23 mai 2018

Les registres de catholicité : une longueur d'avance

Editorial du dernier numéro de Généalogie magazine :

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Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 11h27 | Lien permanent

Il faut réfléchir à la situation religieuse actuelle de la France, sans tabou, ni préjugés

Du père Michel Viot à propos du terrorisme islamiste :

Viot-b"[...] Certes, il y a eu des progrès : on est passé du « je suis Charlie. » au « pas d’amalgame. » « à l’islam dévoyé. » pour parler maintenant de « terroristes islamistes. » ! Mais est-ce suffisant ? Je ne le crois pas, en particulier parce que la France continue depuis un peu plus de deux siècles à être le seul pays civilisé au monde où l’on ne puisse pas parler librement des relations entre le politique et le religieux, j’entends par là sortir de l’intellectuellement correct, dicté, si l’on y réfléchit bien, par une coalition bien étrange. On y trouve en effet pêle-mêle, la franc-maçonnerie du Grand Orient de France, un certain catholicisme de gauche, des pêcheurs de voix dans tous les domaines où cela rapporte, inutile de les nommer, le tout figé dans une médiocrité intellectuelle qui n’a d’égale que sa sous-culture historique et philosophique, prête à se repaître de tous les syncrétismes et les relativismes. En fait, ce qui unit cet assemblage hétéroclite, c’est son adoration du progrès et son individualisme forcené, sans parler de sa furieuse envie d’être toujours à la mode, qui lui fait croire que le temps des religions est révolu ! Il y a toujours des chrétiens pour parler de christianisme areligieux, de post chrétienté et se croire autorisés à innover encore en matière liturgique !

Eh bien, le couteau va les rappeler à l’ordre. Et pour me faire comprendre je ne remonterai qu’à notre bonne vieille Bible, ce qui montrera au passage, que je mets en garde contre tous les fondamentalismes, juifs, chrétiens, et musulmans. Relisez, ou lisez cet admirable passage du livre des Juges, chef d’oeuvre d’humour noir, comme seule la Bible en a le secret : Juges 3 v 12-30. Vous y verrez comment Ehud, un des premiers Juges d’Israël se débarrassa du roi de Moab, Eglon, qui opprimait son peuple. Deux précisions importantes : Ehud était gaucher et Eglon très gros ! Le premier avait caché son poignard sous son vêtement, attaché à sa cuisse droite ! Et pour voir le roi seul, il lui avait dit « j’ai une parole de Dieu pour toi. ». Et là, surprise : de sa main gauche il le poignarda si bien au ventre que la poignée de la lame entra dans la graisse et que notre homme put sortir par le trou des latrines royales. Il ne fut pas poursuivi, car les serviteurs pensaient que le roi était occupé…! Mais il existe dans la Bible d’autres formes de pénétration de la Parole de Dieu.

Le prophète Isaïe (49 v2) parlant au nom du Seigneur disait « Il a disposé ma bouche comme une épée pointue », et le christianisme ne sera pas en reste pour reprendre ce symbole, certes spiritualisé, comme dans cette prophétie, mais n’effaçant jamais cependant complètement l’image de l’arme qui blesse ou qui tue (voir par exemple la prédiction de Siméon sur le glaive qui transpercera le cœur de Marie, Luc 2 v35). [...]

Il faut alors réfléchir à la situation religieuse actuelle de la France, sans tabou, ni préjugés ! Et malheureusement nous en sommes très loin. Les relations entre les Églises et l’Etat restent marquées par les ambiguïtés de la loi de séparation de 1905, lesquelles ont tout naturellement déteint sur le dialogue inter religieux. [...]"

Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 11h15 | Lien permanent

Bienvenue en Sicile (In guerra per amore ) de Pierfrancesco Diliberto

De Bruno de Seguins Pazzis pour les lecteurs du Salon beige à propos du dernier film diffusé par Saje :

0New York, 1943. Arturo, Sicilien émigré en Amérique, maladroit et sans le sou, aime d'un amour partagé Flora, la nièce du propriétaire du restaurant où il travaille comme garçon, maladroit et sans le sou. Mais elle a déjà été promise par son oncle à Carmelo, fils du bras droit de Lucky Luciano. Flora suggère à Arthur d’aller directement demander la main à son père à Crisafullo en Sicile ! Elle pense ainsi naïvement surmonter la volonté et les engagements de son oncle auprès de la mafia. Arturo accepte immédiatement, mais Flora lui signale que son père est en Sicile, et devant l'étonnement d'Arturo, lui demande s'il y a un problème. Arturo lui répond que le seul problème est qu'il y a la Deuxième guerre mondiale : de fait, l'armée américaine se prépare au débarquement en Sicile. Avant de partir, il se prend en photo avec Flora pour disposer d'une preuve de leur amour.

Avec : Pierfrancesco Diliberto (Arturo Giammarresi), Andrea Di Stefano (Philip Catelli) Aurora Quatrocci (Annina), David Mitchum Brown (Franklin Delano Roosevelt), Lorenzo Patané (Carmelo), Mario Pupella (Don Tano), Maurizio Marchetti (Don Calo), Mriam Leone (Flora), Orazio Stracuzzi (Oncle Alfredo), Stella Egitto (Teresa), Vincent Riotta (Commandant James Maone) , Sergio Vespertino (Saro), Maurizio Bologna (Mimmo), Antonello Puglisi (Agostino), Samuele Segreto (Sebastiano), Lorenzo Patané (Carmelo),  Forest Baker (général Patton), Rosario Minardi (Lucky Luciano), Salvatore Ragusa (Tommaso Lo Presti), Domenico Centamore (Tonino). Scénario : Marco Martani, Michele Astori, Pierfrancesco Diliberto. Musique : Santi Pulvirenti.

Entre rires et larmes !...

Totalement inconnu du public de ce côté des Alpes, Pierfrancesco Diliberto, surnommé Pif en Italie, est un réalisateur, scénariste, acteur et écrivain dont la renommée monte rapidement dans son pays. Après avoir été assistant réalisateur de Franco Zeffirelli puis de Marco Tullio Giordana, il signe en 2013 son premier long métrage, La Mafia tue seulement en été(La mafia uccide solo d'estate). Récompensée par onze prix, cette comédie dramatique raconte la vie d’Arturo, un sicilien qui croise depuis ses plus jeunes années la route de la Mafia qui connait à Palerme dans les années 1980 et jusqu’au début des années 1990 une période sanglante de son histoire. Pour son deuxième long métrage, In guerra per amore, traduit par le distributeur français, Saje distribution, par Bienvenue en Sicile, le cinéaste confirme son gout pour le mode tragicomique (le film est très justement dédié à Ettore Scola) et place de nouveau la mafia en toile de fonds de son récit. Né à Palerme en 1972, Pierfrancesco Diliberto, dans son enfance et sa jeunesse, a pu observer de près les méthodes mafieuses. Aussi,  dispose-t-il d’une vraie légitimité pour en parler, d’autant qu’il s’appuie sur une documentation sérieuse.

La petite histoire à la merci de la Grande Histoire…

Cette fois, le décor passe des années 1970 à celui des années 1940 et l’histoire se déroule pendant une période de l’histoire de la Sicile qui courre des préparatifs du débarquement américain (opération Husky) jusqu’à la fin de la guerre. Dire le décor est insuffisant, tant les personnages de cette tragicomédie font partie même des bouleversements historiques majeurs qui sont décrits. Ainsi, le spectateur peut voir à l’écran le patron de la mafia, Lucky Luciano, en prison à Sing Sing, le général Patton ou encore Franklin Delano Roosevelt, 32èmeprésident des Etats-Unis ! Excusez du peu ! Car il s’agit ni plus ni moins, de montrer comment les évènements conduits par les grands décideurs de ce monde peuvent peser, parfois heureusement mais le plus souvent dramatiquement, sur le destin des gens ordinaires, le commun des mortels. Occasion pour le cinéaste de passer avec aisance de la comédie au drame et à la dénonciation, ou du moins à la mise en évidence, de la manière dont les Américains ont débarqué en Sicile avec l’aide de la mafia, ayant passé un pacte avec Lucky Luciano qui croupissait en prison et qui leur a procuré les contacts nécessaires pour leur donner toutes les chances de réussir. Le cinéaste va plus loin dans la critique en mettant en évidence comment ceci a permis à la mafia de retrouver toute sa puissance à la fin et au sortir de la Seconde Guerre Mondiale. « (…) La conduite des Alliés avant et après l'occupation a été un facteur de première importance pour le rétablissement sur l'île de l'activité mafieuse. L'action des Alliés a servi au moins en partie à restaurer la force de la mafia, de la réimplanter, avec une nouvelle énergie (…). » Ainsi s’exprimait en 1976, le sénateur Luigi Carraro, membre de la Commission anti-mafia de la sixième législature dans son rapport final. C’était sans doute la première fois qu'a été évoqué et écrit noir sur blanc, que la mafia en Sicile s’était épanoui à partir d'une date précise, celle du 10 juillet 1943, lorsque plus de 160 000 hommes des forces alliées entamèrent l'opération Husky, le début de la campagne d'Italie. Le cinéaste lève ici le voile pudique déposé sur ce fait strictement historique.

Un mode résolument paradoxal…

Le ton du film passe en permanence de celui de la comédie, parfois burlesque,  à celui de la comédie sentimentale, ou à celui du drame quand ce n’est pas à certain moment une touche de romantisme qui vient adoucir un mode qui est pratiquement en permanence ironique et paradoxal. C’est bien ce mode à la fois ironique et paradoxal qui serait la caractéristique la plus forte du film et qui en fait tout l’intérêt. Pour la comédie et le burlesque on appréciera la séquence au cours de laquelle Arturo Giammarresi, assisté du duo de mendiants, l’aveugle Saro et son compère Mimmo, demande la main de Flora à son père alité et sur le point de mourir, mais aussi toutes les scènes avec Saro et Mimmo, son guide et faire-valoir, personnages tout droit sortis de la tradition comique italienne et plus loin de la commedia del arte, ou encore celle au cours de laquelle Arturo s’évertue à essayer de prononcer correctement le mot « water ». Et puis, il faut bien l’admettre, il n’y a qu’un cinéaste italien qui peut faire voler un âne et faire pendre une statue de Mussolini par les pieds à une corde à linge ! Pour le drame, tout se concentre sur le personnage  du lieutenant Philip Catelli, officier de l’OSS (Bureau des services stratégiques) d’origine italienne et qui s’est porté volontaire en raison de la dette qu’il considère avoir envers sa patrie adoptive, les Etats-Unis. Sa découverte et sa compréhension des dessous de la stratégie employée par le commandement américain dans cette phase de la guerre lui enlèvent toutes ses illusions et son destin dramatique est responsable du dénouement de cette belle histoire. L’une des plus belles fulgurances du film réside précisément dans le destin heureux d’Arturo qui se croise avec celui, tragique, du lieutenant Philip Catelli. Enfin pour la dénonciation, souvent acerbe et désenchantée, des méthodes utilisées par ceux qui font la Grande Histoire, c’est le mafieux don Calo, personnage d’une ambiguïté inquiétante,  qui en est le véhicule essentiel et qui la fait culminer dans un discours final sur la démocratie, discours, brillantissime et terriblement glaçant.  

Une mise en scène exempte de maniérisme mais soignée…

La mise en scène est très soignée, avec un grand soin apporté aux lumières, à la photographie mais aussi à la  reconstitution des décors de grande qualité dans les très beaux décors naturels d’Erice et de Realmonte, aux costumes et aux effets spéciaux, le tout, magnifié par une très belle bande originale qui épouse les changements de tonalités du récit. Le cinéaste est attentif à créer de belles liaisons visuelles dans les changements de séquences.  Pierfrancesco Diliberto (Pif) est remarquable dans le rôle d’Arturo, tour à tour désopilant et émouvant. Le choix d’Andrea Di Stefano (Le Prince de Hombourgde Marco Bellochio en 1993, L’Odyssée de Pide Ang Lee en 2012 entre autres, et comme réalisateur, Escobar : Paradise Losten 2014, Three Secondsen 2018), comédien parfaitement bilingue (italien et anglais) est excellent et il révèle parfait dans le rôle moins démonstratif et plus nuancé du lieutenant Philip Catelli. Mais les rôles plus secondaires sont également très bien servis avec principalement l’acteur de théâtre Sergio Vespertino et Maurizio Bologna respectivement dans les rôles bouffons de Saro et Mimmo et bien entendu, Maurizio Marchetti (Il premiod’Ermanno Olmi en 2009, La mafia uccede solo d’estatede Pierfrancesco Diliberto en 2013) dans celui de don Calo. Il faut également signaler dans le rôle de Flora, la charmante Miriam Leone (Fais de beaux rêvesde Marco Bellochio en 2016) qui après avoir débuté comme présentatrice à la télévision semble amorcer une belle carrière d’actrice.  Dans le rôle plus secondaire de Teresa, Stella Egite (Monica Vitale dans la série télévisée italienne Romanzo Siciliano) fait très bonne impression. L’imagination fantaisiste de Pierfrancesco Diliberto et celle de ses coscénaristes, sa mise en scène alternant  des séquences tout simplement hilarantes avec d'autres recelant une réelle force dramatique et émotionnelle, le tout sans perdre de vue un propos historique et social, caractérisent le style faussement léger de ce cinéaste qui prouve une fois de plus, ce que d’autres de ses compatriotes ont déjà brillamment démontré, que la légèreté et la poésie sont un moyen efficace de faire passer des concepts et des messages plus complexes. Avec son propre style original, Pierfrancesco Diliberto s’inscrit dans la grande tradition du cinéma italien et on peut espérer de futures grandes surprises de ce cinéaste et comédien talentueux. Un propos grave et émouvant livré avec une brillante désinvolture.

Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 10h33 | Lien permanent

L'exclusion de la dimension procréatrice de la sexualité aboutit à... la GPA

De Thibaud Collin :

Unknown-35"La loi Taubira ouvrant le mariage civil à deux personnes de même sexe a été votée voilà cinq ans. Ce recul permet de la resituer dans le temps long du devenir de notre société. Cette loi est une étape dans un processus puissant et profond qui continue à se déployer aujourd’hui. Le débat actuel sur « la PMA pour toutes », voire sur la GPA, en est la suite logique. Faire le bilan de la loi Taubira, c’est donc la resituer dans cette logique de la modernité tardive, radicalisant les principes de la modernité, au premier chef les droits de l’individu comme fondement de la vie sociale et politique.

Comme l’ont bien montré des auteurs comme Claude Lefort ou Marcel Gauchet, la doctrine des « droits de l’homme » qui a pu apparaître aux yeux du marxisme triomphant comme obsolète a repris du service à partir des années 1960/1970, à l’occasion du développement de la technique et de l’Etat-Providence. En effet, ont ainsi été rendues possibles une individualisation du rapport de l’individu à lui-même, notamment à son propre corps, et surtout une mise à distance, voire une négation, de l’ordre naturel qui semblait jusque-là peu ou prou normatif.

Relativement au sujet qui nous intéresse ici, la revendication homosexuelle, il faut souligner l’importance matricielle de la mentalité contraceptive qui a révolutionné la conception de la sexualité humaine. Si l’on peut penser le corps sexué en excluant totalement sa dimension procréatrice au bénéfice de sa seule dimension relationnelle, alors l’homosexualité sera considérée comme l’usage possible d’une fonction neutre : la sexualité ; l’hétérosexualité ou la bisexualité en étant deux autres. Dans ce nouveau paradigme, aucune n’apparaîtra comme plus légitime que les deux autres. Ainsi la voie était ouverte, dès le début des années 1970, pour une reconnaissance sociale de l’homosexualité. Tel a été le moment crucial des débats sur le PaCS, à la fin des années 1990 : inscrire dans la loi la reconnaissance d’une conjugalité de même sexe.

Puisque la sexualité n’est plus socialement valorisée en raison de son lien intrinsèque à la procréation et à l’éducation de nouveaux membres de la communauté politique, au nom de quoi refuser de reconnaître la valeur de « l’amour homosexuel » ? Ainsi, en parallèle des autres revendications des « minorités dominées », c’est au nom de son identité discriminée que l’individu exige des institutions publiques une reconnaissance de légitimité. On assiste ainsi à une sorte de chassé-croisé : la sexualité qui avait été, dans un premier temps, privatisée et individualisée (critique du pouvoir normatif contrôlant la sexualité des individus) est devenue ensuite le vecteur d’une inscription dans le champ politique. Opération effectuée par la victimisation dont le drame du sida a été l’occasion.

