16 août 2017

Le cardinal Médina dénonce la légalisation de l'avortement au Chili

Alors que le projet de dépénalisation de l’avortement a obtenu la majorité du congrès du Chili, et que le tribunal constitutionnel chilien vient d’accepter d’examiner le recours formé par l’opposition de droite, le cardinal Jorge Medina Estevez a publié une lettre dans le journal El Mercurio où il accuse clairement les politiques d’avoir légalisé l’avortement.

« Je dis légalisé parce que la dépénalisation est un euphémisme qui vise à déguiser, avec l’aval de l’Etat, cette réalité crue – l’autorisation que l’on octroie, en négation du plus fondamental des droits humains, d’enlever la vie à un être humain innocent, c’est-à-dire pour l’assassiner, pour utiliser la claire terminologie du Pape François ».

Le cardinal a rappelé à cette occasion l’aphorisme juridique que lui enseignait jadis son « remarquable professeur de droit civil don Victor Delpiano » : « Les choses sont ce qu’elles sont, et non ce que l’on dit qu’elles sont. »

Il a ajouté que « ceux qui se font complices d’une telle atrocité  » ne doivent recevoir la voix d’aucun chrétien aux élections, ajoutant que ce péché quand il est public doit être rétracté publiquement.

« Ces personnes, si elles se disent catholiques (…) ne sont pas en état de recevoir les sacrements de l’Eglise tant qu’elles ne se seront pas repenties et qu’elles n’auront pas publiquement manifesté ce repentir ».

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 21h48 | Lien permanent

Selon HRA pharma (Norlevo), la "contraception d'urgence"... "ne provoque pas d'avortement"

Selon leur publicité mensongère :

IMG_0739

IMG_0740

La pilule du lendemain ou Norlevo est une pilule contenant une dose élevée de progestatif. Une administration de NORLEVO équivaut à la dose additionnée du progestatif de cinquante pilules contraceptives “MINIDRIL” (Lévonorgestrel). Cette grosse quantité d’hormones pourrait bloquer l’ovulation ou provoquer un avortement par le même mécanisme que le stérilet si elle est donnée à l’époque de l’ovulation. Dans les autres cas elle est inefficace, dès lors que le processus d’implantation a commencé selon le libellé même des “propriétés pharmaco-dynamiques” de l’A.M.M. (autorisation de mise sur le marché).

Concernant le Norlevo, la Food and Drug Administration (FDA) - Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux - prévient que sa molécule peut causer des modifications de l’endomètre et pourrait empêcher la nidation dans l’utérus s’il y a eu conception.

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 21h40 | Lien permanent

18-19 août : projections de La Rébellion cachée à Pornic

La Rébellion cachée sera projetée à Pornic les 18 et 19 août, à 15h30 et 20h30 chaque jour. Venez nombreux pour ce cinéma d'été ! Pour organiser une projection de ce « docufilm que les catholiques attendaient » dans votre paroisse, contactez rebellion.rabourdin@ gmail.com

Capture d’écran 2017-08-16 à 18.23.34

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 20h19 | Lien permanent

Ars Artium : pour la direction spirituelle

Ars-artiumLa direction spirituelle est un sujet à la mode dans le monde catholique. C’est, au fond, une très bonne chose. Ce petit ouvrage se veut une introduction très concrète à la tradition sur cette question. Il apporte quelques réponses à des questions de base pour permettre à chacun de mieux s’y retrouver. Une petite bibliographie permettra d’élargir la lecture.

L'auteur, l’abbé Benoît, né en 1960, est prêtre du diocèse de Bourges et canoniste. il a publié quelques traductions et présentations de textes spirituels (Dom John Chapman, Lettres spirituelles) et une biographie (Le Chouan du Tanganyika).

Présentation par Guillaume de Thieulloy :

Ars artium

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 19h29 | Lien permanent

L'idéologie antiraciste, à la source des violences à Charlottesville

Benoît-et-moi a traduit un article éclairant de La Bussola sur les événements à Charlottesville. Extraits :

Images"Les faits en bref: à Charlottesville, dans une manifestation d'extrême droite, commencée vendredi soir, et qui incluait aussi le Ku Klux Klan, les anti-fascistes américains ont réagi avec des contre-manifestations. Samedi matin il y a eu une escalade. Le cortège antifasciste s'est heurté à des militants de droite, malgré les efforts de la police (qui a dû annuler les permis de manifester). En fin de compte, on a enregistré 15 blessés des deux côtés. Mais à 2 heures de l'après-midi, heure locale, une voiture conduite par un jeune de vingt ans, un certain James Fields, s'est lancée à toute vitesse contre la marche antifasciste, avec l'intention claire de provoquer un massacre. C'est un acte de terrorisme intérieur. Une femme de 32 ans, Heather Heyer est la victime. 19 autres manifestants ont été blessés. Les médias pointent du doigt Trump. Ils l'accusent explicitement de ne pas avoir condamné sans équivoque l'extrême-droite. Considérant que la victime était dans un cortège de gauche, cette accusation des médias contre Trump est pertinente. La presse accuse également Trump d'avoir dédouané l'extrême droite et donc d'être implicitement responsable de l'affrontement mortel de samedi. Mais c'est hors-sujet. La cause de la violence est antérieure à l'administration Trump.

L'origine du conflit est un monument. A Charlottesville, on a proposé d'enlever la statue équestre du général Robert E. Lee, commandant en chef l'armée du Sud dans la guerre de Sécession (1861-1865). C'est depuis avril que la droite locale protestait contre cette idée. Dans la manifestation de vendredi, la droite, réunie sous le sigle Unite the Right, émanation de la Alt Right (la droite, organisée notamment sur Internet, qui a soutenu la campagne de Donald Trump), avait l'intention initiale de défendre la liberté d'expression. Toutefois, à la fin, on n'a pas beaucoup vu de liberté, et en compensation, le cortège s'est rempli de néo-nazis, du Ku Klux Klan et de suprémacistes blancs. De l'autre côté de la barricade s'étaient donnés rendez-vous, venant de toute l'Amérique, des mouvements d'extrême gauche et Black Lives Matter, la version années 2000 du Black Power.

Pourquoi un affrontement aussi violent et aussi idéologique autour d'une statue dédiée à un personnage historique d'un siècle et demi auparavant? Le visiteur européen peut rester très surpris de voir autant d'hommages aux vaincus de la guerre civile. En Italie, par exemple, il serait impossible de trouver dans le Centre et le Sud des monuments dédiés aux généraux des armées pontificales et des Bourbons, qui se sont battus contre les Savoie et Garibaldi. En Italie, depuis un siècle et demi, l'effort politique et culturel a consisté en un vaste processus d'unification à travers la rééducation, qui inclut la «damnatio memoriae» des ennemis du Risorgimento [ndt: la même chose vaut en France, avec la Révolution, et par exemple, l'insurrection vendéenne]. Les États-Unis, en revanche, sont et restent un pays fédéraliste. En 1861, la Fédération s'est déchirée sur les valeurs fondamentales, à la fois sur l'esclavage (que le Sud voulait préserver) et les droits des États à leur pleine autonomie gouvernementale (que le Nord voulait redimensionner sinon supprimer). Pour réparer la déchirure, après cinq ans de guerre, 650 mille morts et une période d'occupation dure des États du Sud, on est parvenu à une sorte de compromis culturel. Chaque État célèbre ses morts. Des livres et des films à succès, comme Autant en emporte le vent, et des monuments et des musées dédiés à la mémoire des héros de la Confédération, sont la manifestation de cette pacifification culturelle. Ou plutôt, étaient.

C'est la gauche progressiste américaine qui a rompu l'équilibre. Elle a décidé de se comporter à l'européenne. Au nom de l' antiracisme, elle a décrété la damnatio memoriae des Sudistes, le retrait (quand et si possible) des monuments qui leur sont dédiés, tandis que les drapeaux confédérés sont abaissés. Ce n'est pas seulement la gauche, qui le veut, mais aussi la droite. Sans oublier que le Parti républicain fut celui de Lincoln, du Nord, et des années 50 du XXe siècle, et aussi des droits civils contre la ségrégation raciale. C'est Nikki Haley, actuelle ambassadeur à l'ONU de l'administration Trump, qui a fait abaisser le drapeau confédéré devant son palais de gouverneur de Caroline du Sud.

La gauche et les républicains anti-racistes ont pourtant, intentionnellement ou non, idéologisé l'histoire. Ils ont transformé la mémoire de la plus sanglante guerre des États-Unis en une lutte, encore en cours, contre le racisme. Et ainsi, l'idéologisation promue par les autorités, a permis aux extrémistes idéologiques de descendre sur le terrain. A gauche, sur le front de l'anti-racisme, est né et a grandi le mouvement noir Black Lives Matter. Obama, durant son second mandat (2012-2016) a toujours montré une certaine tolérance envers lui, même après les manifestations les plus violentes. Pas même après l'assassinat de cinq policiers à Dallas, en 2016, le Président Obama n'a condamné fermement le climat de haine créé par des extrémistes de gauche. Et à cette époque, les médias (les mêmes médias qui aujourd'hui condamnent la complaisance de Trump pour la droite) n'ont rien trouvé à redire.

Ce «climat infâme» a permis à un monstre symétrique et opposé de refaire surface, le racisme blanc, qui semblait cantonné aux livres d'histoire et qui au contraire, au moins durant les deux dernières années, a recommencé à se mobiliser, d'abord sur le Web, puis aussi dans les rues. Ainsi, à cause de la lutte entre racisme et anti-racisme, les Etats-Unis commencent à connaître, avec près d'un siècle de retard, la lutte entre les «fascistes» et les «anti-fascistes». Dans un pays qui n'a jamais connu le totalitarisme dans sa chair."

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 18h18 | Lien permanent

La tambouille politicienne de Gérard Larcher

Petit calcul politicien au milieu des vacances dénoncé dans le Canard enchainé de ce jour :

DHWR-BSWAAAsXc0

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 18h09 | Lien permanent

Les dépenses des candidats à la présidentielle

La publication des comptes de campagne des candidats à l'élection présidentielle a été publiée au JO le 3 août par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. Extraits :

Pour Nicolas Dupont-Aignan :

Capture d’écran 2017-08-16 à 17.57.47Marine Le Pen :

Capture d’écran 2017-08-16 à 17.58.45Emmanuel Macron :

Capture d’écran 2017-08-16 à 17.59.32Benoît Hamon :

Capture d’écran 2017-08-16 à 18.00.53

Jean-Luc Mélenchon :

Capture d’écran 2017-08-16 à 18.02.26

François Fillon :

Capture d’écran 2017-08-16 à 18.03.56

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 18h05 | Lien permanent | Commentaires (1)

19 août : dédicace à la librairie Notre-Dame de France à Paris

Capture d’écran 2017-08-16 à 08.28.00

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 14h27 | Lien permanent

23 août en Dordogne : Témoignage sur la Syrie

Capture d’écran 2017-08-16 à 08.26.11

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 13h13 | Lien permanent

De ceux qui ne partent pas en pèlerinage

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 11h09 | Lien permanent

L'électorat catholique vote plus à droite que le reste de la population

Selon Jérôme Fourquet, directeur du département opinion et stratégies d'entreprise de l'Ifop :

"la candidature de François Fillon et son score au premier tour ont masqué en partie le phénomène de radicalisation d'une partie de l'électorat catholique. Si Marine Le Pen est restée cantonnée à 15% au premier tour, sans aucune progression par rapport à 2012, c'est parce que le candidat désigné par la primaire de la droite campait sur des positions très fermes sur un certain nombre de sujets au premier rang desquels l'islam. Ce candidat ayant été éliminé au soir du premier tour, une partie de cette digue a cédé et toute une frange de l'électorat catholique conservateur a basculé en faveur de Marine Le Pen au second tour. Les données de l'Ifop indiquent à ce propos que l'ampleur des reports en faveur de Marine Le Pen a été quasiment la même dans les différents segments de l'électorat de François Fillon, qu'il s'agisse des catholiques pratiquants, des non pratiquants ou des sans-religions. Dit autrement, la réticence à voter pour la représentante du FN n'a pas été plus importante parmi les électeurs fillonistes catholiques pratiquants que chez les fillonistes non-pratiquants ou athées et ce alors que de nombreuses voix et leaders d'opinion catholiques avaient pourtant appelé à barrer la route à l'extrême-droite."

46% des catholiques pratiquants ont glissé un bulletin François Fillon dans l'urne au premier tour. Mais au second tour, 62% votèrent pour Emmanuel Macron contre 38% en faveur de Marine Le Pen. Cette dernière a donc été certes largement devancée parmi les catholiques, mais elle y a recueilli un score supérieur à son niveau national (33,9%).

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 08h01 | Lien permanent

Le C-Star de Defend Europe et les garde-côtes libyens coopèrent contre les ONG immigrationnistes

Dans une série de tweets, Defend Europe annonce sa première coopération avec les garde-côtes libyens contre un navire complice des passeurs.

De leur côté, MSF, Sea Eye et Save The Children ont déjà suspendu leurs opérations.

Frauke Petry (AFD) et Nigel Farage (ex-UKIP) ont apporté leur soutien à « Defend Europe », cette initiative des Identitaires contre les ONG complices du trafic d'êtres humains en Méditerranée. De façon étonnante, le FN est resté silencieux sur ce sujet.

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 07h43 | Lien permanent

Le CSA met en demeure Radio classique

Dans une décision publiée hier au Journal Officiel, le CSA a mis en demeure Radio classique pour avoir méconnu les règles de la période de réserve. En effet, aux termes de l'article L.49 du Code électoral, à partir de la veille du scrutin à zéro heure, il est interdit de diffuser tout message ayant le caractère de propagande électorale. Or, la chronique assurée par Luc Ferry et intitulée « Les mots de la philo » a été diffusée à deux reprises samedi 22 avril, veille du scrutin, sur les ondes de Radio Classique, critiquant les propos d'Emmanuel Macron sur la culture française.

S'il avait publiquement soutenu Emmanuel Macron, Radio classique aurait-elle été mise en demeure ?

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 07h33 | Lien permanent

Le président met un photographe en garde à vue

Il ne s'agit ni de Vladimir Poutine, ni de Donald Trump... Mais d'Emmanuel Macron.

Le président de la République a porté plainte pour « harcèlement et tentative d'atteinte à la vie privée » contre le photographe qui les suivait à la trace, lui et son épouse Brigitte, sur leur lieu de vacances marseillais. Le photographe a été retenu environ six heures en garde à vue dimanche 13 août dans un commissariat de Marseille.

Pourtant, durant sa campagne, Emmanuel Macron était bien plus tolérant... :

RTS13FZ5-Macron-copie-600x410

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 07h24 | Lien permanent

Un homme fonce en voiture dans une pizzeria : déséquilibré, fou, terroriste ?

Un homme au volant d'une voiture a foncé volontairement le 14 août au soir dans une pizzeria de Sept-Sorts, en Seine-et-Marne. Une jeune fille a été tuée et douze autres personnes ont été blessées, dont quatre sont dans un état grave. Le conducteur a été interpellé par la police. On ignore pour les moment ses motivations. La presse évoque un déséquilibré, tenant des propos incohérents devant les policiers, voulant se suicider.

