’une maladie mortelle comme dans le cas de la trisomie 21. [...]"
Posté le 2 février 2012 à 11h48 | Lien permanent | Commentaires (8)
Samedi matin à Poissy : réunion de SOS Tout-Petits
Michel JanvaPosté le 2 février 2012 à 10h23 | Lien permanent
Les laïcistes mangeront-ils des crêpes aujourd'hui ?
Petit rappel bienvenu de Jacques de Guillebon :
Michel Janva"Ce jeudi, c’est crêpes. Tout le monde va en manger, au moins tous ceux qui ont quelque progéniture dans leur foyer, ou tout autre gourmand ayant conservé son âme d’enfant. Peu nombreux pourtant qui se soucieront de l’origine de cette tradition. Elle nous ramène, comme il n’est pas rare dans ce pays et dans ce continent, à notre culture chrétienne, c’est-à-dire juive en l’occurrence : la Chandeleur – c’est son nom – est en effet la fête de la Présentation de Jésus au Temple, qui est en même temps le jour de la Purification de la Vierge.
Car le Lévitique édicte : « Lorsqu’une femme deviendra enceinte, et qu’elle enfantera un mâle, elle sera impure pendant sept jours (…) Le huitième jour, l’enfant sera circoncis. Elle restera encore trente-trois jours à se purifier de son sang ; elle ne touchera aucune chose sainte, et elle n’ira point au sanctuaire, jusqu’à ce que les jours de sa purification soient accomplis. » Le 2 février, quarante jours après Noël, commémore ainsi la venue de Marie la jeune mère au Temple, et comme l’année liturgique chrétienne est composée avec une finesse et une intelligence redoutables, ce jour tombe précisément au moment où les antiques païens, par leurs sanglantes Lupercales romaines ou par leur Imbolc celte, célébraient le renouveau des semailles et le début de la fin de l’hiver. Pour les chrétiens, Jésus est la lumière du monde : le jour de sa naissance fixé au solstice hiémal, quand le « sol invictus » prouve bien qu’il l’est en renaissant dans la nuit obscure, résonne avec ce jour de la Chandeleur, où le Sauveur commence d’être présenté au monde. La nuit se dissipe peu à peu, la lueur d’une terre nouvelle perce.
Mais ce jeudi, si c’est crêpes, c’est surtout qu’au Vème siècle, le pape Gélase en fit distribuer gratuitement au peuple romain, en signe de fête. Car la Chandeleur annonce aussi les temps carnavalesques qui eux-mêmes précèdent le Carême. [...] Où que le contemporain tourne la tête, il est de toute part acculé à se réjouir avec le chrétien de choses qui le dépassent. J’ignore si c’est dur à vivre."
Posté le 2 février 2012 à 09h40 | Lien permanent | Commentaires (7)
Refuser de cotiser pour l'avortement : les évêques américains mobilisés
Jeanne Smits a traduit la lettre de l'évêque de Lincoln, Nebraska, Mgr Fabian D. Bruskewitz, dénonçant l'obligation faite à tous les pourvoyeurs d'assurance-santé américains de couvrir le remboursement de la stérilisation et des produits contraceptifs et abortifs. Il a imposé la lecture intégrale et « obligatoire » de sa lettre lors de toutes les messes dominicales du diocèse ces 28 et 29 janvier. Extrait :
"Comme vous le savez, l'achat d'une assurance-santé par chaque citoyen des Etats-Unis est désormais obligatoire en vertu de la loi fédérale. Cette même loi donne autorité au Secrétaire de Cabinet pour la Santé et les Services humains sur l'assurance-santé dans son ensemble. Le Sécretaire actuel, Kathleen Sébélius, apostate catholique amère, requiert que toute assurance, y compris privée, couvre obligatoirement la couverture de péchés graves et mauvais. Cela signifie que toutes nos écoles catholiques, nos hôpitaux, nos agences de services sociaux, et assimilés vont être forcés à participer au mal. L'Eglise catholique a supplié le président Obama d'annuler ce décret, mais toutes les supplications ont été accueillies avec mépris et sont tombées sur des oreilles de sourds. Ce décret s'accompagne de nouvelles offensives du gouvernement fédéral contre les services catholiques de secours social (Catholic Relief Services) et contre le travail des évêques dans les services d'aide aux immigrés et aux réfugiés.