A partir du moment où la notion de conjugalité homosexuelle a été reconnue, il était évident que cette nouvelle situation créait une situation discriminatoire entre les couples pouvant se marier et ceux ne le pouvant pas, discrimination que la loi Taubira a supprimée. Mais à son tour, celle-ci a créé une discrimination à l’intérieur des couples mariés, puisque certains peuvent accéder à la filiation et pas les autres. Face aux différentes formes d’infertilité (biologique mais aussi « sociale »), il convient donc d’ouvrir les moyens techniques à tous les couples quels qu’ils soient ; et même à tous les individus puisque les dimensions procréative et relationnelle de la sexualité ont préalablement été disjointes. Ainsi la logique se déploie inexorablement parce que, dans tout raisonnement, si on a validé les prémisses, on ne peut qu’arbitrairement et contradictoirement refuser la conclusion à laquelle elles conduisent.

En cette année où nous fêtons les cinquante ans de l’encyclique Humanae vitae sur la régulation des naissances du bienheureux Paul VI, il est urgent de revenir à la racine anthropologique et morale de notre situation politique et sociale. Soulignons que la prochaine étape du processus en cours est la pénalisation de toute présentation de la sexualité humaine à partir du lien constitutif entre les dimensions procréatrice et relationnelle, au titre de son caractère « homophobe ». Certes la liberté religieuse pourra être invoquée pour contrer l’attaque mais alors sera de facto validée la confessionnalisation d’une telle position. Or il s’agit là d’une question anthropologique accessible à la raison humaine et non pas l’objet de la seule approche religieuse. Ainsi nous voyons que « tout est lié » et que la loi Taubira, inscrite dans sa logique, peut être l’occasion d’une prise de conscience radicale, théorique et pratique. Ne laissons pas passer l’occasion !"

Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 09h09 | Lien permanent

Prélèvement à la source : le voile se lève…contre les familles

De la CFTC Métallurgie des Yvelines :

Unknown-33"Nous l'avons dit plusieurs fois sur ce blog, le prélèvement à la source cache une mesure anti-familles, sous couvert de modernité numérique et de simplification administrative des services de l'Etat. Quelle est cette mesure anti-famille? Elle est que le contributeur est un individu (la fiche de paie est individuelle) et non plus le foyer fiscal. On nous a rétorqué que la déclaration de ressources serait toujours celle du foyer fiscal, et que par conséquent, nos craintes étaient infondées.

Pourtant, depuis la semaine dernière, l'information publicitaire du ministère (sur les deniers publics) inonde nos radios : vous pouvez déclarer des taux séparés si il y a trop de disparités entre les revenus de votre foyer.

Qu'est-ce à dire?

1/ que l'Etat lui-même pousse à l'optimisation fiscale. Il ne s'agit pas d'une niche pour dons aux œuvres ou employé de maison déclaré, niche qui est plutôt un abondement de l'Etat aux pratiques vertueuses, mais d'un véritable encouragement à contribuer moins à la vie publique..

2/ nous assistons à l'offre de séparation fiscale des deux conjonts : ce n'est pas rien. une séparation fiscale, c'est à dire devant la Nation, c'est la définition du divorce

3/ on assiste donc à une dé-solidarisation partielle entre conjoints, une maille du tricot qui lâche et qui pourrait emporter tout l'ouvrage.

Rappelons que la famille est un corps intermédiaire naturel où se joue comme dans un creuset la qualité des relations entre les personnes, aujourd'hui et demain dans nos entreprises. Lui supprimer des devoirs, c'est lui supprimer des droits et amoindrir son existence.

Quant à la simplification administrative supposée, elle sera peut-être réelle pour l'Etat, mais elle est, in globo, fictive, car de toutes façons, c'est quelqu'un qui fait le travail : votre employeur, les banques (pour les outils informatiques de prélèvement-reversement), et vous-mêmes.

Que peut faire la CFTC contre cela? Pas grand chose, à la vérité, si ce n'est sensibiliser les salariés par voie de tracts lors des premières fiches de paie avec prélèvement à la source, rencontrer les députés de leurs circonscription, initier une pétition. Et se rapprocher des A.F.C. qui les premières ont soulevé le lièvre."

Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 09h03 | Lien permanent

Immigration, islam, famille : un accord de droite en Italie

Le Mouvement 5 Etoiles et la Lega ont conclu un accord de gouvernement qui devrait inspirer la droite française tant il porte sur l’essentiel. Extrait dans Minute :

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[...]

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Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 08h50 | Lien permanent | Commentaires (1)

Éric Zemmour : "L'Italie, plutôt barbare qu'asservie"

Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 08h47 | Lien permanent | Commentaires (1)

Il est permis d'accrocher le drapeau national frappé d'une croix de Lorraine

La sous-préfecture de Libourne a communiqué mardi, dans l'affaire opposant le maire socialiste de Sainte-Terre (Gironde) à l'habitant qui a accroché à son balcon le drapeau de la France Libre.

6a00d83451619c69e20224e03a9e6d200d-200wi« La sous-préfecture de Libourne a été saisie par le maire de Sainte-Terre sur la présence, au fronton d'un bâtiment privé, d'un drapeau national frappé d'une croix de Lorraine. Après examen, la préfecture confirme qu'il n' y a pas de règles opposables en la matière et qu'un particulier peut dresser sur un bâtiment lui appartenant l'emblème national, sous réserve de ne pas porter atteinte à la sécurité des personnes et du respect du drapeau national. »

Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 08h26 | Lien permanent | Commentaires (2)

La procession de saint Willibrord a eu lieu à Echternach (Luxembourg)

IMG_0026La procession dansante de saint Willibrord a eu lieu à Echternach (Luxembourg) le 22 mai comme chaque année le mardi de Pentecôte. Elle était présidée par monseigneur Hollerich, archevêque de Luxembourg et président de la COMECE. Y étaient présents une quinzaine d’évêques, dont entre autres le cardinal Eijk, archevêque d’Utrecht et lointain successeur de saint Willibrord à ce poste (696-739), et monseigneur Stenger, évêque de Troyes.

IMG_0032Elle a réuni quelque 9000 participants. Outre de nombreux pèlerins venus du Benelux et de l’Allemagne voisine y figuraient des membres du conseil communal d’Echternach et un ministre du gouvernement luxembourgeois, lequel y participait à titre privé. Un soleil généreux et une température agréable étaient au rendez-vous. Une averse a brièvement joué les trouble-fête vers 12 heures 30, en toute fin de procession. Elle n’a pas empêché les prolongements festifs pendant l’après-midi.

Cette procession aux origines très anciennes et faisant débat est une institution au Grand-Duché de Luxembourg et dans les pays alentour mais quasiment inconnue en France. Sa popularité dépasse de loin les milieux catholiques. Elle est inscrite au patrimoine mondial immatériel de l’UNESCO depuis 2010. Sa prochaine édition se déroulera le 11 juin 2019.

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Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 08h20 | Lien permanent

Allemagne : les réfugiés chrétiens sont déboutés du droit d’asile

Lu dans Christianophobie Hebdo :

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Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 08h13 | Lien permanent

Marches pour la vie en Argentine

Environ 3 millions de personnes, dont 300 000 à Buenos Aires, ont défilé pour le respect de la vie le 20 mai :

Cette marche pour la vie s'est déroulée alors que le débat sur la dépénalisation de l’avortement fait rage en Argentine. Le mois prochain le projet de loi sera examiné au moment du mondial de foot, c’est-à-dire lorsque l'attention sera détournée...

Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 08h10 | Lien permanent

LR, la machine à perdre

Ex35ev59mv5ghuLes Républicains s’apprêtent à exclure du parti le maire de Cavignac (Gironde), Jean-Jacques Edard.

Jean-Jacques Edard avait décidé de s’associer avec la conseillère régionale FN en Nouvelle-Aquitaine et secrétaire départemental de la fédération départementale du parti de Marine Le Pen, Edwige Diaz, pour lancer une association baptisée Pour la France. Des élus et adhérents du Front national, des Républicains, des divers droite en font partie. Plusieurs groupes de travail ont déjà été mis en place. La création de cette association avait été saluée par ceux, y compris au FN, qui y voient un laboratoire préfigurant une possible « fusion des droites ». 

Laurent Wauquiez a donc décidé d’exclure Jean-Jacques Edard. Le maire de Cavignac a précisé qu’il « s’en fichait un peu ».

Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 08h07 | Lien permanent | Commentaires (7)

« Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. »

image from www.jeanjosephchevalier.frSource

Michel Janva

Posté le 23 mai 2018 à 08h00 | Lien permanent

C’est arrivé un 23 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 23 mai : saints du jour français ou en France.
    • St Didier, évêque de Langres et martyr († 407)

Près de Langres, en 407, la passion de saint Didier, évêque et martyr. Témoin des maux que les Vandales faisaient souffrir à son peuple, il alla, dit-on, trouver leur roi pour tâcher de l'adoucir; celui-ci ordonna de l'égorger sur le champ et l'évêque présenta volontiers sa tête pour le troupeau confié à ses soins.

 

 

 

 

  • St Syagre, évêque à Nice († 787)

À Nice, en 787, saint Syagre, évêque, qui fit construire un monastère sur la tombe de saint Pons.

  • le 23 mai 1052 : naissance de Philippe 1er, futur Roi de France.
  • le 23 mai 1059 : le jeune Philippe 1er est sacré à Reims à l'âge de 7 ans.

Couronné à Reims le 23 mai 1059, du vivant de son père, car c'est encore la tradition à l'époque et car son père Henri 1er est malade, Philippe Ier ne règne seul qu'à partir de 1066. Auparavant son oncle, le comte de Flandre Baudouin V, assisté de l'archevêque de Reims Gervais de Belleme et d'Anne de Kiev, sa mère la reine, exerce la régence à la mort d'Henri Ier de 1060 à 1066.

Au printemps 1092, Philippe s'entiche de Bertrade de Montfort, l'épouse de Foulque IV le Réchin. Il répudie alors sa femme Berthe de Hollande et se remarie avec Bertrade de Montfort. Le 16 octobre 1094, le concile d'Autun, avec trente-deux évêques présents, prononce l'excommunication du Roi. Le pape Urbain II vient prêcher la première croisade au concile de Clermont le 27 novembre 1095. Le Roi, toujours excommunié, n'y participe pas.

Philippe 1er se réconcilie avec la papauté et est absous en 1104. En 1107, le pape Pascal II se rend en France, où il rencontre Philippe et le futur Louis VI à Saint-Denis. L'alliance entre le royaume de France et la papauté contre l'Empire est alors définitivement scellée pour un siècle. Philippe Ier meurt au château royal de Melun, le 29 juillet 1108, après quarante-huit ans de règne. C'est le troisième plus long règne de l'histoire de France après ceux de Louis XIV et de Louis XV, qui ont tous les deux régné plus de cinquante ans. Ne voulant pas, en raison de ses fautes, être enterré à côté de ses ancêtres en la basilique Saint-Denis, il a demandé à être inhumé dans l'abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire.

  • le 23 mai·1200 : mariage de Louis de France, futur Louis VIII et de Blanche de Castille.

Le mariage suit le traité du Goulet conclu entre Jean sans Terre, oncle de la mariée, et le Roi de France (cf. la chronique du 22 mai). Louis de France, futur Louis VIII, fils du Roi Philippe-Auguste et d'Isabelle de Hainaut, a 13 ans ; Blanche de Castille, fille d'Alphonse VIII de Castille et petite-fille d'Aliénor d'Aquitaine a 12 ans. Le mariage ne peut avoir lieu sur le domaine du Roi de France le pape Innocent III a en effet lancé l'interdit sur le royaume, à cause des démêlés matrimoniaux de Philippe Auguste. Il est donc célébré en Normandie, alors sous domination anglaise, en l'église de Port-Mort. Blanche met au monde 12 enfants et devient reine de France en 1223.

A la mort de Louis VIII (1226), la reine gouverne avec sagesse en attendant la majorité (en 1234) de son fils Louis, le futur Saint-Louis, qu'elle éduque et prépare à son rôle de Roi. Elle met au pas les grands féodaux, poursuit la guerre contre les Albigeois. La lutte se termine par le Traité de Paris (voir la chronique du 12 avril 1229) où Blanche se fait céder la moitié du comté de Toulouse, le reste revenant à la France par le mariage de son second fils avec la fille unique de Raymond VII de Toulouse. La reine redevient régente lorsque Saint Louis part pour la 7ème croisade, en 1248. (cf. les chroniques du 4 mars et du 27 novembre).

Couronnement de Louis de France et de Blanche de Castille

  • le 23 mai 1430 : Sainte Jeanne d'Arc est capturée à Compiègne.

C'est un mercenaire au service du Duc de Bourgogne, Jean de Luxembourg, qui la capture lors d'une sortie aux portes de Compiègne. Dans l'église Saint Jacques, une plaque en marbre rappelle que sainte Jeanne d'Arc y a suivi sa derrière messe de femme libre, le 23 mai 1429 au matin.

Elle essaye de s'échapper par deux fois, mais échoue. Elle se blesse même sérieusement en sautant par une fenêtre. Elle est rachetée par les Anglais pour 10 000 livres et confiée à Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et allié des Anglais. Ce dernier la condamne à être brulée vive lors d'un procès inique en 1431. Son procès est l'un des plus importants de l'Histoire. Dans toutes ses paroles on sent une intimité étroite avec le monde surnaturel. Sur les anges, par exemple :

"Ils viennent beaucoup de fois entre les chrétiens, et je les ai beaucoup de fois vus entre les chrétiens."

Lorsqu'on lui demande si elle est en état de grâce pour la perdre, elle répond :

"Si je n'y suis, Dieu m'y mette; si j'y suis, Dieu m'y garde."

Elle suit ainsi son Sauveur jusqu'à l'offrande totale d'elle-même, le 30 mai 1431 à Rouen où elle est brûlée vive à l'âge de 19 ans. Ses dernières paroles sont :

"Saint Michel ! Sainte Marguerite ! Sainte Catherine ! Mes voix ne m'ont pas menti ! Ma mission était de Dieu ! Jésus, Jésus...

Elle est réhabilitée en 1456.

  • le 23 mai 1547: François Ier est inhumé à St-Denis.

Les cercueils de François Ier et de ses 2 enfants sont acheminés de Notre-Dame-Des-Champs à St-Denis la veille.

 


Mausolée de François Ier et de Claude de France à Saint Denis

  • le 23 mai 1555 : élection de Paul IV, 223ème pape.

Gian Pietro Carafa est né le 28 juin 1476, en Italie; il est élu pape, sous le nom de Paul IV. Son pontificat dure quatre ans, jusqu'en 1559. Il est issu d'une noble famille de Naples, dont il a été l'archevêque. Paul IV fait alliance avec les Français afin de chasser les Habsbourg de Naples. Il s'oppose à la paix religieuse d'Augsbourg du 25 septembre 1555. Celle-ci permet à chaque souverain de déterminer la confession de ses sujets.

  • le 23 mai 1648 : mort de Louis Le Nain, peintre français.

Louis Le Nain est né à Laon vers 1593. Louis a deux frères, Antoine et Matthieu, également tous deux peintres et qui se sont installés avec lui dans un atelier commun à Paris dès 1630. Il n'est pas toujours facile de distinguer ses tableaux de ceux de ses frères. Non seulement ils signent tous du même patronyme, mais en plus ils peignent souvent ensemble une même toile. Leur atelier devient vite réputé à Paris. En 1648, ils deviennent membres de l'Académie royale de peinture et de sculpture.

Louis Le Nain, des trois le plus importants, se spécialise, tout comme ses frères, dans la peinture d'œuvres dédiées à la vie paysanne, à des portraits de familles paysannes dans divers environnements et dans une atmosphère grise, tout en tendant vers le réalisme. Il peint notamment : L'heureuse famille, La Forge, La famille de la laitière et Le repas des paysans. Il s'essaie aussi à la peinture religieuse avec Le repos de la Sainte Famille.

La Visite à la grand-mère (fin des années 1640), musée de l'Ermitage.

La charrette

  • le 23 mai 1706 : bataille de Ramillies.

Cette bataille a lieu au cours de la guerre de succession d'Espagne (1701-1714). Elle oppose l'Espagne, le Royaume de France et la Bavière à l'Angleterre, le Danemark, la Norvège, les Provinces Unies et le Saint Empire. L'armée franco-bavaroise dirigée par Villeroy perd en quatre heures le tiers de ses 60 000 hommes (morts, blessés ou prisonniers). La bataille de Ramillies figure, avec la bataille de Turin, parmi les plus grandes défaites de Louis XIV. Marlborough parvient ainsi à chasser l'armée française des Pays-Bas espagnols. L'année 1706 est alors appelée "annus mirabilis" par les Coalisés.

  • le 23 mai 1796 : Pie VI et les révolutionnaires français en Italie.

Ce jour là, le Pape Pie VI, qui considère que la Révolution française est dirigée contre l'Eglise catholique, incite les prêtres piémontais et lombards à soulever la population contre les Français.

  • le 23 mai 1808 : lutte entre le pape et Napoléon.

Le 2 février 1808, Rome est occupée par les troupes françaises; le 17 mai Napoléon a annexé les Etats pontificaux à l'empire. Le 23 mai, Pie VII commence à ne plus accorder l'investiture canonique aux candidats de Napoléon pour divers évêchés. Il interdit aux Italiens de prêter serment de fidélité au gouvernement français envahisseur. (Cf. la chronique du 17 mai).