Selon un témoin

« Ce regard qu’il avait là, toute ma vie ce sera ancré dans ma tête. Toute ma vie. On ne peut pas avoir ce regard-là quand on vient de faire un truc comme ça. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi posé. Tranquille, serein. Le gars, il avait réussi son coup. » 

Il faut aller lire la presse étrangère (via FDesouche) pour trouver une photo de l'individu :

1708151509370102

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 07h09 | Lien permanent | Commentaires (11)

Euthanasie : Herman Van Rompuy appelle à désobéir au pape

Lu sur Riposte catholique

"Ancien Premier ministre belge (2008-2009) puis premier président du Conseil européen (2010-2014), Herman Van Rompuy n’est pas d’accord avec la récente mise au point disciplinaire du pape François envers les quinze centres psychiatriques belges administrés par la congrégation des Frères de la Charité, et dans lesquels l’euthanasie peut être pratiquée sans doute au nom de la charité chrétienne… Van Rompuy, membre du Christen-Democratisch en Vlams, parti démocrate-chrétien néerlandophone de Belgique, a publié, le 13 mai dernier, un tweet critiquant ouvertement le pape François : « Le temps du Roma locuta, causa finita [Rome a parlé, l’affaire est close] est passé depuis longtemps ». Ce qui est inviter les religieux à résister au pape ! Il est vrai qu’on vient d’apprendre que Van Rompuy est membre du conseil d’administration de la structure des Frères de la Charité de Belgique gérant ces centres psychiatriques. Ceci doit expliquer cela…"

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 07h02 | Lien permanent

Donald Trump rappelle à la presse les violences de la gauche alternative

Michel Janva

Posté le 16 août 2017 à 06h58 | Lien permanent

C’est arrivé un 16 août….

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Ses parents, âgés, obtiennent sa naissance par de persévérantes prières, ils promettent de donner à Dieu l'enfant qu'il leur accorderait. Né dans une riche famille de Montpellier entre 1346 et 1350, en pleine guerre de Cent Ans, alors que sévit la grande peste noire, qui pendant deux ans va décimer un tiers de la population de l'Europe, il perd très tôt ses parents, vers l'âge de 20 ans, son père est gouverneur de Montpellier. Il se décide à mener une vie de pèlerin, prenant la moitié de sa fortune pour les pauvres qu'il rencontrera, mettant en garde l'autre partie auprès de son oncle.

Il entre dans le Tiers-Ordre franciscain, et, vêtu en pèlerin, il prend le chemin de Rome, où il se dévoue aux soins des pestiférés. Il en guérit beaucoup. Il y vit pendant trois ans sans faire connaître son nom, ni son origine. Atteint lui-même de la maladie, il se retire, mourant, dans une cabane de son pays où un chien lui apporte chaque jour un petit pain. Miraculeusement guéri, il reparait à Montpellier comme un étranger. Mis en prison comme espion et y meure au bout de cinq ans après avoir reçu les sacrements alors que son oncle gouverne la ville. On le reconnaît alors. Il est fêté le 16 août.

Saint Roch est le protecteur invoqué lors des épidémies de peste, depuis le concile de Ferrare.

C'est le saint représenté le plus fréquemment, avec St Jacques dans les églises ou au bord des rues ou sentiers empruntés par les chemins de St Jacques allant à Compostelle aussi bien en France qu'en Espagne.

Statue de saint Roch à l'église Saint-Loubouer de Saint-Loubouer (Landes, France)

La ville tombe le 19 août.

Cette bataille a lieu dans le cadre de la guerre de la Ligue de Cambrai.Henri VIII d'Angleterre et Maximilien d'Autriche défont la cavalerie française à la Journée des éperons, lors de la bataille de Guinegatte. Elle est ainsi appelée car la cavalerie française se sert plus de ses éperons pour fuir que de ses armes pour combattre. Bayard est fait prisonnier et envoyé à Londres.

Capturé par les Français pendant la guerre de Trente ans, il devient roi de Pologne en 1648 sous le nom de Jean II Casimir Vasa ou également appelé Casimir V.

Dans le cadre de la guerre de Succession d'Espagne la France affronte l'Autriche et la Prusse à la bataille de Cassano. Les Français, commandés par Louis-Joseph de Vendôme, ont envahi la Savoie qui reçoit l'aide du prince Eugène et remportent la victoire sur les Autrichiens qui perdent plus de 13 000 hommes.

Joseph François Dupleix est un militaire français engagé dans la Compagnie française des Indes orientales. Très talentueux, il administre avec intelligence et fait prospérer la ville. En 1742, il devient gouverneur général de tous les établissements français des Indes.

L'astronome Pierre Méchain naît à Laon. Il est à l'origine de la découverte de nombreuses comètes dont certaines sont intégrées au catalogue Messier. Ses connaissances en mathématiques lui permettent d'en mesurer l'orbite. Il meurt de la fièvre jaune en Espagne en 1804.

« C'est en me faisant catholique que j'ai fini la guerre de Vendée, en me faisant musulman que je me suis établi en Egypte, en me faisant ultramontain que j'ai gagné les esprits en Italie. Si je gouvernais un peuple de Juifs, je rétablirai le temple de Salomon. » Napoléon au Conseil d'Etat

Le dernier sommet des Alpes est atteint par l'alpiniste Emmanuel Boileau de Castelnau en compagnie deGaspardpère et fils, ils accomplissent une ascension de 3 974 mètres. La totalité des sommets alpins sont maintenant gravie.

La Marine française et la marine austro-hongroise se battent à d'Antivari aujourd'hui Bar. C'est la première bataille navale de la Grande guerre. Les troupes de l'amiral Auguste Boué de Lapeyrère surprennent des bâtiments austro-hongrois en train de bombarder Antivari et les mettent en déroute. C'est la première bataille navale de la Première Guerre mondiale.

Les alliés ont fermé la poche de Falaise et détruisent les forces allemandes encerclées sans considération pour la population locale.

La place centrale de Falaise au 16 août 1944.Source photo : Conseil Régional de Basse-Normandie / National Archives Canada crédit photo : D.R.

Lois Spalwer

Posté le 16 août 2017 à 03h03 | Lien permanent | Commentaires (0)

15 août 2017

L’Apocalypse comme Fatima évoquent en même temps un combat âpre et terrible, subi par l’Église militante désignée comme le reste de sa descendance

Homélie du père abbé de Notre-Dame de Triors, Fr Hervé Courau, en la Solennité de l'Assomption :

Mes bien chers Frères, mes très chers Fils, Deux femmes conversent dans cette page d’évangile, mais en arrière-plan deux enfants à naître sont aussi eux-mêmes en conversation. Marie entre chez Élisabeth : une femme sous un toit, c’est, je crois, l’idéogramme qui, chez les chinois, indique la paix. Marie entre donc dans la paisible intimité de sa cousine, mais sa cousine perçoit en retour l’intimité pacifiante du mystère qui a pris place chez Marie depuis la récente visite de l’ange Gabriel. Et ce va-et-vient entre les deux femmes est accompagné du langage muet entre les deux enfants, à travers le tressaillement dans le Saint-Esprit : le nouvel Adam s’y entretient avec le fils du vieil Adam qui attend avec véhémence le salut : le ciel et la terre ne sont plus séparés, puisque le lien rompu aux origines se noue à nouveau.

Mais en ce jour d’Assomption, nous fêtons Marie entrant dans l’intimité divine avec toute son humanité, en corps et en âme. Un verset de S. Jean me semble souligner l’analogie de la situation avec celle de la Visitation : Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure (Jn. 14,23). La liturgie nous fait découvrir ce grand mystère qui nous dépasse tellement, éblouissant surtout les anges. Sur terre, derrière le voile, nous le devinons suffisamment pour y ancrer notre dévotion à Marie. De la même façon que Marie entra chez Élisabeth avec tant de paisible douceur, elle entre chez Dieu, un et trine, avec un accueil d’un autre ordre, mais qui encourage et stimule notre foi. Comment fut-elle accueillie ?

Élisabeth l’a accueillie chez elle par ces mots : D'où me vient ceci, que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? (Luc 1,43). Bossuet analyse cet étonnement d’Élisabeth pour nous aider nous-mêmes à accueillir les visites divines dans la foi : Les âmes que Dieu aborde, écrit-il, étonnées de sa présence inespérée, le premier mouvement qu'elles font est de s'éloigner en quelque sorte comme indignes de cette grâce : Retirez-vous de moi, Seigneur, disait S. Pierre, parce que je suis un pécheur (Luc 5,8). Et le Centurion nous dicte ce que nous disons avant chaque communion : Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez dans ma maison (Mt. 8,8). Dans un semblable sentiment, mais plus doux, Élisabeth ne laisse pas d'être surprise de se voir approchée par le Seigneur d'une façon si admirable : D'où me vient ceci, que la Mère de mon Seigneur, et qui le porte dans son sein, vienne à moi ? Elle sent que c'est le Seigneur qui vient lui-même, mais qui vient et qui agit par sa sainte Mère.

Néanmoins ici c’est la sainte Mère de Dieu elle-même qui entre au ciel. Quelle fut alors son émotion, quelle fut alors sa sainte confusion ? Elle est reçue avec le respect du à une Reine, alors qu’elle est pure créature face à son Créateur. Le salut de l’ange l’avait mise en émoi naguère ; que dut lui faire alors l’accueil des myriades d’anges et surtout le salut de son Dieu et Fils ? L’émoi devant Gabriel fut sûrement au ciel mieux apaisé encore : Ne timeas Maria, ne craignez pas Marie (Luc 1,30). Dieu n’ôta pas cette crainte révérencielle qu’a spontanément l’ordre créé face à l’incréé, crainte que S. Thomas attribue même à la sainte humanité du Christ jusque dans l’éternité (IIIa, Qu.7, a.6), mais le Bon Dieu a alors exclu d’elle toute trace de ce trouble qu’évoque Bossuet avec les auteurs spirituels, pour que ne demeure que la joie et la paix béatifiques.

Le mystère des gloires de Marie se dévoile ainsi peu à peu aux yeux de la Mère Église. Elle y trouve une aide puissante pour affronter des temps qui n’aiment pas Jésus, boudant (au moins en apparence) le salut apporté par lui. Au XIXème s., elle put dire sa certitude de toujours que Marie était Immaculée Conception, et l’on sait le parti magnifique que le dogme a apporté à Lourdes ou au saint martyr fêté hier, le Père Kolbe. Puis au milieu du siècle passé, l’Église déclara avec la même solennité le mystère de ce jour, avant de proclamer au Concile Marie Mère de l’Église : trois gestes rares qui disent la vigueur de sa foi au moment où les signes visibles en sont devenus bien rares.

La situation de Notre Dame est à part, tout à fait singulière. Cela se justifie par son rôle exceptionnel dans l’Incarnation, sous l’influence et la proximité du Verbe Incarné. L’Immaculée Conception annonce l’entrée du Sauveur en ce monde, l’Assomption annonce sa sortie en vainqueur, son succès rejaillissant en premier lieu sur sa Mère. D’un bout à l’autre, le Fils triomphe en sa Mère, d’abord de façon cachée, puis aux yeux des anges, avant que le triomphe ne soit rendu évident à toute l’humanité lors du Jugement général. Ce triomphe devient nôtre grâce à notre lien avec Marie si profondément associée à l’œuvre de notre salut et entrée désormais au ciel en corps et en âme (Cf. Dom Roux, Marie, Mère et Reine, p. 110).

Marie entre au ciel : la femme entre sous le toit de l’éternité, la Reine de la paix, Regina pacis. Au delà de l’idéogramme chinois, c’est le signe grandiose décrit par S. Jean dans son Apocalypse (12;1s), prolongé à Fatima il y a juste un siècle. L’Apocalypse comme Fatima évoquent en même temps un combat âpre et terrible, subi par l’Église militante désignée comme le reste de sa descendance (Apoc. 12,17). Avec confiance, recommandons-nous à Elle, recommandons-lui en particulier la France qui lui est dédiée depuis 1639, associons-nous à la louange divine par son Magnificat, supplions-la pour chacun d’entre nous et plus spécialement pour la pureté de la foi et des mœurs dans le clergé dont la mission est d’attirer l’humanité à Jésus par Marie.

Trahe nos, Virgo Immaculata, amen.

Michel Janva

Posté le 15 août 2017 à 10h25 | Lien permanent

C’est arrivé un 15 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Aujourd'hui, l'Eglise célèbre l'une des plus importantes fêtes de l'année liturgique consacrées à la Très Sainte Vierge Marie: l'Assomption. Au terme de sa vie terrestre, Marie a été élevée corps et âme au Ciel, c'est-à-dire dans la gloire de la vie éternelle, dans la pleine et parfaite communion avec Dieu.

Le vénérable Pape Pie XII, le 1er novembre 1950, définit solennellement ce dogme : «C'est pourquoi l'auguste Mère de Dieu, unie de toute éternité à Jésus Christ, d'une manière mystérieuse, par "un même et unique décret" de prédestination, Immaculée dans sa Conception, Vierge très pure dans sa divine Maternité, généreuse associée du Divin Rédempteur qui remporta un complet triomphe du péché et de ses suites, a enfin obtenu comme suprême couronnement de ses privilèges d'être gardée intacte de la corruption du sépulcre, en sorte que, comme son Fils, déjà auparavant, après sa victoire sur la mort, elle fut élevée dans son corps et dans son âme, à la gloire suprême du ciel où Reine, elle resplendirait à la droite de son fils, Roi immortel des siècles» (Const. ap. Munificentissimus Deus, AAS, 42 (1950), 768-769).

Roland, neveu de Charlemagne et préfet de la marche de Bretagne, meurt lors d'une attaque surprise des Vascons (Basques), dans le col de Roncevaux dans les Pyrénées. Il revenait avec son armée d'Espagne où il avait vaincu l'émir de Cordoue suite à l'appel à l'aide du gouverneur musulman de Barcelone. L'histoire de ce combat qui est plus une embuscade qu'une bataille est contée dans "La chanson de Roland".

Selon la légende, Roland commande l'arrière-garde de l'armée, quand il est attaqué par les Vascons le 15 août 778. Il sonne son cor, mais trop tard pour que le Roi pût intervenir.

Philippe III est sacré Roi en la cathédrale de Reims. Voir les chroniques du 05 octobre, du 1er mai et des 15 et 25 août.

Le 15 août 1461, Louis XI, fils de Charles VII et de Marie d'Anjou, est sacré Roi de France en la cathédrale de Reims. Louis XI dit « Le Prudent » marqué son règne en prenant la défense des paysans et en s'attachant au petit peuple, tout en renforçant son autorité royale à face aux grands feudataires du royaume de France. Le nouveau Roi longtemps en lutte contre son père tient à manifester sa reconnaissance au Duc de Bourgogne qui l'a recueilli quand Charles VII l'avait chassé de la Cour. Le "grand-duc d'Occident" tient la première place parmi les 12 pairs de France qui couronnent le Roi. Le 1er août 1469, le Roi Louis XI fonde, à Amboise, l'ordre de Saint-Michel. C'est un ordre de chevalerie, fondé sous le nom d'«Ordre et aimable compagnie de monsieur saint Michel ». Les membres de l'ordre de Saint-Michel se disent chevaliers de l'ordre du Roi. L'archange saint Michel est le saint patron du Royaume de France jusqu'au vœu de Louis XIII.