La secrétaire Sebelius, en un acte de dérision, a déclaré que ceux qui pourraient bénéficier de l'objection de conscience (quasiment personne) ont un an pour se mettre en conformité, mais qu'au cours de cette année ils devront « adresser » les gens à une assurance qui couvre ces actes mauvais. Nous ne pouvons pas et nous ne voulons pas respecter ce décret injuste. Comme les martyrs de jadis, nous devons être prêts à accepter des souffrances qui pourront comprendre de lourdes amendes et l'emprisonnement. Notre liberté religieuse américaine est gravement menacée.
Tous les catholiques sont invités à prier et à faire pénitence pour que cette question trouve une solution. Tous doivent prendre contact avec leurs représentants élus pour protester contre ce scandale et pour insister sur l'adoption d'une loi « Respect de la conscience » qui passe actuellement devant le Congrès."
En France, cette abomination est en place depuis de nombreuses années déjà... Et quand un jeune entrepreneur crée une mutuelle pro-vie, il est dénoncé.
Michel JanvaPosté le 2 février 2012 à 08h18 | Lien permanent | Commentaires (4)
La séparation des parents a une influence négative sur l'éducation
Lu dans Le Monde :
"Un garçon élevé par une mère seule a moins de chance d'aller à l'université et d'y réussir qu'une fille ou un garçon qui a grandi avec ses deux parents. On croyait que seul le milieu culturel avait un effet, mais voilà que l'influence de la composition de la famille devient un déterminant supplémentaire, selon une étude parue fin 2011.
A l'origine des travaux, il y a deux chercheuses, Marianne Bertrand, professeur d'économie à la Booth School of Business de l'Université de Chicago, et Jessica Pan, de la National University of Singapore.
[...] En 6e, l'inégalité entre les sexes sur ce point est presque deux fois plus grande pour les enfants élevés par une mère célibataire que pour ceux grandissant dans une famille traditionnelle. Si l'on considère les exclusions en classe de 3e, l'écart est de 25 % dans le cas des familles éclatées, contre 10 % dans les familles classiques."
C'est beau toutes ces études qui s'aperçoivent de l'influence fondamentale de la famille pour la société. A quand un retour sur les lois concernant le divorce pour donner aux enfants "l'égalité des chances"... ?
Michel JanvaPosté le 2 février 2012 à 08h10 | Lien permanent | Commentaires (1)
Vers la conversion de Fidel Castro ?
Lu sur l'Evangile de la Vie :
Michel Janva
"Le quotidien italien La repubblica, du 1er février, parle de la conversion de Fidel Castro : "La conversion de Fidel Castro, après une vie de militant athée, son «oui» à la foi religieuse après son excommunication par le pape Jean XXIII le 3 Janvier 1962, pourraient être le don le plus grand de la prochaine visite de Benoît XVI à Cuba à la fin de Mars.
«Ces derniers temps - a dit Alina - Fidel Castro s'est rapproché de la religion, il a redécouvert Jésus au seuil de la mort. Cela ne me surprend pas, parce que papa a été élevé chez les jésuites»
« C'est seulement la peur de la mort?
«Je ne sais pas s'il faut vraiment l'appeler peur. Mais je suis persuadée qu'aujourd'hui il est plus préoccupé par le sort de son âme que par l'avenir de Cuba»."
Posté le 2 février 2012 à 07h53 | Lien permanent | Commentaires (11)
Etats-Unis : les baptistes soutiennent les catholiques contre le gouvernement
Lu sur Americatho :
Michel Janva"La Southern Baptist Convention (convention baptiste du Sud) est la deuxième plus importante “dénomination” chrétienne, après l’Église catholique, aux États-Unis. Elle compte environ 35 millions d’adeptes. Un de ses principaux dirigeants, le pasteur Albert Mohler, également président du Southern Baptist Theological Seminary, a applaudi, le 31 janvier dernier, la position de résistance civique des évêques catholiques américains au scandaleux mandat fédéral du ministère de la Santé des États-Unis. S’adressant dans un enregistrement à ses coreligionnaires, Albert Mohler leur a déclaré : « Vous devez au moins admirer le courage des évêques catholiques quand ils déclarent qu’ils préfèrent aller en prison plutôt que d’obéir à cela. Combien de présidents évangéliques, de pasteurs et de dirigeants [protestants] sont disposés à faire de même ? Nous allons le voir dans les prochains mois. »"
Posté le 2 février 2012 à 07h49 | Lien permanent
01 février 2012
Quand on connaît la trisomie, on peut mieux l'accepter
Président de l'association Les amis d'Éléonore, du nom de sa fille atteinte de trisomie 21, Emmanuel Laloux répond à une interview de Nord Eclair :
"(...) Vous dites vouloir changer le regard de la société sur la trisomie. Qu'y a-t-il à changer selon vous ?