  • le 23 mai 1842 : conquête de l'Algérie.

30 soldats français et leurs officiers, attirés dans une embuscade aux environ de Maison-carrée, sont massacrés impitoyablement, ayant préféré mourir qu'abjurer leur foi chrétienne. Un an plus tard le duc d'Aumale s'empare de la Smala d'Abd-el-kader le 16 mai 1843. (*)

(*) Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs de François Maris Algoud, (Ed de Chiré, page 103)

  • le 23 mai 1940 : le corps expéditionnaire anglais désobéit aux ordres du général Weygand.

La veille les ordres donnés aux troupes alliées sont très clairs. Il s'agit d'attaquer pour créer une tête de pont dans la région de Sensée avant de mener une offensive sur un front de 25 km. Au lieu de cela les Britanniques se replient vers le nord et l'Amirauté prépare le rembarquement des troupes anglaises.

Le 24 mai Weygand déclare au gouvernement : « la situation est très grave, les Anglais se retournent vers les ports au lieu d'attaquer. »

L'armée belge est mise en difficulté ; l'armée française ne peut plus refermer la brèche. Les Belges, dont les flancs ne sont plus protégés par les Anglais, cessent les combats le 27 mai.

Dans Histoire élémentaire de Vichy, (Nouvelles éditions latines, page 24 et 25) l'amiral Paul Auphan écrit à ce propos : « Par réflexe insulaire et sans trop se soucier des ses alliés continentaux, le commandement britannique pensa surtout à s'abriter derrière le fossé antichar de la Manche que tenait la Royal Navy, à conserver son aviation pour défendre le ciel de son pays et à rapatrier son corps expéditionnaire, la seule armée de terre qu'il eut, quitte à détruire sur place son beau matériel tout neuf. C'était, au fons, assez naturel. Mais ce qui n'était pas naturel du tout était de procéder à ce rembarquement sans en prévenir le commandement français responsable de l'ensemble des opérations sur le front métropolitain.

Les historiens britanniques assurent que Churchill informa Reynaud le 26 mai […] Je suis bien placé pour affirmer le contraire, puisque le 27 mai j'ai été envoyé à Douvres par le haut commandement français pour organiser sur place, en liaison avec les marins britanniques et avec les moyens que nous étions en train de rassembler, le ravitaillement par mer de la tête de pont de Dunkerque en vivres et en munitions. […] C'est en arrivant sur place que j'ai constaté le début du rembarquement britannique, préparé en cachette depuis une semaine et qui rendait toute résistance commune impossible.

Il ajoute en commentaire qu'à son retour à l'Amirauté française, son compte rendu fait à l'amiral Darlan, ce dernier le conduisit immédiatement chez le général Weygand ; lequel alla aussitôt rendre compte au président du Conseil. Ce sont les Anglais qui trahirent les premiers leurs alliés. Difficile de critiquer la volonté française de demande quinze jours plus tard un armistice !

  • le 23 mai 1948 : Pie XII affirme :

«C'est surtout par les péchés d'impureté que les forces des ténèbres assujettissent les âmes. »

Lois Spalwer

Posté le 23 mai 2018 à 05h44 | Lien permanent | Commentaires (0)

22 mai 2018

L'association Notre-Dame de Riaumont s’est portée partie civile auprès du juge d’instruction

Suite au droit de réponse d'Alain Toulza au journal Le Point sur Riaumont, publié en exclusivité sur Le Salon beige, Alain Toulza, Président de l’association Notre-Dame de Riaumont, ajoute :

Unknown-37"A l’attaque de journalistes du périodique Le Point.fr dont elle était d’évidence la cible principale, la communauté religieuse du Village de Riaumont a réagi avec rigueur, à travers des communiqués diffusés dans toute la presse - et que Le Salon beige en particulier a publiés - manifestant sa volonté de pleinement concourir à faire la lumière sur les faits graves évoqués dans le numéro du 2 mai dernier du périodique précité. Ces faits sont, par ailleurs, très anciens (ils se situent dans une fourchette entre 20 et 30 ans !). De son côté, l’association Notre-Dame de Riaumont a demandé au quotidien précité l’insertion d’un droit de réponse dont le contenu a également été publié par Le Salon beige dans sa livraison du 18 mai.

Mais cela ne suffit pas. A travers les amalgames, les sous-entendus, les allusions invérifiables, c’est la réputation de toute la communauté de Riaumont qui est mise en cause. C’est inacceptable : cette communauté éducative n’a pas à subir dans sa globalité les conséquences d’éventuelles fautes personnelles d’un ou deux des membres passagers qui, il y a au moins vingt ans, ont figuré dans sa liste, qu’elle découvre aujourd’hui et dont elle n’est évidemment pas solidaire si ces fautes sont avérées.

C’est pourquoi l’association Notre-Dame de Riaumont s’est portée, auprès du juge d’instruction du Tribunal de grande instance de Béthune, partie civile dans la procédure ouverte en son cabinet « sur des faits de nature sexuelle et de maltraitance » selon les termes du communiqué du Parquet de Béthune du 3 mai dernier. Cela manifeste de façon concrète que le Village d’enfants de Riaumont, loin de se concevoir comme co-responsable d’éventuels méfaits commis, dans un passé lointain, par des personnes nommément désignées et qui ne sont pas membres de sa communauté religieuse, se considère comme victime, dans sa réputation, de leurs agissements, étant sauf, à la phase présente de l’enquête, le principe de la présomption de leur innocence. En tout état de cause, l’œuvre de Riaumont subit un préjudice moral évident, auquel il ne serait pas juste que des autorités publiques ajoutent une quelconque discrimination envers l’une ou l’autre de ses composantes."

Michel Janva

Posté le 22 mai 2018 à 21h45 | Lien permanent

Culture de mort : La contre-Pentecôte continue de légiférer dans le vide

Extrait de l'homélie de Pentecôte du père abbé de Triors, Dom Courau :

Unknown-36"... Sous nos yeux, les signes visibles de Dieu disparaissent, ceux du démon se multiplient : Tertullien dit de lui qu’il singe Dieu. Malgré tout la Pentecôte est là, humblement triomphante, dénonçant sans sarcasme l’inanité de ses caricatures falsifiées. Et cela est extrêmement concret : voici 50 ans en mai 68 de prestigieuses et fallacieuses promesses furent faites pour éviter tout effort moral. Faites-vous plaisir, tuer le temps : ces adages qui sévissent toujours, prétendent aider à supporter le triste présent avec son décor sans âme ; mais le divertissement pascalien cache mal le grand ennui qu’à juste titre, la jeunesse cherche à fuir. L’adage touche surtout la vie affective « sans risque » comme on dit, c’est-à-dire en révolte contre l’ordre divin. La loi Neuwirth a consacré cette transgression, enclenchant peu après la loi Veil.

Mais voici 50 ans également, le Bx Paul VI promulguait à l’automne l’encyclique Humanae Vitae pour réaffirmer à l’inverse le beau projet de Dieu sur le mariage et l’affectivité humaines. Le vent de Pentecôte continue : par là, le futur saint donne la clé de notre bonheur, à l’image et ressemblance divine. Les clichés et les refrains de l’époque -ils sévissent toujours et plus que jamais devant nous- y sont retournés, pour dégager en faveur de l'Esprit de Pentecôte les splendeurs du mariage humain. Ses exigences, certes, font peur au regard superficiel, mais le bel effort qu’il requiert, donne à l’affectivité de s’épanouir, la libérant du mensonge pour déployer son énergie de vie et toutes ses virtualités.

La Pentecôte se poursuit ainsi avec son vent qui décoiffe, mais surtout avec sa flamme qui réchauffe. La contre-Pentecôte continue de légiférer dans le vide, cherchant en vain à ordonner le désordre, à équilibrer les déséquilibres affectifs après les avoir adulés. On dirait un médecin sans foi ni loi, s’épuisant vainement en soins palliatifs pour les situations sans nom qu’il a créées.

L’évangile de la vie, comme l’eau chaude, n’est pas à inventer : il est là dans la droiture de tout cœur humain ; il est à respecter et à aimer. Un livre vient de paraître laissant chanter la beauté du projet divin qui passe par le respect de la femme. Titré Recevoir le féminin (Gabrielle Vialla, édition fecOndite, avril 2018), il fait découvrir le trésor où Dieu a déposé tant de merveille et de délicatesse. Méditer l’objet de la fête de ce jour nous met nécessairement en contact avec la réalité de la famille, de la femme donc et de l'homme d'aujourd'hui. L’actualité la plus criante ne peut être éclairée que par l'Esprit-Saint qui donne d’analyser sans vaine peur le monde d'aujourd'hui. L'Esprit des prophètes a toujours vocation de renouveler la face de la terre, de la mettre dans la joie et dans Sa paix qui n’est que la tranquillité du cœur humain adapté au plan divin.

Le Cénacle fait sortir les apôtres dehors pour y mettre l’incendie d’amour. Au dedans, le recueillement de Marie la Mère de Jésus avec les autres Marie de l’évangile porte la fécondité de leur apostolat. Elle est fêtée désormais par la liturgie comme la Mère de l’Église, protégeant le rayonnement divin de celle-ci pour le salut des hommes."

Michel Janva

Posté le 22 mai 2018 à 21h30 | Lien permanent

La Famille Missionnaire de l’Evangile de la Vie reconnue canoniquement par Monseigneur Cattenoz

Thumbnail-2Le samedi 19 mai, veille de la Pentecôte, Monseigneur Cattenoz, Archevêque d'Avignon, a annoncé la reconnaissance canonique de la Famille Missionnaire de l'Evangile de la Vie. Il a nommé l'Abbé Hubert Lelièvre comme Modérateur.

Née en 1995, suite à la demande exprimée par Saint Jean Paul II dans son Encyclique Evangelium Vitae, la Famille Missionnaire l'Evangile de la Vie, a pour but d'aider ses membres à témoigner de la Parole de Jésus "Je suis venu pour qu'ils aient la Vie et la Vie en abondance" (Jn 10,10). Cette présence au sein de l'Eglise catholique s'enracine dans et par la prière eucharistique et mariale.

La reconnaissance canonique comme Association Privée de Fidèle permettra à l’Evangile de la Vie de davantage rayonner dans l’Eglise et dans la Cité, à l’heure où la conception anthropologique majoritaire se détache de toute référence à la Loi Naturelle, et à l'heure où s'exprime fortement, comme un cri de l'âme, une attente de lumière et de vérité sur la personne humaine.

L'Abbé Hubert Lelièvre, Modérateur de l’Association, a déclaré :

« L’Evangile de la Vie s’adresse à tous les fidèles qui cherchent à comprendre et à vivre les enseignements de l’Église concernant la Vie, et notamment ceux des encycliques Evangelium Vitae et Dives in Misericordia. La Famille Missionnaire est destinée à promouvoir, protéger et à défendre la Vie de chaque personne depuis sa conception jusqu'à son terme naturel et son entrée dans la Gloire. L’Evangile de la Vie est aussi un lieu de formation à travers une vie familiale, ce qu'attendent les nouvelles générations ».

Michel Janva

Posté le 22 mai 2018 à 21h08 | Lien permanent

Le succès du pèlerinage de Notre-Dame de chrétienté

Sur TV Libertés (à partir de la 13mn52) :

Michel Janva

Posté le 22 mai 2018 à 19h26 | Lien permanent

Toute personne faisant partie de la franc-maçonnerie ne pourra pas entrer au gouvernement

En Italie :

Unknown-34"Quelque 30 points développés dans un document de 58 pages. Voilà ce que contient le « contrat de gouvernement pour le changement » de Matteo Salvini et Luigi Di Maio.  Le texte a été plébiscité, à plus de 90 %, par les militants des deux partis consultés ce week-end. Et, d'après un sondage publié samedi, 60 % des Italiens souhaiteraient donner leur chance à ce programme. Dans le texte final, la remise en cause de l'euro ou encore la demande à la BCE d'annuler 250 milliards d'euros de dette italienne, critiquées avec virulence, ont disparu. Demeurent les mesures phares sur lesquelles  les deux forces antisystème ont bâti leur succès électoral. Si leur financement reste très vague, leur coût est estimé entre 100 et 170 milliards d'euros, creusant encore les déficits sans se soucier de réduire l'énorme dette publique, chiffrée à plus de 2.300 milliards d'euros soit 132 % du PIB. [...]

« Payez moins mais payez tous. » C'est l'un des slogans de la Ligue pendant la campagne électorale au cours de laquelle elle promettait d'introduire un impôt sur le revenu à taux unique de 15 %. Cette mesure dans l'un des pays européens où la pression fiscale est la plus élevée permettrait, selon Matteo Salvini, la relance de la consommation et la réduction de l'évasion fiscale, elle aussi record. Pour les simples contribuables comme pour les entreprises, ce sont finalement deux taux de 15 % et 20 % qui seront institués. [...]

Un centre pour augmenter les expulsions de migrants sera ouvert dans chaque région. Le nombre de places de crèche gratuites pour les familles italiennes sera quant à lui augmenté, tandis que celui pour les étrangers sera limité. Les mosquées et les camps de Roms irréguliers seront fermés, et les prédications devront être faites en italien.

Une loi renforçant la légitime défense à domicile sera adoptée. Les peines de prison pour vols et violences sexuelles seront renforcées. Une réforme rendant plus difficile la prescription sera lancée. La sévérité sera aussi accrue pour les cas de corruption en particulier au sein de l'administration, avec l'interdiction pour les corrompus comme pour les corrupteurs d'y travailler. Des « agents provocateurs »permettront en outre de tester l'honnêteté des fonctionnaires. Le programme reste en revanche extrêmement vague sur la question du conflit d'intérêts, délicate aussi bien pour Silvio Berlusconi, allié de Matteo Salvini, que pour Davide Casaleggio, une des figures du M5S.

Le souverainisme sera désormais la boussole de la diplomatie italienne basée « sur la centralité de l'intérêt national et le principe de non-ingérence dans les affaires des autres Etats ». L'appartenance de l'Italie à l'Otan est confirmée mais, dans le même temps, la Russie est considérée comme « un partenaire commercial et économique de premier plan ». Outre l'appel à un dialogue approfondi avec Moscou, Rome demande la levée immédiate des sanctions adoptées par l'UE à son encontre.

[...] Toute personne ayant subi une condamnation pour corruption, ayant été condamnée ou faisant l'objet de poursuites judiciaires pour des faits graves ou faisant partie de la franc-maçonnerie (!) ne pourra pas entrer au gouvernement."

Proposition intéressante. Rappelons l'incompatibilité de l'appartenance à l'Eglise et à la franc-maçonnerie.

Michel Janva

Posté le 22 mai 2018 à 18h24 | Lien permanent | Commentaires (11)

Cardinal Sarah : combattez toute loi contre nature que l’on voudrait vous imposer, opposez-vous à toute loi contre la vie et contre la famille

Voici le texte de l'homélie du cardinal Sarah, prononcée hier à Chartres :

Unknown-30Chers pèlerins de Chartres,

La Lumière est venue dans le monde nous dit aujourd’hui Jésus dans l’Evangile, et les hommes ont préféré les ténèbres. Et vous, chers pèlerins, avez-vous accueilli l’unique Lumière qui ne trompe pas, celle de Dieu. Vous avez marché pendant trois jours, vous avez prié, chanté, souffert sous le soleil et sous la pluie, avez-vous accueilli la lumière dans votre cœur ? 

Avez-vous réellement renoncé aux Ténèbres, avez-vous choisi de poursuivre la route en suivant Jésus qui est la Lumière du monde. Chers amis, permettez-moi de vous poser cette question radicale car si Dieu n’est pas notre Lumière, tout le reste devient inutile. Sans Dieu, tout est ténèbres. Dieu est venu jusqu’à nous, il s’est fait homme, il nous a révélé l’unie vérité qui sauve, il est mort pour nous racheter du péché. Et à la Pentecôte, il nous a donné l’Esprit saint, il nous a offert la lumière de la foi mais nous préférons les ténèbres.

Regardons autour de nous, la société occidentale a choisi de s’organiser sans Dieu et la voilà maintenant livrée aux lumières clinquantes et trompeuses de la société de consommation, du profit à tout prix, et de l’individualisme forcené. Un monde sans Dieu est un monde de ténèbres, de mensonges et d’égoïsme. 

Sans la Lumière de Dieu, la société occidentale est devenue comme un bateau ivre dans la nuit. Il n’a plus assez d’amour pour accueillir des enfants, les protéger dès le sein de leur mère, de les protéger de l’agression de la pornographie. Privée de la lumière de Dieu, la société occidentale ne sait plus respecter ses vieillards, accompagner vers la mort les malades, faire une place aux plus pauvres et aux plus faibles. Elle est livrée aux ténèbres de la peur, de la tristesse et de l’isolement. Elle n’a plus que le vide et le néant à offrir.

