18 décembre 2017

33 nouveaux prêtres chez les Légionnaires du Christ

Le 16 décembre, le cardinal Giuseppe Bertello, gouverneur de l’État de la ville du Vatican et président de la Commission pontificale pour la ville du Vatican, a ordonné prêtres 33 légionnaires du Christ dans la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs. Près de trois mille personnes ont assisté à la cérémonie, membres des familles, amis, compagnons de séminaire et formateurs. Le P. Eduardo Robles-Gil, LC, supérieur général des Légionnaires du Christ et du mouvement Regnum Christi a présenté les candidats à l’ordination.

2017-12-16  ordinations sacerdotales à Rome 02b

Dans son homélie le cardinal Bertello a souligné que

« à l’origine de chaque vocation il y a une voix qui appelle, qui change la vie…Vous êtes maintenant, pour ainsi dire, transformés en Christ, et votre identification avec lui atteindra une telle profondeur que vous vous convertirez en instruments vivants de son œuvre. Quel que soit le ministère qui vous sera confié, vous devrez toujours être un prêtre de Jésus-Christ, comme si votre personne disparaissait face à la sienne car il agira en vous et par vous. Ne disons-nous pas que le prêtre est un ‘alter Christus’ et qu’il agit ‘in persona Christi’ ? C’est le chemin vers la sainteté que vous devrez renouveler chaque jour dans l’humilité, dans l’obéissance et dans la charité, pour que votre ministère et votre action s’harmonisent avec votre être».

Faisant référence à la liturgie de ce dimanche de Gaudete il a commenté :

« Notre joie se transforme ensuite en remerciement au Seigneur, car il est le véritable protagoniste de toutes les choses bonnes. De lui proviennent la vocation et la grâce de la persévérance. Nos pensées se dirigent aussi vers ceux qui ont vu naître, ont soutenu et accompagné la réponse de ces ordinands à l’appel du Seigneur : leurs familles, leurs supérieurs, leurs formateurs.»

«Dans un petit moment, l’Esprit du Seigneur descendra sur vous, vous consacrera avec l’onction et vous fera participants au sacerdoce du Christ et vous agirez en son nom. Avec votre ministère vous êtes appelés à proclamer à tous que Dieu n’abandonne pas l’homme et face à tant de maux qui affligent la société, les injustices, les souffrances, apportez avec votre vie un message de confiance et de fraternité aux pauvres, à ceux qui attendent une parole de consolation et ont besoin d’être défendus dans leurs droits et consolés dans leurs douleurs.»

Les 33 nouveaux prêtres sont issus de 11 pays: Italie (1), Slovaquie (1), Brésil (5), Canada (1), Salvador (2), Venezuela (3), Espagne (1), Colombie (1), Mexique (13), Philippines (1), USA (4). Ils ont tous reçu leurs diplômes de philosophie et de théologie à l’Athénée pontifical Regina Apostolorum. 

Michel Janva

Posté le 18 décembre 2017 à 08h32 | Lien permanent

La mort programmée de la Famille en Occident et les remèdes à apporter

Discours sur la Famille tenu par Fabrice Sorlin avec Alexey Komov à la Chambre Publique de la Fédération de Russie, à l’occasion du colloque sur le thème « La préservation des valeurs familiales et des traditions morales chez les différents peuples de russie » :

IMG-20171122-WA0004"Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de « la mort programmée de la Famille en Occident et des remèdes à apporter ». Pour cela, je diviserai mon propos en trois parties distinctes :

  • Dans la première partie nous parlerons de la définition de la famille naturelle et de sa place dans la Cité,
  • Dans la deuxième partie nous regarderons pour quelles raisons la famille est aujourd’hui si violemment attaquée dans l’Occident ;
  • Enfin, dans la troisième partie je proposerai des pistes de réflexions quant aux remèdes nécessaires pour une bonne politique familiale

Définition de la famille naturelle et place de la famille dans la Cité

Définir la famille pourrait être en soi un sujet à part entière. Son étymologie est riche et sa définition a évolué depuis l’Antiquité : la famille a ainsi désigné tout d’abord les personnes vivant sous un même toit puis par extension les personnes d’un même sang vivant sous un même toit. Mais concentrons-nous aujourd’hui sur la définition plus traditionnelle de la famille considérée comme : « La famille est la communauté fondée par l’union stable (c’est à dire le mariage) d’un homme et d’une femme, qui s’agrandit au fur et à mesure que se réalise leur projet de mettre au monde et d’éduquer leurs enfants ».

La loi de la nature a placé la famille au premier rang de toutes les sociétés. Car au sein de la société, la famille est nécessaire non seulement pour donner les individus qui la forment, ce à quoi pourraient suffire des unions passagères, mais aussi pour les conduire à leur complet développement humain par l ‘éducation. Ainsi, l’Etat qui est la communauté des communautés n’est que second dans cet ordre là. Il est utile seulement au « bien-être » des hommes ; alors que la famille est nécessaire à son existence. La famille est donc la cellule de base de la société, elle est aussi fondement de l’ordre social.

Et la loi divine, la volonté de Dieu, entérine par ses commandements ce qu’Elle a crée : en effet, dans le Décalogue donné à Moïse sur le mont Sinaï, Dieu fait dépendre la perpétuation d’Israël de la pieuse observation du culte des ascendants : « Tu honoreras ton père et ta mère ». C’est le premier des commandements qui concerne les devoirs envers les mortels. Il prolonge et complète les commandements précédents qui établissent le culte divin. Mais il a aussi une répercussion toute politique.

En effet, si la famille fonde la Nation, c’est aussi la famille qui la maintient et qui assure sa pérennité. Je suis membre d’une Nation d’abord à cause de mon père, de ma mère et de leurs parents. De la vitalité de la famille dépendra donc la vitalité de la société et de la Nation. Or, pour qu’un pays prospère, les citoyens doivent se trouver intimement unis par l’amour et la fierté qu’ils éprouvent pour leur origine commune. Et cet amour, c’est d’abord au sein de la famille que l’individu va l’apprendre.

Mais le rôle de la famille dans la Nation est immense, et il ne s’arrête pas là :

  • Elle renouvelle les générations par la procréation des enfants ;
  • Elle développe l’autonomie et la personnalité des enfants procréés ;
  • Elle tisse des liens entre les familles et entre les individus ;
  • Elle transmet la culture et développe la civilisation ;
  • Elle est pourvoyeuse de citoyens puisque c’est aussi la cellule éducatrice par excellence.

Ainsi, ce n’est pas la Famille qui est pour la société, mais la société qui est pour la famille. Et c’est ce principe fondamental qui a été oublié aujourd’hui.

Cependant, il est tout aussi clair que la famille seule, ne saurait pourvoir à ses besoins propres. Aussi a-t-elle besoin d’une communauté organisée par un Etat pour subvenir à ses propres besoins comme la nourriture, la santé, le travail.  Il existe donc une interdépendance vitale entre société et famille, et si l’on touche à l’un, l’autre s’en trouverait atteint.

Processus révolutionnaire contre la famille

« Si quelqu’un avait la diabolique intention de ruiner une nation, qu’il commence par ruiner la famille » disait très justement Monseigneur Fiordelli (Evêque de Prato en Italie). Or, depuis le siècle dernier, la famille et la vie humaine font l’objet d’une attaque généralisée et sans précédent de la part d’idéologues qui cherchent à imposer leur vision totalitaire de la société.

Image001_118L’idéologie communiste d’abord dans la poursuite de son idée constructiviste et universaliste : les Bolchéviques ont été les premiers à s’attaquer aux nations en mettant en œuvre une politique de destruction de la famille, celle-là même qui favorisa en premier l’avortement et la contraception à grande échelle. A la chute du communisme, les Etats-Unis d’abord et l’Union-Européenne ensuite, dans leur poursuite de leur idéologie mondialiste et totalitaire, ont finalement pris le relais de cette guerre contre les nations souveraines, en s’attaquant à la dignité de la personne et la famille.

Cette stratégie de destruction des nations est aujourd’hui  menée sur un double front :

  • Un front extérieur : c’est celui du choc des civilisations. Des guerres fomentées et soutenues par l’Occident au Moyen-Orient (Syrie, Irak), ou en Afrique du nord (Lybie). C’est Daesh et l’état islamique, c’est la terreur et les attentats ;
  • Un front intérieur :  c’est celui du combat idéologique contre les traditions, contre la famille et contre la vie humaine. C’est le combat de l’homosexualisme et du LGBTisme. C’est la gay-pride, le mariage homosexuel et la théorie du genre, c’est la GPA et la PMA, ce sont les Femen et les Pussy Riot.

C’est ainsi qu’un rapport de Kissinger en 1974 (qui sera approuvé par le président Ford l’année suivante) propose une orientation nécessaire pour asseoir l’hégémonie des Etats-Unis sur le monde : ils conditionnent l’aide alimentaire aux pays du Tiers-monde, à l’adoption de mesures drastiques de limitation des naissances. Plus récemment en juin 2014, le vice-président des Etats-Unis Joe-Biden affirmait avec force, devant un parterre d’avocats, que « la protection des droits LGBT était au-dessus des cultures nationales et des traditions sociales ».

Plus proche de nous, l’Union Européenne, inclut systématiquement le droit des homosexuels comme condition d’entrée dans l’U.E. Depuis près de deux décennies toutefois, la Russie a engagé, en puisant dans les ressources de sa grande civilisation, un redressement spirituel sans précédent, pendant que l’Occident continue son auto-destruction. C’est pourquoi les patriotes français et européens, attachés à leur culture, à leur tradition et à leur civilisation tournent aujourd’hui  leur regard vers la Russie, dernière nation chrétienne d’Europe et porte-étendard de la lutte pour la défense de la famille.

Quels remèdes ?

Le Pape Léon XIII dans son encyclique Rerum Novarum (1891) disait « A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison de la ramener à ses origines ». Ainsi, pour que l’Occident retrouve sa splendeur et redevienne le phare qu’il a longtemps été dans le concert des nations, il doit avant tout renouer avec son héritage chrétien. Pour cela, le premier acte serait de rompre avec les idéologies nées de la Révolution française dont le slogan était, « du passé faisons table rase ». Idéologies qui ont ensuite été imposées avec force et violence au moment de la Grande Terreur de 1792, et qui s’est ensuite propagée dans toute l’Europe à la faveur des guerres napoléoniennes.

Cet anti-théisme et cette haine de l’ordre naturel chrétien sont aujourd’hui incarnés en France par ce qu’on appelle la « laïcité », mais qui n’est en réalité qu’un extrémisme laïciste, une nouvelle religion athéiste toute entière tournée contre la chrétienté et vers le culte de l’Etre suprême et de l’individu. En France comme ailleurs, le culte de l’individu a trouvé à chaque fois son apogée lors de la légalisation de l’avortement. Car c’est en banalisant et en acceptant le meurtre de l’enfant innocent à naître dans le ventre de sa mère, que les idéologies totalitaires, ont réellement porté un coup fatal à l’ordre naturel des nations et l’ordre divin des choses. L’avortement prive les nations de centaines de milliers d’être humains par an. Il crée de graves problèmes de stérilité sur les femmes qui le pratiquent. Il est en partie responsable de la chute vertigineuse des courbes démographiques en Europe et aux Etats-Unis. Il traumatise des centaines de milliers de femmes, qui contrairement à ce que les médias disent, vivent bien souvent avec un remords qui les ronge tout au long de leur vie. Il ouvre grand la porte aux attaques des ennemis de la famille, comme on peut le voir en Occident avec la théorie du genre, la PMA, la GPA…

Ainsi, il me semble que la première des politiques à apporter si nous voulons défendre les familles, et les nations souveraines, c’est d’abord une politique de lutte contre l’avortement. Cette politique passera nécessairement par une politique de communication pour expliquer qu’un fœtus n’est pas un amas de cellules, mais bien un être humain en devenir, qui possède déjà une âme. Elle passera ensuite par la mise en place de structures d’accueil et d’aide pour les femmes en détresses. Par la possibilité pour les femmes de pouvoir accoucher sous X et par  l’ouverture de centres d’accueil pour les nouveaux-nés. Elle passera enfin par la mise en place d’une politique d’aide sociale et financière pour les familles nombreuses, et les parents les plus démunis, afin qu’ils puissent s’occuper dignement de leurs enfants. En France, vous le savez, la volonté politique n’est pas de lutter contre l’avortement : plutôt que d’accueillir l’enfant à naitre, avenir de la Nation, l’Etat juge préférable d’accueillir des centaines de milliers de migrants tous les ans…

Nous avons en revanche, de multiples structures qui travaillent depuis plus de trente ans dans le domaine de l’avortement en se battant concrètement sur le terrain pour sauver les bébés à naître et souvent leurs mamans victimes de l’acharnement de leurs familles. Elles ont une véritable expertise dans le domaine et seraient heureuses d’échanger  avec vous si vous le désirez. En conclusion, j’aimerais simplement ajouter qu’il ne faut pas perdre de vue que toutes ces mesures à mettre en place aujourd’hui pour servir la famille, aussi difficiles soient-elles, assureront la vitalité de nos pays demain."