Avec l'association, qui regroupe des parents d'enfants trisomiques, et qui a été créée au moment du débat sur la révision de la loi de bioéthique, on a voulu parler de cette maladie en abordant ses qualités, pas que ses défauts. Ce n'est pas facile, mais il faut voir tout le bien qu'apportent les faibles à la société. Et quand on connaît ce que c'est exactement, je pense qu'on peut mieux l'accepter.
Que dites-vous à ceux qui disent qu'un monde sans trisomiques serait meilleur ?
Je comprends tout à fait qu'on considère qu'il faut éradiquer la trisomie. Mais c'est le principe du zéro danger, du zéro défaut. Or on n'arrivera jamais au zéro défaut, et si on y parvient, c'est très dangereux.
Je ne sais pas ce qu'on aurait fait si on nous avait dit avant la naissance que notre enfant était trisomique. Mais avec le recul, je la garderais. Éléonore a changé ma vie positivement. Ma fille est très sensible au regard qu'on porte sur elle, et je crois que les débats sur le dépistage systématique de sa maladie, elle les a profondément ressentis. Elle prend ça comme une attaque et revendique le droit de vivre.
Comprenez-vous que les parents soient effrayés à l'idée d'avoir un enfant trisomique ?
Je pense que tout dépend de la manière dont la maladie est présentée. Tant qu'on aura cette pression incroyable sur les couples, tant qu'on ne les aidera pas à franchir ce cap, il est compréhensible que les parents soient effrayés, qu'ils veuillent avoir l'enfant le plus beau possible. Il faut s'adapter à une réalité qu'on n'avait pas choisie au départ. En fait, et c'est fondamental, Éléonore, on l'a accueillie comme une enfant, pas comme une handicapée."
Philippe CarhonPosté le 1 février 2012 à 23h40 | Lien permanent | Commentaires (3)
Le camp de la Vie peut l'emporter
Suite au post consacré à l'interview de Martial Bild sur la défense de la vie, ce dernier a déposé ce commentaire pour préciser sa pensée :
"Rentrant de Radio Courtoisie où je recevais notamment Mgr Michel Aupetit, vicaire général du Diocèse de Paris, je découvre la sympathique recension de mon entretien accordé au libre journal du Parti de la France. Je remercie vivement le Salon Beige ainsi que l'ensemble des personnes qui ont participé aux commentaires.
Sur l'avortement, mon propos est simple. Il faut revoir totalement les lois Veil et Neiertz. L'avortement constitue une barbarie moderne et il faut donc se donner tous les moyens , notamment économiques, pour mettre fin à cette situation. J'affirme que nos compatriotes peuvent adhérer à ce projet si nous les informons de la gravité de cet acte et de ses conséquences , si nous mettons en place une politique globale allant de la refonte des plannings familiaux à l'adoption prénatale, de la relance de la politique familiale à l'aide aux mères célibataires... Il serait sot et mensonger de dire ou laisser croire que cette vaste entreprise pourrait se faire du jour au lendemain. L'enjeu est de sauver des vies 1, 1000, 10 000 puis 220 000 par an. Nous ne ferons pas cela sans l'assentiment de Français dûment informés et responsabilisés . Le camp de la Vie peut l'emporter."
Philippe CarhonPosté le 1 février 2012 à 23h27 | Lien permanent | Commentaires (10)
La loi Gayssot est-elle inconstitutionnelle ?
Alors que Nicolas Sarkozy promet un nouveau texte punissant la négation du génocide arménien en cas de censure constitutionnelle, Nouvelles de France se demande si une censure constitutionnelle pourrait sonner le glas des lois mémorielles dites aussi "liberticides", comme la loi Gayssot notamment :
"En ce prononçant sur la pénalisation de la négation du génocide arménien, le Conseil constitutionnel va, indirectement, se prononcer sur la constitutionnalité de la loi Gayssot qui, si elle concerne un autre génocide, a néanmoins une structure juridique similaire à la loi pénalisant la négation du génocide arménien. Elle pourrait être invalidée si une question prioritaire de constitutionnalité était soulevée devant les Sages. C’est paradoxalement l’adoption d’une loi pénalisant la négation d’un génocide qui va peut-être contribuer à censurer toutes les lois du même type, si toutefois la loi sur le génocide arménien est déclarée inconstitutionnelle."