Elle laisse proliférer les idéologies les plus folles. Une société occidentale sans Dieu peut devenir le berceau d’un terrorisme éthique et moral plus virulent et plus destructeur que le terrorisme des islamistes. Souvenez-vous que Jésus nous a dit : « ne craignez rien de ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer l’âme. Craignez plutôt ceux qui peuvent perdre dans la géhenne à la fois l’âme et le corps ».

Capture d’écran 2018-05-22 à 16.13.51Chers amis, pardonnez-moi cette description mais il faut être lucide et réaliste. Si je vous parle ainsi c’est parce que dans mon cœur de prêtre et de pasteur, je ressens de la compassion pour tant d’âmes égarées, perdues, tristes, inquiètes et seules.

Qui les conduira à la Lumière ? Qui leur montrera le chemin de la Vérité, le seul vrai chemin de liberté qui est celui de la Croix ? Va-t-on les livrer à l’erreur, au nihilisme désespéré ou à l’islamisme agressif sans rien faire ?

Nous devons clamer au monde que notre espérance a un nom : Jésus Christ, unique sauveur du monde et de l’humanité.

Chers pèlerins de France, regardez cette cathédrale, vos ancêtres l’ont construite pour proclamer leur foi. Tout dans son architecture, sa structure, ses vitraux proclame la joie d’être sauvés et aimés par Dieu. Vos ancêtres n’étaient pas parfaits, ils n’étaient pas sans péchés mais ils voulaient laisser la lumière de la foi éclairer leurs ténèbres.

Aujourd’hui aussi, toi peuple de France, réveille-toi, choisis la Lumière, renonce aux ténèbres !

Capture d’écran 2018-05-22 à 16.17.34Comment faire ? L’Evangile nous répond : celui qui agit selon la Vérité vient à la Lumière. Laissons la lumière du saint esprit illuminer nos vies concrètement, simplement et jusque dans les régions les plus intimes de notre être profond. Agir selon la vérité, c’est tout d’abord mettre Dieu au centre de nos vies comme la croix est le centre de cette cathédrale.

Mes frères, choisissons de nous tourner vers lui chaque jour.

En cet instant, prenons l’engagement de prendre chaque jour quelques minutes de silence pour nous tourner vers dieu et lui dire : Seigneur, règne en moi, je te donne toute ma vie.

Chers pèlerins, sans silence il n’y a pas de lumière. Les ténèbres se nourrissent du bruit incessant de ce monde qui nous empêche de nous tourner vers Dieu. Prenons exemple sur la liturgie de la messe de ce jour. Elle nous porte à l’adoration, à la crainte filiale et amoureuse devant la grandeur de Dieu. Elle culmine à la consécration ou tous ensemble tournés vers l’autel, le regard diriges vers l’hostie, vers la croix, nous communions en silence, dans le recueillement et l’adoration. 

Frères, aimons ces liturgies qui nous font goûter la présence silencieuse et transcendante de Dieu, et nous tournent vers le Seigneur.

Chers frères prêtres, je vais m’adresser à vous maintenant, spécialement. 

Capture d’écran 2018-05-22 à 16.18.06Le saint sacrifice de la messe est le lieu où vous trouverez la lumière pour votre ministère. Le monde que nous vivons nous sollicite sans cesse. Nous sommes constamment en mouvement. Le danger serait grand de nous prendre pour des travailleurs sociaux. Nous  ne porterons plus au monde la Lumière de Dieu mais notre propre lumière que n’est pas celle qu’attendent les hommes. 

Sachons nous tourner vers Dieu, dans une célébration liturgique recueillie, pleine de respect, de silence et empreinte de sacralité. N’inventons rien dans la liturgie, recevons tout de Dieu et de l’Eglise. Ne cherchons pas le spectacle ou la réussite. 

La liturgie nous l’apprend, être prêtre, ce n’est pas d’abord faire beaucoup.

C’est être avec le Seigneur sur la Croix. La liturgie est le lieu où l’homme rencontre Dieu face à face. C’est le moment le plus sublime ou Dieu nous apprend à reproduire en nous l’image de son fils Jésus-Christ afin qu’il soit l’aîné d’une multitude. Elle n’est pas, ne doit pas être une occasion de déchirement, de lutte et de dispute.

Capture d’écran 2018-05-22 à 16.20.54Dans la forme ordinaire du rit romain comme dans la forme extraordinaire, l’essentiel est de nous tourner vers la croix, vers le Christ, notre Orient, notre tout, notre unique horizon. Que ce soit dans la forme ordinaire ou dans la forme extraordinaire, sachons toujours célébrer, comme en ce jour, selon ce qu’enseigne le Concile Vatican II, avec une noble simplicité, sans surcharge inutile, sans esthétique factice et théâtrale mais avec le sens du sacré, le souci premier de la gloire de Dieu et avec un véritable esprit de fils de l’Eglise d’aujourd’hui et de toujours.

Chers frères prêtres, gardez toujours cette certitude : être avec le Christ sur la Croix, c’est cela que le célibat sacerdotal proclame au monde. Le projet de nouveau émis par certains de détacher le célibat du sacerdoce en conférant le sacrement de l’ordre à des hommes mariés, les viri probati, pour disent-ils des raisons ou des nécessités pastorales aura en réalité pour grave conséquence de rompre définitivement avec la tradition apostolique. 

Nous allons fabriquer un sacerdoce à notre taille humaine mais nous ne perpétuons pas, nous ne prolongeons pas le sacerdoce du Christ, obéissant, pauvre et chaste. Car en effet, le prêtre n’est pas seulement un alter christus, un autre christ. Il est vraiment ipse christus, le Christ lui-même. Et c’est pour cela qu’à la suite du Christ et de l’Eglise, le prêtre sera toujours un signe de contradiction.

Et vous chers chrétiens, laïcs engagés dans la vie de la cité, je veux dire avec force, n’ayez pas peur. N’ayez pas peur de porter à ce monde la Lumière du Christ. Votre premier témoignage doit être votre propre vie, votre propre exemple de vie. Ne cachez pas la source de votre espérance, au contraire, proclamez, témoignez, évangélisez, l’Eglise a besoin de vous. Rappelez à tous que seul le Christ crucifié révèle le sens authentique de la Liberté.

Capture d’écran 2018-05-22 à 16.24.39A vous chers parents, je vais adresser un message tout particulier. Être père et mère de famille, dans le monde d’aujourd’hui est une aventure difficile, pleine de souffrances, d’obstacles et de soucis. L’Eglise vous dit merci. Oui, merci pour le don généreux de vous-mêmes. Ayez le courage d’élever vos enfants à la Lumière du Christ. Il vous faudra parfois lutter contre le vent dominant, supporter le mépris et les moqueries du monde mais nous ne sommes pas ici pour plaire au monde. Nous proclamons nous un Christ crucifié, scandale pour les juifs et folie pour les païens. 

N’ayez pas peur, ne renoncez pas. L’Eglise, par la voix des papes, tout spécialement depuis l’encyclique Humanae vitae, vous confie une mission prophétique. Témoignez devant tous de votre confiance joyeuse en Dieu qui nous a fait gardiens intelligents de l’ordre naturel. Vous annoncez ce que Jésus nous a révélé par sa vie. Chers pères et mères de famille, l’Eglise vous aime, aimez l’Eglise. Aimez votre mère.

A vous enfin, je vais m’adresser. Vous les plus jeunes qui êtes ici nombreux. Je vous prie d’écouter d’abord un ancien qui a plus d’autorité que moi. Il s’agit de l’évangéliste saint jean. Au-delà de l’exemple de sa vie, Saint Jean a également laissé un message écrit aux jeunes. Dans sa première lettre, nous lisons ces paroles émouvantes d’un ancien aux jeunes des églises qu’il avait fondées. Ecoutez cette voix forte d’un vieillard : « je vous l’ai écrit, à vous les plus jeunes, vous êtes forts, la parole de Dieu demeure en vous, vous avez vaincu le mauvais. N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde ». 

Le monde que nous ne devons pas aimer, commente le père Cantalamessa dans son homélie du vendredi saint, et auquel nous ne devons pas nous conformer, n’est pas – nous le savons bien - le monde créé et aimé par Dieu. Ce ne sont pas les personnes du monde vers lesquelles au contraire nous devons toujours aller, surtout le plus pauvres et les plus faibles pour les aimer et les servir humblement.

Non. Le monde à ne pas aimer est un autre monde. C’est le monde tel qu’il est devenu sous la domination de Satan et du péché. C’est le monde des idéologies qui nient la nature humaine et détruisent les familles. C’est le monde des structures onusiennes qui imposent impérativement une nouvelle éthique mondiale à laquelle nous devrions tous nous soumettre. Mais un grand écrivain croyant britannique du siècle dernier, T.S.Eliot, a écrit trois versets qui en disent davantage que des livres entiers. « Dans le monde des fugitifs, celui qui prend la direction opposée aura l’air d’un déserteur. »

Chers jeunes, s’il est permis à un ancien comme l’était Saint Jean de s’adresser directement à vous, je vous exhorte moi aussi et je vous dis : vous avez vaincu le mauvais, combattez toute loi contre nature que l’on voudrait vous imposer, opposez-vous à toute loi contre la vie et contre la famille, soyez de ceux qui prennent la direction opposée. Osez aller à contre-courant. Pour nous chrétiens, la direction opposée n’est pas un lieu, c’est une personne, c’est Jésus Christ, notre ami et notre rédempteur. 

Une tâche vous ait particulièrement confiée à vous, les jeunes : sauver l’amour humain de la dérive tragique dans laquelle il est tombé. L’amour qui n’est plus le don de soi-même mais seulement la possession de l’autre, une possession souvent violente et tyrannique. Sur la Croix, Dieu s’est fait homme et nous a révélé qu’Il est agapè, c’est-à-dire l’Amour qui se donne jusqu’à la mort. Aimer vraiment, c’est mourir pour l’autre comme ce jeune gendarme, le colonel Arnaud Beltrame.

Chers jeunes, vous éprouvez souvent, sans doute, dans votre âme, la lutte des ténèbres et de la Lumière, vous êtes parfois séduits par les plaisirs faciles de ce monde. De tout mon cœur de prêtre, je vous le dis : n’hésitez pas, Jésus vous donnera tout. En le suivant pour être des saints, vous ne perdrez rien, vous gagnerez la seule joie qui ne déçoit jamais. Chers jeunes, si aujourd’hui le Christ vous appelle à le suivre comme prêtre, comme religieux ou religieuse, n’hésitez pas, dites-lui fiat, un oui enthousiaste et sans condition. Dieu veut avoir besoin de vous. Quelle joie. Quelle grâce.

L’occident a été évangélisé par les saints et les martyrs. Vous, jeunes d’aujourd’hui, vous serez les saints et les martyrs que les nations attendent pour une nouvelle évangélisation. Vos patries ont soif du Christ, ne les décevez pas. L’Eglise vous fait confiance. Je prie pour que nombreux parmi vous répondent, aujourd’hui durant cette messe, à l’appel de Dieu à la suivre, à tout laisser pour Lui, pour sa Lumière. Quand Dieu appelle, il est radical. Il nous appelle tout entiers, jusqu’au don total, jusqu’au martyre du corps ou du cœur.

Cher peuple de France, ce sont les monastères qui ont fait la civilisation de ton pays. Ce sont les personnes, les hommes et les femmes, qui ont accepté de suivre Jésus jusqu’au bout, radicalement, qui ont construit l’Europe chrétienne. Parce qu’ils ont cherché Dieu seul, ils ont construit une civilisation belle et paisible comme cette cathédrale.

Peuple de France, peuples d’occident, vous ne trouverez la paix et la joie qu’en ne cherchant Dieu seul. Retournez à vos racines, retournez à la source, retournez au monastère. Oui, vous tous, osez aller passer quelques jours dans un monastère. Dans ce monde de tumultes, de laideur, de tristesse, les monastères sont des oasis de beauté et de joie. Vous y ferez l’expérience qu’il est possible de mettre concrètement Dieu au centre de toute sa vie, vous y ferez l’expérience de la seule joie qui ne passe pas.

Chers pèlerins, renonçons aux ténèbres, choisissons la Lumière, demandons à la Très Sainte Vierge Marie de savoir dire fiat, c’est-à-dire oui, pleinement comme elle, de savoir accueillir la lumière de l’Esprit Saint, comme elle. En ce jour où grâce à la sollicitude du Saint Père le pape François, nous fêtons Marie mère de l’Eglise, demandons à cette mère très sainte d’avoir un cœur comme le sien, un cœur qui ne refuse rien à Dieu, un cœur brûlant d’amour pour la gloire de Dieu, ardent à annoncer aux Hommes la bonne nouvelle, un cœur généreux, un cœur large comme le cœur de Marie, aux dimensions de l’Eglise, aux dimensions du cœur de Jésus.

Michel Janva

Posté le 22 mai 2018 à 16h24 | Lien permanent

Le pèlerinage de Chartres dans la presse

Reportage de France 3 sur le pèlerinage de Chrétienté :

Voici l'article de Ouest-France de samedi, celui de L'Echo Républicain de lundi avec de nombreuses photos.

Addendum : un article dans Valeurs Actuelles, écrit par Charlotte d'Ornellas, qui était sur place.

Michel Janva

Posté le 22 mai 2018 à 15h59 | Lien permanent

"Tuer un enfant, est-ce la solution ?"

France Info s'est intéressé aux militants pro-vie d'Irlande, qui appellent à voter non au référendum sur l'avortement :

14996045"Kathryn Egan ouvre délicatement sa main. "Vous voyez, c'est à ça que ressemble un bébé à douze semaines", dit-elle. Au creux de sa paume, cette Irlandaise de 62 ans tient un petit objet rose en plastique. Il s'agit d'une représentation d'un fœtus aux yeux fermés, les membres recroquevillés. "Oh, je ne savais pas, je n'avais jamais vu ça..." répond une habitante debout sur le seuil de sa maison, en se penchant pour observer l'objet."C'est normal, ni les médias ni le gouvernement ne montrent ça", reprend la militante "pro-vie", en remettant l'accessoire dans sa poche.

Durant deux heures, la banquière et son binôme, Félin Donelly, un médecin généraliste, quadrillent un lotissement du nord-ouest de Galway, dans l'ouest – conservateur – de l'Irlande. Dans la fraîcheur de ce début mai, les deux bénévoles pour le groupe anti-avortement Love Both ("Aimez les deux", autrement dit la mère et "l'enfant à naître") se déplacent de maison en maison pour diffuser leur "propagande", comme ils la nomment. Ils sondent les habitants en vue du référendum du 25 mai. Les Irlandais doivent en effet se prononcer sur l'abrogation du 8e amendement de la Constitution, qui interdit l'avortement dans le pays, sauf en cas de danger de mort pour la mère.

"J'ai rencontré tellement de femmes inconsolables après avoir avorté. En tant que médecin, on ne peut ignorer cette souffrance", souffle Félin Donelly, 50 ans, en glissant un tract dans une boîte aux lettres. "Cette souffrance nous y faisons très attention, assure Kathryn Egan, en frappant à une nouvelle porte. Le bébé en plastique, on ne le sort pas tout le temps. Pour les femmes qui ont eu une fausse couche, cela peut être très violent. On essaye de voir quelle personne se trouve face à nous."

Comme eux, environ "3 000 personnes" dans le pays militent activement pour le "non" à l'abrogation du 8e amendement, selon les chiffres d'un responsable de la campagne. Un vote positif permettrait au Parlement de légiférer et d'élargir l'accès à l'avortement. Pour le moment, le gouvernement de Leo Varadkar du parti Fine Gael (centre-droit), à l'initiative de ce référendum, s'est prononcé pour légaliser l'avortement jusqu'à 12 semaines, comme le Sinn Féin (républicanisme irlandais), le Labour (gauche) et le Parti vert (écologiste).

14999597Depuis l'annonce du référendum il y a deux ans, des centaines de militants "pro-vie" se sont mis en ordre de marche. A Galway, des affiches géantes de fœtus et d'échographies couvertes de chiffres et de slogans bordent désormais l'allée principale de la ville. On y voit un nouveau-né "surpris" d'apprendre qu'on souhaite "légaliser l'avortement jusqu'à six mois", ou invitant les Irlandais à "rejoindre la rébellion".

Les "pro-vie" mènent une guerre de communication, avec un discours millimétré pour contrer les "pro-choix". La référence au Royaume-Uni, l'ancien colonisateur et pays où de nombreuses Irlandaises vont avorter, est permanente. "Un enfant sur cinq est avorté en Grande-Bretagne", "depuis la légalisation de l'avortement en Grande-Bretagne, le taux d'avortement a explosé", répète en chœur un groupe de jeunes militants à la sortie du cinéma de Galway, encore animés par la projection d'un film sur un médecin américain pratiquant des avortements, condamné en 2013 pour le meurtre de bébés nés en vie. [...]