Voir les chroniques du 3 juillet, des 1er et 30 août.

Enea Silvio Piccolomini est le 210ème pape de l'Église catholique. Voir la chronique du 18 octobre.

Le pape la dédie à Notre-Dame de l'Assomption. La chapelle Sixtine est l'une des salles des palais pontificaux du Vatican. C'est dans la chapelle Sixtine que les cardinaux élisent chaque nouveau pape. La chapelle doit son nom de « Sixtine » au pape Sixte IV, qui la fait bâtir de 1477 à 1483, par l'architecte Giovanni de' Dolci. Les fresques murales sont peintes peu après sa construction. La voûte était peinte en bleu et constellée d'étoiles. En 1508, Jules II demande à Michel-Ange de la recouvrir. Voir la chronique du 31 octobre et du 8 avril.

Le 15 août 1534, saint Ignace et six autres étudiants, dont saint François Xavier et saint Pierre Favre, premier prêtre ordonné de la Compagnie, se retrouvent à Montmartre, sur le lieu du martyre de saint Denis. Ils font vœu de pauvreté et de chasteté, et fondent la Societas Iesu (s.j.), connue en français sous le nom de «Compagnie de Jésus ». La devise de la Compagnie est: «Ad majorem Dei gloriam», «Pour la plus grande gloire de Dieu».

Ils partent en 1537 pour l'Italie pour obtenir la reconnaissance de leur ordre par le pape, ce qu'ils obtiennent par la bulle Regimini militantis en 1540. À ses débuts, la Compagnie s'occupe essentiellement d'activités missionnaires, puis se tourne vers l'enseignement, qui devient son activité principale.

Les Jésuites très actifs dans la contre-réforme et deviennent les principaux enseignants du monde catholique. Ignace de Loyola est canonisé en 1622. La Compagnie, véritable rempart contre toutes les erreurs de foi et tous les ennemis de l'Eglise est fortement combattue en particulier avant la révolution française. Elle est dissoute par le pape en 1773 et rétablie en 1814.

Après plusieurs apparitions de Notre Dame à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié en 1636 et au frère Fiacre à qui elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires pour obtenir un héritier à la couronne (voir la chronique du 10 février), le Roi remercie par la publication le10 février 1638 de l'Edit officiel qui consacre solennellement la France à Marie. Par ce vœu, Louis XIII instaure les processions du 15 août durant lesquels les sujets doivent prier Dieu et la Vierge pour les heureux succès du Roi. En outre, chaque église du royaume se doit, dans la mesure où l'église elle-même n'est pas sous le patronage de la Vierge, de consacrer sa chapelle principale à la Reine des Cieux. Louis XIII promet enfin d'élever un nouveau maître-autel dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, ainsi que d'offrir un nouveau groupe sculpté à la cathédrale. En voici le texte :

Consécration de la France à la Sainte Vierge

« Louis, par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre, à tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut.

Dieu, qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté que d'accidents qui pouvaient nous perdre.

Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du démon ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables à notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.

La rébellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels, en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.

Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés.

Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins, pour faire voir à toutes les nations que, comme sa Providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve, et sa puissance le défend.

Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de " nous consacrer à la grandeur de Dieu " par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables, et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés à ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'église cathédrale de Paris, avec une image de la Vierge qui tienne entre ses bras celle de son précieux Fils descendu de la croix ; nous serons représentés aux pieds du Fils et de la Mère, comme leur offrant notre couronne et notre sceptre (1).

Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris, et néanmoins lui enjoignons, que tous les ans, le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand'messe qui se dira en son Eglise cathédrale, et qu'après les Vêpres dudit jour, il soit fait une procession en ladite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines, et le corps de la ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales plus solennelles. Ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales, que celles des monastères de ladite ville et faubourgs ; et en toutes les villes, bourgs et villages dudit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les Archevêques et Evêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres églises de leurs diocèses ; entendant qu'à ladite cérémonie les Cours de Parlement, et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents. Et d'autant qu'il y a plusieurs églises épiscopales qui ne sont point dédiées à la Vierge, nous exhortons lesdits archevêques et évêques en ce cas, de lui dédier la principale chapelle desdites églises, pour y être faite ladite cérémonie ; et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre, et d'admonester tous nos peuples d'avoir une dévotion toute particulière à la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne, notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse longuement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés ; car tel est notre bon plaisir.

Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil-six-cent-trente-huit, et de notre règne le vingt-huitième. »

Louis. (*)

  1. : Louis XIII mourut sans avoir pu mettre la main au monument qu'il avait projeté ; mais Louis XIV se chargea d'acquitter la dette de son père. La décoration du chœur de Notre-Dame, entreprise par ce prince, ne fut terminée qu'en 1714. Marie est représentée assise au pied de la croix, tenant le Christ mort sur ses genoux ; à droite Louis XIII, et à gauche Louis XIV, qui avait voulu se réunir à son père dans cet acte solennel, offrent leur couronne à la Vierge. A la suite de la révolution de 1830, les statues des deux rois, œuvre de Nicolas Coustou, de Guillaume, son frère, et de Coysevox, furent déposées, par mesure de précaution, dans les musées de l'Etat ; elles ont repris depuis leur place, dans le chœur de Notre-Dame.

Le maître-autel, œuvre de Nicolas Coustou, encadré par les statues de Louis XIII (par Guillaume Coustou) et de Louis XIV (par Antoine Coysevox).

(*)Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'escalade, page 258 à 263)

Marin Marais (1656-1728) est un violiste et compositeur français de la période baroque. D'un milieu modeste, il apprend la viole lorsqu'il est enfant de chœur. Il entre dans l'orchestre de l'Académie Royale de musique. Il compose environ 600 pièces pour viole réparties en cinq livres. Parallèlement il joue à la cour de Louis XIV.

Napoléon Bonaparte naît à Ajaccio, en Corse. Général, Premier consul en 1799, puis empereur, le 2 décembre 1804. Il est un des plus grands stratèges de tous les temps. Pendant près de 10 ans il va affronter toute l'Europe pour préserver les conquêtes territoriales de la révolution. Finalement vaincu, il est destitué, et exilé sur l'Ile de Sainte-Hélène, où il meurt le 5 mai 1821.

Napoléon couronné roi d'Italie

Voir le 1er février et le 1er aout et le 30 mai.

Remplacé en 1641, par le Roi Louis XIII, au bénéfice de l'écu d'argent et du Louis d'or, Le franc français redevient l'unité monétaire de la France jusqu'au 31 décembre 1998.

Un des récipiendaires monseigneur Caprara, légat du Pape, célèbre la messe.

Le décret du 19 février 1806 institue la Saint-Napoléon le 15 août et en fait une fête nationale, à l'imitation de ce qui se passait sous l'Ancien Régime : avant la révolution, il n'y avait pas de fête nationale ; par contre, était fêtée la Saint Louis en l'honneur du Roi quand il s'appelait Louis.

Le ministre Champagny pose la première pierre de l'Arc de Triomphe en l'honneur de la Grande Armée. Le monument n'est inauguré que le 29 juillet 1836 (alors qu'aucun projet définitif n'est adopté).

Ce décret prévoit, dans son article 38 que les écoles doivent désormais suivre les «principes de l'Église catholique» et dans son article 109 que les Frères des écoles chrétiennes s'occupent de l'enseignement primaire et forment les instituteurs.

Le débarquement allié en Provence commence. Quelques heures avant l'envoi des premières unités, la résistance locale reçoit les messages suivants : « Le chasseur est affamé » et « Nancy a le torticolis », leur intimant l'ordre de passer immédiatement à l'action.

Les Allemands tentent de mener une contre-attaque mais ils sont incapables de se coordonner. Au soir du 15 août, Anvil-Dragoon est un succès. La libération de la Provence va pouvoir commencer.

Le Maréchal est condamné à mort, à l'indignité nationale et à la confiscation de ses biens, assortissant toutefois ces condamnations du vœu de non-exécution de la sentence de mort, en raison de son grand âge.

Le Maréchal qui a refusé de répondre et de reconnaître ce tribunal révolutionnaire, se lève et prend la parole :

« Au cours de ce procès, j'ai gardé volontairement le silence, après avoir expliqué au peuple français les raisons de mon attitude.

Ma pensée, ma seule pensée, a été de rester avec lui sur le sol de France, selon ma promesse, pour tenter de le protéger et d'atténuer ses souffrances. Quoi qu'il arrive, il ne l'oubliera pas. Il sait que je l'ai défendu comme j'ai défendu Verdun.

Messieurs les Juges, ma vie et ma liberté sont entre vos mains, mais mon honneur, c'est à la Patrie que je le confie.

Disposez de moi selon vos consciences. La mienne ne me reproche rien, car pendant une vie déjà longue, et parvenu par mon âge au seuil de la mort, j'affirme que je n'ai eu d'autre ambition que de servir la France. »

Messages d'outre-tombe du maréchal Pétain:

Par Philippe Pétain, Monique Paillard, Jean Paillard aux Nouvelles Editions Latines, Page 275. Voir la chronique du 23 juillet.

Il change complètement la donne du système monétaire international fondé sur les accords de de Bretton Woods de 1944. Le premier choc pétrolier est directement lié à ces dévaluations du dollar qui suivent cette décision.

Si le général De Gaulle, en exigeant des Américains, que tous les dollars détenus par la Banque de France soient convertis en or, assure l'indépendance financière du pays et renforce sa souveraineté, Pompidou fait l'inverse en interdisant à la Banque de France de prêter à l'Etat, et en obligeant se dernier à se mettre dans les mains des banquiers privés.

Extrait du discours prononcé par le souverain pontife en fin de visite à Lourdes en 1983. A méditer…

« Catholiques de France, en tant que Pasteur universel mais solidaire de mes chers Frères dans l'épiscopat, vos Evêques; je vous encourage à vous maintenir en mission. Toute nation a son histoire humaine originale. Mais les peuples qui ont reçu un très riche héritage spirituel doivent le préserver comme la prunelle de leurs yeux. Et concrètement, ces nations ne préservent un tel héritage qu'en le vivant intégralement et en le transmettant courageusement. O terre de France! Terre de saint Pothin et de sainte Blandine, de saint Denis et de sainte Geneviève, de saint Bernard et de saint Louis, de saint Yves de Tréguier et de saint Bertrand de Comminges, de sainte Jeanne d'Arc, de saint François de Sales et de sainte Jeanne de Chantal, de saint Vincent de Paul et de sainte Louise de Marillac, de saint Jean Eudes et de sainte Marguerite Marie, de sainte Marguerite Bourgeoys et de la bienheureuse Marie de l'Incarnation, de saint François Régis et de saint Louis Marie Grignion de Montfort, de sainte Jeanne Delanoue et de la bienheureuse Jeanne Jugan, de saint Jean Baptiste de la Salle et de saint Benoît Labre, des nombreux missionnaires comme saint Isaac Jogues, le bienheureux Théophane Vénard et saint Pierre Chanel, du saint Curé d'Ars, de sainte Thérèse de Lisieux, de Frédéric Ozanam et de Charles de Foucauld, de saint Michel Garricoïts de cette région, de sainte Bernadette, canonisée voilà juste cinquante ans, au cours de la précédente Année de la Rédemption!

Catholiques de France, vous avez hérité d'un patrimoine considérable de foi et de traditions chrétiennes. C'est ce trésor pour lequel les saints de votre pays ont tout sacrifié, afin de "s'en emparer", comme le demande l'Evangile, et de le partager avec leurs frères, tellement ils étaient persuadés que l'homme intégral est fait d'ouverture à l'Absolu et de brûlante charité! »

L'intégralité du discours est ici.

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/speeches/1983/august/documents/hf_jp-ii_spe_19830815_cattolici-francia_fr.html

L'intégralité de la lettre est ici.

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/apost_letters/documents/hf_jp-ii_apl_15081988_mulieris-dignitatem_fr.html

En voici des extraits :

«L'heure vient, l'heure est venue où la vocation de la femme s'accomplit en plénitude, l'heure où la femme acquiert dans la cité une influence, un rayonnement, un pouvoir jamais atteints jusqu'ici. C'est pourquoi, en ce moment où l'humanité connaît une si profonde mutation, les femmes imprégnées de l'esprit de l'Evangile peuvent tant pour aider l'humanité à ne pas déchoir»(1)

[…] C'est pourquoi l'Eglise rend grâce pour toutes les femmes et pour chacune d'elles: pour les mères, pour les sœurs, pour les épouses; pour les femmes consacrées à Dieu dans la virginité; pour les femmes dévouées à tant d'êtres humains qui attendent l'amour gratuit d'une autre personne; pour les femmes qui veillent sur l'être humain dans la famille, ce signe fondamental de la communauté humaine; pour les femmes qui exercent une profession, celles sur qui pèse parfois une grande responsabilité sociale; pour les femmes «vaillantes» et pour les femmes «faibles»: pour toutes, telles qu'elles sont sorties du cœur de Dieu dans toute la beauté et la richesse de leur féminité, telles qu'elles ont été entourées de son amour éternel; telles qu'avec l'homme elles accomplissent le pèlerinage de cette terre, «patrie» temporelle des hommes, parfois transformée en «vallée de larmes»; telles qu'elles portent, avec l'homme, la responsabilité commune du destin de l'humanité, selon les nécessités quotidiennes et suivant la destinée finale que la famille humaine a en Dieu, au sein de l'ineffable Trinité.

L'Eglise rend grâce pour toutes les manifestations du «génie» féminin apparues au cours de l'histoire, dans tous les peuples et dans toutes les nations; elle rend grâce pour tous les charismes dont l'Esprit Saint a doté les femmes dans l'histoire du Peuple de Dieu, pour toutes les victoires remportées grâce à leur foi, à leur espérance et à leur amour: elle rend grâce pour tous les fruits de la sainteté féminine. »

(1) Message du Concile aux femmes (8 décembre 1965) : AAS 58 (1966), p. 13-14

Lois Spalwer

Posté le 15 août 2017 à 03h19 | Lien permanent | Commentaires (2)

14 août 2017

Combien d'islamistes en Europe ?

Une bonne centaine de milliers selon ce papier de Clarion Project.

Jihadists-in-europe-fb

Michel Janva

Posté le 14 août 2017 à 11h06 | Lien permanent

Cameroun : Mgr Bala a-t-il été assassiné par le lobby LGBT ?

Evêque du diocèse de Bafia (Cameroun) depuis 2003, Mgr Jean-Marie Benoit Balla, âgé de 58 ans, avait été signalé comme disparu par les responsables de son diocèse dans la nuit du 30 au 31 mai. Son corps fut retrouvé le lendemain dans la rivière Sanaga, à une quinzaine de km de sa voiture abandonnée, sur un pont enjambant la rivière, et dans laquelle on avait trouvé ses papiers d’identité et un message écrit disant : « Je suis dans l’eau ». On pensa donc que l’évêque avait mis fin à ses jours en se jetant dans l’eau pour se suicider.

Les résultats de l’analyse médico-légale ont infirmé la thèse du suicide. Le corps présente, en effet, de nombreuses lésions qui concluent que l’évêque a été torturé. La justice camerounaise a ouvert une information judiciaire en suspicion d’assassinat. Sans suite.