Michel Janva

Posté le 18 décembre 2017 à 08h26 | Lien permanent | Commentaires (0)

On ne peut pas être indifférent à l'avortement

Entretien de Cécile Edel de Choisir la Vie sur Radio Présence à Lourdes.

Michel Janva

Posté le 18 décembre 2017 à 08h17 | Lien permanent

Patrick Buisson : "République et démocratie : la fin des mythes ?"

Conférence de Patrick Buisson, Président de la Chaîne Histoire, sur le sujet "République et démocratie : la fin des mythes ?", à la fête du livre organisée par Renaissance Catholique, à Villepreux le dimanche 10 décembre

Michel Janva

Posté le 18 décembre 2017 à 08h09 | Lien permanent | Commentaires (0)

Selon France 2, l'immigration est en hausse

Michel Janva

Posté le 18 décembre 2017 à 08h08 | Lien permanent | Commentaires (0)

«C’est nos crèches qui vous font peur ? Moi ce qui me fait peur, c’est ça.»

Philippe Vardon (Vice-Président du groupe FN PACA) brandit le livre islamique “Le Licite et l’Illicite en Islam” de Youssef al-Qaradâwî :

Michel Janva

Posté le 18 décembre 2017 à 08h05 | Lien permanent | Commentaires (0)

O Adonai

O Adonai, et Dux domus Israel, qui Moysi in igne flammæ rubi apparuisti, et ei in Sina legem dedisti : veni ad redimendum nos in bracchio extento.

O Adonaï, guide du peuple d'Israël, qui êtes apparu à Moïse dans le feu du buisson ardent, et lui avez donné vos commandements sur le mont Sinaï, armez votre bras, et venez nous sauver.

Michel Janva

Posté le 18 décembre 2017 à 08h02 | Lien permanent

C’est arrivé un 18 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 18 décembre : saints du jour français ou en France.
    • St Gatien, Ier évêque de Tours († IIIe s.)

Gatien, premier évêque de Tours, fut envoyé dans les Gaules par le Pp St Fabien, en 250, avec six autres évêques. A son arrivée, le pays de Touraine était plongé dans le paganisme et l'on ne voyait partout que les images des faux dieux. Gatien commença par montrer à ces païens l'absurdité de leur culte et l'impuissance de leurs idoles, puis il en vint à leur découvrir les mystères de la puissance et de la bonté de Dieu et révéla à leurs yeux étonnés l'incomparable figure du Sauveur et celle de sa sainte Mère.

Les conquêtes furent nombreuses ; mais le démon ne laissa pas détruire son règne sans résistance ; les miracles de Gatien ne suffirent pas à lui faire pardonner ses succès, et plus d'une fois les païens endurcis jurèrent sa mort. Traqué, l'apôtre se cachait en des grottes profondes et y célébrait les saints mystères : une de ses retraites est devenue plus tard la célèbre abbaye de Marmoutier. Gatien, songeant à l'avenir, forma une école où de jeunes clercs apprenaient, avec les leçons de la science, celles de la vertu ; il les initiait au sacerdoce et en faisait ses auxiliaires ; il les envoyait même au loin porter les lumières de l'Évangile. Huit églises furent élevées sur la terre de Tournai.

Les travaux apostoliques de Gatien ne l'empêchaient pas de se livrer à de grandes austérités ; il épuisait son corps par les jeûnes et par les veilles, et se préparait par le martyre quotidien et volontaire à la couronne de gloire. Comme tous les vrais disciples du Christ, il aimait éperdument les pauvres, et sa charité se plaisait à soulager leurs misères.

Il fit bâtir un hôpital pour les malheureux. C'est dans cet asile que le Sauveur réservait à son disciple une grâce extraordinaire. Il y avait cinquante ans que Gatien arrosait de ses sueurs le pays qu'il avait gagné à Dieu. Un jour, accablé de fatigue, il s'était retiré dans l'hôpital des pauvres et y prenait un peu de repos, quand Notre-Seigneur lui apparut et lui dit : « Ne crains rien, ta couronne est prête et les saints attendent ton arrivée au Ciel. » Et le Sauveur administra lui-même à son disciple la Sainte Communion en viatique.

L'Église de Tours a de tout temps voué un culte enthousiaste à son premier prédicateur. La magnifique cathédrale est sous son vocable.

  • le 18 décembre 820 ou 821 : décès de saint Théodulphe, évêque d'Orléans. 

Très cultivé, il est repéré en Italie par Charlemagne qui en fera l'évêque d'Orléans. Il a été canonisé par l'Église et est fêté le 1er mai.

  • le 18 décembre 942 : assassinat de Guillaume Longue Epée.

Par ses différents jeux d'alliances, Guillaume 1er de Normandie, également nommé Guillaume Longue Epée, s'est mis à dos de nombreux princes francs. Ceux-ci, avec à leur tête le comte de Flandre, voient de surcroît d'un mauvais œil le développement de la jeune Normandie. Prétextant la signature d'un traité, ceux-ci lui tendent un guet-apens et l'assassinent. Son fils lui succède alors à la tête de la Normandie sous le nom de Richard Premier.

  • le 18 décembre 1312 : le Pape Clément V publie la bulle "Licet Dudum".
    • le 30 décembre 1352 : élection du pape Innocent VI. 

Innocent VI, pape barbu, succède à Clément VI dont le frère, Hugues Roger de Beaufort, va renoncer en 1362 à la tiare pontificale. Il mène une politique d'économie après les fastes de la cour pontificale de Clément VI.

  • le 18 décembre 1378 : Charles V dénonce la forfaiture de Jean IV de Bretagne et ordonne la confiscation de son duché.

Le père de Jean IV mourut en pleine lutte contre Charles de Blois lors de la guerre de succession de Bretagne, alors qu'il n'avait que six ans en. Ce fut sa mère Jeanne la Flamme qui poursuit la guerre, remportant des succès. Il commence à prendre part aux opérations militaires en 1357. En 1364, il assiège Auray et écrase, à proximité l'armée adverse et y tue son rival Charles de Blois. Il négocie avec la duchesse Jeanne de Penthièvre, veuve de Charles de Blois, le premier traité de Guérande en 1365, qui le reconnait comme seul duc de Bretagne.

La découverte fortuite du traité d'alliance secret conclu avec l'Angleterre, ainsi que l'annonce du débarquement à Saint-Malo de 4.000 mercenaires Anglais donne le signal d'un soulèvement de la population que met à profit Charles V, Roi de France. Bertrand Du Guesclin concentre ses troupes à Angers en mars 1373 et pénètre dans le duché où les villes et les châteaux n'offrent aucune résistance. Jean IV abandonné de tous doit s'embarquer pour un nouvel exil en Angleterre fin avril 1373.

L'échec des anglais devant Saint-Malo en 1378 compromet l'avenir de Jean IV. Charles V le cite devant le Parlement et la Cour de Paris, pour crime de lèse-majesté et à la suite de son refus de comparaitre, fait prononcer sa déchéance et la confiscation du duché le 18 décembre 1378 à titre de sanction contre son vassal, pour le rattacher au Domaine Royal, comme l'avait fait Philippe-Auguste à l'encontre des Plantagenêt.

  • le 18 décembre 1539 : le Roi François Ier reçoit Charles Quint à Chambord. 

Il a en effet permis au souverain espagnol de traverser la France pour aller à Gand, sa ville natale, afin d'y mater une révolte.

  • le 18 décembre 1606 : Armand du Plessis de Richelieu est nommé évêque de Luçon par le Roi Henri IV. Ok vérifié
  • le 21-22 décembre 1676 : l'escadre française du vice amiral d'Estrées reprend Cayenne aux Hollandais. Ok vérifié

Pendant la guerre de Hollande, une petite escadre hollandaise, commandée par l'amiral Binckes s'empare de Cayenne, de l'île de Tabago et pille Marie-Galante et Saint-Domingue. L'escadre française, commandée par le comte d'Estrées après un combat acharné reconquière Cayenne et poursuit les Hollandais jusqu'à leur totale destruction à la bataille de Tabago en avril 1676.

  • le 18 décembre 1731: le Roi Louis XV crée l'Académie royale de Chirurgie de Paris. 

Elle est dissoute à la révolution.

  • le 18 décembre 1783 : Pitt le Jeune devient Premier ministre.

Le 18 décembre 1783, à Londres, le roi George III appelle à la tête du gouvernement un jeune homme de 24 ans, William Pitt the Younger (le Plus Jeune), ou le Second Pitt...

Comme le premier, la ligne de conduite de son gouvernement est de détruire la puissance française.

  • le 18 décembre 1784 : naissance de François Le Saulnier de Saint-Jouan, corsaire et armateur de Binic.

Il est le cousin germain de Robert Surcouf.

  • le 18 décembre 1900 : les députés votent la loi d'amnistie tant des innocents que des coupables, Dreyfus et Esterhazy, Picquart et Mercier.
  • le 18 décembre 1994 : découverte des peintures paléolithiques de Chauvet-Pont d'Arc.

Le préhistorien Henri Chauvet découvre à proximité des magnifiques gorges de l'Ardèche, une grotte couverte de représentations animales (bisons, etc...). Ces peintures de l'homme de Cro-Magnon sont les plus anciennes que l'on connaisse à ce jour. D'après la datation au carbone 14, elles remontent à 32.000 ans avant leur découverte et sont donc près de deux fois plus vieilles que celles de Lascaux !

Jean Clottes, de l'Institut de France, a étudié les figures animales de la grotte. 430 animaux sont représentés, presque autant qu'à Lascaux, répartis entre 14 espèces, y compris le hibou et l'aigle.

  • le 18 ou 19 décembre 1916 : fin de la bataille de Verdun.

Les pertes ont été considérables, pour un gain en territoires conquis nul. Après 10 mois d'atroces souffrances pour les deux camps, la bataille aura coûté 378 000 Français (62 000 tués, plus de 101 000 disparus, et plus de 215 000 blessés, souvent invalides), et 337 000 Allemands. 60 millions d'obus (une estimation parmi d'autres, aucun chiffre officiel n'existe, ont été tirés, dont un quart au moins n'ont pas explosé (obus défectueux, tombé à plat, etc.). Si l'on ramène ce chiffre à la superficie du champ de bataille, on arrive à 6 obus par m². Ainsi, la célèbre cote 304, dont le nom vient de son altitude, ne fait plus que 297 mètres d'altitude après la bataille.

Verdun est davantage une défaite allemande qu'une victoire alliée ; mais son impact moral est retentissant.

 

  • le 18 décembre 1923 : une convention sur Tanger est signée entre la France, le Royaume-Uni et l'Espagne.
  • le 18 décembre 1931 : décès de Louis Billot, cardinal français, jésuite.

Prêtre jésuite et théologien français né en Lorraine, il entre dans la Compagnie de Jésus à Angers en 1869. En 1885, le pape Léon XIII l'appelle à Rome pour enseigner à l'Université grégorienne. Le pape saint Pie X le crée cardinal en 1911.

Redoutable polémiste, il combat le libéralisme, le modernisme, le Sillon. Le cardinal Billot critique sévèrement l'attitude du pape Pie XI l'Action française, qu'il condamne en 1926. Le 13 septembre 1927, Pie XI le convoque et le reçoit en audience. Le cardinal Billot avec peu de mots laisse sur le bureau du pape ses insignes et son titre de cardinal. Le pape ne rend publique cette démission que le 21 octobre suivant.

Le cardinal Billot a fait primer la sainte obéissance envers le Souverain Pontife, comme il s'en explique plus tard dans une lettre :

« (…) J'ai toujours répondu, soit de vive voix, soit par écrit, à tous ceux qui me consultaient sur la ligne de conduite à tenir, qu'il leur fallait non seulement éviter avec soin tout ce qui aurait un semblant d'insoumission ou de révolte mais encore faire le sacrifice de leurs idées particulières pour se conformer aux ordres du Souverain Pontife. Pour ma part personnelle, je me suis, tout le premier, tenu à cette règle… »

Le pape Pie XII lève la condamnation de l'Action française en 1939.