"Les pro-avortement n'arrêtent pas de parler de choix mais ils n'évoquent que celui de l'avortement", dénonce Patrick Finegan, fils de fermier aux boucles blondes. "Est-ce que tuer un enfant est la solution ? Le 'bébé à naître' n'a lui jamais le choix !" s'indigne le jeune homme de 21 ans, membre d'une association d'aide aux enfants trisomiques. "Il y a plein d'autres façons d'aider les femmes qui ne veulent pas de leur enfant, pensez à l'adoption, renchérit son ami Radko Vykukal, 22 ans. Depuis la légalisation du mariage gay [en 2015], la demande d'enfants est d'autant plus grande. [...]"

Michel Janva

Posté le 22 mai 2018 à 15h40 | Lien permanent

Marion Maréchal crée l'Institut des sciences sociales économiques et politiques

Marion Maréchal a donc créé l'Institut des sciences sociales économiques et politiques (ISSEP), qui devrait être inauguré le 22 juin.

Logo-ISSEP-2Basé à Lyon, l'ISSEP desservira à partir de septembre deux types de formations: une formation continue le week-end ainsi qu'un magistère (niveau Bac+5) sur deux ans - intégrable à niveau bac+3 - pour quelque 5500 euros par an. Seront dispensés des cours de gestion de projet, de droit constitutionnel, d'analyse électorale comme plusieurs activités «afin de transmettre aux étudiants les richesses du savoir-vivre et du savoir être à la française.» 

Le conseil scientifique est composé de neuf membres, parmi lesquels

  • le secrétaire général du Mouvement pour la France et proche de Philippe de Villiers, Patrick Louis ;
  • Pascal Gauchon, directeur de la revue de géopolitique Conflits,
  • le constitutionnaliste Guillaume Drago
  • le directeur de la revue l'Incorrect, Jacques de Guillebon.
  • Raheem Kassam, rédacteur en chef de l'antenne anglaise de Breitbart news et membre de l'UKIP, le parti pour l'indépendance du Royaume-Uni de Nigel Farage.

Capture d’écran 2018-05-22 à 16.04.53Extrait du Programme :

Capture d’écran 2018-05-22 à 16.06.07

Michel Janva

Posté le 22 mai 2018 à 15h27 | Lien permanent | Commentaires (6)

Forum et marche pour la vie à Rome

Le Forum romain pour la vie - Rome Life Forum - s’est tenu les 17 et 18 mai à l’Université pontificale Angelicum sur le thème de la conscience : les interventions du cardinal Raymond Burke, de Mgr Athanasius Schneider et de Stéphane Mercier ont particulièrement retenu l’attention de l’auditoire.

Mgr Schneider a développé l’idée selon laquelle l’Eglise ne se réduit pas au pontife romain, mais qu’elle est une réalité « plus vaste » que lui. A ce titre, un pape a « le même devoir qui incombe à tous les fidèles : celui de renoncer à Satan et de confesser la foi », a déclaré le prélat. Pour l’évêque auxiliaire d’Astana, la conduite à tenir si un pape ne confessait plus pleinement la foi, est celle-ci : « il faudrait l’aider, mais non pas porter des attaques à son encontre ». « Répondre à un pasteur qui soutient une hérésie », a conclu le prélat, doit se faire « avec respect, en opposant l’enseignement constant et inchangé de l’Eglise ».

Au second jour du Forum, le cardinal Raymond Burke a rappelé que les catholiques devaient résolument se mettre « sous la bannière de la Royauté sociale du Christ » afin de contrer les ennemis de l’Eglise qui tentent de « l’infiltrer et de corrompre l’Epouse du Christ par l’apostasie ».

« La conscience ne consiste pas dans la somme des pensées et des désirs que ressent un individu, mais elle s’enracine dans la Vérité qui seule peut purifier nos aspirations et les rendre conformes au commandement divin de l’amour de Dieu et du prochain ».

Le même jour, le professeur Stéphane Mercier - renvoyé de l’Université catholique de Louvain pour avoir défendu la vie contre l'avortement - a réfléchi sur le compromis avec l’esprit du monde qui gagne l’Eglise.

« Le règne du ‘politiquement correct’, l'idéologie du ‘genre’ et les lobbys libéraux ont désormais gangrené les universités partout dans le monde, interdisant le recours à un discours fondé sur la raison naturelle ».

Stéphane Mercier déplore aussi que « même les institutions catholiques abandonnent leurs principes pour faire bonne figure aux yeux du monde ». Dans ce contexte, il n'est guère étonnant de voir « les responsables ecclésiastiques et les pasteurs emboîter le pas en sacrifiant une foi sans compromis sur l'autel de la mondanité et de la sentimentalité ». « Se tenir debout pour la Vérité avec un grand ‘V' a un prix, mais il faut plus que jamais demeurer ferme, car ‘si le sel perd sa saveur, avec quoi l’assaisonnera-t-on’ ? »

Rome18mvieafiche-750x420Des dizaines des milliers de marcheurs étaient présents samedi 19 mai pour défendre la vie, 40 ans après la légalisation de l’avortement en Italie. Au départ de la piazza de la Repubblica, le cortège a traversé le centre de la ville éternelle et est arrivé vers 17h à la piazza Venezia église della Madona de Loreto. Plus de 20 pays étrangers étaient représentés, notamment l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Pologne, l’Irlande, l’Espagne, la Lituanie, le Portugal, les Etats Unis, le Canada, l’Argentine, le Pérou, la Nouvelle-Zélande, le Brésil, l’Inde, la Belgique avec le prof Stéphane Mercier et bien sûr la France avec la présence de Jeanne Smits, d’Olivier Figueras et d’une délégation de Droit de Naître.

Parmi les interventions des délégations étrangères, on retiendra celle de la mère de Vincent Lambert, Viviane Lambert, qui, très digne, a dénoncé avec force la volonté de l’hôpital de faire mourir son fils, lourdement handicapé mais nullement en fin de vie. Se sont joints à la Marche de nombreux ecclésiastiques, le cardinal Raymond Leo Burke, Mons. Carlo Maria Viganò, Nonce apostolique émérite des Etat Unis d’Amérique, Mons. Luigi Negri, Archevêque émérite di Ferrara-Comacchio, et des religieuses, des élus et beaucoup de familles avec leurs enfants portant dont les ballons colorés ont marqué d’une empreinte joyeuse la ville.

Virginia Coda Nunziante, Présidente de la Marche pour la vie, a clôturé rappelant que cette année est marqué par le tragique anniversaire en Italie ou les quarante années sont passé depuis l’introduction de la loi 194 sur l’avortement: ” Il y a un livre de vie et il y a un livre de la mort. Dans ce livre de la mort daté du 22 mai 1978 est écrit avec des caractères de sang, le sang de près de 6 millions des victimes « auxquelles il faut ajouter les 50 millions d’enfants meurent chaque année dans le monde».

Nous ne voulons pas passer cet anniversaire sans demander l’abrogation de la loi 194 et, en attendant, supprimer immédiatement des dépenses publiques les 2 ou 3 milliards d’euros consacrés chaque année à tuer nos enfants. Dénonçant une crise de santé publique, elle a déclaré que l’avortement reste de la responsabilité incroyablement unique de l’Etat, donc tous les contribuables: » Notre société est très hypocrite, avec maintenant l’eugénisme et l’infanticide d’État, dont nous avons eu un exemple dramatique en Grande-Bretagne avec le meurtre du petit Alfie Evans». Et une figure humaine a été dédiée au petit Alfie, composée par des jeunes venus sur scène, et le lancement final de nombreux ballons vers le ciel.

Le rendez-vous pour la vie est pris pour la prochaine édition de la Marche nationale pour la Vie sera le prochain 18 mai 2019 toujours à Rome.

Michel Janva

Posté le 22 mai 2018 à 15h09 | Lien permanent

Des vendeuses portant le hijab à Paris

Une lectrice du Salon beige témoigne : 

Thumbnail-11Vendredi dernier, en me promenant boulevard Haussmann à Paris, je décidai d’entrer chez H & M. Je fus très surprise dans un premier temps de voir des employés vigiles, certains grands et barbus, qui semblaient sortir tout droit d’une mosquée salafiste.

Je décidai d’essayer un vêtement et en me rendant à la cabine d’essayage, je me retrouvai face à une femme voilée (en hijab). Je crus au départ qu’il s’agissait d’une cliente qui était passée derrière le comptoir. Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’elle se tourna vers moi de voir qu’elle portait le badge H & M autour du cou. Non non, il s’agissait bien d’une employée H & M qui m’indiquait une cabine libre. Il faut dire qu’elle a certainement remarqué mon air soudain perplexe.

Thumbnail-12Mais ce n’est pas tout, en sortant de la cabine, je vis une deuxième employée en hijab traverser les rayons devant moi. Je me suis subitement demandée si j’étais bien à Paris ou en Arabie Saoudite. Mais non, j’étais bien Boulevard Haussmann!

Ce n'est pas une nouveauté, en 2015, la chaîne H&M déclarait :

"Nous n’imposons donc aucune restriction vestimentaire à nos employés et, dans ce contexte, nous considérons qu’il serait discriminatoire d’interdire le port du voile à une employée."

Michel Janva

Posté le 22 mai 2018 à 15h01 | Lien permanent | Commentaires (15)

Chartres 2018 : homélie du cardinal Robert Sarah

Pour revoir l'intégralité de la messe de clôture du pèlerinage de Chrétienté, c'est ici.

Mais si vous désirez n'écouter que le sermon du Préfet de la Congrégation du culte divin et de la discipline des sacrements, prononcée devant environ 15000 personnes :

Michel Janva

Posté le 22 mai 2018 à 14h29 | Lien permanent

Chartres-Paris : Mgr Bernard Fellay exhorte les pèlerins à toujours demeurer fidèles à l'Église

Pele_15Ce lundi de Pentecôte 21 mai 2018, le pèlerinage de Tradition organisé comme chaque année par la Fraternité Saint-Pie X s'est terminé place Vauban. Six mille personnes ont assisté à la messe de clôture à l’issue des trois jours de prière et de pénitence au cours desquels les marcheurs ont joint Chartres à Paris. L’an prochain ce sera la trentième fois que l’œuvre fondée par Mgr Marcel Lefebvre organisera la route de Pentecôte dans ce sens. Auparavant, tout le monde attaché à la messe traditionnelle était uni en direction de Chartres, mais les portes des cathédrales étaient alors fermées pour tous (sauf pour une année d’exceptionnelle miséricorde).

Dimanche, jour de la Pentecôte, Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, a exhorté à Villepreux (Yvelines) les pèlerins à toujours demeurer fidèles à l'Église, malgré une actualité parfois déconcertante : 

Pele_2_0« Il peut y avoir dans ce corps mystique qu’est l’Église des cellules qui meurent, qui sont en faiblesse. Mais ce corps qui est indissolublement uni à Notre Seigneur ne pourra jamais mourir, il ne pourra jamais être en défection. Et c’est pour cela que dans le Credo, l’Église nous oblige à dire que nous croyons en l’Église une, même si nous voyons des divisions. Nous devons maintenir que l’Église est une. Nous devons maintenir que l’Église est sainte, malgré les éléments défectueux. Il y a des membres de l’Église, même très haut placés, qui peuvent faillir. Cela n’enlève rien à la pureté et à la beauté de l’Église. Ce côté humain n’est qu’une partie visible. L’essentiel c’est l’Esprit Saint qui donne à cette Église la vie surnaturelle de la grâce, la vie divine. Tous ces moyens sont des instruments défectueux que sont même les évêques, même le pape, les prêtres, nous-mêmes, tous. Pourtant, jamais ne nous pourrons souiller la grâce qui reste pure, qui reste sainte. […]

Ne nous laissons pas, mes chers frères, offenser, scandaliser par les malheurs de l’Église. Il y a de grands malheurs, il y a des prélats qui sont des traîtres, qui abusent de leurs pouvoirs, qui conduisent les âmes en enfer, et c’est un scandale. Et il est vrai que d’un côté nous avons le droit d’être indignés par ces choses. Mais il ne faut pas que cela nous anime d’un zèle amer. Nous devons regarder plus haut. Nous devons garder cette foi dans l’Église. Nous devons maintenir qu’aucune âme ne peut être sanctifiée, qu’aucune âme ne peut faire le moindre acte surnaturel sans l’Église. Pas une seule âme ne pourra aller au Ciel si ce n’est dans l’Église et il n’y en a qu’une : la Sainte Église catholique romaine, avec sa hiérarchie actuelle, avec tous ses défauts. C’est celle que Dieu a voulu, celle que Notre Seigneur a voulu. Bien sûr, s’il y a des défauts, il faut s’en garder. Il ne faut pas écouter lorsqu’ils nous disent autre chose que ce que Notre Seigneur nous a dit ou ce que l’Église a déjà enseigné dans le passé. Mais il ne faut pour rien au monde quitter l’Église ou la rejeter. Cette Église, c’est vous, c’est nous, c’est chacune des âmes qui ont été baptisées. »

Dans moins de deux mois se tiendra à Écône en Suisse le 4e chapitre général de la Fraternité Saint-Pie X au cours duquel les principaux responsables de l'œuvre éliront leur supérieur pour douze ans.

Michel Janva

Posté le 22 mai 2018 à 09h57 | Lien permanent

Cardinal Sarah : Aujourd’hui, toi aussi, Peuple de France, réveille-toi!

En attendant l'intégralité de l'homélie du cardinal Sarah à Chartres, en voici quelques perles :

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Michel Janva

Posté le 22 mai 2018 à 09h43 | Lien permanent

« Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille.»

image from www.jeanjosephchevalier.fr

Source

Michel Janva

Posté le 22 mai 2018 à 09h28 | Lien permanent

C’est arrivé un 22 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 22 mai : saints du jour français ou en France.
    • Ste Julie, vierge et martyre († Ve s.), Patronne de la Corse 

L'Église célèbre le 22 mai, la fête de l'illustre martyre corse sainte Ghjulia (Julie) qui partage avec sainte Devota le patronage de la Corse. Comme toujours lorsqu'il s'agit des saints des premiers siècles, la vie de sainte Julie divise les hagiographes.

La version des Bollandistes fut adoptée par le propre des offices du diocèse d'Aiacciu, mais elle n'est pas sans contradictions : sainte Julie, selon eux, serait issue d'une noble famille de Carthage. En l'an 439, les Vandales, sous la conduite de Genséric, soumirent toute la population de la ville.

Julie devint l'esclave d'un négociant natif de Syrie appelé Eusèbe. La jeune chrétienne se soumit à son maître, effectuant les tâches ménagères qui lui étaient confiées avec un zèle extrême et un dévouement sans égal.

Lorsqu'Eusèbe s'embarqua pour la Gaule où l'entraînait son commerce, il ne voulut se séparer de sa servante et l'emmena avec lui. Leur bateau fit escale en Corse. Ils débarquèrent près de Nonza où précisément ce jour-là, on célébrait les dieux et l'on s'apprêtait à faire le sacrifice d'un taureau. Eusèbe, le maître de sainte Julie, se joignit donc aux habitants de Nonza qui célébraient la fête des dieux païens. Julie, elle, se tint à l'écart sans cacher néanmoins sa réprobation. Très vite, le gouverneur de la région en fut averti et demanda à Eusèbe qu'il lui livrât cette jeune chrétienne. Eusèbe tenait à sa dévouée servante et ne voulut à aucun prix la lui donner. Félix, le gouverneur, invita donc Eusèbe à partager son repas et l'enivra. Lorsque le marchand fut profondément endormi, il se fit apporter la jeune chrétienne et lui demanda de sacrifier aux dieux. La réponse hardie de sainte Julie signa son arrêt de mort. On lui frappa le visage jusqu'au sang, on la traîna par les cheveux, on la fouetta avec barbarie. Enfin, on la fit attacher à une croix sur laquelle elle mourut comme le Christ qu'elle avait servi pendant sa courte existence. On dit alors qu'une colombe s'échappa de sa bouche, symbole d'Innocence et de sainteté. Des religieux de l'Île de Gorgone (ou Marguerite) vinrent chercher son corps et le placèrent à l'abri dans leur monastère.

Plus tard, ses ossements furent transportés à Brescia et sainte Julie fut vénérée dans toute l'Italie septentrionale.

La seconde version de la vie de santa Ghjulia paraît plus vraisemblable ; de nombreux chroniqueurs tels que Vitale, Colonna ou Fra Paolo Olivese, l'ont soutenue.