Mi-juillet, les évêques du Cameroun ont entrepris une action judiciaire afin de rouvrir l’enquête sur la mort de Mgr Jean-Marie Benoît Bala. Le 4 juillet, le Procureur général de la République avait émis un communiqué dans lequel il affirmait considérer « la noyade comme la cause la plus probable de la mort de l’évêque ». Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala et président de la Conférence épiscopale du Cameroun, a réaffirmé que les évêques « ne sont pas satisfaits » par l’enquête jusqu’ici menée sur la mort de Mgr Bala. C’est pourquoi la Conférence épiscopale a déposé plainte pour homicide, se constituant partie civile, « de manière à ce que la vérité soit établie ». Mgr Kleda a ajouté par ailleurs que sera également déposée une plainte contre des fonctionnaires de police, accusés d’avoir mal géré cette affaire.

Mercredi 2 août se sont déroulées les obsèques de Mgr Jean-Marie Benoît Bala. Certaines hypothèses commencent à circuler. Monseigneur Joseph Akonga Essomba, vicaire de la cathédrale Notre-Dame-des-Victoires, de Yaoundé qui a prononcé l’homélie, s’est interrogé : « Qui tue les prêtres dans ce pays ? ». Et il a pointé vers des « suppôts de Satan » et des « faux membres de cette Église […] qui veulent la détruire de l’intérieur ».

L'actuel administrateur apostolique du diocèse de Bala, monseigneur Joseph Akonga Essomba, a déclaré jeudi lors de l'homélie d'une messe commémorative que l'évêque a été tué parce qu'il s'est opposé au lobby LGBT dans l'Église et le sacerdoce. En montrant les premières rangées de l'Église où se trouvaient la plupart des ministres du gouvernement et d'autres personnalités importantes, et jetant un regard radieux sur les prêtres et les évêques, Mgr Essomba a chargé:

"Honte à toutes ces personnes en costumes noirs et lunettes noires toujours assises dans les premières rangées de l'Église". "Honte à tous les prêtres qui sont venus ici, prétendant sympathiser. Ce sont les personnes qui ont tué notre évêque, parce qu'il a déclaré «non» à l'homosexualité perpétrée par ces prêtres ».

Il a dit que ceux qui ont tué l'évêque étaient des personnes occupant des postes de pouvoir, mais ce sont des prêtres homosexuels qui l'ont trahi. Il a rappelé que 14 prélats du Cameroun ont été assassinés dans le passé.

Mgr George Nkuo a ajouté de son côté :

"Les mêmes raisons pour lesquelles Christ a été crucifié s'appliquent au meurtre de l'évêque". "Il a été tué parce qu'il défendait la vérité. Tout pasteur, tout évêque, tout prêtre qui défend la vérité devrait être prêt à faire face à l'épée. C'est une belle façon de mourir."

Michel Janva

Posté le 14 août 2017 à 11h00 | Lien permanent

15 août : Prière pour la France

Fête de l'Assomption et anniversaire du voeu de Louis XIII à Notre-Dame, le 15 août est un jour de fête en France.

Pour l'occasion, Mgr Pontier, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France, propose de prier pour notre pays :

Prier pour son pays, prier pour ceux qui le gouvernent est une tradition dans l’Église, mais cette prière est toujours ouverte à tous les hommes, à l’universel. C’est pourquoi, l’apôtre saint Paul écrit :

« J’encourage, avant tout, à faire des demandes, des prières, des intercessions et des actions de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité, afin que nous puissions mener notre vie dans la tranquillité et le calme, en toute piété et dignité. Cette prière est bonne et agréable à Dieu notre Sauveur, car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité » (1 Tim 2,1-4).

Dans cette esprit, l’Église offre les trésors de sa prière notamment lorsqu’elle invite à intercéder pour les chefs d’État le Vendredi Saint dans la belle et profonde Prière universelle ; ou encore lorsqu’elle célèbre la Messe pour intentions et circonstances diverses. La prière qui suit s’inspire de ces traditions de l’Église :

Dieu qui veille sur notre monde,

regarde le pays où tu nous as donné de vivre :

accorde à tous ses habitants de rechercher le bien commun,

qu’il y ait parmi nous plus de justice.

Que ceux qui exercent le pouvoir dans notre pays,

le fassent avec sagesse,

toi, Père, qui porte au creux de tes mains le cœur des hommes,

et garantis les droits des peuples ;

Et que sur la terre de France,

placée sous la protection de la Vierge Marie dans le mystère de son Assomption,

s’affermissent avec ta grâce

la sécurité et la paix,

la prospérité et la liberté religieuse,

Et dans le monde entier plus de bonheur et de paix.

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Amen.

Michel Janva

Posté le 14 août 2017 à 10h35 | Lien permanent

Une grande majorité de Français contre l'immigration

Selon un sondage récent, 61% des Français sont contre l'arrivée des immigrés en Europe, avec un fort clivage gauche/droite :

DG77fLrXgAAhvNO

DG78SU9XcAAGrkeNéanmoins le grand remplacement n'est pas un mythe, avec près de 400 000 Algériens devenus Français entre 1998 et 2016 selon le dernier rapport de la direction des étrangers du ministère français de l’Intérieur.

Michel Janva

Posté le 14 août 2017 à 10h29 | Lien permanent

Le cardinal Robert Sarah en Vendée

Le cardinal Sarah a célébré hier les 700 ans du diocèse de Luçon, où il reste jusqu'au 15 août :

IMG_2856

En compagnie de Mgr Castet :

DHHTs64W0AALlZo

Aujourd'hui le cardinal fait une halte à Saint-Laurent-Sur-Sèvres, sur la tombe de saint Louis-Marie Grignion de Montfort :

DHLEASaXUAA_R7b

Le 12 août il avait fait étape au Puy du Fou :

DHCXJdVXkAAaQQ-

En compagnie de Philippe de Villiers et du père abbé de Fontgombault :

20840841_822633867893282_6988660627022557131_n

Et voici l'homélie de la messe célébrée samedi dernier au Puy du Fou :

20800144_822620774561258_1940178123387713282_n 20728275_822620784561257_6301496313719908392_n
20728045_822620831227919_5885031243944766522_n
20729623_822620801227922_6885017041385094834_n
20840902_822620841227918_6734728502767758382_n

Michel Janva

Posté le 14 août 2017 à 10h21 | Lien permanent

C’est arrivé un 14 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines."Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Enea Silvio Piccolomini est le 210èmepape de l'Église catholique.

Lors de la guerre de Succession en Bretagne, la bataille oppose les forces anglo-bretonnes de Jean de Montfort et les forces franco-bretonnes de Charles de Blois. La ville fortifiée de Mauron constitue alors une place stratégique pour le contrôle de la Bretagne. La bataille de Mauron est remportée par les troupes de Jean de Montfort.

Le Roi Louis XIV lui accorde une pension de 7000 livres ainsi que le titre de Troupe du Roi.

Barnaba Chiaramonti naît à Césène en Romagne. Comme Souverain pontife, il devra affronter l'ogre napoléonien.

Dans le cadre de la guerre de sept ans, Louis-Joseph de Montcalm fait le siège de Fort Oswego, sur la rive sud du lac Ontario, entre le 10 et le 14 août 1756, après avoir déjà pris le Fort William Henry qui domine la vallée de l'Hudson.

Les Français capturent mille six cents hommes, cent vingt-et-un canons, six vaisseaux armés et de nombreuses embarcations Montcalm parvient ainsi à contrôler tout l'arc qui va du Québec à la Louisiane et toute la région des Grands Lacs, à mettre fin à la menace sur le fort voisin de Frontenac.

C'est lui qui est à l'origine de la création des Archives nationales

Le Premier consul désigne une commission de quatre juristes : François Denis Tronchet, Félix Julien Jean Bigot de Préameneu, Jean-Étienne-Marie Portalis et Jacques de Maleville pour rédiger le projet de « Code civil des Français », sous la direction de Cambacérès.

La bataille d'Isly oppose le royaume de France au sultanat marocain. Les 11 000 hommes commandés par le maréchal Bugeaud,gouverneur général d'Algérie, avancent vers les 60 000 soldats marocains commandés par Abdar-Rahman ibn Hicham qui attaque. Les Françaisgagnent la bataille, font 800 morts adverses et récupèrent 11 canons. Le sultan Abd al-Rahman, soutenait le chef de guerre algérien Abd el-Kader contre les Français.

Statue de sainte Radegonde dans le chœur de l'église de Sainte-Radegonde en Aveyron.

Voir la chronique de la veille.

Louis Lépine, préfet de police français, instaure le permis de conduire à Paris.La France est le premier pays à immatriculer les automobiles, on en compte alors 1700.

Né à Zdunska Wola, près de Lodz en Pologne, en janvier 1894, il entre en 1907 au séminaire des Franciscains Conventuels, qui l'envoient à Rome pour y poursuivre ses études ecclésiastiques. Il fonde avec quelques frères la MILICE DE L'IMMACULÉE en vue de sanctifier le monde entier avec l'aide de la Vierge Immaculée. Ordonné prêtre en 1918 et revenu en Pologne, il fonde une revue, ' Le Chevalier de l'Immaculée '.

Les sept premiers Chevaliers d'avant-garde se consacrent à Marie Immaculée le 17 octobre 1917. Ces dévoués serviteurs de la Vierge affronteront tous les ennemis de Dieu et de l'Eglise, particulièrement les suppôts de la franc-maçonnerie en Italie, en Pologne, et dans le monde entier. Ils réciteront une fois par jour la prière suivante : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous et pour tous ceux qui n'ont pas recours à Vous, plus particulièrement pour les francs-maçons et pour tous ceux qui vous sont recommandés ».

En 1927, il fonde un ' Couvent-Maison d'édition ' confié à Marie la Cité de l'Immaculée, où plusieurs centaines de religieux vivent dans une pauvreté de vie vraiment franciscaine, mais travaillent sur les machines les plus modernes. Il part au Japon fonder une institution semblable.

Arrêté le 17 février 1941, enfermé dans le camp d'Auschwitz. Il y illumine de sa foi, son espérance et sa charité ce lieu de mort et de haine, jusqu'au jour où il s'offre pour mourir dans le bunker de la faim à la place d'un père de famille.

Après avoir accompagné tous ses compagnons dans leurs derniers instants, il est tué par une injection de phénol le 14 août 1941. Son corps est ensuite brûlé au four crématoire le lendemain, fête de l'Assomption.

Paul VI le déclare ' bienheureux ' le 17 octobre 1971 et Jean-Paul II ' saint ', comme martyr, le 10 octobre 1982. Jean Paul II le déclare plusieurs fois comme protecteur de ce siècle difficile, parce que toute sa vie fut marquée par un profond esprit missionnaire.

' Seul l'amour est une force de création ', disait saint Maximilien à ses compagnons de malheur, les invitant par là à faire face à la haine avec la force de l'amour. 

Il est un des Saints patrons des électriciens, des radioamateurs, des journalistes, des prisonniers politiques et des toxicomanes.

« Au cours de ce procès, j'ai gardé volontairement le silence, après avoir expliqué au peuple français les raisons de mon attitude. Ma pensée, ma seule pensée, a été de rester avec lui sur le sol de France, s elon ma promesse, pour tenter de le protéger et d'atténuer ses souffrances. Quoi qu'il arrive, il ne l'oubliera pas. Il sait que je l'ai défendu comme j'ai défendu Verdun. Messieurs les Juges, ma vie et ma liberté sont entre vos mains, mais mon honneur, c'est à la Patrie que je le confie. Disposez de moi selon vos consciences. La mienne ne me reproche rien, car pendant une vie déjà longue, et parvenu par mon âge au seuil de la mort, j'affirme que je n'ai eu d'autre ambition que de servir la France. »

Les équipes de forages françaises et italiennes se rejoignent lors de la percée du tunnel du Mont-Blanc. L'écart d'axe est de 13cm. Lors de l'inauguration en 1965, c'est le plus long tunnel routier du monde. Il est inauguré le 16 juillet 1965, par le président de la république française, Charles De Gaulle et le président de la République italienne Giuseppe Saragat.

Lois Spalwer

Posté le 14 août 2017 à 03h17 | Lien permanent | Commentaires (0)

13 août 2017

Cardinal Burke : "la confusion et l’erreur qui ont conduit la culture humaine sur le chemin de la mort et de la destruction sont également entrées dans l’Eglise"

Le cardinal Raymond Burke a donné le 22 juillet une conférence au 32e Forum annuel « Church Teaches » (« L’Eglise enseigne »), à Louisville dans le Kentucky. Voici des extraits de la traduction du texte intégral de cette conférence, disponible ici dans sa version originale, par Jeaanne Smits (cette traduction n’a pas été officiellement validée par le cardinal Burke) :

[...] Nous vivons les temps les plus troublés qu’aient connus aussi bien le monde que l’Eglise. La sécularisation a ravagé la culture de nombreuses nations, spécialement en Occident, éloignant la culture de sa vraie source qui est Dieu, et de son plan pour nous et pour notre monde. Des attaques quotidiennes et généralisées visent la vie humaine innocente et sans défense, accompagnées d’une violence sans précédent qui en résulte au sein de la vie familiale et de la société en général. L’idéologie du genre toujours plus virulente répand une confusion totale à propos de notre identité en tant qu’homme ou femme, et conduit au malheur profond et même à la destruction de soi de nombreux membres de la société. On assiste également à la négation de la liberté de religion qui tente d’empêcher, sinon d’éteindre totalement, tout discours public à propos de Dieu et de notre nécessaire relation avec Lui. La négation de la liberté de religion s’accompagne de la tentative d’obliger les personnes qui craignent Dieu à agir contre leur conscience bien formée, c’est-à-dire contre la loi de Dieu inscrite dans le cœur de l’homme. Dans les pays supposés libres, le gouvernement impose de force à la société la pratique de l’avortement, de la stérilisation, de la contraception, de l’euthanasie, du manque de respect pour la sexualité humaine, allant même jusqu’à endoctriner les petits enfants au moyen de l’inique « théorie du genre ».

En même temps, le matérialisme athée et le relativisme conduisent à une recherche sans scrupules de la richesse, du plaisir et du pouvoir, tandis que le règne de la loi dictée par la justice est foulé aux pieds. Dans une situation aussi profondément désordonnée sur le plan culturel, on peut craindre à juste titre une confrontation globale dont la seule issue serait la destruction et la mort pour un grand nombre. A l’évidence, la situation présente du monde ne saurait perdurer sans conduire vers une annihilation totale.

Le monde n’a jamais eu autant qu’aujourd’hui besoin de l’enseignement solide et de la direction que Notre Seigneur, dans son amour sans mesure et sans fin de l’homme, veut donner au monde à travers son Eglise et spécialement à travers les pasteurs de celle-ci : le pontife romain, les évêques en communion avec le siège de Pierre, ainsi que leurs principaux collaborateurs, les prêtres. Mais de manière diabolique, la confusion et l’erreur qui ont conduit la culture humaine sur le chemin de la mort et de la destruction sont également entrées dans l’Eglise, de telle sorte que celle-ci s’approche de la culture semblant ne pas connaître sa propre identité et sa propre mission, semblant manquer de clarté et de courage pour l’annonce de l’Evangile de la vie et de l’Amour divin à la culture radicalement sécularisée. Par exemple, après la décision du 30 juin du parlement allemand d’accepter le soi-disant « mariage homosexuel », le président de la conférence des évêques d’Allemagne a déclaré que cette décision ne constituait pas un souci majeur pour l’Eglise qui, selon lui, doit s’inquiéter davantage de l’intolérance à l’égard des personnes souffrant d’une attraction homosexuelle. A l’évidence, dans une telle approche, on ne trouve plus la juste et nécessaire distinction entre l’amour que nous chrétiens devons toujours avoir pour la personne impliquée dans le péché, et la haine que nous devons également toujours avoir à l’égard des actes peccamineux. [...]