  • le 18 décembre 1970 : malgré une campagne de l'Eglise catholique, la loi autorisant le divorce entre en vigueur en Italie.
    • le 18 décembre 2006 : inauguration en France du synchrotron de 3e génération : SOLEIL.
Lois Spalwer

Posté le 18 décembre 2017 à 06h44 | Lien permanent | Commentaires (0)

17 décembre 2017

C’est arrivé un 17 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 17 décembre : saints du jour français ou en France.
    • St Judicaël, Roi de Bretagne puis moine († 658)

Judicaël Ier, (ou Gaël ou Giguel ou Gicquel ou Juzel), fils de Judaël, roi de Domnonée (au nord de la Bretagne), était l'aîné de quinze enfants dont saint Judoc, sainte Eurielle et saint Onenn.

A la mort de Judhaël, vers 605, Judicaël, pourtant son héritier, préféra se retirer au monastère Saint-Jean de Gaël que saint Méen venait d'ériger. Il quitta cependant le monastère pour prendre la direction du royaume de Domnonée. Pendant vingt ans, il gouverna le royaume avec autorité et sagesse. Ses qualités de diplomate lui permirent de régler des différends avec le roi Dagobert, et en 636, il conclu avec lui un traité de paix entre Bretons et Francs. Deux ans plus tard, il laissa son trône et se fit moine pour les vingt dernières années de sa vie. Il mourut en 658 à St Méen-le-Grand.

  • Saint Jean De Matha, Prêtre et fondateur des Trinitaires (1160-1213)

Jean de Matha, originaire d'une illustre famille, en Provence, fut consacré au Seigneur par un vœu, dès sa naissance. Il brilla, tout jeune encore, par le divin instinct de la charité. On le voyait distribuer aux pauvres l'argent que ses parents lui donnaient pour ses menus plaisirs, et tous les vendredis il allait servir les malades dans les hôpitaux ; là, il pansait leurs plaies et leur procurait tous les secours qui étaient en son pouvoir. C'est par cette conduite admirable, il y a lieu de le croire, que le pieux jeune homme mérita de devenir le père d'un grand ordre de charité.

Le jour où il fut élevé au sacerdoce, une colonne de feu reposa sur la tête du nouveau prêtre et manifesta l'onction du Saint-Esprit qui opérait dans son âme. Le bruit de ce prodige s'étant répandu, une nombreuse assemblée assista à sa première messe. Au moment de la consécration, lorsque Jean élevait l'hostie, on vit le visage du saint resplendir d'une lumière surnaturelle et ses yeux se fixer au dessus de l'autel sur un spectacle invisible aux assistants. « J'ai vu, dit-il plus tard, un ange tout blanc, avec un vêtement brillant, portant sur la poitrine une croix de couleur rouge et bleue ; ses bras se croisaient, et il présentait les mains à deux captifs, l'un chrétien et l'autre maure ; ils étaient à ses pieds dans la posture de suppliants. »

C'était l'annonce claire de l'œuvre qu'il devait établir ; il fut, en effet, le fondateur de l'Ordre de la Sainte-Trinité pour la rédemption des captifs, dont les religieux portèrent le costume indiqué par la vision.

Qui dira tout ce que le saint eut à souffrir dans son pénible apostolat ? « Si je n'ai pas le bonheur d'être martyr, disait-il souvent, puissé-je au moins rester chez les barbares, comme esclave, pour mes frères ! »

Dieu seconda plus d'une fois son zèle par des miracles. Un jour que les habitants de Tunis voulaient l'empêcher de ramener en Europe les nombreux captifs qu'il avait rachetés, il se prosterna et invoqua Marie ; puis, à la grande stupéfaction des infidèles, étendit son manteau en guise de voile sur le navire. Celui-ci, sans rames, sans voiles, sans gouvernail, vogua bientôt en pleine mer et aborda en moins de deux jours à Ostie.

Jean de Matha mourut à Rome, usé de fatigues, dans la pauvreté et la pénitence, mais chargé d'œuvres et de mérites. La pauvre petite cellule qu'il sanctifia par ses dernières années et par sa mort a été conservée jusqu'à ce jour.

  • le 17 décembre 1187 : décès du pape Grégoire VIII.
  • le 17 décembre 1498 : annulation du mariage de Louis XII et de Jeanne de France.
  • le 17 décembre 1600: le Roi Henri IV épouse Marie de Médicis.

Henri IV épouse en secondes noces Marie de Médicis, 6ème enfant du grand-duc de Toscane et de l'archiduchesse d'Autriche. La dote s'élève à 600 000 écus. Elle donne un héritier au trône de France le 27 septembre 1601, le futur Louis XIII.

  • le 16 ou 17 décembre 1770 : naissance de Ludwig van Beethoven.

Ludwig van Beethoven, est l'un des plus grands compositeurs de musique classique. D'une famille modeste de Bonn, il se découvre très rapidement un vrai don pour la musique. Beethoven rencontre rapidement le succès et parvient à surmonter le handicap de sa surdité pour composer de nombreux morceaux, comme la "9e symphonie". Le compositeur fut séduit un temps par Napoléon Bonaparte et lui dédia la «Symphonie héroïque». Son «Hymne à la joie» est l'hymne officiel de l'Union européenne.

Il meurt à Vienne à 56 ans. Un cortège de près de 30000 personnes accompagne sa dépouille au cimetière de Währing. Le 22 juin 1888, les restes de Beethoven et de Schubert rejoignent le «carré des musiciens» du Zentralfriedhof.

  • le 17 décembre 1777 : la France reconnaît l'indépendance de l'Amérique.

L'éclat de joie avec lequel est accueillie par la France la nouvelle de la capitulation du général Burgoyne à Saratoga, qui avec dix mille hommes s'est rendu aux insurgés, met un terme aux hésitations du Roi ; à la fin de 1777, il consent à se prononcer en faveur des États Unis d'Amérique.

Louis XVI reconnaît l'indépendance des colonies britanniques d'Amérique. Ravie de pouvoir se laver l'humiliation de la défaite de la guerre de Sept Ans et convaincue par la victoire américaine de Saratoga, la France signe deux traités d'engagement avec les colonies, le 6 février 1778. Le premier engage une amitié réciproque et une alliance commerciale. Le second, tenu un temps secret, consiste en une alliance militaire. Ainsi, les Américains recevront des renforts militaires et financiers considérables. Les Insurgents reprendront espoir puisqu'avec le soutien naval des Français, il sera désormais possible de mettre en déroute la flotte britannique. Cette guerre d'indépendance sera payée pour les deux tiers par Louis XVI en personne, argent que les Américains ne rembourseront jamais.

  • le 17 décembre 1793 : Toulon tombe.

Bonaparte et ses hommes se lancent à l'assaut du fort de Malbosquet, pénètrent dans l'enceinte, s'emparent des canons et les tournent contre les vaisseaux anglais : Toulon est conquis.

  • le 17 décembre 1807 : le décret de Milan renforce le blocus.

Napoléon décide de renforcer le blocus continental et d'améliorer son efficacité. Mais pour que celui-ci soit vraiment valable, il faut que l'Empire contrôle la majorité des côtes. Napoléon se lance donc dans de nouvelles campagnes militaires pour s'en assurer la maîtrise. Par ailleurs, ce blocus a pour effet la réorganisation de l'économie continentale, ce qui profite notamment à la France.

  • le 17 décembre 1807 : Napoléon écrit à Fouché au sujet des Pères de la Foi.

"Je ne veux pas qu'ils se mêlent de l'Instruction publique pour empoisonner la jeunesse par leurs ridicules principes ultramontains".

  • le 17 décembre 1813 : mort d'Antoine Augustin Parmentier.

Pharmacien militaire et agronome français, il est surtout connu pour avoir introduit la pomme de terre en France avec l'aide du Roi Louis XVI.

  • le 17 décembre 1885 : un traité met fin aux hostilités entre la France et Madagascar.

Il accorde à la France la baie de Diégo Suarez et une indemnité de guerre. Il est interprété par les Français comme établissant un protectorat, sans que le terme y figure. Ces derniers parlent d'un « protectorat fantôme »

  • le 17 décembre 1936 : Jorge Mario Bergoglio, pape François 1er, naît à Buenos Aires.

Le Salon Beige souhaite un très joyeux anniversaire au Saint Père, et engage ses lecteurs à prier aujourd'hui encore plus particulièrement aux intentions du Souverain Pontife.

Lois Spalwer

Posté le 17 décembre 2017 à 20h29 | Lien permanent | Commentaires (0)

O Sapientia

Les sept antiennes qui se chantent au Magnificat du 17 au 23 décembre servent comme d'introduction solennelle à la grande fête de Noël. Elles commencent toutes par l'interjection O et on les appelle grandes à cause de leur solennité et des sublimes mystères qu'elles expriment. Ces invocations datent, pour le moins, du VI° siècle. Primitivement, il y en avait douze et on les chantait au Benedictus des Laudes. Au IX° siècle, on commença de les chanter au Magnificat des Vêpres. Dans certaines églises, elles étaient répétées après chaque verset.

Dom Guéranger disait que ces antiennes « contiennent toute la moelle de la liturgie de l'Avent ». Chacune en effet comprend deux parties faciles à distinguer. La première est tirée de la sainte Écriture, non pas toujours textuellement, mais en des termes qui en font bien reconnaître l'origine : O Sagesse (Ecclésiastique, XXIV et Sag., VIII) ; O Adonaï et Chef de la maison d'Israël ; O Rejeton de Jessé (Isaïe) ; O Clef de la maison de David (Isaïe, XXII, 22) ; O Orient (Luc, I, 78) ; O Roi des nations ; O Emmanuel (Isaïe). Dans la seconde partie, on répète, comme dans une litanie, le même appel : « Veni, venez », suivi d'une invocation qui varie avec chaque strophe.

On serait curieux de trouver dans ces chants, auxquels la musique ajoute un caractère d'ardente supplication, une réponse du Christ aux appels qui lui sont faits. Elle y est. Nous n'avons qu'à lire, en commençant par la dernière strophe, la première lettre des titres donnés au Messie, au début de chaque antienne, et nous pourrons former ces mots : « Ero cras, Je serai demain (parmi vous) ». Cet acrostiche d'ailleurs n'empêche pas un certain ordre logique, une progression, d'exister dans la suite de ces pièces remarquables : la naissance éternelle du Verbe est d'abord proclamée, puis ses rapports spéciaux avec le peuple élu, enfin ses droits sur toutes les nations.

O Sapientia, quæ ex ore Altissimi prodisti, attingens a fine usque ad finem, fortiter suaviter disponensque omnia: veni ad docendum nos viam prudentiæ.

O Sagesse, sortie de la bouche du Très-Haut, qui enveloppez toutes choses d'un pôle à l'autre et les disposez avec force et douceur, venez nous enseigner le chemin de la prudence.

Michel Janva

Posté le 17 décembre 2017 à 20h01 | Lien permanent

Vladimir Poutine remercie Donald Trump

Il l’a remercié pour des informations transmises par la CIA qui ont permis d’éviter une attaque terroriste contre une cathédrale de Saint-Pétersbourg.

Le président russe a précisé qu’une cellule terroriste préparant une attaque contre la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan de Saint-Pétersbourg avait été déjouée et ce grâce aux informations des services de renseignement américains transmises à la Russie. Un peu plus tôt, le Service fédéral de sécurité de la fédération de Russie (FSB) avait annoncé avoir arrêté plusieurs individus liés au groupe terroriste Daesh dans la seconde ville de Russie. Les extrémistes projetaient une série d’attaques dans des lieux publics, dont un attentat suicide dans la cathédrale.

Michel Janva

Posté le 17 décembre 2017 à 19h21 | Lien permanent | Commentaires (6)

La FAFCE soutient sans réserve l'initiative polonaise pour la vie

La Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE) exprime son soutien total à l'initiative citoyenne polonaise #StopAbortion qui consiste en une proposition de loi visant à supprimer l'avortement dit thérapeutique :

Nyb1cx3cbe"Alors qu'une telle initiative requiert un minimum de 100.000 signatures, ses organisateurs en ont récolté 830.000, en les déposant au Parlement Polonais, lequel est désormais tenu de discuter de cette proposition de loi dans les trois mois qui viennent.

95% des avortements en Pologne sont réalisés à cause d'anomalies du fœtus ou à cause de maladies décelées avant la naissance: ce qui signifie que, depuis l'entrée en application de la loi de 1993, actuellement en vigueur, environ 20.000 enfants ont disparu à cause de l'avortement dit thérapeutique.