Santa Ghjulia serait en effet native de Nonza, et contemporaine de santa Divota. Elle aurait donc été persécutée sous le règne de Dioclétien, au tout début du IVème siècle. Parce qu'elle refusait de sacrifier aux dieux, les Romains la torturèrent de multiples manières. Parmi ces supplices, il en est un qui resta légendaire : ses bourreaux lui coupèrent les seins et les jetèrent contre les rochers, en contrebas de la ville de Nonza ; deux fontaines jaillirent aussitôt de la roche. Le miracle ne fit qu'exaspérer la rage de ses bourreaux qui l'attachèrent à un figuier et la laissèrent mourir dans la souffrance. Lorsqu'elle rendit l'âme, une colombe s'échappa de sa bouche.

Les Nunzichi (habitants de Nonza) rendirent dès lors un culte fervent à leur sainte martyre. La Fontaine des Mamelles, qui ne s'est jamais tarie, attira très tôt une foule de pèlerins, venus de la Corse entière. Ses eaux miraculeuses opérèrent de nombreuses guérisons. 
Autrefois, les femmes qui invoquaient la sainte contre le tarissement du lait maternel se rendaient en pèlerinage à Nonza, pieds nus. Aujourd'hui, chaque année encore, la fête de santa Ghjulia, patronne des Nunzichi mais aussi de tout le peuple corse, fait l'objet d'une très belle cérémonie. Sainte Julie fut proclamée patronne de la Corse (avec sainte Dévote) par un décret de la Sacrée Congrégation des Rites du 5 août 1809.

  • St Ausone, 1er évêque d'Angoulême († IV ou Ve s.)

Ausone est le patron du diocèse d'Angoulême qui le considère comme son fondateur. La tradition le fait disciple de saint Martial de Limoges, qui l'aurait dirigé vers la Saintonge. C'est ainsi qu'il est devenu le premier Évêque d'Angoulême. Ses restes, ensevelis en dehors des remparts de la ville, ont longtemps été l'objet d'un culte très populaire. Une basilique et un monastère édifiés près de son tombeau ont été incendiés avec ses reliques pendant les guerres de religion.  Sur le même emplacement, on a construit l'église paroissiale Saint-Ausone, consacrée le 8 avril 1896.

  • Ste Quitterie, vierge et martyre († 478)

Jeune gothe de puissant lignage, plongée dans l'époque troublée de la fin de l'empire romain, sainte Quitterie (ou Quiterie) connaît les derniers empereurs. 'Princesse sage' du monde victorieux des Goths installés en Gaule et en Espagne, elle ne partage pas la splendeur de ses pairs hérétiques. Elle reçoit, le 22 mai 478, le martyre que réserve aux Catholiques le puissant roi goth, Euric, à Aire-sur-l'Adour.

Inhumée dans un magnifique tombeau, elle est la sainte de tous les opprimés, prisonniers de chaînes physiques ou morales. Elle incarne le courage et l'espérance de l'Église persécutée. Et pour chacun, et pour tous, elle ouvre la voie lumineuse de tous les renouveaux.

  • St Loup, évêque de Limoges († 637)

À Limoges, en 637, saint Loup, évêque, qui signa la charte de fondation du monastère de Solignac.

  • le 22 mai 337 : Constantin est baptisé sur son lit de mort.

Constantin Ier est le tout premier empereur romain de foi chrétienne. Il a permis à la foi catholique de sortir des catacombes, se fait baptiser à l'orée de sa mort. C'est la coutume à l'époque de se faire baptiser le plus tard possible pour entrer directement au Paradis.

  • le 22 mai 987 : mort du Roi Louis V « Le Fainéant ».

Le Roi meurt d'une chute de cheval ; il est sans descendance. Avec lui s'achève la lignée des descendants de Pépin le Bref sur le trône de France

  • le 22 mai 1200 : Traité du Goulet.

Ce traité est conclu, selon le chroniqueur Rigord, le jeudi 18 mai 1200 à Gueuleton, actuelle île du Goulet près de Vernon. La plupart des historiens donnent cependant comme date pour le traité le 22 mai. Par ce traité, Jean-sans-Terre cède le comté d'Évreux à Philippe Auguste et reconnaît la suzeraineté du Roi de France sur les terres françaises des Plantagenêts. En contrepartie, le Roi Philippe II renonce à tout droit sur la Bretagne dont le jeune duc, Arthur, doit prêter hommage au roi Jean.

  • le 22 mai 1271 : Louis IX est inhumé à St-Denis dans un tombeau d'or et d'argent ciselé qui a disparu lors de la guerre de 100 ans.
  • le 22 mai 1526 : Ligue de Cognac.

Le 22 mai 1526 est constituée, à l'initiative de Louise de Savoie, mère du Roi de France François Ier alors emprisonné, une ligue contre l'empereur Charles Quint. Cette ligue regroupait le pape Clément VII, Henri VIII d'Angleterre, ainsi que les villes de Florence, Milan et Venise. La ligue de Cognac marque le début de la septième guerre d'Italie qui dure près de quatre ans.

  • le 22 mai 1542 : Paul III convoque le concile de Trente.

Voir la chronique du 13 décembre.

  • le 22 mai 1667 : le pape Alexandre VII meurt à Rome.

Voir la chronique du 7 avril.

  • le 22 mai 1703 : bataille du cap de la Roque.

Afin de compenser leur infériorité, au début de la guerre de Succession d'Espagne, les marines franco-espagnoles pratiquent la guerre de course qui oblige les anglo-hollandais à escorter les convois. Le 22 mai 1703, une escadre française commandée par Alain Emmanuel de Coëtlogon tente d'intercepter un convoi hollandais transportant du sel et du sucre. 110 navires marchands sont escortés par cinq navires de guerre. Ces derniers se portent au-devant des Français pour couvrir la fuite du convoi. Les navires de guerre hollandais, moins puissants, doivent se rendre, mais les navires marchands parviennent à s'enfuir. Victoire militaire, l'objectif français n'est donc pas complètement atteint.

gravure de la bataille du cap de la Roque, d'après le tableau de Théodore Gudin

  • le 22 mai 1765 : le Parlement de Bretagne démissionne en masse.

70 magistrats sur 86 démissionnent collectivement, pour s'opposer à la mise en place des impôts imposés par Louis XV.

  • le 22 mai 1794 : bataille de Tournai.

Les coalisés battent les armées révolutionnaires dans le nord de la France.

  • le 22 mai 1871 : les troupes versaillaises contrôlent les Champs-Élysées, les quartiers St-Lazare et Montparnasse, à Paris.
Lois Spalwer

Posté le 22 mai 2018 à 05h42 | Lien permanent | Commentaires (0)

21 mai 2018

Pèlerinage de Pentecôte: messe de clôture en direct à Chartres

Michel Janva

Posté le 21 mai 2018 à 14h30 | Lien permanent

Avant de célébrer la messe, le cardinal Sarah prie dans la cathédrale de Chartres

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Lahire

Posté le 21 mai 2018 à 13h05 | Lien permanent | Commentaires (6)

Retrouvez les photos du pélé

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Lahire

Posté le 21 mai 2018 à 12h58 | Lien permanent | Commentaires (2)

Il y a dix fois plus de voyants que de prêtres

Extrait d'un article sur le satanisme et l'occultisme dans le dernier numéro de L'Homme Nouveau :

Une-1663"[...] On recensait 25 000 satanistes français en 2007 (dont 80 % avaient moins de 21 ans), soit une augmentation de 300 % en trois ans. À côté de l’hypothèse théologique des sept portes ouvertes au démon développée notamment par le Père de Mauroy, dans deux rapports successifs sur le satanisme, la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) pointe du doigt pour sa part les portes d’entrée sociologiques que constituent le réseau internet, la musique black metal et la mouvance gothique, en particulier pour les adolescents. Elle comptait 151 profanations de cimetières en 2007, 269 en 2008, 485 en 2010 (410 tombes chrétiennes, 40 musulmanes et 35 juives) et 256 suicides de jeunes satanistes français en 2008. Pour le ministère de l’Intérieur qui donne des chiffres légèrement supérieurs, les profanations auraient doublé en 4 ans entre 2008 et 2012. Ces actes sacrilèges auraient donné lieu à l’interpellation de 67 personnes, dont 50 mineurs.

10 000 « guérisseurs » au moins travaillaient en 2015. En quatre ans, le nombre de voyants a plus que doublé, passant de 40 000 en 2003 à 100 000 en 2007. En 2010, le fisc français estimait à trois milliards d’euros le chiffre d’affaires des professionnels de la voyance pour 15 millions de consultations déclarées (50 % ne le seraient pas). Il y a dix fois plus de voyants que de prêtres (10 000) ou de psychiatres (13 000). En 2016, l’abbé Prigent, exorciste, estimait que « deux jeunes sur trois touchent aux verres baladeurs et aux tables tournantes ». Depuis mai 2015, le jeu de« Charly Charly » banalise par internet le spiritisme auprès de millions de jeunes. On ne compte plus les films, BD, romans, sites internet, forums, jeux vidéo, articles concernant le diable. Outre le succès étonnant de Harry Potter, on connaît celui exorbitant du chanteur sataniste Marilyn Manson ou de chanteuses blasphématrices comme Lady Gaga, Mylène Farmer ou Madonna.

Le 13 novembre 2015 au Bataclan, les Aigles de la Mort Métal entonnaient leur tube Kiss the devil : « Qui va aimer le diable ?... Qui embrassera sa langue ? Qui va aimer le diable et sa chanson ?... ». Personne, et pour cause, n’entendra la conclusion :«... j’aimerai le diable et sa chanson ! ». Car la langue de feu du diable viendra précisément embrasser la salle sous la forme d’une fusillade islamique. [...]"

Michel Janva

Posté le 21 mai 2018 à 10h33 | Lien permanent

31 mai et 20 juin : portes ouvertes du collège de filles La Chêneraie (78)

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Michel Janva

Posté le 21 mai 2018 à 10h30 | Lien permanent

Investir dans une Résidence Services Seniors catholiques

840193b1-0490-46cc-afc8-915b5e701cf8La SAS Saint Benoit réalise le projet de Résidence Services Seniors catholiques en lien avec la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre. Ce projet de réhabilitation dans un hôtel de Gouverneur au milieu d'un grand parc est composé de 119 logements. A ce jour, 40% des logements ont été réservés.

Le concept : un mode d'hébergement novateur en accord avec l'attente des seniors.

L’habitat groupé est un mode de vie qui s’adresse à des personnes soucieuses de vivre collectivement selon le principe de l’attention réciproque, de l’entraide, de l’assistance à autrui, en référence à la morale chrétienne. La Résidence propose un mode de vie « comme chez soi » comprenant :

  • De véritables appartements conçus pour être des espaces de vie privée, du studio au deux pièces, avec décor personnalisable, comprenant une cuisine équipée, une salle de bains avec douche à l’italienne.
  • Des espaces hôtelier et béguinage qui accueillent les seniors valides ou fortement handicapés.
  • Un cadre sécurisant (personnel de la résidence et aumônier disponibles 24H/24 et 7J/7), conjuguant confort, convivialité, services à la personne.
  • Un mode de vie religieux suivant vos aspirations. La Résidence dispose d’une chapelle rénovée pour la célébration des offices par des prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre.

A ce jour, plus de 40% des logements font l’objet d’une pré-réservation verbale et écrite, ce qui, pour une livraison début 2020, augure une bonne commercialisation des logements. Le nombre de logements préréservés représente un volume financier de 8.2 M€ soit 47% du montant des ventes.

Pour financer l'opération, la SAS Saint Benoît emprunte 400 000€ sur 12 mois auprès de particuliers et d'entreprises.

Vous pouvez investir en prêtant une partie de votre épargne en vous rendant ici.

Michel Janva

Posté le 21 mai 2018 à 10h01 | Lien permanent

12 juillet : concert des Petits Chanteurs à St Jean d'Angely

Bat-StJeand'Y

Michel Janva

Posté le 21 mai 2018 à 09h58 | Lien permanent

Avortement : les femmes sont-elles vraiment libres ?

Le « droit à l’IVG » est devenu aujourd’hui si « fondamental » qu’il est difficile d’évoquer les risques de l’avortement pour la santé physique ou psychologique des femmes, compliqué de contester ce qui est devenu une "valeur de la République", sous peine de poursuites. Marie Philippe, fondatrice du site IVG.net, a accueilli plus de 10 000 femmes avant ou après l’avortement. Son expertise l’a conduite à faire une investigation poussée pour dévoiler ici une autre face de l’avortement, de ses causes et de ses conséquences. 

La « liberté » de la femme est-elle bien respectée ? Quelles sont les pressions de l’entourage pour l’inciter à l’avortement ? La frontière entre enfant « désiré » ou « non désiré » est-elle si tranchée ? L'ouvrage livre les terribles témoignages de jeunes filles obligées par leurs parents à avorter, les menaces affectives de ces hommes qui menacent de partir si leur conjointe n'avorte pas, ces médecins qui poussent à l'avortement, ces infirmières et autres chirurgiens qui oeuvrent dans cette industrie abominable...

Ivg"[C]e qui est le plus frappant, dans ce "combat intérieur" que mènent ces femmes contre elles-mêmes, c'est de voir l'importance qu'exerce sur elles la pression psychologique de l'entourage. C'est cette pression qui transforme le coeur des femmes et qui amoindrit leur liberté. Cette pression semble de plus en plus forte dans la société actuelle qui est de plus en plus normative."

"Aujourd'hui en France, aucun dispositif légal ne protège les femmes victimes de pressions psychologiques qui pourraient les pousser à avorter. Cette logique considère que l'avortement n'est pas simplement une possibilité aux conséquences éventuellement négatives, mais un droit "fondamental" à un acte forcément positif. [...] La réalité vécue peut être très différente : quand une femme est enceinte dans une situation "compliquée", c'est souvent l'entourage qui pousse à l'avortement, parfois jusqu'à la violence psychologique ou physique. L'adolescente enceinte qui est "mise à la porte" de chez elle reste aujourd'hui encore une situation assez fréquente."

"On parle beaucoup d'égalité hommes/femmes. Or, quand il est question d'avortement, je suis frappée par la domination qu'exercent les hommes à ce sujet : ce sont eux les premiers demandeurs de l'IVG pour leur compagne. Ils le font avec une agressivité redoutable et les pires menaces. Ils sont ainsi les plus ardents défenseurs du "droit" à l'IVG, sur les réseaux sociaux et même au téléphone. Et bien sûr, ils ne subissent pas les graves conséquences que je n'ai fait q'esquisser dans cette étude. Quand nous recevons des injures des menaces par mail ou au téléphone, elles proviennent à 90% d'hommes qui nous accusent en fait implicitement de les "déranger".

Michel Janva

Posté le 21 mai 2018 à 09h22 | Lien permanent

« Tout est possible pour celui qui croit. »

image from www.jeanjosephchevalier.frSource

Michel Janva

Posté le 21 mai 2018 à 08h00 | Lien permanent

C’est arrivé un 21 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 mai : saints du jour français ou en France.
    • St Hospice, ermite près de Nice († v. 581)

Hospice (ou Hospicius), personnage de grand mérite, illustre par ses miracles, vivait au VIe siècle. Il se renferma dans une vieille tour abandonnée, près de Villefranche, à une lieue de Nice, en Provence, pour y pratiquer les exercices de la pénitence loin des vains bruits du monde. Vêtu d'un rude cilice, il portait sur sa chair nue de grosses chaînes de fer ; un peu de pain et des dattes faisaient sa nourriture ; mais, en carême, il ne prenait que des herbes ou des racines.

Dieu le favorisa du don des miracles et du don de prophétie. Il prédit l'invasion des Lombards dans le midi de la France, et en effet, quelques années plus tard, ces hordes barbares vinrent ravager nos provinces et mettre tout à feu et à sang.

Les farouches soldats rencontrèrent le saint reclus dans sa masure déserte, et, à la vue de ses chaînes, le prirent pour un malfaiteur. Le saint leur avoua qu'il était très criminel et indigne de vivre. Alors l'un d'eux leva le bras pour lui fendre la tête de son sabre ; mais son bras, paralysé tout à coup par une force invisible, laissa tomber l'arme à terre. À cette vue, les barbares terrifiés se jettent aux pieds du solitaire et le prient de secourir leur camarade. Hospice, par le signe de la Croix, rendit la vigueur à son bras. Le soldat objet de ce châtiment et de ce miracle fut tellement touché, qu'il demeura près du Saint, résolu d'être son disciple et de marcher sur ses traces.

Hospice rendit l'ouïe et la parole à un sourd-muet qu'un diacre d'Angers conduisait à Rome, au tombeau des apôtres et des martyrs, pour implorer leur secours. Émerveillé du prodige, le diacre s'écria : « Pourquoi donc aller à Rome ? Nous avons trouvé ici la vertu de Pierre, de Paul, de Laurent, des apôtres et des martyrs. » Mais le Saint lui répondit : « Ne parlez pas ainsi ; ce n'est pas moi qui ai guéri ce malade, c'est Dieu qui a réparé son ouvrage. » C'est ainsi qu'ennemi de la vaine gloire, il rapportait tout à Dieu. On le vit ensuite rendre la vue à un aveugle de naissance, délivrer une jeune fille possédée du démon et chasser trois démons du corps d'une femme.