En réalité, la culture totalement matérialiste et relativiste, embrassée et puissamment soutenue par des moyens de communication du monde et par le lobbying politique des riches laïcistes, encourage la confusion et la division au sein de l’Eglise. Il y a quelque temps, un cardinal à Rome remarquait combien il est bon que les médias laïcistes n’attaquent plus l’Eglise, comme ils l’avaient fait si férocement au cours du pontificat du pape Benoît XVI. Ma réponse fut de dire que l’approbation des médias laïcistes est au contraire pour moi le signe que l’Eglise manque gravement à sa mission de témoignage clair et courageux vis-à-vis du monde, pour le salut du monde.

Allant de pair avec l’intérêt qu’ont les ennemis de l’Eglise à louer et à promouvoir la confusion et d’erreur au sein même de l’Eglise, il y a également une lecture politique mondaine de la gouvernance de l’Eglise. Pour les architectes d’une Eglise laïcisée est politisé, ceux qui affirment ce que l’Eglise a toujours enseigné et pratiqué sont désormais les ennemis du pape. La doctrine et la discipline, qui, ensemble avec le culte divin, sont les dons essentiels que le Christ fait dans l’Eglise, sont aujourd’hui considérées comme les outils de supposés fondamentalistes rigides qui essaient d’entraver le soin pastoral des fidèles tel que le désire le pape François. Nous sommes même témoins d’une triste situation où des membres de la hiérarchie s’accusent publiquement les uns les autres d’avoir des objectifs politiques et mondains, à la manière des hommes politiques qui s’attaquent les uns les autres pour faire avancer leurs objectifs politiques.

A cet égard, la plénitude du pouvoir (plenitudo potestatis), essentiel à l’exercice de l’office du successeur de saint Pierre, est faussement présentée comme un pouvoir absolu, trahissant ainsi la primauté du successeur de saint Pierre qui est le premier d’entre nous par l’obéissance au Christ qui vit pour nous dans l’Eglise à travers la tradition apostolique. Des voix laïcistes font la promotion de l’image du pape en tant que réformateur qui serait en même temps un révolutionnaire, c’est-à-dire en tant que réformateur de l’Eglise œuvrant au moyen de la rupture avec la Tradition, avec la confession de la foi (regula fidei) et avec la règle de la loi correspondante (regula iuris). Mais l’office de saint Pierre n’a rien à voir avec la révolution, qui est avant tout un terme politique et mondain. Comme l’enseignait le concile Vatican II, le successeur de Pierre « est le principe perpétuel et visible et le fondement de l’unité qui lie entre eux soit les évêques, soit la multitude des fidèles » (Lumen Gentium 23). La plénitude du pouvoir, le libre exercice de la charge du pontife romain existent précisément pour le protéger de cette sorte de pensée mondaine et relativiste qui conduit à la confusion et à la division. Cela lui permet également d’annoncer et de défendre la foi dans son intégralité. En décrivant ce qui est désormais connu comme « le pouvoir des clefs », le Catéchisme de l’Eglise catholique nous rappelle qu’il se fonde sur la confession de saint Pierre affirmant que Notre Seigneur est Dieu le Fils incarné pour notre salut éternel ; il déclare :

« Pierre, en raison de la foi confessée par lui, demeurera le roc inébranlable de l’Église. Il aura mission de garder cette foi de toute défaillance et d’y affermir ses frères » (Catéchisme de l’Eglise catholique, 552).

Il est donc absurde de penser que le pape François puisse enseigner quoi que ce soit qui ne soit pas en accord avec ce que ses prédécesseurs, par exemple le pape Benoît XVI et saint Jean-Paul II, ont solennellement enseigné.

En ce qui concerne les fréquentes déclarations du pape François, s’est développée l’idée populaire selon laquelle chaque déclaration du Saint-Père doit être acceptée en tant qu’enseignement du pape ou du magistère. Les mass media ont sans conteste voulu faire leur choix parmi les déclarations du pape François, de manière à montrer que l’Eglise catholique subit une révolution et modifie actuellement de manière radicale son enseignement à propos de certaines questions clefs de foi, et spécialement de morale. L’affaire est compliquée parce que le pape François choisit régulièrement de s’exprimer de manière familière, que ce soit au cours d’interviews données en avion ou à divers médias, ou lors de remarques spontanées adressées à différents groupes. Cela étant, lorsque l’on place ses remarques dans le contexte approprié de l’enseignement et de la pratique de l’Eglise, on peut se voir accuser de parler contre le Saint-Père. Je me rappelle comment l’un des éminents pères de la session extraordinaire du synode des évêques en octobre 2014 s’était approché de moi au cours d’une pause pour me dire : « Que se passe-t-il ? Ceux d’entre nous qui soutenons ce que l’Eglise a toujours enseigné et pratiqué sommes-nous désormais appelés ennemis du pape ? » Il en résulte que l’on est tenté de rester silencieux ou d’essayer d’expliquer doctrinalement un langage qui sème la confusion, voire contredit la doctrine.

La manière dont j’en suis venu à comprendre le devoir de corriger cette idée populaire par rapport à l’enseignement de l’Eglise et des déclarations du pape consiste à distinguer, ainsi que l’Eglise l’a toujours fait, entre les paroles de l’homme qui est pape, et les paroles du pape en tant que vicaire du Christ sur terre. Au Moyen Age, l’Eglise parlait des deux corps du pape : le corps de l’homme et le corps du vicaire du Christ. En fait, la vêture traditionnelle du pape, spécialement la mozzetta rouge avec l’étole représentant les apôtres saint Pierre et saint Paul, représente visiblement le vrai corps du pape lorsqu’il expose l’enseignement de l’Eglise.

Dans les temps récents, l’Eglise n’a pas eu l’habitude d’un pontife romain parlant publiquement de manière familière. En fait, on a toujours pris grand soin de faire ce qui était nécessaire pour que toute parole publiée du pape soit clairement en accord avec le magistère. Il y a quelques mois, je parlais avec un cardinal qui, jeune prélat, avait étroitement collaboré avec le bienheureux pape Paul VI. Paul VI était un prédicateur doué qui parlait souvent sans texte préparé. Ses sermons étaient par la suite retranscrits en vue de leur publication, mais le Paul VI ne permettait jamais la publication d’un de ses sermons sans étudier à fond le texte imprimé. Ainsi qu’il le dit au jeune prélat, je suis le vicaire du Christ sur terre, et j’ai la très grave responsabilité de vérifier qu’aucune de mes paroles puisse être interprétée de manière contraire à l’enseignement de l’Eglise.

Le pape François a choisi de parler souvent en son premier corps, le corps de l’homme qui est pape. En fait, même dans des documents qui par le passé ont constitué un enseignement plus solennel, il affirme clairement qu’il ne propose pas un enseignement magistériel mais sa propre pensée. Mais ceux qui ont l’habitude d’une manière de parler différente de la part du pape voudraient que chacune de ses déclarations fasse d’une certaine manière partie du magistère. Faire cela est contraire à la raison, contraire à ce que l’Eglise a toujours tenu. Il est tout simplement erroné et dommageable pour l’Eglise de recevoir chaque déclaration du Saint-Père comme l’expression d’un enseignement pontifical ou du magistère.

Faire la distinction entre les deux types de discours du pontife romain n’est en aucune façon le signe d’un manque de respect à l’égard de l’office pétrinien. Il s’agit encore moins d’une inimitié à l’égard du pape François. En fait, et au contraire, c’est faire preuve du plus grand respect à l’égard de l’office pétrinien et de l’homme auquel Notre Seigneur l’a confié. Sans cette distinction, nous pourrions facilement perdre le respect de la papauté ou être conduits à penser que, si nous ne sommes pas en accord avec les opinions personnelles de l’homme qui est le pontife romain, il nous faudrait rompre la communion avec l’Eglise.

En tout cas, toute déclaration du pontife romain doit être comprise dans le contexte de l’enseignement et de la pratique constante de l’Eglise, de peur que la confusion et la division à propos de l’enseignement et de la pratique de l’Eglise n’entrent dans son corps au grand détriment des âmes et au grand détriment de l’évangélisation du monde. Rappelez-vous les mots de saint Paul au début de la lettre aux Galates, une communauté de chrétiens des premiers temps où une confusion et une division grave avaient fait leur entrée. En tant que bon pasteur du troupeau, saint Paul a écrit les paroles suivantes face à cette situation très grave :

« Je m’étonne que vous vous détourniez si vite de celui qui vous a appelés à la grâce du Christ, pour passer à un autre Evangile. Non pas qu’il y en ait un autre ; mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l’Evangile du Christ. Mais si quelqu’un, fût-ce nous-mêmes ou un ange du ciel, vous annonçait un autre Evangile que celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème ! Je l’ai dit, et je le dis encore maintenant : Si quelqu’un vous annonçait un autre Evangile que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! Car, en ce moment, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ » (Galates, 1, 6-10).

Tout en maintenant fermement la foi catholique relative à l’office pétrinien, nous ne pouvons pas tomber dans une idolâtrie de la papauté qui ferait de chaque mot prononcé par le pape une doctrine, même s’il est interprété comme étant contraire à la parole même du Christ, par exemple, en ce qui concerne l’indissolubilité du mariage (cf. Matth. 19, 9). Bien plutôt, avec le successeur de Pierre, nous devons nous efforcer de comprendre davantage et plus pleinement la parole du Christ, de manière à la vivre de plus en plus parfaitement.

De manière choquante, il y a quelques mois, le supérieur général des jésuites a laissé entendre que nous ne pouvons pas savoir ce que le Christ a véritablement dit à propos de n’importe quel thème, puisque nous ne disposons pas d’enregistrement de ses discours. Hormis l’absurdité de cette affirmation, cela donne l’impression qu’il n’y a plus un enseignement et une pratique constants de la foi tels qu’ils nous ont été transmis, de manière ininterrompue, depuis le temps du Christ et des apôtres.

De même, il n’est pas question d’un soi-disant « pluralisme » légitime au sein de l’Eglise, c’est-à-dire d’une légitime différence d’opinion théologique. Les fidèles n’ont pas la liberté de suivre des opinions théologiques qui contredisent la doctrine contenue dans les Saintes Ecritures et dans la sainte Tradition, et confirmée par le magistère ordinaire, même si ces opinions rencontrent un large écho dans l’Eglise et qu’elles ne sont pas corrigées par les pasteurs de l’Eglise, comme il incombe pourtant à ces pasteurs.

En célébrant le centenaire des apparitions de Notre Dame de Fatima, nous devons nous rappeler comment son message, ou comme on l’appelle parfois, son secret, a pour principal objectif de répondre à une apostasie largement répandue dans l’Eglise et à la défaillance des pasteurs de l’Eglise quant à sa correction. Le triomphe du Cœur Immaculé de Marie est d’abord et avant tout le triomphe de la foi qui nous enseigne quelle est notre bonne relation avec Dieu et avec autrui.

[...] Quelle doit donc être notre réponse à ces temps extrêmement difficiles où nous vivons, des temps qui, de manière réaliste, semblent être apocalyptiques ? Ce doit être une réponse de foi, de foi en Notre Seigneur Jésus-Christ qui vit pour nous dans l’Eglise et qui ne manque jamais de nous enseigner, de nous sanctifier et de nous conduire dans l’Eglise, ainsi qu’Il a annoncé qu’Il resterait avec nous pour toujours, jusqu’à son retour au dernier jour pour inaugurer « de nouveaux cieux et une nouvelle terre » (2 Pierre 3, 13) pour accueillir ses fidèles au festin de noces de l’agneau. Nous savons ce que le Christ nous enseigne dans l’Eglise. Cela est contenu dans le Catéchisme de l’Eglise catholique, dans l’enseignement officiel de l’Eglise. Son enseignement ne change pas. Au milieu de la confusion et de la division présentes, nous devons étudier plus attentivement les enseignements de la foi contenus dans le Catéchisme de l’Eglise catholique, et être prêts à défendre ces enseignements contre tout mensonge qui porterait atteinte à la foi et donc à l’unité de l’Eglise.

[...] La sérénité veut dire que nous ne cédons pas à une désespérance mondaine qui s’exprime de manière agressive et peu charitable. Notre confiance est dans le Christ. Oui, nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour défendre notre foi catholique dans n’importe quelle circonstance où elle se trouve attaquée, mais nous savons que la victoire appartient finalement et uniquement au Christ. Ainsi, lorsque nous avons fait tout ce que nous pouvons faire, nous sommes en paix, même si nous reconnaissons que nous restons des « serviteurs inutiles ».

Il ne peut y avoir place dans notre façon de penser ou d’agir pour le schisme qui est toujours et partout erroné. Nous devons être prêts à accepter quelque souffrance qui puisse survenir, au nom du Christ et de son Corps mystique, notre Sainte Mère l’Eglise. Comme saint Athanase et les autres grands saints qui ont défendu la foi en des temps de graves épreuves au sein de l’église, nous devons être prêts à accepter le ridicule, l’incompréhension, la persécution, l’exil et même la mort, afin de rester un avec le Christ dans l’Eglise sous la protection maternelle de la Bienheureuse Vierge Marie. Prions pour qu’au terme de notre pèlerinage terrestre, nous puissions dire avec Saint-Paul :

« J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Reste la couronne de justice qui m’est réservée, que le Seigneur, le juste juge, me rendra en ce jour-là ; et non seulement à moi, mais aussi à ceux qui auront attendu avec amour son avènement » (2 Tim. 4, 7-8).

Le schisme est le fruit d’une manière de penser mondaine, de penser que l’Eglise est entre nos mains plutôt qu’entre les mains du Christ. L’Eglise de notre temps a grand besoin d’être purifiée de toute forme de pensée mondaine. Plutôt, avec saint Paul qui a si grandement souffert pour la prédication de la foi à toutes les nations, nous devons nous réjouir de compléter dans notre chair les souffrances du Christ pour le bien de son Epouse, l’Eglise (cf. Col 1, 24-29). [...]"

Michel Janva

Posté le 13 août 2017 à 11h41 | Lien permanent

Catéchisme Le Chemin du Ciel avec Imprimatur de Mgr Rey

ImageLe catéchisme Le Chemin du Ciel propose un enseignement clair de la foi catholique, avec un langage simple et adapté aux enfants.

Cette 1ère année, destinée aux enfants de 7 à 10 ans, expose les vérités de la foi contenues dans le Credo à travers 21 chapitres magnifiquement illustrés par Joëlle d’Abbadie.

Imprimatur et préface de Mgr Dominique Rey.

Auteurs : Abbé Henri Forestier, Marie Cartier

Illustrations intérieures : Joëlle d'Abbadie - Illustration de la couverture : Anne-Charlotte Larroque.