Antoine Renard, Président de la FAFCE, souligne que « tous les media et les dirigeants devraient réfléchir à la véritable signification de l'avortement qui est toujours une tragédie, pour l'enfant, pour la mère et pour tous leurs proches. Notre histoire récente en témoigne, particulièrement en ce qui concerne l'eugénisme. En même temps –ajoute-t-il- les Institutions européennes doivent respecter le principe de subsidiarité dans ce domaine et aucune résolution ne peut empiéter sur une initiative populaire légitime : c'est une bon signe pour la démocratie que 830.000 citoyens puissent exprimer leur volonté et participer ainsi au processus démocratique ».

La FAFCE et ses membres agissent en coopération avec tous, organisations et peuples, en faveur d'une Europe où la vie soit vraiment accueillie et protégée."

Michel Janva

Posté le 17 décembre 2017 à 15h13 | Lien permanent

Retraite du combat spirituel : du 27 au 31 décembre

RETRAITEPour jeunes gens de 17 à 25 ans.

Prêchée par deux Pères de la Fraternité Saint Vincent Ferrier, du 27 au 31 décembre, à l'abbaye de Randol (63).

Informations.

Michel Janva

Posté le 17 décembre 2017 à 15h07 | Lien permanent

Des livres à offrir à Noël : « La France divisée contre elle-même »

FR diviséeVoici un ouvrage qui offre une synthèse captivante de l'origine de nos maux, de leurs conséquences et des voies de rémission.

Nous proposons en accès direct la vidéo ci-dessous, un lien vers une autre video plus complète encore

Pour en faire l'acquisition, c'est par ici.

L'auteur résume ainsi, dans les premières pages, le Mal qui nous ronge :

La république des lumières a son peuple, le peuple jacobin ; sa langue, la langue de bois ; sa religion, la laïcité ; sa morale, le politiquement correct ; son séminaire, l’éducation nationale ; son église, la franc-maçonnerie ; son anthropologie, le déracinement ; sa sociabilité, le vivre ensemble ; ses inquisiteurs, les associations antiracistes ; ses enfants chéris, les organisations communautaires ; et par dessus tout elle a un ennemi intime à abattre : la France.

 Un lecteur, du livre et de votre blog préféré, nous propose également son avis.

Adrien Abauzit, jeune avocat parisien, nous livre avec « La France divisée contre elle-même » un de ces ouvrages qui analysent en profondeur et sur le temps long les causes du dépérissement de la France, en prenant soin d’éviter les raccourcis faciles et les accusations toutes trouvées. Inutile de préciser que ce livre qui fourmille de références anciennes comme récentes n’a pas eu les honneurs de la grande presse ni de la télévision...

Reprenant le constat des « deux patries » cher à Jean de Viguerie, l’auteur nous ramène, au travers d’une étude historique sérieusement documentée, aux éléments fondateurs de notre système politique actuel, à ses desseins inavoués et aux méthodes qu’il emploie pour les réaliser. Après avoir lu ce livre, et quelles que soient les dénégations véhémentes du pouvoir ou de ses nervis, aucune personne saine d’esprit ne pourra plus croire que ce qui arrive à notre pays est le fruit fortuit d’une somme de hasards malheureux et d’incompétences regrettables. Sa lecture achevée, le lecteur, alors même qu’aucun de ces thèmes ne fait l’objet de longs développements, pourra mettre en perspective les raisons de tous les grands maux qui frappent le pays : immigration-invasion, promotion et pratique industrielle de l’avortement et demain de l’euthanasie pour tout ce qui sera jugé non-conforme ou improductif, traitement complaisant de l’Islam et traque de toute manifestation publique du catholicisme, espionnage électronique des Français, subsides publiques à une myriade d’agences de subversion, démantèlement de l’appareil économique au profit des intérêts anglo-saxons, déni de démocratie par refus de consulter directement les Français sur les grands enjeux d’avenir, dilution exponentielle dans le grand tout européiste fantasmé, transformation de l’École publique en outil officiel de décérébration et de perversion des mœurs…

Les « heures les plus sombres de notre histoire » étant la référence indépassable  de ceux qui, par idéologie, intérêt ou simplement inculture, font profession d’avilir la nation française et de salir sa mémoire, un large chapitre est consacré à ce qui s’est réellement passé en France entre 1940 et 1944, récit sensiblement différent de ce que la doxa nous ressasse maintenant ad nauseam, selon le principe bien connu des totalitarismes qu’un mensonge répété un million de fois doit devenir une vérité. Au-delà du constat factuel, sont également étudiées les raisons inavouées de cette dénaturation qui fonde pourtant notre histoire contemporaine officielle.

L’auteur note cependant que cette situation dantesque n’a pu se développer que grâce à la passivité d’une majorité de Français, et conserve l’espoir d’une prise de conscience croissante grâce aux médias alternatifs, et en particulier du côté de certaines élites françaises moins corrompues que les autres, qui comprendraient que ce système d’argent facile en salaire du reniement, dont elles ont jusqu’ici largement profité, ne peut que finir par se retourner contre elles.

En résumé, cet ouvrage, qui se lit facilement, s’adresse à toutes les personnes, notamment catholiques, qui se rendent bien compte que « le système » les mène en bateau et les agresse de plus en plus, mais qui n’ont pas le temps ou le goût pour des recherches approfondies leur permettant d’identifier les origines et le but de cette somme de manipulations, d’impostures et de faux-semblants politiques ou sociaux qui dure maintenant depuis des décennies et nous conduit de plus en plus rapidement à l’abîme. Car, si « la Vérité nous rendra libres », c’est aussi que notre servitude résulte du mensonge...

A l’approche Noël, ce livre peut donc constituer un cadeau bienvenu et abordable...

Paula Corbulon

Posté le 17 décembre 2017 à 14h56 | Lien permanent | Commentaires (4)

Le vrai choc viendra des banlieues...

Le site Breizh-info rapporte l'entretien qu'il aurait eu avec un militant d'extrême-gauche, passé notamment par la "ZAD" (zone à défendre) de Notre-Dame des Landes. Des propos qui montrent notamment que si certains "militants" rêvent d'une jonction avec les banlieues, elle n'est pas souhaitée par tous. Nous vous invitons avec insistance à lire l'article entièrement. Extraits.

"Si c’est la police ou la gendarmerie, la plupart des effectifs ne sont pas formés à la guérilla qui va leur être menée en face. La France, c’est le pays du manque de « cojones ». Chez les flics et l’État, comme chez les militants entre guillemets radicaux d’ailleurs. C’est pour cela que ça se résume essentiellement à une guerre de position et à jouer à se faire peur. Hormis quelques rares déterminés et quelques cinglés, chacun a bien trop à perdre, c’est ce qui maintien l’équilibre. Mais c’est bien grâce à cet équilibre qu’on a réussi à faire reculer l’État à Sivens, que la ZAD est toujours là, et qu’à chaque fois qu’on veut vraiment quelque chose, on y parvient par le blocage ou la micro violence ».

Mais notre homme ne croit pas du tout au Grand soir : « C’est ce que je vous ai déjà dit. Il y a un équilibre presque naturel. C’est de la guéguerre flics/militants, au même titre qu’il y a une guéguerre militants de gauche contre militants d’extrême droite. Cela ne va jamais bien loin, c’est stérile et cela se résume à quelques bagarres, agressions et parfois des dérapages un peu plus lourd quand un camp ou un autre a abusé de certains produits. Si un jour il y a une bascule qui doit vraiment impacter durablement le système, cela ne viendra pas de chez les libertaires, ni de l’extrême droite d’ailleurs qui fantasme aussi dessus, mais des banlieues. Là, vous avez vraiment des gens qui n’ont rien à perdre, qui ont tout à gagner, qui ont encore un instinct animal qu’une partie d’entre nous avons perdu. Là – et malgré le fait que le trafic canalise la violence – vous avez de la misère, de la souffrance, de la rage, de la colère, et ça explosera un jour au visage de ceux qui n’ont pas voulu la voir ».

Paula Corbulon

Posté le 17 décembre 2017 à 14h55 | Lien permanent | Commentaires (6)

« La rébellion cachée », un film sur le génocide vendéen diffusé à l’Assemblée nationale

Reportage d'Armel Joubert des Ouches pour Réinformation.tv sur la projection du film de Daniel Rabourdin à l'Assemblée nationale :

Michel Janva

Posté le 17 décembre 2017 à 14h48 | Lien permanent | Commentaires (5)

L'abbaye de Fontgombault sur KTO

La chaine KTO diffuse à partir de demain soir lundi le documentaire FONS AMORIS consacré aux Moines de Fontgombault, évoqué sur Le Salon Beige au moment de sa parution voici quelques mois.

Cliquez sur l'image pour voir la bande annonce :

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Michel Janva

Posté le 17 décembre 2017 à 14h40 | Lien permanent

Le grégorien : comment ça marche ?

Entretien avec le Père Jean-Baptiste, maître de choeur de l'abbaye Notre-Dame de Fontgombault. Une vidéoformation proposée par Notre Dame de chrétienté

Michel Janva

Posté le 17 décembre 2017 à 12h47 | Lien permanent

Adoration en réparation des outrages envers l'eucharistie et des faiblesses sacerdotales

Coeur du curé d'ArsL'alliance saint Jean-Marie Vianney vous invite à vous joindre à l'adoration de réparation des outrages envers l'eucharistie et des faiblesses sacerdotales.

Elle se déroulera vendredi 22 décembre à St Joseph de Pont du Las, de Toulon, de 20h à 22h.

Entrée sur la gauche auniveau de l'oratoire. Dirigée par l'abbé lambilliotte, aumônier.

Michel Janva

Posté le 17 décembre 2017 à 08h57 | Lien permanent

Retraite de Noël avec l'Institut du Christ-Roi

ThumbnailRetraite de Noël avec l’ICRSP, prêchée par les chanoines Denis et Pinoteau, du 26 au 30 décembre, au Noirmont (en Suisse, à la frontière française) Thème : « La Nativité avec saint François de Sales ». Il reste encore des places disponibles.

Pour s’inscrire ou pour plus de renseignements : retraites@icrsp.org et http://icrspfrance.fr/actualite/retraites-salesiennes/

 
Michel Janva

Posté le 17 décembre 2017 à 08h41 | Lien permanent

Dimanche de Gaudete

D'Una Voce :

DSC07976-2-150x150"Le texte de l’Introït est tiré de l’Épître de saint Paul aux Philippiens. C’est d’ailleurs un des rares chants des messes de l’Avent qui provient du Nouveau Testament.

Gaudete in Domino semper : iterum dico, gaudete : modestia vestra nota sit omnibus hominibus : Dominus prope est. Nihil solliciti sitis : sed in omni oratione petitiones vestræ innotescant apud Deum.

Réjouissez vous toujours dans le Seigneur, je vous le répète, réjouissez-vous. Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche ; ne vous inquiétez de rien, mais qu’en toutes choses vos demandes se fassent connaître à Dieu par la prière.

Ce texte a été choisi évidemment à cause de la phrase Dominus prope est, le Seigneur est proche. En écrivant cela saint Paul ne pensait pas tellement à une proximité dans le temps. Il voulait seulement dire que le Seigneur est toujours près de nous, nous guidant et nous protégeant par sa providence. C’est pourquoi nous devons être sans inquiétude, manifestant cette tranquillité d’âme par une humeur égale envers tous. Soyez toujours joyeux, nous dit l’apôtre ; un chrétien doit toujours être joyeux, la tristesse c’est le domaine du diable. Cependant dans la liturgie de l’Avent, la phrase  » Le Seigneur est proche  » annonce la prochaine venue du Sauveur dans quelques jours à Noël. C’est cette prochaine venue qui doit susciter en nous ces mêmes sentiments de paix, de confiance et de joie. Ils sont ici très bien exprimés par une mélodie douce et tranquille, sans grands écarts, avec seulement une belle montée sur la phrase importante : Dominus prope est. Cet Introït est accompagné du premier verset du psaume 84, un des grands psaumes de l’Avent que nous avons déjà rencontré dans les messes des deux premiers dimanches, et que nous retrouverons aujourd’hui dans le chant d’Offertoire avec ce premier verset :

Benedixisti Domine terram tuam, avertisti captivitatem Jacob.

Seigneur, vous avez béni votre terre, Vous avez ramené Jacob de captivité."

Michel Janva

Posté le 17 décembre 2017 à 08h00 | Lien permanent

Contre la dictature du bruit, conférence avec le cardinal Robert Sarah

Intégralité de la conférence basée sur le livre ‘La force du silence’ donnée par le cardinal Robert Sarah, préfet de la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, le 12 décembre à l’église du Sacré-Cœur à Avignon.