Enfin Hospice ressentit les approches de la mort, et annonça que dans trois jours il quitterait la terre pour le Ciel. Un homme, étant venu le voir malade pour s'édifier, lui manifesta son étonnement de le voir ainsi chargé de chaînes et couvert de plaies, et lui demanda comment il avait pu tant souffrir : « Celui pour qui j'ai souffert m'a fortifié et soutenu ; je touche à mon repos. » Il mourut couché sur un banc et les mains levées au Ciel, le 21 mai 581.

  • St Thibaud, évêque de Vienne († 1001)

À Vienne en Dauphiné, l'an 1001, saint Thibaud, évêque, d'une charité et d'une piété remarquables, qui illustra cette Église durant quarante-quatre ans.

  • Bx Jean Mopinot, religieux f.e.c. martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean Mopinot, Frère des Écoles chrétiennes et martyr. Sous la Révolution française, il fut déporté, parce que religieux, sur un bateau négrier et mourut de la contagion qui régnait à bord.

  • St Eugène de Mazenod, Évêque de Marseille, fondateur de la congrégation des  « Oblats de Marie Immaculée » (1782-1861)

Eugène (au baptême : Charles-Joseph-Eugène) de Mazenod, naît dans une famille noble, le Ier août 1782, à Aix-en-Provence. Il vit en exil en Italie durant la Révolution française ; il est de retour en France en 1802.

Le Vendredi-Saint 1807, il est touché par le Christ qui l'invite à réorienter sa vie de façon radicale et définitive. Il sera « missionnaire des pauvres », de tous ceux qui sont pauvres matériellement ou spirituellement.

Il est ordonné prêtre le 21 décembre 1811. En 1816 il réunit autour de lui un groupe de prêtres. Ensemble, ils veulent « travailler au salut des âmes abandonnées ». Les missionnaires de Provence se mettent au travail, parcourant les villages et accueillant les pèlerins.

Dans cette tâche apostolique, la Vierge Marie est toujours présente : les missionnaires de Provence la considèrent comme leur mère.

Le 17 février 1826, l'Église, par le pape Léon XII, reconnaît officiellement leur Congrégation : « Missionnaires Oblats de Marie-Immaculée » (O.M.I.).

En janvier 1837, Eugène de Mazenod est nommé Évêque de Marseille. Jusqu'à sa mort, le 21 mai 1861, il accorde priorité aux pauvres, qu'il accueille et visite. Sous son impulsion, les institutions charitables se multiplient : distributions de secours, soins des malades à domicile, mouvements en faveur des orphelins, des victimes du choléra, des sourds et muets, des sortis de prison – Maison du Refuge – Œuvre des Petits Savoyards, des servantes de jeunesse pour la classe ouvrière.

Dans ce diocèse, supprimé par la Révolution française et rétabli seulement en 1823, tout est à réorganiser. Il favorise la venue de Congrégations religieuses et encourage les fondateurs : sous son épiscopat, 7 communautés d'hommes et 24 communautés de femmes (dont douze d'enseignement) verront le jour dans son diocèse. Le nombre de prêtres passe de 140 à 418. Pour répondre au besoin de la cité qui voit sa population passer de 150 000 à 30 000 habitants, il crée 22 paroisses, bâtit 34 églises, dont la cathédrale et la basilique de Notre-Dame de la Garde.

Entre temps, alors que la Congrégation ne compte que quarante pères et cinq frères, en 1841, à la demande de l'évêque de Montréal il envoie des Oblats pour le Canada. C'est le prélude d'une héroïque épopée qui conduira les Oblats jusqu'au Cercle polaire.

Suivant cet appel à « jeter les filets au grand large », Eugène de Mazenod finira par lancer ses Oblats outre-mer : 1847, l'Oregon et l'Ile de Ceylan ; 1849, le Texas et le Mexique ; 1851, l'Afrique du Sud.

Le 21 mai 1861 Eugène de Mazenod retournait vers Dieu à l'âge de 79 ans. Ainsi se terminait une vie riche de réalisations dont plusieurs avaient été portées dans la souffrance. Pour sa famille religieuse et pour son diocèse, il avait été à la fois point d'appui et inspiration ; pour Dieu et l'Église, il avait été un fils fidèle et généreux. Au moment de sa mort, il laissa une ultime recommandation : « Entre vous, pratiquez bien la charité ! La charité, la charité et dans le monde, le zèle pour le salut des âmes ».

Aujourd'hui, près de 6000 Oblats sont présents dans 59 pays des cinq continents, en lien avec l'Église et au cœur du monde, dans la diversité des ministères, sans jamais perdre de vue le but principal de la Congrégation : l'évangélisation des plus abandonnés, « vivant en communion plus étroite avec le Christ et les pauvres […] pour un monde nouveau, libéré de l'égoïsme et ouvert au partage ».

Eugène de Mazenod a été élevé à la gloire des autels, le 19 octobre 1975, par le Bx Paul VI et canonisé, le 03 décembre 1995,  par saint Jean-Paul II.

L'Église en le déclarant « Saint » met en valeur ces deux traits de sa vie : l'amour et le zèle. Sa vie et ses œuvres demeurent pour tous une ouverture sur le mystère de Dieu lui-même. Ceci est le plus grand don qu'Eugène de Mazenod, Oblat de Marie Immaculée, puisse nous offrir.

  • Bx Hyacinthe-Marie Cormier, 76e maître de l'Ordre o.p.

Ordo Fratrum Praedicatorum le 21 mai, date de son élection en tant que Maître de l'Ordre.

Martyrologium Romanum le 17 décembre (dies natalis).

Hyacinthe-Marie Cormier, naît le 8 décembre 1832 à Orléans. Il entra dans le Tiers Ordre dominicain, alors qu'il était séminariste. Après son ordination sacerdotale, en 1856, il entra au noviciat dominicain de Flavigny, fondé par le P. Lacordaire. Sa manière de célébrer la messe édifiait tous ceux qui y assistaient. En 1859, il fit sa profession solennelle.

En raison de la confiance que lui fit dès le début le P. Jandel (Maître général), qui avait reconnu en lui des qualités remarquables, le P. Cormier fut placé très vite dans des postes de responsabilité : sous-maître des novices en Italie, ensuite maître des novices et prieur en Corse, artisan de la nouvelle province de Toulouse, puis son provincial (nommé à 33 ans). De 1865 à 1891, il est supérieur sans discontinuer (Marseille, Toulouse, Saint-Maximin). Témoin des difficultés de l'Ordre en France (expulsions 1880), il se préparait, avec discernement, à la défense de la liberté de l'Église : il devint à Rome l'assistant du Maître de l'Ordre, le P. Früwirth, puis procurateur général (= chargé des relations avec les congrégations romaines).

Et enfin, en 1904, à 72 ans, un âge où l'on aspirerait plutôt à la retraite, il est élu 76ème Maître de l'Ordre. L'époque était particulièrement troublée pour l'Église, avec les affrontements en France au moment de la séparation de l'Église et de l'État, causant un climat de quasi-guerre civile (re-expulsions 1903), tandis que la situation en Italie était presque aussi préoccupante. Sa grande tristesse fut la situation de la France où les Dominicains n'existaient plus...ils ne furent autorisés à revenir petit à petit qu'après la Première Guerre mondiale.

De plus, l'Église devait aussi se confronter à la crise moderniste. En cette occasion, il resta fidèle à Rome et respectueux des personnes. De tempérament plutôt traditionnel, il dut défendre avec force ses religieux, en particulier le P. Lagrange qu'on accusait d'infidélité à la doctrine de l'Église dans son exégèse. 

Hyacinthe-Marie sut plaider sa cause devant les attaques - tout en le modérant lui-même - et jouer de la grande estime que lui portait saint Pie X, pour obtenir un sursis ou retarder une désapprobation. Le P. Lagrange n'a-t-il pas déclaré plus tard que le P. Cormier était un exemple de sainteté ? Précisément, puisqu'on lui confiait cette tâche de gouvernement, c'est comme supérieur que le P. Cormier a su déployer cette sainteté.

S'il a réussi, c'est qu'il avait une haute idée de l'autorité dans l'Église et savait la vivre selon l'esprit du Christ disant aux disciples de ne pas « commander en maîtres ». Toujours en position de faire sentir le poids de son autorité, il agissait avec une telle humilité qu'il désarmait les préventions et emportait l'adhésion, mettant à l'aise ses interlocuteurs tant il usait de cette autorité avec tact et bon sens. C'était sa manière de vivre sa devise : « La charité de la vérité », à tel point qu'il fit de cette prudence une sainteté que l'Église a reconnue en le béatifiant.

Le P. Cormier a été un bon fils de saint Dominique. Il l'a imité en trois traits de sainteté : son amour de l'Ordreson amour de la Vérité, et son amour de la vie intérieure.

Il meurt le 17 décembre 1916 dans sa cellule du couvent Saint-Clément, à Rome, alors que l'Ordre célébrait ses 700 ans. Il fut inhumé en l'église Saint-Dominique et Saint-Sixte de Rome près de l'actuelle Université pontificale Saint-Thomas d'Aquin, ou Angelicum, qu'il avait élevée au rang de Collège Pontifical en 1909. Hyacinthe-Marie Cormier a été déclaré Bienheureux par Saint Jean-Paul II le 20 novembre 1994.

  • le 21 mai 987 : décès du Roi de France Louis V.

Sautant de son cheval à la poursuite d'un gibier, dans la forêt d'Halatte près de Senlis, le Roi fait une chute si rude qu'il est incapable de se relever. Il se plaint de violentes douleurs au foie. Une importante hémorragie se déclare :

"Le sang sortait en abondance par le nez et la bouche. Les mamelles palpitaient de douleurs continues, et une chaleur intolérable régnait dans tout le corps", relate le chroniqueur Richer.

Et le 22 mai, après une longue agonie, Louis V décède sans héritiers. Les grands du Royaume présents jurent de ne rien faire avoir de s'être réunis au complet pour élire un nouveau Roi. Hugues Capet succède ainsi au dernier des carolingiens.

  • le 21 mai 1303 : les obsèques de saint Yves à la Cathédrale St-Tugdual de Tréguier sont l'objet d'un faste et d'une ferveur populaire extraordinaires.
  • le 21 mai 1420 : traité de Troyes.

Traité en complète opposition avec les lois fondamentales du Royaume, ce traité n'a aucune valeur juridique. En effet, selon les lois fondamentales, la couronne est indisponible. C'est à dire que le Roi lui-même ne peut pas en disposer à sa guise et choisir son successeur. Le duc de Bourgogne Philippe Le Bon et le roi d'Angleterre Henri V signent le traité de Troyes qui livre la France aux Anglais. C'est le résultat de la défaite française d'Azincourt du 25 octobre 1415, et de la guerre civile que se livrent les Bourguignons et les Armagnacs. Le Roi Charles VI le Bien Aimé, ne règne plus et est un jouet dans les mains de sa femme Isabeau de Bavière. A sa mort, le Royaume doit revenir au roi d'Angleterre Henri V.

Le Dauphin, le futur Charles VII, ne parviendra à "bouter les Anglais hors de France" qu'avec l'aide de Jeanne d'Arc, envoyée par Dieu, sauver la France.

  • le 21 mai 1506 : fiançailles de Claude, fille d'Anne de Bretagne, avec François d'Angoulême.

C'est fiançailles ont lieu en dépit de l'opposition d'Anne de Bretagne dont la foi est choquée par l'irréligion du futur François 1er.

  • le 21 mai 1871 : début de la semaine sanglante à Paris.

Les « Versaillais », surnom donné par les « communards » à l'armée française, parviennent à franchir la porte de Saint-Cloud, et à prendre ainsi par surprise les fédérés. Ces derniers détruisent tout ce qui tombe sous leurs mains (les Tuileries sont ainsi brûlées par exemple) et assassinent les parisiens qui montrent la moindre hésitation devant leur extrémisme sanguinaire.

  • le 21 mai 1927 : fin de la première traversée de l'Atlantique en Avion.

Charles Lindbergh atterrit à Paris et réussit la première traversée de l'Atlantique en avion, en solitaire sans escale, depuis New York. Le "Spirit of Saint. Louis" se pose au Bourget, après 33 heures et 27 minutes de vol sans escale. Il a parcouru la distance de près de 6 000 km. Le nom de l'avion est le nom de la loge maçonnique du pilote.


  • le 21 mai 1996 : annonce de l'assassinat des moines martyrs de Tibhirine.

Christian de Chergé, 59 ans, Luc Dochier, 82 ans, Christophe Lebreton, 45 ans, Michel Fleury, 52 ans, Bruno Lemarchand, 66 ans, Célestin Ringeard, 62 ans, Paul Favre-Miville, 57 ans, sont les sept moines trappistes de Tibhirine en Algérie qui meurent égorgés, soi-disant par les rebelles du Groupe islamique armé (GIA).

Lois Spalwer

Posté le 21 mai 2018 à 05h40 | Lien permanent | Commentaires (0)

20 mai 2018

Le 29 juin, le pape créera 14 nouveaux cardinaux, dont 11 électeurs

Les 14 nouveaux cardinaux sont :

1. Sa Béatitude Louis Raphaël Sako (Irak), Patriarche de Babylone des Chaldéens

2. Mgr Luis Ladaria Ferrer (Espagne), Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi

3. Mgr Angelo de Donatis (Italie), Vicaire général de Rome

4. Mgr Giovanni Angelo Becciu (Italie), Substitut pour les Affaires générales de la Secrétairerie d’État

5. Mgr Konrad Krajewski (Pologne), Aumônier apostolique

6. Mgr Joseph Coutts (Pakistan), Archevêque de Karachi

7. Mgr Antonio dos Santos Marto (Portugal), évêque de Leiria-Fatima

8. Mgr Pedro Barreto (Pérou), archevêque de Huancayo

9. Mgr Désiré Tsarahazana (Madagascar), archevêque de Toamasina

10. Mgr Giuseppe Petrocchi (Italie), archevêque de L’Aquila

11. Mgr Thomas Aquinas Manyo (Japon), archevêque d’Osaka

12. Mgr Sergio Obeso Rivera (Mexique), archevêque émérite de Xalapa

13. Mgr Toribio Ticona Porco (Bolivie), prélat émérite de Corocoro

14. Le Père Aquilino Bocos Merino (Espagne), clarétain

Lahire

Posté le 20 mai 2018 à 20h46 | Lien permanent | Commentaires (0)

L'église Saint Etienne à Clémont est en pleine restauration

Clémont (Cher) est un charmant petit village, en plein cœur de la Sologne. L'église Saint Etienne, construite en partie au 15èmesiècle, est en cours de restauration. Les deux premières tranches de travaux ont déjà été réalisées et vous pouvez voir que l'église a maintenant fière allure :

Clémont Eglise restaurée 3

L’Association Sauvegarde du Patrimoine de Clémont fait appel à votre générosité pour aider à financer la troisième tranche de travaux :

"Nous avons pour objectif de recueillir un minimum de 6.500 € afin d'espérer recevoir une subvention de la Fondation du Patrimoine d’un montant équivalent au montant collecté. Chaque don vous permet de bénéficier d'une réduction d'impôt. Même les dons modestes sont les bienvenus !

Au 13 mai 2018, les fonds collectés sont déjà de 1.003 €

Vous pouvez obtenir plus d’informations ou faire un don en ligne très simplement en cliquant sur le lien suivant."

Michel Janva

Posté le 20 mai 2018 à 19h21 | Lien permanent

Témoignages : qui était à la messe à la cathédrale de Nantes ce matin? (Addendum)

Qui confirme cette info?

Add.1 : Témoignage d'un lecteur

"Ma fille présente à la cérémonie de confirmation à bien vu un homme, noir Africain s’emparer du micro. Il n’a pas crié Allah Aqbar mais a parlé dans sa langue d’origine probablement. Il n’était pas agressif mais plutôt « perturbé ». Il a été délogé sans violence et le célébrant a pu terminer son homélie. Vous faites bien de ne pas alimenter des rumeurs !

Merci à l’équipe du Salon Beige pour son travail magnifique !"

Lahire

Posté le 20 mai 2018 à 19h01 | Lien permanent | Commentaires (10)

Dix jours de prière à la Vierge Marie

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Michel Janva

Posté le 20 mai 2018 à 17h54 | Lien permanent

27 mai : journée de prière pour la vie à Lourdes

A l'occasion de la Journée nationale pour la Vie le dimanche 27 mai, une journée de prière est organisée à la paroisse de Lourdes : le Saint Sacrement sera exposé à la fin de la messe de 11h00. Et chacun pourra venir prier pendant toute la journée.

A 17h30, les enfants sont invités pour venir réciter un chapelet pour la Vie... L'adoration se terminera après ce chapelet par le Salut et les vêpres.