Michel Janva

Posté le 13 août 2017 à 10h43 | Lien permanent

Symposium sur Saint Joseph, du 25 au 30 septembre à l'Institut Redemptoris Custos, près de Béziers

Depuis plus de 40 ans, les Centres de joséphologie se réunissent tous les quatre ans pour partager leurs travaux, se rencontrer et célébrer saint Joseph. Après l’Italie, le Canada, la Pologne, le Mexique, la France recevra le prochain symposium international.

Il revient ainsi à l’Institut Redemptoris Custos (Famille de Saint Joseph) d’accueillir, du 25 au 30 septembre 2017, les amis de saint Joseph du monde entier. Ce symposium sera présidé par Mgr Philippe Barbarin, cardinal archevêque de Lyon, Mgr Louis Raphaël 1er Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens et le Père Joseph-Marie Verlinde, Institut Redemptoris Custos (Père prieur de la Famille de Saint Joseph). De nombreux intervenants de grande qualité seront également présents : Mgr Jean-Pierre Batut, Mgr André Léonard, P. Stracisio Tamare, etc ... et le tout sera couvert par KTO.

Il permettra d'alterner des temps de conférences, d'échanges et de prières. Ce rendez-vous revêt un caractère particulier : signe de la vitalité du culte à saint Joseph en France, il a pour mission de participer au renouveau de la recherche théologique francophone sur saint Joseph.

Ce symposium aura lieu à Saint-Joseph de Mont-Rouge, à une vingtaine de kilomètres au nord de Béziers. Il est ouvert à tous : religieux, laïcs, universitaires et sera traduit en plusieurs langues.

Affiche-Josephologie

Michel Janva

Posté le 13 août 2017 à 10h11 | Lien permanent

A la découverte des abbayes gastronomes avec la Divine Box : Notre-Dame du Val d’Igny

La Divine Box nous emmène vers l’abbaye des cisterciennes du Val d’Igny en Champagne, bien connue pour sa spécialité : les « bouchons », délicieux chocolats en forme de bouchons de champagne.

I"L’histoire de l’abbaye d’Igny commence en 1128, lorsque Bernard, jeune abbé de Clairvaux (le fameux « saint Bernard de Clairvaux » !) envoie douze moines pour fonder le monastère d’Igny à 30km de Reims. Le succès est immédiat, la communauté rayonne et compte jusqu’à 300 moines ! Mais le succès n’est que de courte durée, et une longue période de déclin de plusieurs siècles s’amorce ensuite, avec pour causes : donations et vocations en baisse, guerre de Cent-Ans (1337-1453) et Révolution... En 1791, les six derniers moines restants doivent partir. Heureusement, en 1876, les bâtiments de l’abbaye sont rachetés par l’évêque de Reims qui envoie 23 moines de l’abbaye Notre-Dame du Désert (abbaye toujours dynamique aujourd’hui et dont vous pouviez goûter le miel dans la Divine Box de mai !). Après dix longues années de travaux, en 1886, Notre-Dame d’Igny redevient une abbaye, qui accueille notamment une petite chocolaterie qui, à son apogée, fait travailler plus de 70 ouvriers ! Nouvelle crise lors de la première Guerre Mondiale : l’abbaye est d’abord pillée par les Allemands, puis transformée en hôpital de campagne puis tout simplement ... détruite ! Les Allemands avaient pour ordre de faire sauter tous les bâtiments de belle apparence. Autant vous dire qu’ils n’y sont pas allés de main morte pour mettre à plat ce bijou ! Après la guerre, voilà qu’en 1929, ce ne sont pas moins de 30 courageuses soeurs de l’abbaye de La Coudre à Laval (encore en activité aujourd’hui et dont vous pouviez découvrir les délicieuses préparations pour flan à la framboise dans la Divine Box de juillet) qui s’installent à Igny, après deux ans de reconstruction de l’abbaye. La prospérité reprend : 60 soeurs en 1938, création du monastère Notre-Dame de la Clarté-Dieu au Congo en 1955, et relance de l’activité de chocolaterie en 1961. Les plus attentifs d’entre vous auront noté que l’abbaye n’avait été habitée que par des hommes depuis sa création... sauf depuis l’arrivée des soeurs en 1929 !

ET AUJOURD’HUI ?

Les nouvelles sont bonnes ! Le nombre de soeur à l’abbaye a considérablement augmenté. Et pour cause ... Face à la baisse du nombre de vocations religieuses en France, certaines communautés décident d’unir leurs forces : après quelques travaux, l’abbaye d’Igny devient en 2011 l’abbaye du Val d’Igny, témoignant ainsi d’une nouvelle communauté regroupant les soeurs de l’abbaye d’Igny, celles de Belval (Pas-de-Calais), de La Grâce Dieu (Doubs) et d’Ubexy (Vosges). Les derniers travaux ont notamment permis d’inclure aux bâtiments une « Petite Unité de Vie » de 24 chambres permettant aux soeurs anciennes de rester auprès de la communauté tout en recevant les soins nécessaires à leur état de santé fragile. Une pour toutes, toutes pour une !

BSinon, les produits monastiques (les chocolats en particulier!) participent encore et toujours à la renommée de l’abbaye du Val d’Igny, notamment grâce aux « bouchons » ! Les recettes sont top secrètes et nécessitent calme et patience pour atteindre la qualité recherchée. Si vous avez dégusté les petits bouchons praliné & fudge dans la box des monastères d’avril, vous savez de quoi on parle ... D’un point de vue architectural, l’abbaye du Val d’Igny regorge de petits détails qui nous font voyager dans le temps. Voici un élément qui nous a bien plu : au-dessus de quelques portes du cloître figurent des blasons, rappelant l’histoire de l’abbaye. Par exemple, au dessus de la porte du « chapitre » (endroit où les soeurs se réunissent tous les matins pour écouter un chapitre de la Règle de Saint Benoît et quelques commentaires par l’abbesse), figure le blason de Clairvaux, rappelant la fondation en 1128 par saint Bernard de Clairvaux ! (blason bleu) Ou encore au-dessus de la porte des coules (pièce où les soeurs déposent leur habit blanc à longues manches prévus pour les offices), où l’on aperçoit le blason de l’abbaye d’Ubexy. (blason jaune)

LA PETITE ANECDOTE Le célèbre écrivain et critique d’art du 19e siècle Huysmans fit sa retraite de conversion à l’abbaye d’Igny. CONCLUSION : cette abbaye est IGNYoubliable et maIGNYfique !

Michel Janva

Posté le 13 août 2017 à 10h05 | Lien permanent

C’est arrivé un 13 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Jean Ier est pape du 13 août 523 au 18 mai 526, soit un règne de deux ans et neuf mois. Il est considéré comme martyr et est fêté le 27 mai. Voir la chronique du 18 mai.

 

 

Elle devient Reine de France en épousant le fils de Clovis, Clotaire Ier. C'est elle qui fonde l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers. Sa fête est le 13 août. Elle est patronne de Poitiers et patronne secondaire de France.

Rainier de Bleda, est né à Bleda Forlì vers 1050. C'est un moine bénédictin ; élu pape, il lutte contre les empereurs Henri IV et Henri V et crée l'Ordre des Chevaliers teutoniques et l'Ordre des Templiers. Son pontificat dure plus de 18 ans.

Le traité de Noyon signé entre Charles Quint et François Ier stipule que l'Espagne héritera du royaume de Naples et de Sicile tandis que les Français auront le duché de Milan. Cet arrangement met un terme à une période de conflits entre Français et Espagnols, et reçoit l'aval du pape Léon X.

La lettre de Vannes est confirmée par un édit promulgué à Nantes le 13 août 1532 et par l'édit du Plessis-Macé du 21 septembre 1532 (voir les chroniques du jour). Les États de Bretagne, convoqués par François Ier à Vannes, adressent au monarque une supplique pour «unir et joindre par union perpétuelle iceluy pays et duché de Bretagne au royaume, le suppliant de garder et entretenir les droits, libertés et privilèges dudit pays et duché».

Cette requête, présentée au Roi dans la grande salle du palais épiscopal de la Motte, est acceptée par une lettre donnée à Vannes ce jour :

Le Roi s'y nomme « père et légitime administrateur et usufruitier des biens de notre très cher et très aimé fils » et celui-ci « Duc et propriétaire des pays et Duché de Bretagne ». Il rappelle la demande des États :

L'édit du Plessis-Macé, publié le 21 septembre 1532, permet à la province d'obtenir le maintien de ses droits, libertés et privilèges. Cette union prendra fin deux siècles plus tard pendant la Révolution française. Voir les chroniques du 4 août et du 21 septembre

Malgré la méfiance royale, due au fait que Richelieu a bénéficié de l'appui et de la Reine mère et des Concini (créé Cardinal en 1622 et entré au Conseil grâce à Marie de Médicis), le Cardinal est nommé Principal Ministre et se retrouve à la tête du Conseil.

Sa politique est fondée sur trois axes :

- Rabaisser l'orgueil des grands du Royaume

- Abattre le puissant parti huguenot qui conserve des places fortes à l'intérieur du Royaume (la Rochelle, Montpellier)

- Mettre fin à la toute-puissance de la Maison d'Autriche, puissance Catholique qui menace la France par un étau avec l'Espagne depuis le règne de François Ier.

Relire l'excellent livre : Un prophète de l'unité, le cardinal de Richelieu de Renée Casin (Editions Résiac).

Le cardinal de Richelieu, remplace La Vieuville à la tête du Conseil du Roi. Louis XIII et Armand du Plessis gouverneront ensemble pendant 18 ans.

Elle a été préparée par Colbert ; elle réglemente et centralise la gestion des espaces forestiers, en vue de leur exploitation, notamment, pour la marine de guerre.

Lors de la guerre de Succession d'Espagne, Louis XIV tente de conquérir Vienne, avec ses alliés bavarois, pour affaiblir Léopold Ier. La Grande Alliance (Angleterre, Saint-Empire romain germanique, Autriche, Provinces-Unies, Royaume du Danemark et de Norvège) remporte une victoire décisive et les Français sont repoussés de l'autre côté du Rhin.

Le traité prévoit l'établissement d'un consulat de Perse à Marseille, principal port de commerce avec l'Orient.

Cette lettre établit une congrégation spéciale de 5 cardinaux pour diriger la suppression de la Compagnie de Jésus et l'appropriation de ses maisons et de ses biens. C'est la victoire maçonnique sur le meilleur rempart de la foi catholique.

Geneviève Esquier dans Ceux qui croyaient au Ciel de (Ed. de l'Escalade, page 308) raconte comme Jean Marie Vianney, n'ayant jamais réussi à apprendre le latin obtient la note maximum à l'oral de cette discipline indispensable pour être prêtre.

René Laennec meurt à l'âge de 45 ans, d'une phtisie, une maladie pulmonaire ! C'est lui qui a inventé le pectoriloque, une feuille de papier roulée qui, une fois apposée sur le thorax du malade, lui permet de bien entendre le bruit de son cœur. Son invention, une fois améliorée, a reçu le nom de stéthoscope.

 

En 1816, il est nommé à l'hôpital Necker. Il s'intéresse aux maladies pulmonaires. C'est dans ce cadre qu'il crée le stéthoscope, un simple rouleau de papier ficelé. Mais il perfectionne rapidement son invention.

 

En 1822, il est titulaire de la chaire de médecine pratique du Collège de France. Il se retire en son manoir de Kerlouarnec où il meurt à l'âge de 45 ans.

Ainsi que toutes les sociétés secrètes.

Depuis Moscou, où il s'est réfugié au début de la guerre, le déserteur Maurice Thorez lance un appel au peuple français pour une épuration armée qui sera sanglante.

« Eh ! Bien, voilà ce que je dis. Je dis que la France n'a jamais connu de régime plus médiocre que celui qui en 1945 s'est imposé à elle comme libérateur, n'a cessé de prostituer depuis ou plutôt de ridiculiser en sa faveur, le mot de libération. »

Tiré de l'Intransigeant, cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 232)

Lois Spalwer

Posté le 13 août 2017 à 03h07 | Lien permanent | Commentaires (2)

12 août 2017

Le Père Argouarc'h ravive la demande de béatification des martyrs des Lucs sur Boulogne

Le Père Argouarc'h, prêtre de la Sainte Croix de Riaumont, était invité ce matin de RCF Vendée.

Michel Janva

Posté le 12 août 2017 à 22h17 | Lien permanent

Pourquoi Israël soutient les islamistes syriens

Chronique d'Antoine de Lacoste :

Depuis le début de la guerre en Syrie, Israël soutient directement plusieurs groupes islamistes syriens. Armes, argent, médicaments ont été fournis en quantité importante aux djihadistes, en particulier le long de la frontière commune aux deux pays, sur le plateau du Golan.

Une rumeur démentie par Tel Aviv avait couru un temps : des blessés islamistes étaient  soignés dans des hôpitaux israéliens. Un incident sérieux avait finalement permis la confirmation de cette information : des islamistes avaient commis des exactions dans un village druze avant de se replier, pourchassés par des habitants druzes venus en renfort.

Cette population, très à part et très soudée, vit notamment sur un territoire à cheval sur la Syrie et l'Etat hébreu. Tous les hommes sont armés et ce sont de redoutables combattants des montagnes. L'armée française en a un cuisant souvenir lors de la révolte druze de 1925.

Dans leur chasse aux islamistes, les Druzes ont constaté avec stupeur que leurs ennemis s'enfuyaient vers la frontière, où des ambulances israéliennes les attendaient pour emmener les blessés. L'affaire s'est mal finie pour les islamistes : les ambulances ont été interceptées et les blessés exécutés par les Druzes. L'armée israélienne n'est pas intervenue, afin de ne pas s'aliéner une population avec qui elle entretient de bonnes relations.

Les faits étant avérés, il faut s'interroger sur les raisons de ce soutien, qui n'est paradoxal qu'en apparence, et il y en a deux.

La première raison était le souhait de voir tomber Bachar. Les Assad sont de vieux ennemis d'Israël et la chute de leur régime aurait été l'aboutissement d'une haine tenace. De plus, cela aurait engendré le chaos dans ce pays honni : la politique sioniste est en effet largement orientée vers la déstabilisation des régimes qui lui sont hostiles afin d'assurer sa sécurité. C'était d'ailleurs un des buts de guerre de Bush en Irak qui a parfaitement réussi puisque l'Irak n'existe plus. Ce n'était pas le souhait des Américains à qui avaient échappé quelques subtilités orientales, mais c'était bien celui des Israéliens.

La prochaine cible sera l'Iran comme Donald Trump l'a très clairement déclaré récemment pour bien marquer la persistance du lien entre Washington et Tel Aviv.

Mais depuis l'intervention russe, Israël sait que son pari est perdu et qu'Assad ne va pas tomber demain. Alors pourquoi continuer ?

Pour une raison très simple : établir une zone tampon sur la plateau du Golan afin d'éviter le retour de l'armée syrienne le long de sa frontière. La quasi-totalité de cette frontière est ainsi aux mains des islamistes qui, sans le soutien de l'Etat hébreu, auraient été vaincus depuis longtemps.

Aussi, dès que l'armée syrienne tente de lancer une offensive, l'aviation israélienne n'hésite pas à intervenir pour sauver ses protégés, sous le prétexte de réagir à des provocations syriennes.