Michel Janva

Posté le 17 décembre 2017 à 07h59 | Lien permanent

Rorate cæli desuper, et nubes pluant justum

Rorate cæli desuper, et nubes pluant justum. (bis)

Cieux, répandez votre rosée ; et que les nuées fassent pleuvoir le Juste.

Ne irascaris Domine, ne ultra memineris iniquitatis. Ecce civitas sancta facta est deserta, Sion deserta est, Jerusalem desolata est, domus sanctificationis tuæ et gloriæ tuæ, ubi laudaverunt te patres nostri.

Ne vous irritez plus, Seigneur, ne vous souvenez plus désormais de notre iniquité. Voilà que la cité du Saint est devenue déserte, Sion est dans la solitude, Jérusalem est désolée, cette maison consacrée à votre culte et à votre gloire, où nos pères ont chanté vos louanges.

Rorate caeli desuper, et nubes pluant justum.

Peccavimus, et facti sumus tamquam immundus nos, et cecidimus quasi folium universi. et iniquitates nostræ quasi ventus abstulerunt nos. Abscondisti faciem tuam a nobis, et allisisti nos in manu iniquitatis nostræ.

Nous avons péché, et nous sommes devenus comme le lépreux ; et nous sommes tous tombés comme la feuille ; et comme un vent impétueux, nos iniquités nous ont enlevés et dispersés. Vous avez caché votre face à nos regards, et vous nous avez brisés par la main de notre iniquité.

Rorate cæli desuper, et nubes pluant justum.

Vide Domine afflictionem populi tui, et mitte quem missurus es : emitte Agnum dominatorem terræ, de petra deserti ad montem filiæ Sion, ut auferat ipse jugum captivitatis nostræ.

Voyez, Seigneur, l'affliction de votre peuple, et envoyez Celui que vous devez envoyer. Faites sortir l'Agneau qui doit dominer sur la terre; qu'il s'élance de la pierre du désert sur la montagne de la fille de Sion, afin qu'il enlève lui-même le joug de notre captivité.

Rorate cæli desuper, et nubes pluant justum.

Consolamini, consolamini, popule meus : cito veniet salus tua ; quare mœrore consumeris, quia innovavit te dolor? Salvabo te, noli timere, ego enim sum Dominus Deus tuus, Sanctus Israel, redemptor tuus.

Console-toi, console-toi, ô mon peuple ! bientôt viendra ton salut: pourquoi te consumes-tu dans la tristesse? Pourquoi la douleur s'est-elle emparée de toi ? Je te sauverai, ne crains point : car je suis le Seigneur ton Dieu, le Saint d'Israël, ton Rédempteur.

Rorate cæli desuper, et nubes pluant justum.

Michel Janva

Posté le 17 décembre 2017 à 07h59 | Lien permanent

16 décembre 2017

Empire ? Quel empire ?

Selon ce site, (en anglais), spécialisé dans l'étude des phénomènes de la mondialisation, en 2017, les forces spéciales étatsuniennes auraient été déployées dans 149 (cent quarante-neuf, vous avez bien lu) pays, selon les chiffres fournis au site tomdispatch.com par le commandement US des opérations spéciales. Ceci représente à peu près 75% des pays de la planète, à comparer aux 138 pays ayant "bénéficié" de ce genre de déploiements en 2016, Obama regnante. C'est aussi un saut de presque 150% depuis les derniers jours de GW Bush à la Maison Blanche. Chaque jour, il y aurait 8000 hommes de l'USSOCOM (le commandement des opérations spéciales US) déployés dans 80 pays environ.

Une conclusion s'impose : méfiez-vous de Vladimir Poutine !

Paula Corbulon

Posté le 16 décembre 2017 à 21h12 | Lien permanent | Commentaires (4)

Un livre illustré pour enfants sur le martyre des chrétiens d'Orient

N"L'espérance de Nour", un beau cadeau à l'approche de Noël ! Ce conte écrit et dessiné par deux jeunes artistes, évoque la tragédie des chrétiens du Moyen-Orient. L’histoire touchante de Nour, petite fille qui subit de plein fouet la déferlante islamiste.

Un récit attachant qui enchantera petits et grands. Une sensibilisation tout en douceur sur le drame des chrétiens d’Orient…

Roch Malessine et Ange Volska sont deux jeunes auteurs passionnés par le dessin et par l’univers des contes et de la bande dessinée. Leur rencontre avec des réfugiés irakiens et leur sentiment d’impuissance face aux événements qui se déroulent au Moyen-Orient, les ont poussés à s’engager au service de la cause des chrétiens d’Orient. Conseillés par une amie syrienne, ils ont écrit et illustré ce conte pour témoigner sur le martyre des chrétiens d’Orient.

Une initiative soutenue par l’AED et SOS Chrétiens d’Orient Prix Unitaire: 12 € + 3 € de frais de port

Michel Janva

Posté le 16 décembre 2017 à 16h38 | Lien permanent

Permettre aux enfants de découvrir des métiers

FA l'occasion des 10 ans de la Malle aux Mille Trésors, le Mouvement Catholique des Familles édite un album regroupant tous les métiers parus dans la revue depuis 2008.

L’objectif de cet album est de permettre aux enfants de découvrir des métiers, et de faire naître chez eux des centres d'intérêt.

Une belle idée de cadeau à l'occasion de Noël ! Le prix de lancement est fixé 15 euros jusqu'au 31 décembre. Les frais de port sont de 8 euros pour l'achat d'un album. Ils peuvent être réduits en cas de commande groupée (nous consulter par tél. 07 63 93 12 42)

Michel Janva

Posté le 16 décembre 2017 à 16h34 | Lien permanent

Quand le Qatar était chrétien

Dans L'Homme Nouveau, Didier Rance a consacré un article à Isaac le Syrien. Au VIIe siècle, quand naquit Isaac le Syrien, le Qatar se signalait par le nombre de ses moines et de ses fidèles chrétiens :

Capture d’écran 2017-12-15 à 15.54.49

Michel Janva

Posté le 16 décembre 2017 à 16h11 | Lien permanent | Commentaires (4)

Concerts des élèves de l’Académie Musicale de Liesse

Les élèves de l’Académie Musicale de Liesse vous invitent à leur grand WE de Noël !

  • Mardi 19 décembre à 20h30 : Concert de musique sacrée en l’église Saint André - Reims
  • Jeudi 21 décembre à 18h : Concert sur le thème de Mozart - piano et instruments classiques – Académie Musicale de Liesse
  • Vendredi 22 décembre à 20h30 : Concert de musique sacrée à la Basilique de Liesse Notre Dame
  • Samedi 23 décembre à la Salle Millénium - Liesse Notre Dame De 9h30 à 16h30 : Marché de Noël 11h : Concert de Piano 15h : Concert de musique actuelle avec la présence du groupe UNUM.

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Michel Janva

Posté le 16 décembre 2017 à 15h49 | Lien permanent

Que signifie le numéro inscrit sur les étiquettes des bières trappistes de Rochefort ?

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Ahhh, en voilà une question qui a fait couler beaucoup d’encre ! Que signifient donc ces numéros sur les étiquettes et les capsules de la bière Rochefort ? Vous avez été nombreux à poser la question à Divine Box, alors ni une ni deux, voici leurs trois réponses. Elles sont toutes vraies, mais on les a classées de la plus rigolote à la plus précise !

1 – c’est pour savoir quand les boire ! 🍺

Nous ne détaillerons pas ici la complexité du brassage d’une bière trappiste, mais retenez simplement qu’une fois embouteillée, la bière n’est pas encore prête à être bue tout de suite. Et chaque bière possède une période d’attente différente. Interrogé sur la question des numéros sur les étiquettes de la bière Rochefort, frère Antoine, célèbre moine brasseur de l’abbaye de Rochefort, a un jour eu une réponse amusante. Il répondit : « c’est pratique, parce qu’elles sont respectivement prêtes à être bues après 6, 8 et 10 semaines » ! Alors, hasard, ou non ? 🤔

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2 – ce n’est pas le taux d’alcool !

Eh non … Désolé à ceux qui voulaient briller facilement, le numéro sur les étiquettes des bières de Rochefort ne représentent pas le taux d’alcool présent dans la bouteille ! Si vous ne nous croyez pas, comparez, et vous verrez : la Rochefort 6 titre à 7,5%, la Rochefort 8 titre à 9,2%, et la Rochefort 10 titre à 11,3. Et toc ! Ahhh, les bières trappistes renferment bien des surprises ! 😇  Mais que signifient alors ces numéros … ?

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3 – c’est la densité du moût, selon une ancienne mesure belge 🤓

Bon, cette réponse n’est pas la plus rigolote, mais c’est la plus véridique et la plus précise ! Voici l’explication en quelques mots. Avant 1993, date où l’Union Européenne a changé la réglementation, les bières belges étaient mesurées en degré Beaumé (°Bé) : la Rochefort 6 faisait donc … 6°Bé ! Cet indicateur mesure la quantité de sucre présent dans le moût avant fermentation. Si vous n’avez pas compris cette phrase, voici ci-après une explication (très) rapide. La première étape pour faire de la bière consiste à mélanger de l’eau chauffée et des céréales. Le résultat est un liquide sucré (le moût), dont une partie se transformera, à l’étape de fermentation, en alcool, grâce aux levures.

Bref, la Rochefort 6 faisait donc 6°Bé, la Rochefort 8 : 8°Bé, et la Rochefort 10 : … 10°Bé (bien joué!), selon la quantité de sucre présent dans le moût. Aujourd’hui, cette échelle a été remplacée par le degré Plato (°P), mais la mesure que l’on connaît le plus est le taux d’alcool en pourcentage du volume. Il n’y a pas de correspondance exacte entre le degré Beaumé et le pourcentage d’alcool d’une bière, même si grosso modo si une bière à un fort degré Beaumé, elle aura un fort taux d’alcool (et inversement !). Si vous retenez tout ça, c’est déjà un bon début ! 👏🏻  Et ça vous donnera de quoi raconter des petites anecdotes à vos amis …

Si vous voulez en apprendre encore plus sur les bières trappistes, jetez donc un oeil à la box trappiste, 100% consacrée à la bière trappiste. Dans la première Divine Box de bières trappistes, vous recevrez d’abord 6 bouteilles et 3 sous-bocks. Mais aussi et surtout un poster à gratter et le « petit guide des bières trappistes », où ils vous racontent raconte plein de petites anecdotes comme celles-là !

Michel Janva

Posté le 16 décembre 2017 à 15h02 | Lien permanent

Nantes : les Dominicaines du Saint-Esprit déménagent

Capture d’écran 2017-12-15 à 14.53.16En 1977, les Dominicaines du Saint-Esprit ont ouvert une école pour répondre à l’appel d’un groupe de parents motivés. Avec l’accord de l’Évêque, l’École Sainte-Catherine a ouvert au fil des années toutes les classes. Aujourd’hui elles vont de la Maternelle à la 3ème. Aujourd’hui, les locaux de l’École Sainte-Catherine, au centre de Nantes, sont beaucoup trop exigus et dispersés autour d’une petite cour, sans possibilité d’extension.

Après 40 années de présence au centre-ville, l'Ecole Sainte-Catherine de Sienne et la communauté des Dominicaines du Saint-Esprit de Nantes déménagent et bâtissent à la périphérie leur nouvelle école. Sur la recommandation de Mgr James, évêque de Nantes, les Dominicaines ont acquis une propriété des Franciscaines Missionnaires de Marie. Située au nord-est de Nantes, elle offre les meilleures conditions tant pour la vie dominicaine que pour l’épanouissement des enfants.

Equipé jusqu’ici pour recevoir des retraites et sessions, un bâtiment est à transformer. Il s’agit de créer un ensemble scolaire de 10 classes avec préau et salle pour des activités périscolaires, théâtrales, sportives et autres… pouvant accueillir des élèves de la Maternelle à la 3ème. Ces travaux importants, dont de très lourdes mises aux normes doivent être achevés pour la rentrée 2018.

Ce futur lieu d'éducation porteuse et d'enseignement structuré donne vie à un projet audacieux. Les sœurs recherchent aujourd'hui des fonds importants. En les aidant vous pouvez  bénéficier des défiscalisations en vigueur.

Les chèques sont à libeller à l'Association Sainte-Catherine de Sienne et à envoyer 32 rue de la Bastille 44000 Nantes.

Pour plus de précision et un don en ligne.

Pour les dons déductibles à l'IFI contacter Soeur Marie-Gabriel 06-45-74-41-81

Michel Janva

Posté le 16 décembre 2017 à 14h29 | Lien permanent

19 décembre à Paris : conférence sur l'Histoire de France

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Michel Janva

Posté le 16 décembre 2017 à 14h26 | Lien permanent

Et vous que fêtez-vous à Noël ?