Philippe CarhonPosté le 1 février 2012 à 22h55 | Lien permanent | Commentaires (3)
Rassemblement international pour la civilisation de la vie et de l'amour à Czestochowa
"Une cérémonie intitulée « Acte d’abandon dans les mains de la Mère de Dieu : protection de la civilisation de la vie et de l’amour dans le monde », promue par « Human Life International », s’est déroulée samedi dernier 28 janvier, à Jasna Góra, sanctuaire national de la Vierge Noire de Czestochowa.
Des représentants des mouvements pour la vie de 18 pays ont participé à cet événement : Pologne, Biélorussie, Ukraine, Russie, Kazakhstan, Lettonie, Lituanie, Slovaquie, République tchèque, Hongrie, Autriche, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Portugal, Royaume-Uni et Etats-Unis.
Les représentants des prêtres orthodoxes et des mouvements pour la vie en Russie, Ukraine et Biélorussie étaient aussi présents à cette rencontre de prière (...)
Pendant la cérémonie, une reproduction de l’icône de la Vierge noire a été remise en vue du pèlerinage, à l’intention de la civilisation de la vie, qui partira de la Russie et se rendra à Fatima, en traversant l’Asie et l’Europe."
Posté le 1 février 2012 à 22h50 | Lien permanent | Commentaires (2)
Que faisait Christine Boutin à la marche pour la vie ?
Christine Boutin était l'invitée ce matin de Jean-Jacques Bourdin sur RMC. Curieux échange (5'24'') :
Jean-Jacques Bourdin : "Alors la famille, l'éducation, la dignité. Vous appelez la dignité, c'est contre le PACS, contre l'avortement, contre..."
Christine Boutin : "Non, non, non, non, non, non, non, non..."
Jean-Jacques Bourdin : "Vous ne revenez pas sur la loi sur..."
Christine Boutin : "Je ne reviens pas sur la loi sur l'avortement par contre je suis absolument hostile au mariage, à l'adoption et à l'union civile des homosexuels"
Le point n°9 de la charte et consignes pour les Marcheurs précise pourtant :
"Nous demandons l’accueil inconditionnel de la vie humaine et que soit aimé et respecté chaque être humain pour lui-même, dès sa conception jusqu’à sa mort naturelle. Nous demandons l’abolition de l’avortement et l’arrêt de toutes atteintes à l’être humain au stade embryonnaire."
Philippe CarhonPosté le 1 février 2012 à 22h24 | Lien permanent | Commentaires (13)
Le vrai Ratzinger : l'amoureux des amoureux
Témoignage émouvant de Anthony et Marta Valle dont le mariage a été célébré par...le cardinal Ratzinger :
"Qui est le vrai Joseph Ratzinger, aujourd'hui le Pape Benoît XVI?
Pour le monde, il est plein de choses; pour nous, il est le prêtre qui a célébré notre messe de mariage dans la basilique Saint-Pierre le 24 Juin 2004, 10 petits mois avant qu'il ne devienne le Pape Benoît XVI (...)
Qu'est-ce qui a fait que le prélat du rang le plus élevé dans l'Eglise catholique à côté du Pape, dise oui à la demande d'un couple inconnu qu'il célébre leur messe de mariage?
A leur mariage, qu'est-ce qui a fait qu'il prononce un tel sermon, de près une demi-heure, qui aurait pu - certains prétendent même aurait dû - être beaucoup plus court, étant donné les responsabilités immenses du cardinal?
Et par dessus tout cela, qu'est-ce qui l'a obligé à nous envoyer, avec une dédicace personnelle, en édition limitée, son dernier livre comme cadeau de mariage?
Ce sont des questions que nous nous posons en permanence nous-mêmes, et la seule réponse qui nous revient dans le murmure de la prière est "Amour": mieux encore, une personne ainsi frappée d'un profond amour personnel pour le Christ devient lui-même un amoureux des amoureux.
Et c'est le vrai Ratzinger que nous sommes venus à connaître."