Au delà des Syriens, c'est aussi une façon de tenir à distance le Hezbollah qu'Israël doit déjà supporter sur sa frontière libanaise (son offensive de 2006 s'était brisée sur la défense acharnée des chiites) et n'a pas l'intention de voir se promener en plus sur le Golan.

Il va tout de même arriver un moment où les islamistes seront vaincus en Syrie et celle-ci n'acceptera pas qu'une portion de son territoire soit à nouveau annexée par Israël via des djihadistes.

La diplomatie russe sera nécessaire.

Michel Janva

Posté le 12 août 2017 à 18h45 | Lien permanent

La nécessaire reconquête sémantique

Article proposé par un marin :

"Dans son roman le montage Vladimir Volkoff montre comment vaincre militairement et idéologiquement son ennemi en utilisant des armes non létales : les armes sémantiques. Elles sont un levier d’action puissant à manier avec précaution. Un long processus de renoncement fait qu’aujourd’hui elles sont employées contre la Marine Nationale.

Pour créer une arme sémantique, plusieurs conditions sont nécessaires. Tout d’abord, le ou les mots qui la composent doivent être maîtrisés. Leurs sens étudiés en amont, leurs définitions forgées patiemment. Ils ne doivent s’appliquer qu’aux domaines limités auxquels il sont destinés. Pouvoir être synonyme des mots qu’ils remplacent, sans que ceux-ci ne le puissent. Leur emploi doit être calculé. Leur contradiction impossible. Leur expression devra être naturelle. La première personne à les professer sera choisie avec soin. Leur formulation aisée sera répétée jusqu’à devenir universelle. Si toutes ces conditions sont réunies, ces mot deviendront des armes sémantiques. Des Mots.

Alexandre Psar –héros du montage- devait censurer un Mot, tant que l’URSS n’en aurait pas acquis la maîtrise. Une fois correctement révélé, le seul usage de ce mot permettait à l’Union de jeter le discrédit sur tout adversaire et d’orienter la discussion dans un domaine idéologiquement maîtrisé. Il garantissait la victoire politique dans un débat.

Dans 1984 de Georges Orwell, la dernière édition du dictionnaire doit terminer de faire de la novlangue la langue des Mots. Grâce à ce dictionnaire, les idées contraires à l’ordre établi ne peuvent plus être exprimées. Il ne peut y avoir de révolte si les révoltés n’ont pas de Mots pour s’exprimer.

La crise de l’immigration en mer méditerranée a aussi eu droit à son Mot. Le clandestin, l’émigrant et l’immigrant, ainsi que le réfugié sont devenus des migrants. Migrant a acquis une définition proche de celle du réfugié. Sa migration a tout à la fois une origine naturelle, économique, écologique, sociale et sanitaire. Le migrant fuit. Il ne peut donc pas venir pour combattre. S’il migre, c’est qu’il le devait. Le bloquer, c’est mener une action contre nature.

Un Mot mal préparé n’est qu’un mot. La transformation du parti UMP en  « les républicains » en est un exemple. Ce nom devait être un Mot. Une arme permettant d’affirmer et de s’approprier un corpus idéologique tout en prévenant d’éventuelles attaques. Mais il fut communiqué trop tôt, trop vite. Et sa diffusion fut déléguée à l’ensemble des médias, et non pas à un organe de presse unique et maîtrisé.

Des recours purent donc être tentés contre lui. Une contre-attaque priva Nicolas Sarkozy de la maîtrise de la formulation de son Mot. Le « parlementaire républicains », tout comme le « parti Républicain » n’eurent pas d’existences médiatiques. « LR » et « le Parti Les Républicains » sont les mots qui les remplacèrent. « LR » donna un poids égal à l’article et au Mot sans les utiliser. La deuxième expression enferma le sens du Mot dans un carcan taillé pour le tuer. Ce qui devait affranchir un parti de son passé fut l’arme qui permit de le détruire.

Bien forgé, mal diffusé, ce Mot a été repris par Emmanuel Macron. Son mouvement En Marche, est devenu « La République En Marche ». A la fin de son mandat, ce sera probablement le Parti Républicain.

Les Mots sont des armes de persuasion massive. Ils n’ont pas vocation à convaincre un contradicteur, mais à le réduire au silence. Ils doivent répandre subrepticement l’idéologie de celui qui les a forgés, et se faire accepter comme des évidences. Leur premier emploi doit être volontaire et étudié. La maîtrise de leur diffusion est indispensable.

La Marine Nationale française a forgé des Mots qui ne la servent pas. Elle a un « format juste suffisant ». Elle « remplit 130% de son contrat opérationnel ». Elle est aujourd’hui capable de « faire mieux avec moins ». « L’objectif Marine 2025 » lui permettra d’avoir un ensemble de moyen cohérent et à même de relever de nouveaux défis. Elle « optimise ses équipages ». Et toute voix dissonante est bloquée par le « devoir de réserve ».

Les FREMM françaises sont immatriculées DXXX (Destroyer). Elles sont pourtant très semblables aux FREMM Italiennes, immatriculées FXXX (Frigates, ou Avisos en français). Les Frégates F70 ont été la réalisation du programme Corvettes 70. Les « Frégates type La Fayette » sont connues comme « Frégates Légères Furtives », et ont des limites d’armement inhérentes à leurs tonnages. Les FTI, où « Frégates de Taille Intermédiaires », sont un autre de ces renoncements, une Frégate pouvant n’être, par définition, que de fort tonnage.

La Marine annonce encore qu’elle aura ses 15 frégates de premier rang en 2025 et pourra remplir toutes ses missions. Elle n’alignera pourtant que 6 FREMM, 2 FREDA, 2 FDA, 3 FTI et 2 FLF rénovées. Sur ces 15 frégates, seules les 2 FDA peuvent être considérées comme de vraies frégates. Et il lui faudra de plus encore remplacer ses Frégates de Surveillance.

Alors que les coupes budgétaires et les reniements politiques lui interdisent la tenue de ses objectifs, la Marine continue à affirmer en public que ses difficultés temporaires ne font que préparer un avenir meilleur. Elle espère ainsi engager le politique sur son avenir, refuse de commenter son présent en gage de loyauté envers l’Etat, et s’interdit toute forme de pessimisme public. Mais son renoncement sémantique est le poignard qui la saigne. Il acte sa défaite sur les plans idéologique et politique. Et prépare ses perte capacitaires.

L’Armée Française est connue pour être la « Grande Muette ». Ses plus grandes hontes furent causées par l’abandon des politiques, la faiblesse de ses moyens et le silence de ses chefs. Ses plus grandes gloires par le panache de grands soldats défiant l’ordre établi, et portant le destin de la France à bout de bras.

La Marine doit retrouver une expression publique forte et indépendante. Imposer ses problématiques dans l’inconscient français. Marteler la définition d’une frégate. Faire voir l’ineptie que représentent pour elle les FTI.  Rappeler l’étendue du territoire maritime français et l’insondable écart entre ses missions et ses moyens. Recentrer, grâce à l’Outre-Mer, la France au milieu du planisphère. Mettre en lumière et en public son besoin de renouvellement. La France est pour l’Europe la porte des Océans. La Marine le véhicule de ses ambitions. Elle doit être le reflet de sa puissance.

Michel Janva

Posté le 12 août 2017 à 14h04 | Lien permanent

Des ministres étudient la Bible

En France, les ministres se retrouvent dans les loges. Aux États-Unis pour des sessions d'études bibliques chaque semaine…

Michel Janva

Posté le 12 août 2017 à 11h28 | Lien permanent

Emmanuel Macron : le miroir de l’auto-complaisance se fissure

Guillaume Bernard et François Bert ont publié sur Atlantico un article sur les splendeurs et misères du macronisme. Extrait :

"[...] Peu habitué, semble-t-il, à la patience et à la frustration, [Emmanuel Macron] n’a manifestement pas les réflexes psychologiques propres à la sagesse. Il se rêve César mais prend déjà le timbre de voix d’un chef de chambrée : il ne discerne pas, il plastronne. Son manque d’épaisseur et d’endurcissement s’est révélé au grand jour. Celui qui est authentiquement chef n’a nul besoin de le dire : il l’est par l’exemple (le père de famille qui élève ses enfants, le capitaine d’industrie qui travaille avec ses collaborateurs, l’officier qui part au combat au-devant de ses hommes).

Plus inquiétant encore est son rapport à la réalité. Comme un petit garçon qui se campe un décor parfait, il semble que ses succès en cascade et l’absence d’autorité dans sa construction lui aient rendu le pire des services : le refus de toute contrariété dans le règne absolu de ses besoins et la sublimation de sa propre image. Snober Donald Trump au sommet de l’OTAN (avant de l’inviter pour le 14 juillet), faire la leçon à Vladimir Poutine en conférence de presse alors qu’il le reçoit à Versailles ou recadrer sèchement et de manière publique le général Pierre de Villiers, c’est s’amuser à un jeu vidéo dont vous êtes le héros mais, cette fois-ci, à haut risque car les acteurs sont réels : les conséquences en sont considérables et potentiellement dramatiques.

Dans le fond, Emmanuel Macron se révèle tout simplement être l’incarnation de ce qu’a été la campagne : le politique (les enjeux civilisationnels) étouffé au profit de la politique (les postures électorales), l’image consacrée au détriment des idées et, a fortiori, de la pratique. Nicolas Sarkozy ne s’y trompe pas quand il dit : « Macron, c’est moi en mieux ». D’ailleurs, la composition du Gouvernement l’illustre parfaitement, à quelques exceptions près. Sous-couvert de recours à la « société civile », elle témoigne de la prédominance de l’énarchie, de la prétention à l’expertise scientifique et à la prétendue neutralité objective de la gouvernance. Elle signale au grand jour le règne de la post-démocratie. Quant aux députés de la majorité, pour beaucoup issus de nulle part, ils pourront donc être, plus encore que d’habitude, une chambre d’enregistrement. Tant il est vrai qu’un pouvoir se sert autant de ceux qu’il respecte que de ceux qu’il méprise. [...]"

Michel Janva

Posté le 12 août 2017 à 10h48 | Lien permanent

Nantes : le Cours Charlier recrute

Le Cours Charlier, École Primaire-Collège catholique hors contrat pour garçons à Nantes, recherche pour la rentrée 2017, pour le collège :

Le Cours Charlier a été créé en 2001 à l'initiative de parents catholiques soucieux d'apporter à leurs garçons un enseignement en cohérence avec celui de l'Église, s’appuyant sur des méthodes d’apprentissage classiques. Le Cours Charlier scolarise à ce jour près de 200 garçons de la maternelle à la 3ème.

CV et lettre de motivation à envoyer à : courscharlier44@gmail.com – 06 88 48 14 71

Michel Janva

Posté le 12 août 2017 à 10h36 | Lien permanent

Mosquée salafiste à Evreux avec la complicité du maire LR

Lu sur l'Observatoire de l'islamisation :

"Rachid Ayouchede nationalité algérienne et sans profession, est le président de l’ « Union Cultuelle Musulmane d’Evreux », association qui porte le projet de construction de la « grande mosquée » d’Evreux. Imam, il se déclare ouvertement salafiste et s’habille ostensiblement comme un membre de cette mouvance, tout en disant respecter les principes de la république française.

Il organise fréquemment des rendez-vous avec les religieux salafistes des départements limitrophes sur le site de la future mosquée, notamment lors des dernières fêtes islamiques. La présence de ces personnes suscite l’inquiétude de certains fidèles. Depuis son arrivée à la tête de l’UCME,  Mme Zohra.H, par le passé ex vice-présidente de cette association et présidente de l’association de femmes « EL WAFFA » a pris la décision de quitter cette entité, reprochant à Ayouche sa condescendance envers les femmes. A terme, le bureau de l’UCME pourrait écarter son président, mais en attendant, le maire élu sous l’étiquette UMP-UDI, Guy Lefrand, avec le soutien de Bruno Lemaire, soutient ce projet de mosquée. Concernant  l’implication de la mairie, Mohamed Derrar, adjoint au maire d’Évreux en charge de la jeunesse, de l’animation des quartiers et des cultures urbaines, était présent à la journée de collecte de fond pour la construction, le 11 mars 2017. D’ailleurs, lors de ce « diner de Gala », les femmes devaient entrer par une porte séparée, et étaient regroupées dans une pièce séparée par un rideau."

Michel Janva

Posté le 12 août 2017 à 10h30 | Lien permanent

Ubu LGBT

De Victor Perez :

"Pierre et Jacques sont deux homosexuels bien dans leur tête. Mariés depuis quelques années, ils décident, enfin, d’avoir des enfants. Le hic étant qu’aucun d’eux ne pouvant en porter, il leur faudra donc trouver une mère porteuse qui s’effacera définitivement après l’accouchement.Chose promise et faite une fois que Pierre ait donné son sperme et quelques centaines de billets pour cela.

L’enfant né est un joli petit garçon dénommé Alain. Il est donc le fils, sur le papier, de Pierre et de Jacques.

Quelques mois passèrent, l’envie d’un nouvel enfant devint de plus en pus ardente. Cette fois-ci, c’est Jacques qui donnera son sperme à une mère couveuse anonyme et différente de la précédente. L’enfant né est une jolie petite fille prénommé Madeleine. Elle est donc, elle aussi, la fille, sur le papier, de Pierre et de Jacques. Et la sœur d’Alain.

Les années passèrent et les deux frères et sœurs devinrent de très beaux adolescents. Tellement, qu’ils se plurent et décidèrent, comme leurs deux papas, de se marier. L’inceste étant encore interdit par la loi, les deux amoureux, pourtant génétiquement étranger l’un à l’autre, pourront-ils se marier ? Rien n’est moins sûr ! Seule une loi, voire une autorisation juridique pourra permettre leur union.

Ceci dit, des hétéros créés par des homos, cela risque de faire désordre !

Le temps faisant son lit, les deux amoureux décidèrent de se séparer. Ils restèrent toutefois amis, et frères vu qu’ils ont les même parents, papa Pierre et papa Jacques.

Quelques mois plus tard, Alain rencontra une superbe asiatique, prénommée Mahina, récemment immigrée et étudiante dans une université de prestige du pays. D’aides linguistiques aux aides administratives, récompensées par des repas en tête à tête dans le campus de la jolie, l’idée d’une union émergea tout naturellement.

Les bans publiés, les parents de Mahina firent, pleins de joie à cette bonne nouvelle, le voyage. Joie intense mais courte si l’on en juge par la rencontre des parents respectifs. Il s’avère que la mère de Mahina n’est autre que la mère porteuse du futur marié Alain. Mahina est donc sa demi-sœur !

Si sur le papier, ces deux enfants sont totalement étrangers l’un à l’autre, par le sang ils ont la même mère ! Faudra t-il les laisser s’unir pour le meilleur et pour le pire comme dit la chanson ?

A examiner le monde en préparation, certains diraient que seul l’amour importe. D’autres, s’indigneraient que l’on ouvre la boîte à pandore à un monde où plus rien n’est maitrisable et où seul le plaisir individuel compte.

Si ces deux exemples décrits plus haut sont totalement imaginaires, et marginaux rapportés à la fantaisie de l’homme, il n’en reste pas moins qu’ils restent dans le domaine du possible dans ce monde en perdition."