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Michel Janva

Posté le 16 décembre 2017 à 13h20 | Lien permanent

Ne faites pas d'amalgame, sauf entre les islamistes et les catholiques

Marianne vient de publier un hors-série (« Intégristes et fous de Dieu, 400 ans de guerres contre les libertés » (Hors-série décembre 2017 -janvier 2018) faisant l'amalgame entre des assassins et des catholiques de conviction :

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L'un de nos lecteurs a eu le courage de le lire et revient sur la réécriture de l'Histoire :

Amalgame

Ils sont tous pleins. De quoi ? Peu importe. Puisqu’ils ont cette plénitude en commun, le pot de yaourt et le baril de lessive sont évidemment interchangeables. C’est le brillant raisonnement de Marianne. Les intégristes sont tous les mêmes puisqu’ils gardent tous l’intégrité de leur religion. Quelle religion ? Peu importe ! Puisqu’ils ont cet intégrisme en commun, ils sont également condamnables.

Que l’intégrisme catholique trouve son modèle en un Mgr Lefebvre dont même les ennemis ont dû reconnaître l’exquise charité, tandis que l’intégrisme musulman s’incarne dans le djihadisme, peu importe ! Marianne est incapable de faire la différence. Quant à réaliser que l’on est toujours l’intégriste de quelque chose et que Marianne est celui du laïcisme maçonnique, cela semble tout simplement dépasser ses capacités intellectuelles.

Bourdes en tout genre

Rien ne fait peur à Marianne. Un de ses directeurs, Joseph Macé-Scaron n’avait-il pas déjà fait mourir Copernic sur un bûcher ? (15 novembre 2016). Son digne successeur ose annoncer dans un tweet triomphal un « hors-série exceptionnel » sur les Intégristes et fous de Dieu. Après avoir dépensé 6,90 euros, le lecteur sera ravi de découvrir qu’il n’a en mains qu’une compilation de vieux articles, datés parfois de 36 ans ! Pourtant, effort louable : l’avant-propos ainsi que 6 autres pages (sur 97) ont été rédigés pour l’occasion.

L’écrasante majorité des articles n’est qu’une « version revue et mise à jour », mais comment expliquer que l’on y trouve autant d’erreurs ?

Marianne est fâchée avec les dates : dès la première page la célèbre bulle Unam Sanctam (1302) est placée en 1308 ; les dates des encycliques pontificales ne sont pas davantage respectées [p. 22] ; un évènement survenu en 1562 est illustré par une gravure « fin XVe siècle » [p. 8] ; Pie IX est censé avoir condamné la « laïcité » dans son Syllabus de 1864, alors que ce mot n’avait pas encore été inventé. Etc. Mais comment attendre l’exactitude de détail de la part de négationnistes déclarés ?

Négationnisme

Marianne, lucide, admet que « certaines vérités d’ordre profane, tout aussi absolues et exclusives poussent des gens à tuer ou à se faire tuer : des religions de substitution, comme le communisme par exemple. » [p. 6]. ! Mais l’auteur oublie immédiatement cette concession pour affirmer que : « de toutes les idéologies, la plus exigeante et, à l’occasion la plus meurtrière, est la religion. »

Si l’on comprend bien, Robespierre, Lénine, Hitler, Mao, Staline et leurs émules ne seraient que des enfants de chœur à côté d’Abraham et de Jésus. Comment comprendre ce passage sinon comme une négation des 100 millions de morts du communisme et, ce qui devrait interpeller la LICRA, des crimes du nazisme lui-même ?

Le décor est planté. Après ce brillant départ les négations s’enchaînent. On apprend que l’intolérance est une invention monothéiste tandis que « la nature ouverte des polythéismes les conduit structurellement à la tolérance. » [p. 9]. Vieille thèse voltairienne qu’Antoine Guénée avait déjà brillamment réfutée en 1762 (http://urlz.fr/6him). Marianne gagnerait à tenir son historiographie à jour. C’est en tout cas une négation très claire des 300 ans de persécutions antichrétiennes, ce qui n’est pas rien.

Mais Marianne fait toujours plus fort. Elle présente les écrivains catholiques du XIXe siècle [pp. 18-22] comme des terroristes qui « ouvrent le feu sur la république laïque ». Apparemment, l’auteur, pourtant réputé, n’a pas réalisé que la situation est exactement inverse. La France catholique, déjà agressée par la Terreur de 1792-1793, par les révolutions de 1830 et 1871 et par les « lois laïques » de Jules l’Imposteur (vol des biens de l’Eglise, violences physiques, religieux chassés par les armes, école totalitaire imposant à tous les enfants la religion maçonnique des Droits de l’Homme, discours haineux des anticléricaux etc.). Marianne présente comme les « défenseurs de la laïcité » [p. 19] ceux qui travaillaient, en réalité, à imposer par la violence leur nouvelle religion à un peuple massivement catholique. Elle ose même prétendre qu’en 1905 : « la France […] vote la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat » [p. 20]. Comme si le personnel maçonnique qui avait investi la République avait demandé, sur ce sujet, l’avis de la population française très majoritairement catholique.

Installé dans le déni, Renaud Dély présente la loi persécutrice de 1905 comme un « texte de concorde » [p. 95]. Il se plaint douloureusement de ce que les « extrémistes » catholiques « continuent de contester de façon plus ou moins souterraine » ce texte sacré de sa religion. Car lui, bien sûr, considère que sa religion va de soi. Elle est obligatoire et doit s’imposer à tous (vous avez dit intégrisme ?). Il se sent même persécuté par les catholiques qui refusent d’y adhérer, et, magnifique dans sa posture de victime, entame son credo républicain dans « l’indispensable laïcité républicaine », cet « idéal d’émancipation », cet « indépassable ciment pour faire vivre le pacte républicain », ce « miracle laïque », « lumineux idéal à perpétuer ». Il célèbre avec Régis Debray la « communion laïque », le « sacré républicain », « réflexe vital d’une âme collective ».

Figurez-vous, M. Dély, que ce n’est pas de façon souterraine, mais en face et en plein jour, que les catholiques contestent votre idole. Vous affirmez, à la mode maçonnique, que « ce n’est pas la civilisation chrétienne qui a inventé la laïcité, mais la résistance aux violences qu’elle provoqua ». En réalité, la saine distinction du spirituel et du temporel a été apportée par le christianisme. Elie Barnavi l’avoue lui-même aux pages 7-8 de votre éblouissant « hors-série exceptionnel » : rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Cette saine distinction qui a dominé toute la Chrétienté a été abolie par la Révolution.

Depuis 1789, César veut être Dieu. Pour se faire Dieu, votre César républicain n’a pas hésité à tuer, massacrer, terroriser. La République maçonnique n’a toujours pas fait repentance pour le génocide vendéen. Comment nier qu’elle ne soit une de ces « religions de substitution » qui « poussent les gens à tuer ou se faire tuer » et même, dans toute l’histoire de France, la plus meurtrière de toutes ?

Michel Janva

Posté le 16 décembre 2017 à 11h27 | Lien permanent | Commentaires (10)

Est-il choquant de réfléchir sur le transhumanisme au sein de l’Assemblée nationale ?

Charles de Meyer répond à Boulevard Voltaire, suite à la polémique :

Michel Janva

Posté le 16 décembre 2017 à 11h14 | Lien permanent | Commentaires (0)

18 décembre : projection de La Rébellion cachée à Antibes

La Rébellion cachée sera projetée lundi 18 décembre à Antibes, à 15h et à 20h30. Venez nombreux !

Pour organiser une projection dans votre paroisse, contactez rebellion.rabourdin@gmail.com

Antibes SB

Pour commander le DVD.

Michel Janva

Posté le 16 décembre 2017 à 11h05 | Lien permanent

L'Autriche réalise l'union des droites. Add : le FPÖ obtient 3 ministères régaliens

Unknown-8Le conservateur Sebastian Kurz et Heinz-Christian Strache du Parti de la liberté d’Autriche (FPÖ) ont annoncé, vendredi 15 décembre, être parvenus à un accord de gouvernement. L’investiture du nouveau gouvernement par le président de la République Alexander Van der Bellen est prévue lundi, après la ratification formelle du pacte de coalition par les deux partis samedi.

Addendum : le FPÖ a obtenu plusieurs ministères régaliens : l'Intérieur, la Défense et les Affaires étrangères. Heinz-Christian Strache est vice-chancelier et ministre de la Fonction publique et des sports. Le FPÖ a dû accepter qu'il n'y ait pas de référendum sur la sortie du pays de l'UE (mais ce serait certainement prématuré lors de cette législature).

Michel Janva

Posté le 16 décembre 2017 à 11h02 | Lien permanent | Commentaires (5)

Concours d’affiche des veillées pour la vie : l’ultime sélection

VV_affiches_Guadalupe2017-page-001-2Ce samedi 16 décembre, “Miss France exhibe des femmes sublimes en bikini, en les présentant comme des produits d’étalage – soit exactement la vision des femmes que se font les harceleurs… Et après, pour se donner bonne conscience, on parle des violences sexuelles…” Extrait d’un article de Marianne sous la plume de Marianne Durano…

Comment vous dire nous aussi tout le bien que nous pensons de cette foire aux “bell’stiaux ?

Comme alternative, nous vous proposons notre ultime sélection avant résultat : Quelles affiches choisir pour notre concours ?

N’hésitez pas à donner votre avis en commentaire…

A choisir ici : laissez un commentaire de votre choix.

Michel Janva

Posté le 16 décembre 2017 à 10h56 | Lien permanent

20 & 21 décembre à Guyancourt (78) : pastorale des Santons animée par les élèves de la Chêneraie

Venez nombreux à la Pastorale des Santons, animée par les élèves du collège hors-contrat de la Chêneraie au Cap Saint Jacques - Guyancourt :

Le mercredi 20 décembre à 14H30 et le jeudi 21 décembre à 20H.

P

Michel Janva

Posté le 16 décembre 2017 à 10h29 | Lien permanent

Création d'un chœur de garçons à Soissons pour les 7-13 ans

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Michel Janva

Posté le 16 décembre 2017 à 08h24 | Lien permanent

Conférence: la « vague populiste » en Europe centrale

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L’INSTITUT DE LA DÉMOCRATIE ET DE LA COOPÉRATION 

vous invite à sa conférence de fin d’année sur

La « vague populiste » en Europe centrale 

(Allemagne, Autriche, République tchèque).

Interviendront:

  • Professeur Peter Bachmaier, président de l’Association Autriche-Biélorussie, Vienne
  • Pierre Lévy, rédacteur en chef de « Ruptures »

mardi 19 décembre 2017, à 18h30 au 63bis rue de Varenne, Paris 7e 

La conférence sera présidée par Natalia NAROTCHNITSKAÏA, présidente de l’IDC. 

Inscriptions:  idc@idc-europe.org / 01 40 62 91 00

Paula Corbulon

Posté le 16 décembre 2017 à 08h14 | Lien permanent

Conservateur ou réactionnaire ?

Alors que vient de paraître le dictionnaire du conservatisme, François Teutsch commente sur Boulevard Voltaire la récente sortie de Patrick Buisson, prônant le rapprochement de la France de LMPT et de celle de Johnny. Il écrit notamment ceci:

La France de la Manif pour tous est qualifiée par le politologue de « conservatrice ». C’est assez exact, bien que le mot signifie tout et n’importe quoi. Conservatrice, mais de quoi ? D’un état des choses actuel, soit une société pourrie par l’individualisme, le relativisme, le consumérisme ? D’un monde fondé sur la consommation à outrance, où les personnes s’effacent au profit des individus déracinés, isolés, déboussolés ? Ne serait-elle pas plutôt réactionnaire ? C’est-à-dire favorable à un retour à un certains nombre de valeurs qu’elle serait d’ailleurs bien en peine de définir ? Cette France-là est celle de la bourgeoisie, bien élevée, endogame et au tempérament de girouette. Cette bourgeoisie libérale, parfois avec modération, dont une poignée descendrait de nouveau dans la rue… Le phénomène de mode est passé.

La France de Johnny, c’est autre chose. Ce sont les périphéries, les employés, les ouvriers – ou ce qu’il en reste, les chômeurs des corons du Nord. Ceux à qui le chanteur donnait du baume au cœur. Ceux qui, depuis soixante ans, en avaient fait une idole. Qui rêvaient face à sa réussite, à son grand cœur, et pardonnaient ses frasques. C’est une France populaire, celle qui votait communiste avant-hier et Front National hier. Oubliée de la mondialisation, touchée de plein fouet par cette interminable crise qui n’en finit pas. Mais aussi, comme le souligne Buisson, celle attachée à un certain art de vivre, à un certain patriotisme, à une certaine fierté nationale. Bref, la France profonde ou, comme le disent avec mépris certains, les beaufs.