Posté le 1 février 2012 à 21h49 | Lien permanent | Commentaires (2)
L'entourage franc-maçon des principaux candidats à la présidentielle
Commentaire lu sur Benoit-et-moi à propos du dossier de l'hebdomadaire Le Point qui a étudié l'entourage des principaux candidats à la présidentielle.
"(...) Deux candidats mineurs à la présidence sont des francs-maçons déclarés: Jean-Luc Mélenchon, candidat de l'extrême gauche, fait partie du Grand Orient, tandis que Corinne Lepage (...) qui a été ministre de l'écologie du gouvernement Juppé de 1995 à 1997 (...) a été initiée dans la Grande Loge Féminine une obédience réservée aux femmes (...)
Le Point, en tenant compte des plaintes et des démentis qu'il dit ne pas craindre, compte treize francs-maçons dans l'entourage immédiat de Nicolas Sarkozy, parmi lesquels les ministres des Finances, François Baroin, du Travail, Xavier Bertrand, de la Défense, Gérard Longuet, de l'Intérieur, Claude Guéant, de la Justice, Michel Mercier, des Sports, David Douillet, des Relations avec le Parlement, Patrick Ollier, de la Coopération internationale, Henri de Raincourt et de l'Education, Luc Chatel . Ces deux derniers ministères, dans l'histoire française ont presque toujours été confiés à des maçons, mais, comme nous le voyons, avec Sarkozy, c'est le gouvernement tout entier qui semble plutôt une grande Loge (...) Quant à Sarkozy, il faut se rappeler de la relation très particulière entre le Président et l'ancien grand maître du Grand Orient Alain Bauer, et sa vieille habitude - curieux pour quelqu'un qui prétend ne pas être un franc-maçon - de signer de son nom suivi des trois points, comme font les «frères» (...)
Dans l'équipe qui gère la campagne de Hollande, Le Point a identifié dix francs-maçons, dont le président du Sénat, Jean-Pierre Bel, les anciens ministres Michel Sapin et Jean-Yves Le Drian, le maire de Lyon Gérard Collomb et le Directeur de la communications du candidat socialiste, Manuel Valls (...)
Aux côtés de Bayrou, comme conseiller écouté, il y a l'ancien sénateur et membre de la Cour des comptes, Alain Lambert, qui est de la même loge où est née la mystérieuse CIU (...)
Quant à Marine Le Pen , fait partie de son équipe l'avocat - qui apparaît souvent dans les grands médias français - Maître Gilbert Collard, initié dans la Grande Loge de France, puis transféré à la Grande Loge nationale française, l'obédience la plus «traditionaliste» - en termes maçonniques, bien sûr (...) le Grand Orient a sérieusement discuté l'idée d'inviter Marine Le Pen lors d'une réunion de «Loge Blanche» à huis clos afin d'exposer son programme aux «frères», comme les autres candidats: une idée qui aurait été impensable il y a quelques années.
(...) finalement, dans la politique française, la maçonnerie réussit toujours à compter plus que dans d'autres pays."
Philippe CarhonPosté le 1 février 2012 à 21h42 | Lien permanent | Commentaires (4)
L'argent des donateurs du Sidaction
... sert à couvrir les frais de justice colossaux de l’association. Le Sidaction paye avec l’argent des donateurs des avocats pour contrer les multiples procédures que certains salariés intentent à la direction – se plaignant de leurs conditions de travail. En 2010, près de 416 000 euros ont été provisionnés pour «les risques sociaux».
Quelques rappels sur la Sidaction par ici.
Michel JanvaPosté le 1 février 2012 à 21h39 | Lien permanent | Commentaires (0)
L'Egypte en transition (modérée)
Le cheikh (modéré) Youssouf al-Qaradawi, mentor des Frères musulmans (modérés), affirme que la charia s'appliquera progressivement :
"Je pense que durant les cinq premières années, il ne devrait pas y avoir de mains amputées. Cette période doit être consacrée à l‘enseignement. Une phase de transition."
Et à force de transition modérée, l'Egypte deviendra comme l'Arabie Saoudite, où 35 chrétiens éthiopiens (pas modérés) réunis pour prier chez l’un d’eux ont été arrêtés, maltraités et emprisonnés.