Michel Janva

Posté le 12 août 2017 à 10h16 | Lien permanent

La Suède refuse l'asile politique à une iranienne convertie au christianisme

Une actrice iranienne, Aideen Strandsson, convertie au christianisme secrètement, arrivée en Suède avec un visa de travail de trois ans, a demandé l’asile à la Suède... qui lui a été refusé. Pourtant, en raison de sa conversion au catholicisme, elle est passible de sanctions pouvant aller jusqu’à la peine de mort si elle retourne dans son pays.  

« Tout le monde connaît la situation en Iran et en Islam. Dans la charia, la conversion à une autre religion n’est pas acceptable et elle est punie de mort.».

La Suède vient pourtant de lui refuser l’asile, au motif que sa conversion relève « de son choix » et qu’elle n’aurait « qu’à affronter seulement six mois de prison en Iran » !

La Suède est ce pays qui accueille des immigrés clandestins, et annule des festivals de musique pour éviter que les immigrés ne commettent des agressions sexuelles. La Suède a accueilli récemment 244 000 demandeurs d’asile (dont 34% de Syriens et 10% d’Irakiens).

Les dirigeants hongrois ont publiquement fait savoir par la voix du vice-Premier ministre Zsolt Semjén que la Hongrie lui accorderait l’asile.

Michel Janva

Posté le 12 août 2017 à 10h01 | Lien permanent

Lutte contre l'immigration : les ONG déchantent face aux succès des Identitaires

Médecins sans frontière (MSF) vient de suspendre ses opérations de sauvetage des immigrés en mer Méditerranée suite à une circulaire des autorités libyennes qui veulent restreindre l'accès à leurs eaux internationales aux navires étrangers. Ce document crée une très vaste zone maritime dans laquelle les bateaux étrangers n'ont plus le droit de naviguer sans autorisation. Les ONG qui collaborent à l'invasion de l'Europe sont donc particulièrement touchées par cette circulaire.

DG-g6UwWAAAxPpFDans le même temps, le C-Star, navire affrété par des militants identitaires luttant contre l'immigration en Méditerranée, est reparti après cinq jours de blocage en face de la Tunisie. Il avait simplement arrêté ses moteurs pour résoudre un problème technique.

Bloqués depuis dimanche au large de la Tunisie, où des pêcheurs et un puissant syndicat s'opposaient à leur ravitaillement, les militants du C-Star étaient sortis jeudi soir de leur silence. "Notre bateau à été ravitaillé, tout va bien, il retourne sur zone", a lancé Clément Galand, militant français à bord. Le C-Star navigue au large de Zouara, dans l'ouest de la Libye.

Le C-Star, un navire de 40 mètres qui bat pavillon mongol, a été loué à Djibouti par le groupe "Génération identitaire". A bord, des militants allemands, français, italien et autrichien, financés grâce à un appel aux dons sur internet qui a récolté plus de 215 000 dollars depuis mi-mai, entendent s'assurer que les immigrés secourus dans les eaux internationales au large de la Libye soient reconduits en Afrique. Ils révèlent aussi les pratiques scandaleuses des ONG, qui collaborent au trafic d'êtres humains.

La semaine dernière, ils ont appelé deux navires d'ONG présents au large de la Libye à quitter la zone. "Vous agissez comme un facteur incitatif pour les trafiquants d'êtres humains", ont-ils dénoncé par radio.

Cette initiative est baptisée "Defend Europe". Dans un communiqué, l'association indique :

"Defend Europe fait actuellement la Une des médias italiens : reportage dans les journaux télévisés, émissions de radios, articles dans la presse écrite… Notre impact est énorme dans un pays frappé de plein fouet par les activités des ONG et des passeurs d’immigrés clandestins.

Dans le même temps, une partie de la gauche activiste italienne nous accuse d’avoir joué un rôle dans l’immobilisation du Juventa, ce navire de l’ONG Juggend Rettet’s, pris la main dans le sac il y a une semaine, en train d’échanger des informations avec des passeurs tout en embarquant des clandestins.

Hier, nous avons intercepté un échange radio entre le Golfo Azzuro de l’ONG Open Arms et la marine italienne. Cette dernière ayant remarqué que le Golfo Azzuro était entré dans les eaux libyennes pour récupérer des clandestins lui interdisait de remonter vers les ports italiens. Suite à quoi, nous nous sommes mêlés à la conversation pour dire à l’équipage du Golfo Azzuro qu’il n’était plus le bienvenu au large des côtes de Libye.

Enfin, une autre bonne nouvelle ! Médecins sans frontières qui refuse de signer la charte proposée par l’Italie aux ONG prévoyant notamment la présence d’un policier à bord, lance un cri d’alarme : les campagnes engagées récemment contre les ONG portent un coup très dur à ses finances. MSF parle d’une « chute verticale des dons, une véritable catastrophe sur le plan financier qui risque d’entraver notre action ». Moins d’actions des ONG, c’est moins de clandestins, et donc en bout de chaîne une baisse du chiffre d’affaires des réseaux de passeurs."

Michel Janva

Posté le 12 août 2017 à 09h43 | Lien permanent

Procession du 15 août à Mondoubleau (41)

IMG_7492

Michel Janva

Posté le 12 août 2017 à 09h11 | Lien permanent

La Communauté des Carmélites d’Alençon recrute

La Communauté des Carmélites d’Alençon recherche un couple de jeunes retraités ou une dame jeune retraitée pour tenir l’accueil à long terme.

L’objectif est de créer un lien entre la Communauté et l’extérieur : un peu de travail de sacristie, s’occuper de tenir l’accueil, la boutique etc. Nourrie et logée sur place en échange de ce service rendu à la Communauté.

Pour plus de renseignements appeler le 02.33.26.15.66

Michel Janva

Posté le 12 août 2017 à 08h12 | Lien permanent

C’est arrivé un 12 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Porcher, abbé de Lérins en Provence, est mort en martyr avec cinq cents autres moines des mains des Musulmans.

Le roi d'Angleterre Henry V débarque en Normandie à Chef-de-Caux dans l'estuaire de la Seine, avec une flotte de 1500 navires, de l'artillerie lourde et 30 000 hommes. Il met le siège devant Harfleur, qui tombe un mois plus tard le 22 septembre. La campagne de France s'achève avec la victoire anglaise d'Azincourt le 25 octobre 1415.

Louis de Frontenac obtient du Roi la charge de gouverneur général de la Nouvelle-France pour la deuxième fois. Après un interrègne de sept ans, le comte revient en Nouvelle-France en 1689. La situation est critique, il doit faire face à des Anglais de plus en plus agressifs. Il fait réoccuper le Fort Frontenac, conquis entre temps par les Anglais, et fait entreprendre des travaux de fortifications à Québec et à Montréal.

Il est béatifié en 1956 par le pape Pie XII.

Voir la chronique du 28 juillet.

La première carte postale française est envoyée de Strasbourg, lors du siège de la ville en 1870. Ce moyen permet de donner des nouvelles des assiégés, et est acheminé en ballon. C'est avec l'inauguration de la Tour Eiffel en 1889 qu'apparaissent les premières cartes postales illustrées. A souligner, l'invention est autrichienne. L'introduction officielle en France date du 20 décembre 1872.

Le rôle de ces commissions est confirmé rétroactivement par décret du 6 novembre 1943 ! Le 23 juin précédent le général Giraud écrit à De Gaulle :

« Selon l'expression de certains de vos collaborateurs « la France doit subir une épuration qu'aucun pays, en aucun temps, n'a jamais connue ».

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, page 216)

Et en application de tout ceci, en août 1944, Marcel Villard, ministre de la Justice à la Libération, déclare dans une célèbre interview :

« Désormais, le signe de la Justice ne sera plus la balance mais la mitraillette. »

Villard, communiste, avait placé près du Procureur général un certain Midol, qui, depuis son bureau voisin était chargé de surveiller ce « haut magistrat ».

En février 1945, Adrien Texier, ancien ministre de l'Intérieur, et alors chef de la police politique du général De Gaulle (DGER), fait une confidence au capitaine Dewarin, plus connu sous le nom de résistance de colonel Passy, sur le nombre d'exécutions sommaires, s'appuyant sur les rapports des préfets qu'il reçoit. Le chiffre de 105 000 exécutions sommaires, entre juin 44 et février 45, ne sera pas contesté !

Le livre noir de l'Epuration, (Editions Publications, pages 8 et 9) d'Henri Coston.

Lois Spalwer

Posté le 12 août 2017 à 03h08 | Lien permanent | Commentaires (1)

11 août 2017

Israël : la Cour suprême favorable à la GPA

La décision finale de la Cour a toutefois été repoussée à dans six mois.

Michel Janva

Posté le 11 août 2017 à 22h49 | Lien permanent

Proposition de loi sur l'euthanasie

39 députés de la République en marche et du groupe Nouvelle Gauche viennent d'annoncer la préparation d'une proposition de loi « portant sur la fin de vie dans la dignité ».

Le groupe est mené par Jean-Louis Touraine, qui avait proposé de légaliser l’ « aide médicale à mourir » lors des débats sur la loi Claeys-Leonetti.

Le « calendrier législatif de cette proposition de loi n’est pas encore fixé » : elle pourrait être débattue lors de la révision des lois de bioéthique, où à part.

Michel Janva

Posté le 11 août 2017 à 22h40 | Lien permanent

Contraception : retrait de l'implant Essure de Bayer Pharma

Depuis que plusieurs femmes ont dénoncé, en décembre 2016, de graves effets secondaires après sa pose, l'implant de stérilisation définitive commercialisé par la société Bayer Pharma AG est sous le feu des projecteurs. Le contraceptif, qui se présente sous la forme d’un petit ressort et se place dans les trompes de Fallope pour empêcher la fécondation, était jusque-là remboursé par la Sécurité sociale.

Le rapport d’un comité d’experts de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) publié le 19 avril 2017 concluait alors que "les données de la littérature, de la surveillance et les résultats de l’étude épidémiologique, portant sur plus de 100.000 femmes, ne remettaient pas en cause la balance bénéfice/risque de cet implant".

Or, dans un communiqué publié vendredi 4 août, l’autorité sanitaire française a demandé au fabricant de "procéder au rappel des produits en stock auprès de tous les établissements de santé susceptibles de les détenir"...

Michel Janva

Posté le 11 août 2017 à 22h32 | Lien permanent

Euthanasie : vers l'excommunication de religieux belges ?

D'Antoine Pasquier dans Famille chrétienne :

"La branche belge des Frères de la Charité dispose d’un mois pour se mettre en conformité avec le magistère de l’Eglise catholique sur la prohibition de l’euthanasie, a annoncé le supérieur général de l’ordre, le frère René Stockman, dans un communiqué publié le 5 août. En mai dernier, la communauté basée en Belgique avait décidé d’autoriser la pratique de l’euthanasie sous certaines conditions au sein des établissements psychiatriques placés sous sa responsabilité, et ce malgré l’opposition de l’administration générale de la congrégation. « Le texte qui nous est présenté est non seulement moralement condamnable, mais montre par ailleurs de sérieuses contradictions juridiques internes », avait alors déclaré le frère Stockman en juin dernier. « Il nuit aux positions juridiques correctes de l’Église ».

Saisie par le supérieur des Frères de la Charité, Rome vient de faire connaître la procédure à suivre. A l’issue de nouvelles concertations entre la Secrétairerie d’Etat, la Congrégation pour la doctrine de la foi et la Congrégation pour les instituts de vie consacrée, ainsi que d’une consultation finale avec le pape François, le préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée, le cardinal Braz de Aviz, mandate le frère René Stockman pour prendre de nouvelles mesures à l’encontre de la communauté belge. « Le supérieur général mettra tout en œuvre pour conformer l’organisation à la vision de l’Église catholique », assure ce dernier dans son communiqué, « et – à défaut de cela -, prendra les mesures juridiques nécessaires pour sauvegarder l’identité catholique, ainsi que la position, les intérêts et les structures des Frères de la Charité ». Dans la missive qu’il lui avait adressée en juin, le cardinal Müller, alors encore préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, rappelait au frère Stockman que « celui qui nierait cette doctrine [de l’illicéité de l’euthanasie] se trouverait dans la position de celui qui rejette les vérités de la doctrine catholique et ne serait donc plus en pleine communion avec l’Église catholique ».

Rome exige également de la part des religieux (trois sur quatorze) membres du conseil d’administration des Frères de la Charité en Belgique « de rédiger une lettre officielle dans laquelle ils déclarent au supérieur général qu’ils suivent entièrement la vision du Magistère de l’Église catholique, affirmant depuis toujours que la vie humaine doit être respectée et protégée de manière absolue ». L’organisation belge devra, évidemment, revoir son texte autorisant la pratique de l’euthanasie dans ses centres médicaux. Les frères belges ont jusqu’au 5 septembre pour se conformer aux exigences de Rome."

Michel Janva

Posté le 11 août 2017 à 22h09 | Lien permanent

Max Guazzini : "J'ai été sauvé par l'école catholique"

Invité sur RTL, Max Guazzini (NRJ, Stade français) raconte comment il était harcelé à l'école, et comment il a été "sauvé" quand ses parents l'ont mis dans une école catholique. Il explique également pourquoi il accorde de l'importance à la liturgie.

Michel Janva

Posté le 11 août 2017 à 22h01 | Lien permanent

A vélo vers les 5 lieux d’apparitions mariales qui forment un « M » sur la France

C'est la couverture et le dossier de Famille chrétienne :

Numero-2065-samedi-12-aout-2017-assomption-la-grande-boucle-mariale_large"Du 14 juillet au 15 août, des jeunes chrétiens ont entrepris de relier à vélo les cinq lieux d’apparitions mariales du XIXe siècle qui forment un « M » sur la France, en priant pour leur pays.

Ils ont déjà 700 km « dans les jambes », mais irradient de leurs sourires. Mardi 25 juillet. Après dix jours de pédalage intensif, Louis-Marie, Isabelle, Xavier, Marie, Clarisse et Anne-Laure ont relié Lourdes à Pontmain, deux des cinq sanctuaires mariaux qui dessinent un grand « M » sur la France et qu’ils se sont promis de parcourir à vélo. Deux mille trois cents kilomètres en trente-deux jours, en moyenne 80 km par jour, des centaines de perles de chapelet égrainées, des dizaines de veillées de prière organisées, et autant de belles rencontres : le défi est à la fois sportif, humain et spirituel. « Avec quelques amis, cela faisait longtemps qu’on envisageait de faire un périple à vélo qui ait du sens, raconte Isabelle, 25 ans. Durant les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à Cracovie, lorsque le pape François a appelé les jeunes à “sortir de leur canapé”, ça a été le déclic ! ». Quelques années plus tôt, elle avait été touchée par une image de ce « M » formé par ces cinq lieux d’apparitions mariales. « On a évoqué l’idée au retour des JMJ dans le métro parisien, en une semaine, le projet était lancé ! » Très vite, ils décident de le consacrer à la prière pour la France, leur pays, marqué s’il en est par les interventions mariales, dont ce « M » semble être le sceau céleste. [...]"

Michel Janva

Posté le 11 août 2017 à 21h51 | Lien permanent


accueil | archives | index | Qui sommes-nous ? | Nous contacter | © Copyright 2014 - Le Salon Beige