Paula Corbulon

Posté le 16 décembre 2017 à 08h06 | Lien permanent | Commentaires (3)

C’est arrivé un 16 décembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 16 décembre : saints du jour français ou en France.
    • St Evrard, comte du Frioul en Italie et fond. († 867)

Saint Évrard, Comte du Frioul, il construisit à Cysoing dans l'Artois, un monastère de chanoines réguliers, où il est pieusement déposé, quelques années après sa mort en 867. 

  • St Adon de Vienne, évêque († 875)

Dans le royaume de Provence, saint Adon, évêque de Vienne, qui fut moine auparavant et composa un Martyrologe, où il inscrivit pour chaque jour des éloges de saints meurt en en 875.

  • Bx Jean Wauthier, prêtre OMI et martyr († Laos, 1967)

Jean Wauthier naît le 22 mars 1926 à Fourmies, dans l'archidiocèse de Cambrai en France. Il y est élève au Petit Séminaire de Bon-Encontre, et son souvenir y reste très vivant. En 1944, il rejoint à travers un pays en désordre le noviciat des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée à Pontmain. Au scolasticat de Solignac, alors en construction, les travaux manuels les plus pénibles ne le rebutent pas. Homme au physique robuste et au caractère trempé, il fait son service militaire en Afrique du Nord comme élève-officier parachutiste : un missionnaire bien préparé ! Ordonné prêtre le 17 février 1952, il rejoint en octobre la mission du Laos.

Jean Wauthier est mis sans tarder au service de la mission chez les plus pauvres, les Kmhmu'. Durant les années de guerre et de guérilla, il accompagne les gens de ses villages à travers leurs déplacements à la recherche d'un havre de paix. Pionnier lui-même, il se met à leur service à travers ses connaissances médicales, techniques, linguistiques et catéchétiques. En 1961, il est sauvé in extremis en face d'un peloton d'exécution. Par prudence, ses supérieurs le rappellent comme éducateur au petit séminaire de Paksane, tâche dont il s'acquitte avec compétence et dévouement ; mais il n'aspire qu'à retrouver ses réfugiés dans la montagne, parmi lesquels la misère s'est installée : récoltes incertaines, attaques, mines le long des pistes, pénurie de médicaments, abus de toute sorte. C'est chose faite en octobre 1964.

Outre le soin des néophytes et des catéchumènes et le défrichage missionnaire, le P. Wauthier se consacre à répartir équitablement l'aide humanitaire. C'est là que se noue le drame, car même dans la pire misère il y a encore exploitants et exploités : il défend les pauvres Kmhmu', sans pour autant les favoriser car il sait se mettre au service de tous. Il est désormais conscient que sa vie est menacée. 

Le 16 décembre 1967 dans la nuit, sous le couvert d'une attaque simulée de la guérilla, il est exécuté de trois coups de feu en pleine poitrine. Le lendemain, un des catéchistes écrit à ses parents : « Le P. Jean est mort parce qu'il nous aimait et n'a pas voulu nous abandonner. » Son amour des pauvres continue de rayonner au Laos.

Jean Wauthier fait partie des 17 martyrs béatifiés, en un seul groupe, à Vientiane, capitale du Laos, le 11 décembre 2016

LISTE DES 17 MARTYRS DU LAOS

1.  Joseph Thao Tiên, né le 5.12.1918 à Muang Sôi (Houa Phanh, Laos), prêtre diocésain taï-deng du vicariat de Thanh Hóa (Vietnam), mort le 2.6.1954 à Ban Talang (Houa Phanh), vicariat de Vientiane.

2.  Jean-Baptiste Malo, MEP, né le 2.6.1899 à La Grigonnais (44), missionnaire en Chine puis au Laos, mort le 28.3.1954 à Yên Hội (Hà Tĩnh), diocèse de Vinh (Vietnam).

3.  René Dubroux, MEP, né le 28.11.1914 à Haroué (54), prêtre diocésain de Saint-Dié puis missionnaire au Laos ; mort le 19.12.1959 à Palay, vicariat de Paksé.

4.  Paul Thoj Xyooj, né en 1941 à Kiukatiam (Louang Prabang), catéchiste hmong, mort le 1.5.1960 à Muang Kasy, vicariat de Louang Prabang.

5.  Mario Borzaga, OMI, né le 27.8.1932 à Trente (Italie), mort le 1.5.1960 à Muang Kasy, vicariat de Louang Prabang.

6.  Louis Leroy, OMI, né le 8.10.1923 à Ducey (50), mort le 18.4.1961 à Ban Pha (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane. 

7.  Michel Coquelet, OMI, né le 18.8.1931 à Wignehies (59) et éduqué à Puiseaux (45), mort le 20.4.1961 à Sop Xieng (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane. 

8.      Joseph Outhay Phongphoumi, catéchiste veuf, né en 1933 à Khamkoem, diocèse de Tha-rè-Nongsèng (Thaïlande), mort le 27.4.1961 à Phalane, vicariat de Savannakhet.

9.  Noël Tenaud, MEP, né le 11.11.1904 à Rocheservière (85), missionnaire en Thaïlande puis au Laos, mort le 27.4.1961 à Phalane, vicariat de Savannakhet.

10.  Vincent L'Hénoret, OMI, né le 12.3.1921 à Pont l'Abbé (29), mort le 11.5.1961 à Ban Ban / Muang Kham (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane. 

11.  Marcel Denis, MEP, né le 7.8.1919 à Alençon (60), mort le 31.7.1961 à Kham Hè (Khammouane), vicariat de Savannakhet.

12.  Jean Wauthier, OMI, né le 22.3.1926 à Fourmies (59), mort le 16.12.1967 à Ban Na (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.

13.  Thomas Khampheuane Inthirath, né en mai 1952 à Nong Sim (Champassak), élève catéchiste Lavên, mort le 12.5.1968 à Paksong (Champassak), vicariat de Paksé.

14.  Lucien Galan, MEP, né le 9.12.1921 à Golinhac (12), missionnaire en Chine puis au Laos, mort le 12.5.1968 à Paksong (Champassak), vicariat de Paksé.

15.   Joseph Boissel, OMI, né le 20.12.1909 au Loroux (35), mort le 5.7.1969 à Hat I-Et (Bo-likhamsay), vicariat de Vientiane.

16.  Luc Sy, catéchiste kmhmu' père de famille, né en 1938 à Ban Pa Hôk (Xieng Khouang), mort le 7.3.1970 à Dène Din (Province de Vientiane), vicariat de Vientiane.

17.  Maisam Pho Inpèng, laïc kmhmu' père de famille, né vers 1934 près de Sam Neua (Houaphan), mort le 7.3.1970 à Dène Din (Province de Vientiane), vicariat de Vientiane.

  • le 16 décembre 714 : décès de Pépin II de Herstal, dit « le jeune ».

Pépin II de Herstal, aussi appelé Pépin le Jeune, souverain des Royaumes francs de Neustrie et d'Austrasie meurt, le 16 décembre 714 à Jupille (près de Liège). Comme Pépin de Herstal n'a plus de fils légitime, Grimoald ayant été assassiné en avril par un Frison ; il a désigné pour successeur son fils illégitime de 26 ans, Charles Martel. Les nobles neustriens se rebellent avec le concours de Plectrude, l'épouse de Pépin II de Herstal, qui souhaiterait hisser sur le trône son petit-fils âgé de 7 ans.

Par précaution, Plectrude fait enfermer Charles, mais celui-ci s'échappe et prend les armes... Les Neustriens tirent d'un couvent un prétendu mérovingien et le proclament roi sous le nom de Chilpéric II. Charles arrache un nouveau mérovingien d'un couvent et le proclame roi de Neustrie et d'Austrasie sous le nom de Clotaire IV. Le nouveau roi fait de lui le maire du palais. Charles doit à son énergie au combat d'être surnommé Charles Martel, en particulier contre les musulmans à Poitier. Son fils Pépin le Bref de maire du palais deviendra Roi, et son petit-fils, de Roi deviendra empereur sous le nom de Charlemagne !

 

  • le 16 décembre 882 : mort du pape Jean VIII et élection du pape Marin 1er.
  • le 16 décembre 955 : élection du pape Jean XII. 

  • le 16 décembre 1431 : sacre d'Henri VI d'Angleterre en tant que roi de France.

En vertu du traité de Troyes (1420) et à la mort de son père, Henri VI d'Angleterre est sacré roi de France, à l'âge de dix ans, à Notre-Dame de Paris par le cardinal Henri de Beaufort. Et cela, en violation de la loi salique.

En effet, la couronne de France ne peut se transmettre par les femmes. Sa mère, Catherine de Valois, ne pouvait donc pas lui transmettre la Couronne. Cet épisode montre bien que la trahison des élites nationales n'est pas une nouveauté en France. Mais la promesse de Saint Rémi à Clovis s'est réalisée : «ce Royaume ne périra pas ». Dieu a suscité Jeanne, deux ans plutôt, pour libérer la France de ses chaînes. Lesquelles ne s'appellent pas, alors, franc-maçonnerie, atlantisme, marxisme, idéologies imbibant l'école, la justice, les média et le microcosme politique, mais plutôt : parti de l'étranger, l'Angleterre, Université, haut clergé, et Bourguignons, ceux que Jeanne surnomme « les Français reniés ».

  • le 16 décembre 1640: les Catalans, en révolte, s'allient à Louis XIII contre l'Espagne.
  • le 16 décembre 1641 : Mazarin devient cardinal.

Né dans les Abruzzes, à Pescina en Italie, le 14 juillet 602 Giulio Mazzarini, Jules Mazarin est d'abord employé dans l'armée pontificale, puis la diplomatie papale, est envoyée en mission en France où il rencontre Richelieu en 1630. Vice-légat d'Avignon, puis nonce extraordinaire à Paris, naturalisé français en 1639, il entre au service de Richelieu ; le chapeau de cardinal lui est accordé en 1641 à la demande de ce dernier. Entré au Conseil royal à la mort de Richelieu en 1642, il devient à la mort de Louis XIII, un an plus tard, le principal ministre de la régente Anne d'Autriche.

  • le 16 décembre 1773 : « Tea-Party » à Boston.

Le 16 décembre 1773 a lieu la « Tea-party » de Boston. En guise de protestation contre une décision arbitraire du gouvernement de Londres, le colon Samuel Adams et quelques amis déguisés en Indiens montent sur un vaisseau à l'ancre et jettent sa cargaison de thé à l'eau. Le roi George III réagit en promulguant cinq « lois intolérables ». C'est le début de la guerre d'indépendance américaine...qui ne réussira que grâce à la France.

  • le 16 décembre 1774 : mort de François Quesnay, médecin et économiste français.

Né en 1694, François Quesnay est un médecin et économiste. Après ses études de médecine, il devient maître dans la communauté des chirurgiens de Paris en 1718. Chirurgien royal en 1723, médecin de Madame de Pompadour en 1749, il guérit le Dauphin de la petite vérole et est anobli par Louis XV. Dans les années 1750, il se tourne vers l'économie et forme l'école des Physiocrates. Il quitte Versailles à la mort de Louis XV.

  • le 16 décembre 1792: la Convention décrète la peine de mort contre quiconque proposerait de rompre l'unité de la République.
    • le 16 décembre 1793: les Vendéens remportent une victoire à Ancenis.

En pleine retraite l'Armée Royale Catholique s'empare de Savenay, se reconstitue vaille que vaille et reprend des forces. La pause est de bien courte durée. Pourtant, c'est là que ce jouera le drame final.

  • le 16 décembre 1835 : le Gouvernement décide la création d'une nouvelle Légion étrangère.

La Légion étrangère est créée par l'ordonnance du 9 mars 1831 par le roi des Français Louis-Philippe, à l'instigation du maréchal Soult, ministre de la Guerre. Elle rassemble, à cette date, différents corps étrangers de l'armée française, dont les gardes suisses, issus de la paix perpétuelle signée après la bataille de Marignan, et le régiment Hohenlohe. Cette troupe nouvelle est destinée à combattre hors du Royaume particulièrement en Algérie. La Première Guerre mondiale en est la première exception.