Michel JanvaPosté le 1 février 2012 à 21h03 | Lien permanent | Commentaires (7)
La prière au Jardin des Oliviers
La catéchèse de l'audience générale a été consacrée à la prière de Jésus au Jardin des oliviers. Il advint cette fois, a dit Benoît XVI, "quelque chose de nouveau car il ne désirait pas rester seul. Souvent il s'écartait de la foule et même de ses disciples" pour prier, tandis qu'à
"Gethsémani il invita Pierre, Jacques et Jean à l'accompagner. Ils sont ceux qu'il avait amené avec lui lors de la transfiguration".
Ce geste avait donc une signification spéciale. Il s'agissait
"d'une requête de solidarité au moment où il sentait la mort s'approcher. Cette proximité dans la prière exprimait une syntonie à la veille de l'accomplissement de la volonté du Père. Elle invitait aussi chaque disciple à le suivre sur le chemin de la croix."
Le Saint-Père a évoqué trois passages révélateurs: Jésus s'adresse au Père en l'appelant Abba.
"Ce rapport de Jésus avec le Père, fait de tendresse, d'affection et de confiance dans l'abandon".
Dans sa prière ensuite, il
"fait une demande dans laquelle apparaît le drame de sa volonté humaine face à la mort et au mal".
Enfin, il adhère pleinement à la volonté divine... Jésus nous dit que c'est dans cette conformation de la volonté humaine à celle de Dieu que l'homme atteint sa vraie grandeur et devient divin... C'est ce qu'il accomplit au Gethsémani, où en fondant la volonté humaine à la volonté divine il fit naître l'homme véritable et la rédemption des hommes". Lorsque nous récitons le Pater, a ajouté Benoît XVI,
Michel Janva"nous demandons au Seigneur de faire sa volonté au ciel comme sur terre, en reconnaissant qu'il existe une volonté de Dieu avec et pour nous, pour notre existence, qui doit être la référence de notre être et de notre volonté... La terre se fait ciel et lieu de l'amour, de la bonté, de la vérité et de la beauté divine, si la volonté de Dieu y est faite".
Posté le 1 février 2012 à 20h57 | Lien permanent
Abominable profanation en Inde
Lu ici :
Lahire
"Un antique cimetière chrétien a été profané et dévasté en ayant recours à des bulldozers à Sabarmati, dans les environs d’Ahmedabad, capitale de l’Etat du Gujarat (dans l’ouest de l’Inde). Selon les chrétiens du India Christian Council (AICC) qui descendent aujourd’hui, 1er février, dans les rues d’Ahmedabad pour protester contre « l’acte barbare et irrespectueux », il existe des suspects [doutes. NDL] fondés que l’attaque soit l’œuvre de groupes radicaux hindous, très actifs dans cet Etat.
Aux vues du grave épisode, qui remonte au 26 janvier dernier, l’AICC demande la démission immédiate du Premier Ministre du Gujarat, Narendra Modi, responsable connu du Baratiya Janata Party (BJP) et très proche des groupes extrémistes hindous" (suite).
Posté le 1 février 2012 à 16h59 | Lien permanent | Commentaires (0)
L'Eglise n'est pas hostile à la préférence nationale
Sur l'Acropole, Jean Darcey réagit au dernier livre d'Etienne Pinte et du père Turck :
Michel Janva"selon le P. Turck et Etienne Pinte, l'Eglise serait hostile à la préférence nationale [...] les détracteurs de la préférence nationale injustement et puérilement considérée comme «rejet de l'autre», tendent à confondre le droit naturel du migrant relevant de la morale et les droits politiques qui résultent de l'appartenance à la cité - eux aussi subordonnés à la morale, il s'entend. Citons le Docteur angélique, qui n'a fait que relire la pensée traditionnelle à la lumière de l'Evangile :
«Ainsi donc faut-il dire que l’amitié de ceux qui sont du même sang est fondée sur la communauté de l’origine naturelle, celle qui unit des concitoyens sur la communauté civile, celle qui unit des soldats sur la communauté guerrière. C’est pourquoi, en ce qui concerne la nature, nous devons aimer davantage nos parents; en ce qui touche aux relations de la vie civile, nos concitoyens; et enfin, en ce qui concerne la guerre, nos compagnons d’armes. Ce qui fait dire à Aristote: « A chacun il faut rendre ce qui lui revient en propre et répond à sa qualité. Et c’est ce qui se pratique généralement: c’est la famille que l’on invite aux noces; de même, envers ses parents, le premier devoir apparaîtra d’assurer leur subsistance, ainsi que l’honneur qui leur revient. » Et ainsi en est-il dans les autres amitiés.»