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Michel Janva

Posté le 20 mai 2018 à 17h03 | Lien permanent

La triste évolution de l’Église catholique post-conciliaire, une mise en garde aux prélats orthodoxes qui rêvent d'un concile

L'ouvrage de Guillaume Cuchet est examiné également dans le monde orthodoxe. Avec cette analyse :

Cuchet_FI-1068x777"[...] Le concile a engendré une perte de repères chez les fidèles. Le texte concilaire Dignitatis humanae, publié en 1965, sur la liberté religieuse, est apparu « comme une sorte d’autorisation officieuse à s’en remettre désormais à son propre jugement en matière de croyances, de comportements et de pratique, qui contrastait fortement avec le régime antérieur », ce qui suscitait chez le père Louis Bouyer cette remarque chagrine : « Chacun ne croit plus, ne pratique plus que ce qui lui chante. »

Dans le domaine de la piété, note Cruchet, des aspects de la réforme liturgique qui pouvaient paraître secondaires, mais qui ne l’étaient pas du tout sur le plan psychologique et anthropologique, comme l’abandon du latin, la communion dans la main, la relativisation des anciennes obligations, ont joué un rôle important. De même que les critiques de la communion solennelle qui se sont multipliées à partir de 1960 et surtout de 1965, ainsi que la nouvelle pastorale du baptême (à partir de 1966) et du mariage (en 1969-1970), qui avait tendance à hausser le niveau d’accès aux sacrements en exigeant des candidats davantage de préparation et d’investissement personnel.

Dans le domaine des croyances, c’est le fait même du changement de discours qui a compté. La variation de l’enseignement officiel rendait sceptiques les humbles, qui en déduisaient que, si l’institution s’était « trompée » hier en donnant pour immuable ce qui avait cessé de l’être, on ne pouvait pas être assuré qu’il n’en irait pas de même à l’avenir. Toute une série de« vérités » anciennes sont tombées brutalement dans l’oubli, comme si le clergé lui-même avait cessé d’y croire ou ne savait plus qu’en dire, après en avoir si longtemps parlé comme de quelque chose d’essentiel.

Un autre domaine dans lequel la conjoncture a pu déstabiliser les fidèles, note l’auteur, « est celui de l’image de l’Église, de sa structure hiérarchique et du sacerdoce. La “crise catholique” des années 1965-1978 fut d’abord une crise du clergé et des militants catholiques. L’abandon de la soutane (dès 1962) et de l’habit religieux, la politisation (à gauche) du clergé, les départs de prêtres, de religieux et de religieuses, parfois suivis de leur mariage, sont apparus à beaucoup comme une véritable “trahison des clercs”, sans équivalent depuis les “déprêtrisations” de la Révolution, qui a eu les mêmes effets déstabilisants. »

Par ailleurs, « le concile a ouvert la voie à ce qu’on pourrait appeler “une sortie collective de la pratique obligatoire sous peine de péché mortel”, laquelle occupait une place centrale dans l’ancien catholicisme. […] Cette ancienne culture de la pratique obligatoire s’exprimait principalement dans le domaine des “commandements de l’Église” que les enfants apprenaient par cœur au catéchisme et dont il convenait de vérifier, lors de l’ examen de conscience préparatoire à la confession, si on les avait bien respectés », et qui incluaient notamment le devoir de sanctifier les dimanches et jours de fêtes, de confesser ses péchés et de communier au moins une fois par an, de jeûner les vendredi, aux veilles de grandes fêtes et aux périodes carémiques dites des « Quatre Temps ». Toutes ces exigences ont été assouplies, au point de disparaître, sauf la communion qui devenait systématique et se faisait sans aucune préparation, la confession et le jeûne ayant pratiquement disparu. L’assouplissement du jeûne eucharistique s’était cependant accompli en plusieurs étapes préalables: en 1953, Pie XII avait décidé, tout en maintenant l’obligation du jeûne depuis minuit avant la communion, que la prise d’eau ne le romprait plus désormais; en 1957, le motu proprio Sacram communionem réduisait le jeûne à trois heures pour la nourriture solide et une heure pour les liquides ; en 1964, Paul VI décréta qu’il suffirait dorénavant d’une heure dans les deux cas, ce qui signifiant concrètement la disparition du jeûne eucharistique, puisqu’une heure est le temps de déplacement jusqu’à l’église et le temps de la messe qui précède la communion.

Pendant cette période conciliaire et post-conciliaire, « il est frappant, note l’auteur, de voir à quel point le clergé a désinstallé volontairement l’ancien système de normes qu’il s’était donné tant de mal à mettre en place », créant inévitablement dans le peuple le sentiment qu’on lui « changeait la religion », et provoquant, dans une partie de celui-ci, une impression de relativisme généralisé.

L’auteur consacre deux chapitres entiers à des causes de décadence qui lui paraissent fondamentales: la crise du sacrement de pénitence et la crise de la prédication des fins dernières.

[...] Approchant de sa conclusion, l’auteur souligne encore les effets catastrophiques de la crise des années 60 sur la conscience dogmatique des fidèles, qui s’est en quelque sorte protestantisée: « La consécration de la liberté de conscience par le concile a souvent été interprétée dans l’Église, de manière imprévue au départ, comme une liberté nouvelle de la conscience catholique, l’autorisant implicitement à faire le tri dans les dogmes et les pratiques d’obligation. La notion même de dogme (comme croyance obligeant en conscience) est alors devenue problématique. Cette décision majeure du concile, couplée à la notion de “hiérarchie” des vérités, paraît avoir fonctionné dans l’esprit de beaucoup comme une sorte de dépénalisation officielle du “bricolage croyant” qui contrastait grandement avec le régime antérieur, où les vérités de la foi étaient à prendre en bloc et sans droit d’inventaire. Il était à prévoir que les plus désagréables d’entre elles, ou les plus contre-intuitives pour le sens commun, en feraient les frais, ce qui n’a pas manqué en effet de se produire. »

Quels que soient les facteurs externes qui aient pu jouer dans l’effondrement du catholicisme (la mentalité moderne, la pression sociale, etc…), les facteurs internes paraissent déterminants à l’auteur de ce livre. Le catholicisme lui-même porte une lourde responsabilité dans la déchristianisation de la France (et plus largement de l’Europe, car une analyse faite pour d’autres pays aboutirait à des conclusion identiques). L’aggiornmento réalisé par le concile Vatican II qui se proposait d’affronter les défis du monde moderne, n’a fait que s’accommoder à celui-ci. Pensant l’attirer, il s’est mis à sa remorque. Voulant se faire entendre de son siècle, le catholicisme s’est sécularisé. Craignant d’affirmer son identité, il s’est relativisé, au point qu’un grand nombre de fidèles ne trouvaient plus en lui les repères auxquels il étaient habitués ou qu’ils attendaient, et ne voyaient plus l’intérêt d’aller chercher en lui ce que le monde leur offrait déjà de manière moins contournée.

Les autorités catholiques cherchent à minimiser l’effondrement que décrit ce livre par divers arguments (un grand nombre de français restent catholiques et font baptiser leurs enfants; la pratique religieuse se mesure à d’autres engagements que l’assistance à la messe; la qualité a remplacé la quantité, etc.). Mais elles peinent à convaincre. Jean-Paul II est souvent présenté comme ayant opéré un redressement par rapport aux excès qui ont suivi le concile Vatican II, mais on doit constater que la pratique dominicale est passée en France de 14% au moment de son élection à 5% au moment de son décès en 2005. S’il est vrai que des communautés vivantes existant dans les villes peuvent faire illusion (comme pouvaient faire illusion les rares églises ouvertes sous la période communiste dans les pays de l’Est, bondées en raison de la fermeture des autres), de même que les rassemblement spectaculaires de jeunes lors des JMJ, les campagnes françaises montrent la réalité d’une désertification dramatique: multiplication des églises désaffectées (c’est-à-dire ne servant plus concrètement de lieu de culte), prêtres ayant la charge de 20, voire 30 paroisses, célébrant chaque dimanche une messe « régionale » pour un petit groupe de fidèles en majorité âgés et venus parfois de plusieurs dizaines de kilomètres, disparition des enterrements célébrés par des prêtres faute de célébrants disponibles, absence de contacts entre les prêtres et les fidèles en raison de leur éloignement mutuel et de l’indisponibilité des premiers, plus occupés par des réunions que par les visites pastorales…

La triste évolution de l’Église catholique post-conciliaire telle qu’elle est décrite dans le livre de G. Cuchet, devrait servir de mise en garde aux prélats orthodoxes qui ont rêvé et rêvent encore de convoquer pour l’Église orthodoxe un « grand concile » semblable à celui par lequel l’Église catholique a voulu faire son aggiornamento, mais qui a eu comme principal effet de provoquer son délitement interne et l’hémorragie dramatique d’un grand nombre de ses fidèles."

Michel Janva

Posté le 20 mai 2018 à 15h28 | Lien permanent

C’est arrivé un 20 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 mai : saints du jour français ou en France.
    • St Hilaire, évêque à Toulouse († v. 400)

À Toulouse, vers 400, saint Hilaire, évêque, qui construisit une petite basilique de bois sur le tombeau de son prédécesseur, saint Saturnin.

  • St Outrille (Austrégisile) évêque de Bourges († v. 624)

À Bourges, vers 624, saint Outrille (Austrégisile), évêque, qui se montra ministre de la charité, surtout pour les pauvres, les orphelins, les malades et les condamnés à mort.

  • St Baudile, martyr († IIIe s.)

Saint Baudile est le patron principal de la ville de Nîmes. Il vint s'installer à Nîmes avec sa femme. La ville n'avait pas encore d'Église constituée ni d'évêque. Des païens voulurent l'obliger à participer à un culte. Baudile s'y refusa malgré leurs coups. Jugé sur le champ et condamné à mort, il fut décapité hors des remparts. Son martyre eut lieu vers la fin du IIIe siècle. Son tombeau devint le lieu saint de la cité. Dans la suite, un monastère s'éleva à l'endroit où reposait son corps. Ce monastère fut détruit en 1563, au début de la réforme protestante à Nîmes. Ses reliques furent profanées et dispersées.

Beaucoup de paroisses en France et hors de France sont dédiées à Saint Baudile.

  • le 20 mai 325 : Constantin Ier réunit à Nicée le premier concile œcuménique de l'Histoire.

L'Empereur Constantin convoque le tout premier concile œcuménique à Nicée, dans le but d'établir l'unité de l'Église en Orient comme en Occident. Le concile met fin au conflit causé par l'arianisme, lequel nie la nature divine du Christ. En effet, le Fils de Dieu est considéré comme "consubstantiel", c'est à dire de nature semblable, au Père. De plus, les évêques adoptent le Symbole de Nicée, profession de foi chrétienne, et définissent la date précise du jour de Pâques.

  • le 20 mai 1276 : décès du pape Jean XXI.
  • le 20 mai 1303 : Traité de Paris.

Le traité est signé entre Philippe IV le Bel et Édouard Ier d'Angleterre. La France restitue l'Aquitaine (la Guyenne), à condition que le roi d'Angleterre rende hommage pour ses possessions continentales.

  • le 20 mai 1658 : le Roi Louis XIV vient dans le nord pour la prise de Dunkerque.

Il s'installe à Calais. La conquête de la ville a lieu le 14 juin suivant, au cours de la célèbre bataille des Dunes. Voir la chronique du jour.

  • le 20 mai 1756 : victoire franco-espagnole à la bataille de Minorque.

La conquête de Minorque a lieu au cours de la guerre de 7 ans. L'investissement a commencé le 18 avril, date à laquelle les troupes du maréchal de Richelieu ont entamé la conquête de l'île. Le 20 mai, la coalition franco-espagnole remporte une grande victoire navale contre les Anglais. En effet, la flotte de Toulon commandée par La Galissonière, intercepte et repousse l'escadre anglaise venant de Gibraltar pour porter secours aux Anglais assiégés. Voir les chroniques du 18 avril, du 27 juin et du 29 juin.

  • le 20 mai 1789 : naissance de Marcellin Champagnat.

Homme d'Église, ordonné prêtre le 22 juillet 1816, pédagogue averti, Marcellin Champagnat, est né le 20 mai 1789. Il fonde la société des frères maristes en 1817, à La Valla-en-Gier, dans le département de la Loire. L'objectif est l'éducation des jeunes gens pauvres des campagnes Marcellin Champagnat, meurt d'un cancer en 1840. Il est canonisé par le pape Jean Paul II le 18 avril 1999.

  • le 20 mai 1792 : la Prusse déclare la guerre à la France en vertu de l'accord austro-prussien du 16 février.

En effet, la France a déclaré la guerre à l'Autriche le 20 avril.

  • le 20 mai 1794 : création du drapeau français actuel.

Il est dessiné par David à la demande de la Convention ; mais les trois couleurs sont présentes sur les drapeaux français depuis très longtemps, exemple.

Drapeau des Compagnies franches de la marine de 1690 à 1761.

  • le 20 mai 1799 : naissance d'Honoré de Balzac.

 

  • le 20 mai 1802 : rétablissement de l'esclavage.

La loi de ce jour rétablit la traite et l'esclavage dans les colonies françaises (Martinique, Guadeloupe, Réunion).

  • le 20 mai 1875 : Convention du mètre.

17 États signent à Paris la Convention du mètre. Ce traité international décide de la construction d'un nouveau prototype du mètre. Le célèbre mètre étalon en platine iridié est ainsi déposé au Bureau international des poids et mesures (BIPM) dans l'enceinte de Pavillon de Breteuil à Sèvres.

  • le 20 mai 1896 : Djibouti devient officiellement une colonie française et prend le nom de "Côte française de Somalis".

De 1884 à 1888, Léonce Lagarde conduit une habile et dynamique politique pour asseoir la France sur le pourtour du golfe de Tadjoura, tout en nouant des liens d'amitié avec le roi du Choa qui, sous le nom de Ménélik II, devint empereur d'Ethiopie en 1889. Il favorise la naissance de Djibouti, amenée à devenir la tête d'une pénétrante ferroviaire. Par décret du 20 mai 1896, naît la Côte française des Somalis, avec comme chef-lieu, Djibouti qui détrône irrémédiablement Obock. En 1946, la colonie devient un Territoire d'outre-mer avant d'accéder à l'indépendance en 1977.

  • le 20 mai 1927 : première traversée de l'atlantique.

A 7h40, à New York, Charles Auguste Lindberg à bord du Spirit of Saint Louis décolle pour tenter la première traversée de l'Atlantique en monomoteur sans escale (33 heures 30).

  • le 20 mai 1974 : décès de Jean Daniélou, cardinal français, jésuite et théologien.

Né le 14 mai 1905 à Neuilly-sur-Seine et mort le 20 mai 1974 à Paris, Jean Daniélou est un prêtre jésuite français, théologien de renom et académicien en 1972. Créé cardinal par Paul VI en 1969, il est sacré évêque le 19 avril 1969. Voir la chronique du 14 mai.

  • le 20 mai 1990 : 7ème colloque franc-maçon du droit humain dans une chapelle catholique !

Dans la presse du jour, une grande photo sous laquelle on peut lire : « La chapelle de vacances de Ferrette, dépouillée des objets du culte catholique, a abrité le 7ème colloque franc-maçon du droit humain. Une tenue blanche a été ouverte et célébrée devant les invités dont Mr Bockel (catholique), maire de Mulhouse.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 365)

 

Lois Spalwer

Posté le 20 mai 2018 à 14h36 | Lien permanent | Commentaires (0)

Le diocèse de Bayonne lance un concours vidéo pour les jeunes à l'occasion de "Diocèse en fête"

Les organisateurs de cette journée ont proposé un concours vidéo pour les jeunes de 12 à 16 ans. Par équipe de 2 à 4, ils ont réalisé un film au format 3 minutes sur des sujets imposés : l'évangélisation, le Christ, la joie, la fraternité. Dans le contenu on veut entendre : Le Christ est ma Joie ! Les gagnantes sont deux jeunes filles de la Paroisse de Navarrenx : Alaïa et Anna-Rita. Un rayon de joie et de fraîcheur pour la journée  :

Michel Janva

Posté le 20 mai 2018 à 10h44 | Lien permanent

A Rome pour les 30 ans de la Fraternité Saint-Pierre

Affiche-rome-30ans-fssp

Michel Janva

Posté le 20 mai 2018 à 10h17 | Lien permanent

Camp d'été en Bavière avec le Chapitre Sainte Madeleine

RectoSéjour itinérant en Bavière du 30 juillet au 16 août 2018.

Prix : 350€, au départ de Lyon

Le Chapitre Sainte Madeleine (association catholique de jeunesse) propose à tous les jeunes de 15 à 20 ans de découvrir le sud de l'Allemagne.

Infos & inscriptions : baviere.chapitre-sainte-madeleine.fr 06 62 22 66 80 chapitresaintemadeleine@gmail.com

Michel Janva

Posté le 20 mai 2018 à 09h58 | Lien permanent


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