Le 16 décembre 1835, après avoir cédé la Légion étrangère à la reine Isabelle II d'Espagne, pour l'aider dans sa lutte contre la rébellion carliste, Louis-Philippe décide de la création d'une nouvelle Légion afin de renforcer les troupes françaises en Algérie. Trois bataillons sont alors créés. En 1840, les 4e et 5e bataillons, sont formés à Pau et Perpignan avec les survivants de l'aventure espagnole. Ces bataillons sont immédiatement projetés pour renforcer l'armée d'Afrique.

  • le 16 décembre 1854 : Faidherbe part à la conquête du Sénégal.

Le 16 décembre 1854, le colonel Faidherbe est nommé gouverneur du Sénégal. Il entreprend la conquête de la vallée du fleuve pour protéger les arrières du comptoir de Saint-Louis-du-Sénégal, où les commerçants français se plaignent des exactions des indigènes.

  • le 16 décembre 1897 : décès d'Alphonse Daudet.

Né à Nîmes en 1840, Alphonse Daudet est célèbre pour avoir écrit des œuvres comme "Le Petit Chose", "Les Lettres de mon moulin" ou "Tartarin de Tarascon". Ami de Frédéric Mistral, il est fortement inspiré par la Provence et ses légendes. Atteint de la syphilis, il meurt à Paris à la suite de complications.

  • le 16 décembre 1921 : mort de Camille Saint-Saëns.

Camille Saint-Saëns naît le 9 octobre 1835 à Paris. Dès son enfance, il se révèle être un virtuose, donnant son premier concert à onze ans, où il fait sensation avec un concerto de Wolfgang Amadeus Mozart. Il entre au Conservatoire à 13 ans. À l'âge de 18 ans, il est nommé organiste de l'église Saint-Merry, à Paris. Il acquiert très vite une très bonne réputation et suscite l'admiration de musiciens tels Hector Berlioz et Franz Liszt, qui le décrit comme le « premier organiste du monde ». Il compose douze opéras, cinq symphonies, des musiques de chambre et des concertos. Ses œuvres les plus célèbres sont l'opéra « Samson et Dalila », « La Symphonie numéro 3 avec orgue » et « Le Carnaval des animaux ». Camille Saint-Saëns est également le premier compositeur célèbre à composer une musique de film (L'Assassinat du duc de Guise).

Il meurt le 16 décembre 1921 à Alger.

  • le 16 décembre1921 : la France rétablit ses relations diplomatiques avec le Vatican.
  • le 16 décembre 1929 : Eugenio Maria Giuseppe Giovanni Pacelli, futur Pie XII, est créé cardinal par Pie XI.
  • le 16 décembre 1944 : contre-offensive allemande dans les Ardennes.

Les Allemands, sous le commandement du maréchal Von Rundstedt, lancent une ultime et puissante contre-offensive contre les Alliés dans les Ardennes. Au cours de cet assaut, a lieu la bataille de Bastogne. Un certain nombre de SS sont infiltrés derrières les lignes alliées avec des uniformes ennemis pour désorganiser leur défense et faciliter la percée allemande. Dès le 26, les troupes allemandes sont contraintes à battre en retraite. Elles stoppent l'opération en janvier. Elles ont perdu des dizaines de milliers d'hommes dont leurs meilleures unités. Von Rundstedt lui-même est fait prisonnier par les Anglais.

  • le 16 décembre 1995 : le sommet de Madrid décide d'appeler la monnaie unique « euro ».

Cette monnaie devait s'appeler l'Ecu ; mais les Allemands opposèrent un veto car «ein Ecu , proche de « eine Kuh » signifie en allemand« une vache ».

  • le 16 décembre 2004 : ouverture à la circulation du Viaduc de Millau.

Après quatre ans de travaux, le viaduc de Millau est ouvert à la circulation. Avec un pilier de 343 mètres et une chaussée de 270 mètres, c'est le plus haut pont du monde. Traversant la vallée du Tarn et long de 2 500 mètres, il complète le réseau autoroutier qui jusqu'alors faisait défaut, engendrant d'importants bouchons à Millau.

Lois Spalwer

Posté le 16 décembre 2017 à 05h02 | Lien permanent | Commentaires (2)

15 décembre 2017

17 décembre : projection de La Rébellion cachée à Nice

La Rébellion cachée sera projetée dimanche 17 décembre à Nice, à 15h. Venez nombreux ! Pour organiser une projection dans votre paroisse, contactez rebellion.rabourdin@gmail.com

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Pour commander le DVD.

Michel Janva

Posté le 15 décembre 2017 à 21h46 | Lien permanent

Les franc-maçons célèbrent la loi Neuwirth légalisant la contraception

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Le 13 décembre, dans le Grand Temple de son siège national à Paris, la Grande Loge de France a célébré à la fois les 50 ans de la Loi Neuwirth libéralisant la vente de la pilule contraceptive et la mémoire de son ancien Grand Maître Pierre Simon, décédé en 2008, qui fut l’un des principaux artisans de cette loi. Ce gynécologue militant de la cause des femmes œuvra aussi à la rédaction de la Loi Veil de 1975.

Pour cette célébration, ont planché: la fille de Pierre Simon, Perrine Simon-Nahum, et deux frères de la loge La Nouvelle Jérusalem, où a été initié Pierre Simon en 1953. 

Le blogueur franc-maçon de l'Express rappelle que les lois de 1967 et de 1975 sur la contraception et l’avortement sont les dernières réformes qualifiées de maçonniques. Les franc-maçons ont pris une part prépondérante dans cette évolution majeure de notre société. Au premier plan d’entre eux, le médecin et franc-maçon Pierre Simon.

Né en 1925 dans une famille juive bourgeoise de l’est de la France, il fonda en 1951 avec Charles Hernu le Club des jacobins, alors qu’il est initié à la Loge La Nouvelle Jérusalem de la GLDF en 1953. Son parcours politique le conduit ensuite au Parti radical-socialiste du franc-maçon Léon Bourgeois… et de Pierre Mendès France. Le jour de l’exclusion de ce dernier, il participe à la fondation du PSA (Parti socialiste autonome) d’Edouard Depreux, une des trois composantes qui se regrouperont pour la fondation du PSU (Parti socialiste Unifié) le 3 avril 1960… le parti de Michel Rocard. Il revient ensuite au Parti radical. Il sera même candidat à deux reprises, en 1967 et en 1968, aux élections législatives, sans être élu. Mendésiste, rocardien… et proche de Jean-Jacques Servan-Schreiber, le fondateur de L’Express en 1953 avec Françoise Giroud.

Pierre Simon a agi en politique au cœur du pouvoir d’Etat. Et ce en exploitant l’imbrication entre les pouvoirs politiques et maçonniques, grâce à sa position de frère puis de haut dignitaire d’une obédience. Simon a été Grand maître de la GLDF de 1969 à 1971 et de 1973 à 1975. En 1953, il se rend en Russie soviétique, à l’Institut Pavlov de Leningrad, et contribue à ramener en France des données techniques sur l’accouchement sans douleur

Pierre Simon a mené son combat politique à travers la Fraternelle parlementaire, cette association qui rassemble des frères et sœurs parlementaires de tous bords politiques. En 1959, il contribue à lancer le Mouvement pour le planning familial. Et il y a cette rencontre avec le député gaulliste Lucien Neuwirth, convaincu par Simon d’aller convaincre l’épouse du Général de Gaulle. La loi Neuwirth est finalement votée en décembre 1967.

Au cœur de l’appareil d’Etat, comme membre du cabinet de deux ministres de la Santé, Robert Boulin puis Simone Veil, Pierre Simon a contribué à rédiger la loi sur l'avortement adoptée en 1975. Dans une vidéo diffusée dans le Grand temple de la GLDF, ce 14 décembre 2017 Rue Puteaux à Paris, Pierre Simon raconte ses souvenirs auprès du ministre Robert Boulin, dont il était très proche :

« J’ai fait initier la moitié du cabinet… et même Boulin m’a demandé d’entrer en maçonnerie, alors qu’il était catholique traditionaliste… je l’en ai dissuadé en raison de son statut de ministre ! »

Pierre Simon a aussi réussi à faire plancher au siège de son obédience un évêque, Mgr Pézéril.

Michel Janva

Posté le 15 décembre 2017 à 20h17 | Lien permanent | Commentaires (7)

Royaume-Uni : un enfant nait à 23 semaines alors que l'avortement est légal jusqu'à 24

4751D31200000578-5178251-image-a-9_1513239447349La législation anglaise autorise des avortements jusqu’à la 24ème semaine de grossesse, car ce n’est qu’après cette date que le fœtus est considéré par la loi comme un humain... 

Arthur Brumby est né le 31 octobre, à seulement 23 semaines de grossesse, soit sept jours avant le délai légal pour avorter en Angleterre (photos). Un « bébé miracle » se réjouissent ses parents qui souffrent en outre de problèmes de fertilité. Arthur est l’un des plus jeunes bébés prématurés ayant survécu en Grande Bretagne. A la naissance, il pesait 510 grammes. Depuis, il a survécu à deux hémorragies cérébrales et une infection mortelle à EColi. Il fêtera Noël à l’hôpital, subira une chirurgie cardiaque mais devrait pouvoir « rentrer à la maison » au mois de mars.

Michel Janva

Posté le 15 décembre 2017 à 18h21 | Lien permanent | Commentaires (9)

La Cour de cassation rejette les demandes des parents de Vincent Lambert

Unknown-7Un arrêt du 13 décembre de la Cour de cassation a annulé l’arrêt de la Cour d’appel de Reims, qui statuait sur le transfert de Vincent Lambert vers un autre établissement. Alors que l’épouse de Vincent Lambert est la tutrice par la justice depuis 2016, alors qu'elle souhaite l'euthanasier, la Cour d’appel de Reims avait estimé en mars « que les parents pouvaient demander un transfert vers un autre établissement […] même s’ils n’ont pas le statut de tuteur », mais elle avait cependant conclu au rejet de « cette demande en ne s’estimant pas compétente ».

Pour le juge de cassation a estimé qu' « en raison de l'état de santé de Vincent Lambert, un transfert vers un autre établissement constitue un acte grave » et que seul son tuteur, c’est-à-dire son épouse, « est recevable à présenter une telle requête devant la justice ».

Les parents du patient qui demandaient de surcroît « l’annulation de la règlementation des visites par le juge des tutelles » ont été de même déboutés par la Cour « dans ce même arrêt », au motif des« conflits entre les membres de la famille et les nécessités du service de soins ».

Michel Janva

Posté le 15 décembre 2017 à 18h13 | Lien permanent | Commentaires (22)

Dieu se trouve dans le silence, entretien avec le Cardinal Robert Sarah

Michel Janva

Posté le 15 décembre 2017 à 18h00 | Lien permanent

Fraude électorale

Les dépenses de campagnes électorales sont plafonnées mais les associations subventionnées faussent les règles :

Michel Janva

Posté le 15 décembre 2017 à 17h44 | Lien permanent | Commentaires (5)

Le Temps des chefs est (re)venu

9782490215003_1_060544Alors que LR s'est donné un nouveau chef, François Bert vient de faire rééditer son ouvrage, avec 30 pages d'annexes (portrait du président Emmanuel Macron, réflexion sur le gaullisme, article de fond sur "Etre un chef aujourd'hui"...). C'est l'occasion de faire un bilan (mort des partis, casting politique,...). 

En prime voici le portrait de Laurent Wauquiez par François Bert :

"Laurent Wauquiez, c'est, en apparence, l'ancien animateur de colo devenu gendre idéal. La difficulté, puisque l'objet n'est pas de rentrer dans le procès d'intention mais d'anticiper les opérations, c'est que ces dispositions de personnalité, une fois encore, vont desservir la cause qu'il prétend servir. Wauquiez c'est du Sarko recraché, un leader "chef de bande", relationnel diffus et vendeur, qui, croyant revivre les gloires du mentor, ne s'est pas rendu compte que la guerre a changé. Les partis sont morts et il faut l'acter. La revente de convictions ne marche plus sans capacité à transformer l'essai. C'est en cela que Sarkozy l'a enterrée. 

Wauquiez me fait penser à ces officiers du second empire qui refaisaient, en guise d'entraînement, les batailles de Napoléon au lieu d'exercer leur discernement sur des contextes nouveaux.

C'est un triomphe d'apparat, un sujet d'accaparement des médias mais pas un dispositif de combat."

Michel Janva

Posté le 15 décembre 2017 à 16h10 | Lien permanent

Les Ateliers de Montfort pour aider les femmes enceintes

Cette émission n'est pas récente, mais elle évoque une association vendéenne, Les ateliers de Montfort, qui permet à des femmes, en détresse affective et matérielle, se posant la question de l'avortement, de réfléchir loin des pressions extérieures.

Michel Janva

Posté le 15 décembre 2017 à 16h04 | Lien permanent


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