Il apparaît donc avec Saint Thomas d'Aquin que la tradition catholique considère comme naturelle et juste la coutume antique de préférer politiquement ses concitoyens à ceux des autres cités, ce que nous appelons aujourd'hui préférence nationale, sans laquelle l'amitié politique n'est pas possible.
Enfin, dans la perspective catholique, la charité est toujours ordonnée à la justice, qui veut que l'on rende le bien à sa communauté naturelle (sa famille), et à sa communauté politique avant les autres. Le règne que le Christ souhaite avoir sur toute la société, dans les coeurs, et dans tout l'univers n'est pas en contradiction avec le droit positif de la nation qui en est distinct, et dont la fin est avant tout le bien commun de l'Etat. « Le bien de la partie est toujours conditionné au bien du tout» nous enseigne Saint Thomas."
Posté le 1 février 2012 à 15h03 | Lien permanent | Commentaires (13)
A quand une véritable rupture avec le socialisme ?
Je me permets de remonter ce commentaire intéressant de PG, suite à la critique de l'ouvrage "étatiste" de Marine Le Pen, car tout le monde ne lit pas toujours les commentaires :
Michel Janva"Le problème des partis politiques français vient de ce que les mandats étant renouvelables, il se développe à leur tête une classe politique dont les membres ne travaillent pas, ou n'ont jamais travaillé, ou ne sont que des fonctionnaires en disponibilité, les énarques étant particulièrement néfastes en ce sens. Cela influence nécessairement leurs conceptions vers l'étatisme, et donc en France vers celui qui a ses racines les plus anciennes, reprises d'ailleurs de la monarchie finissante, le jacobinisme. Cet étatisme prend des formes diverses, nationales, ou internationalistes, eurofédéralistes ou souverainistes, etc....
Mais la rupture avec le socialisme à laquelle aspire une majorité de Français de droite (et sur laquelle Chirac en 1995, et Sarkozy en 2007 furent élus) ne se met jamais en place : il faudrait revenir sur trop de mythes, d'habitudes, de tics et de réflexes, d'avantages acquis, de positions établies, de corporatismes, qui se résument tous dans cette illusion que l'Etat peut tout réussir pour chacun et que chacun a droit à la bienveillance désintéressée et indolore par définition de l'Etat. C'est une illusion que la Vème République a perpétuée, et c'est une impasse pour la droite, qu'elle soit UMP ou FN, face à la gauche : car celle-ci étant l'original, la matrice du jacobinisme et de l'étatisme redistributeur, aura toujours plus de crédibilité et de répondant dans la société française shootée à l'étatisme. Un drogué aime son dealer.
La droite nationale est redevenue étatiste : cela plait à certains électeurs, mais il est certain que cela laisse un espace politique à N. Sarkozy en direction des classes moyennes, et des professions indépendantes, aux TPE et PME. SI N. Sarkozy devait être réélu, c'est certainement à partir de cette re étatisation du FN, qu'il aura reconstruit un socle électoral attirant cette portion des électeurs, qui sont environ 10 à 15 % du corps électoral français.
Marine Le Pen a fait un choix d'aller vers l'électorat populaire, qui vient de la gauche dans les anciennes régions ouvrières, celui du Nord et de l'Est, et des certaines autres régions ou zones urbaines : mais le danger de ce choix, c'est qu'il ne prend pas en compte un autre ''peuple'' un autre ''petit peuple'' modeste, celui qui travaille encore de ses mains sans être salarié ou appartenir à la bourgeoisie d'argent. Un ''petit peuple'' encore plus invisible que l'ex classe ouvrière, car il est très divers et ne peut être enfermé dans un schéma : c'est pour cela qu'il échappe à des classifications généralistes, et que les énarques ne peuvent donc l'appréhender : il leur faut du gros, du grand, de l'épais, du statistiquement massif pour leurs analyses à grands coups de crayons sociologiques. Mais il passent à côté d'une réalité du peuple qui représente encore quand encore beaucoup de Français : car tout ce qui fait une catégorie sociologique ne se résume pas à des revenus, du patrimoine etc. : cela peut être aussi un sentiment, une manière d'être, une vision de la vie sociale et de l'existence. Et là autant demander à un énarque de quantifier un poème ou l'influence de la spiritualité dans les conceptions humaines.
C'est cette impossibilité qui frappe la droite française : il est peut-être dangereux qu'elle semble atteindre la droite nationale. Mais un livre est-il une personne ? La manière d'être et de communiquer de Marine Le Pen contredit en effet totalement ce livre."
Posté le 1 février 2012 à 14h01 | Lien permanent | Commentaires (15)
En 2012, Einstein aurait été avorté
Article des Dernières Nouvelles d'Alsace (cliquer pour agrandir) :
Michel JanvaPosté le 1 février 2012 à 12h26 | Lien permanent | Commentaires (5)
Eglise incendiée en Macédoine; monastère, cible d'un obus en Syrie
Lu ici ces faits portés contre la minorité chrétienne, mais que nul ne condamne, ni ne commente :
Lahire"Le couvent féminin de Saidnaya, situé à environ 35 km de la capitale Damas, et dépendant du Patriarcat orthodoxe d'Antioche, a été la cible d'un tir d'obus de provenance non identifiée hier. L'engin a traversé le mur du monastère pour atterrir dans l'une des chambres, sans exploser. Aucun blessé n'a été déploré, malgré la présence dans le réfectoire voisin des soeurs déjeunant avec des orphelins dont elles ont la charge. Les combats entre forces loyalistes et forces rebelles font rage dans la région depuis quelques jours".
"L'église de Sveti Nikola, à Vevcani près de Struga en Macédoine, a été la cible d'un incendie criminel qui a détruit entièrement sa toiture mais n'a heureusement pas endommagé les nombreuses icônes anciennes qu'elle renferme. L'incendie s'est produit hier, dix-huit jours après le carnaval local, qui draine des milliers de visiteurs, et durant lequel des musulmans se sont sentis visés par certains des déguisements chrétiens, moquant selon eux la burqa et le Coran. Les tensions interreligieuses ne cessent de grandir depuis, malgré un appel au calme des dirigeants musulmans quelques heures seulement avant l'incendie. Samedi, des manifestants ont caillassé un bus, mis en berne un drapeau macédonien flottant devant la mairie et l'ont remplacé par un drapeau islamique".
Posté le 1 février 2012 à 10h57 | Lien permanent | Commentaires (0)
La France selon Marine Le Pen
Pour que vive la France est le dernier essai politique que vient de publier Marine Le Pen. Son principe est celui de la causalité unique : Marine Le Pen met tous les maux sur le dos d’un «projet mondialiste». Extrait d'une critique lue dans Minute :
Michel Janva
"Dans la France selon Marine Le Pen, il n’y a jamais eu d’imprégnation socialiste, ni marxiste de la société, car, depuis l’élection de Valéry Giscard d’Estaing en 1974, la totalité des gouvernements (ceux de François Mitterrand inclus) a «partagé […] une même idéologie mondialiste née du capitalisme ultralibéral, qui sert les intérêts d’une oligarchie», et les seuls «remèdes» qui aient été appliqués sont «les remèdes ultralibéraux», une politique qui «a été théorisée, définie, organisée, voulue et appliquée» (par «on»)."
"Dans la France selon Marine Le Pen, il y a le regret du temps où la «construction libérale [s’est] heurtée aux constructions idéologiques des socialistes puis, à partir de 1848, aux doctrines marxistes» («Cette confrontation entre deux écoles de pensée a abouti dans une certaine mesure à limiter les excès de ce capitalisme industriel») et il n’y a nul hommage, il n’y a pas la moindre allusion, à ceux qui, n’étant pas marxistes, n’en ont pas moins contenu l’oppression capitalistique et amélioré grandement la condition ouvrière: les catholiques sociaux."
"Dans le livre de Marine Le Pen, il y a de quoi convaincre, à l’extrême gauche, les électeurs tentés par Jean-Luc Mélenchon et ceux qui croient, à l’extrême droite, à une vision complotiste de l’histoire. Dans le livre de Marine Le Pen, il manque juste un discours pour les Français de droite ou ceux qui, tout simplement, voient leurs activités quotidiennes entravées par les tonnes de paperasse à remplir et les multiples normes à respecter imposées par la bureaucratie d’un Etat et de collectivités territoriales encore profondément socialistes, et qui sont asphyxiés par le poids des charges sociales, taxes et impôts qu’ils doivent acquitter."
Posté le 1 février 2012 à 10h32 | Lien permanent | Commentaires (16)









